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Rapport du CEJA 5-1-97
Vente de produits non reliés à la
santé dans les cabinets de
médecins
- Un nombre de médecins font la vente,
dans leurs cabinets, de produits
- non reliés à la santé
comme des articles ménagers et des
abonnements
- à des magazines. Ce rapport s'adresse
à certains éléments
éthiques
- importants reliés à une telle
vente, et établit des directives pour la
vent
- de tels articles dans certaines circonstances
appropriées.
1. Problèmes d'ethique au sujet de la "vente
d'articles pour profit"
A. Conflit d'intérêt
- La vente de produits pour profit par les
médecins aux patients
- crée en soi un conflit
d'intérêt. Les médecins qui
font cette
- pratique ont un intérêt financier
direct dans la vente des articles
- aux patients; mais la vente peut ou non
être dans les
- meilleurs intérêts des patients.
Les médecins peuvent être
- tentés de vendre les articles pour
profit même si les patients
- n'en n'ont pas réellement besoin.
Même si la plupart des
- médecins peuvent résister
à une telle tentation, la voie la
- plus éthique est pour les professionnels
d'éviter de se mettre
- dans cette situation de tentation. Ce conflit
d'intérêt est
- particulièrement troublant dans le
contexte d'un cabinet de
- consultation, les patients recherchant des
soins médicaux.
- Dans le monde du marché ordinaire, le
consommateur normalement
- n'achètera pas des articles qu'il n'a
pas besoin, alors une
- transaction volontaire est prise dans
l'intérêt de tous les
- partis concernés. Mais l'aspect
volontaire du patient dans
- le cabinet du médecin n'est pas si
évident, même douteux.
B. Vente plutôt sous pression
- L'offre d'articles dans un context de
consultation et traitement
- est en sorte de la pression, les gens malades
et vulnérables
- sentent le besoin de les acheter. Ils vont les
acheter dans un
- but déplacé de plaire ou
d'être "du bon côté" du
médecin. Ces
- sensations, justifiées ou non, peuvent
gêner l'échange ouvert
- et minimiser la confiance du patient envers le
médecin.
C. Dégradation de la pratique
médicale
- La vente d'articles dans un contexte de
traitemnt aussi risque
- de dégrader la pratique de la
médecine. La confiance est à la
- base d'une bonne relation
patient-médecin. Cette confiance est
- réduite lorsque les médecins, par
leur comportement, rendent
- le milieu de consultation un bazar ou
supermarché.
II. Vente des produits au prix coûtant; articles
gratuits
- Sauf dans le cas d'exception étroite
ci-bas, même la vente au
- prix coûtant de produits non
reliés à la santé au cabinet
est
- inappropriée. Telle vente n'a aucun
bénéfice de santé pour le
patient.
- Malgré qu'elle n'implique pas les
médecins dans un confilt
d'intérêt
- financier, des efforts pour telle vente peuvent
affecter la qualité
- de relation patient-médecin et
dégrader la pratique de la
médecine.
-
- La distribution gratuite d'articles non
reliés à la santé est permise
au
- cabinet du médecin, du moment qu'elle
est faite de façon digne.
-
III. Exception s'il s'agit de ventes pour
bénéfice communautaire
- Certains types de vente peuvent être
faites pour un bien à la
- communauté (e.g., la vente de biscuits
des Guides (Girl Scouts),
- des bonbons ou chocolat pour un cause
particulère, nage-thon,
- cyclo-thon pour diabétiques, billets
pour spectacles pour venir
- en aide à un hôpital, etc)
Même de telles ventes peuvent nuir
à
- la relation médecin-patient -- comme par
exemple, quand un
- médecin offre de billets d'un tirage
organisé par une église à
- un patient d'une religion différente --
et peuvent, si faites
- d'une façon inappropriée,
dégrader la pratique de la
médecine.
- Toutefois, bien faites, de telles ventes sont
permises. Ces ventes
- sont acceptables si a) les articles en question
sont à prix modiques,
- b) le médecin ne participe pas à
un profit quelconque, c) le médecin
- ne fait pas ça
régulièrement, d) les ventes sont
faites avec
- dignité, et e) on s'assure qu'il n'y ait
pas de pression quelconque
- faite aux patients. Une bonne technique pour ce
genre de vente
- sans pression, est d'annoncer sur un babillard
la disponibilité
- des articles ou billets. Ceci permet aux
patients de montrer
- leur intérêt et ils peuvent en
parler à la secrétaire sans
- l'intervention du médecin.
IV. Conclusion
- Les médecins ne sont pas seulement de
gens d'affaires avec
- des normes élevées. Ils sont des
gens avec la vocation de
- soigner, et dans cette vocation, ils sont les
fiduciaires de
- leurs patients. Ils ont des tâches
différentes et supérieures
- à celles de la personne en affaires la
plus éthique. C'est ce
- que le serment d'Hippocrate leur enseigne,
réitéré par les
- grands enseignants d'aujourd'hui sur le
comportement éthique.
- Il y a certaines activités impliquant
les patients que les
- médecins devraient éviter qu'il y
ait évidence d'abus on non [2]
- Sauf pour une exception très
étroitement décrite, la vente de
- produits ou articles non reliés à
la santé par les médecins dans
- leurs cabinets est une de ces acivités
à éviter.
Recommendations
- 1. Les médecins ne devraient faire la vente
de produits non reliés
- à la santé dans leurs cabinets ou
autres établissements de soins
- de santé, sauf pour l'exception qui
suit.
-
- 2. Les médecins peuvent faire la vente de
produits non reliés à
- la santé dans leurs cabinets si (a) les
articles en question sont
- à prix modiques, (b) le médecin ne
participe aucunement à un
- profit de ces ventes, (c) cette pratique n'est pas
faite régulièrement
- par le médecin, (d) les ventes sont faites
dans une manière digne, et, (e) les ventes
n'impliquent pas de pression envers les patients.
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