Platelet-activating factor, PAF acetylhydrolase, and severe anaphylaxis. (Facteur d'activation plaquettaire, l'acétylhydrolase PAF et anaphylaxie sévère)
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Cette revue du problème complexe de l'allergie à
l'arachide a été conçue en oct. 1998,
suite à une attention particulière donnée
à cette allergie dans les médias à
l'époque. Cette attention était en partie le
résultat d'un grand nombre de publications dans la
littérature médicale, dont certaines sont
citées dans les premiers paragraphes de l'article. Il y a
eu entre autres, des reportages dans des magazines comme Time,
Newsweek, soulignant une augmentation de l'incidence de l'allergie
à l'arachide, et sur la nécessité d'interdire
les arachides dans les écoles et sur les vols
aériens commerciaux, etc..22,25.
Certaines de ces publications et réactions des lecteurs,
sont possiblement encore accessibles (elles sont souvent
retirées sans avis).L'effet de cette attention à
l'allergie à l'arachide a créé une situation
de panique dans la population ainsi que dans la communauté
médicale, une situation qui semble persister. Certains
appelleraient l'allergie à l'arachide une
"épidémie." Selon quelques publications et
colloques, l'allergie à l'arachide serait à la
hausse comme l'allergie en général!
Aujourd'hui, on vit un certain calme dans les médias,
mais la majorité des articles sur l'allergie à
l'arachide dans la littérature médicale continuent
à souligner la hausse apparente de cette allergie. La
plupart des publications débutent comme ceci, et je cite
certains exemples, "la plupart des allergistes pédiatriques
sont d'accord que la prévalence des allergies alimentaires,
particulièrement à l'arachide, est à la
hausse.."107
ou "l'allergie à l'arachide et aux noix est courante et la
cause la plus fréquente de réactions
sévères ou fatales dues aux aliments..."108ou "...malgré les progrès constants dans notre
compréhension des réactions immunes atopiques et le
nombre croissant de décès chaque année dues
à l'anaphylaxie reliées à
l'arachide.....119" ou..."l'arachide est l'aliment le plus souvent
relié à des réactions allergiques et la cause
la plus fréquente de réactions anaphylactiques
fatales ou quasi-fatales.."122. Ces déclarations donnent l'impression que
l'allergie à l'arachide est en effet à la hausse,
mais comme le docteur Hugh Sampson souligne dans la
première phrase de son article intitulé, "What
should we be doing for children with peanut allergy?"107(Que
doit-on faire chez les enfants présentant une allergie
à l'arachide), "nous n'avons pas de données
épidémiologiques appropriées pour justifier
cette croyance! "
Les publications récentes sur l'allergie à l
'arachide continuent à souligner le fait que l'allergie
alimentaires, particulièrement à l'arachide,
augmente, ainsi que l'incidence de l'anaphylaxie....e.g.169, ou Peanut Allergy: a growing problem, un
commentaire par Wesley Burks,publié dans le J.
Clin. Invest.173
Il débute son article avec "L'allergie à l'arachide
est une des plus sérieuses réactions
d'hypersensibilité immédiate aux aliments en ce qui
a trait à sa persitance et intensité, et elle semble
être un problème à la hausse." citant comme
référence la publication de Hugh Sampson de 2002
publiée dans le N Eng J Med.154, mais comme mentionné par Gideon Lack et coll. dans
leur article intitulé 'Factors Associated with the
Development of Peanut Allergy in Childhood'. (Eléments
associés au développement de l'allergie à
l'arachide chez les enfants) dans le numéro du 13 mars,
2003 du New England Journal of Medicine,"Cette
évidente augmentation de la prévalence de l'allergie
à l'arachide est difficile à expliquer, quoiqu'elle
semble être en parallel avec l'augmentation de l'allergie en
général chez les enfants."171
Néanmoins, Kelso et coll.
rapportent un cas d'Allergie à l'arachide psychosomatique
(Psychosomatic peanut allergy) publié dans le J
Allergy Clin Immunol, de mars 2003. Une femme
âgée de 27 ans avec une histoire de rhinite et
d'asthme a présenté une réaction d'urticaire
et démangeasions généralisées ainsi
que du wheezing, 20 min. après avoir mangé un
sandwich de beurre d'arachides avec confiture. Elle a
été traitée à l'urgence. Le lendemain,
elle aurait fait une réaction semblable suite à
l'ingestion d'un bonbon à base de beurre d'arachide.
Evaluée en allergie, ses tests cutanés, incluant
à l'arachide frais, étaient négatifs, et
absence d'IgE spécifique à l'arachide sanguin. Un
'challenge' ouvert a été fait avec du beurre
d'arachide et dans 15 min. elle se sentait chaude, et a
présenté de l'urticaire avec prurit,
nécessitant épinéphrine et
féxofénadine. Elle a subi un 'challenge' à
double insu, aveugle, avec contròle qui s'est
avéré négatif. Les résultats lui ont
été rapportés, et un diagnostic posé
de réaction psychosomatique. Elle a par la suite
toléré du beurre d'arachide. 172(affiché le 31 mars, 2003)
Ce qui est encourageant, toutefois, contrairement
à ce qui était publié dans le passé,
c'est que l'allergie
à l'arachide peut disparaître. Des recherches
sont maintenant en marche dans plusieurs centres, sur cet
élément de durée de l'allergie à
l'arachide, toujours considérée comme une allergie
pour la vie. Un élément inquiétant,
toutefois, est que l'allergie
alimentaire peut récidiver, selon des études
récentes. Les enfants ayant perdu leur allergie
redeviennent sensibles, leur niveau d'IgE spécifique
augmente, et ils présentent de nouveau des réactions
allergiques. Un point à noter, sans explication à
date, est que cette récidive est observée chez les
enfants qui consomment l'arachide de façon sporadique
plutôt que régulièrement, suite à leur
provocation orale (challenge) négtif. (affiché le 16
fév. 2004)
Un élément qui semble intéresser les
chercheurs est le rôtissage des arachides qui sont
consommées dans les pays occidentaux. Le
rôtissage augmenterait
l'allergénicité, ou la sensibilisation à
l'aliment, et serait responsable de la prévalance de cette
allergie. (voir plus bas dans cet article)
Cet article est mis à jour régulièrement
suite aux développements et aux nouvelles publications,
dans le but non seulement de sensibiliser la population sur cette
allergie imprévisible, mais aussi dans l'espoir de diminuer
les craintes générées. Les mises à
jour sont inscrites portant la date de l'affichage et suivies pour
une durée variable (environ 3 mois) de cette figure, .
(étant donné l'accès de cet article, parfois un peu trop technique, par le grand public, des notes
explicatives sont ajoutées à certains endroits)
Historique
L'arachide (arachis hypogea) appartient à la famille des
'légumineuses' qui comprend le soya, les pois, les
fèves et haricots, les lentilles, les gommes
végétales (acacia, tragacanth), la luzerne et la
réglisse. Elle n'est pas une noix, malgré son inclusion
dans plusieurs publications provenant du Royaume Uni, lorsqu'ils
discutent de l'allergie aux noix. Les noix appartiennent à
plusieurs catégories biologiques, e.g. la pacane appartient
à la famille 'judanglacée' qui comprend aussi les noix
de grenoble, entre autres, e.g. l'amande est de la famille
'drupacée' qui groupe la prune, la pêche, la nectarine,
l'abricot et la cerise, e.g. la famille 'anacardiacée' groupe
les noix d'acajou, la pistache et la mangue, etc. Voir "Fiches
pratiques - l'arachide" du Dr. Philippe Auriol ou "Fruits
called Nuts" avec superbes photos.
Selon le National
Peanut Board qui représente 25 000 cultivateurs
d'arachides aus Etats-Unis, les américains consomment plus de
600 millions de livres d'arachides et plus de 700 million de livres
de beurre d'arachides annuellement. A cause de sa valeur nutritive,
particulièrement en protéines, l'arachide aujourd'hui
est un aliment courant dans plusieurs pays
développés.
L'histoire naturelle de l'allergie aux aliments a deux volets: le
développement de l'allergie et sa disparition
éventuelle, selon les observations, tant chez l'enfant comme
chez l'adulte. Les très jeunes enfants avec des allergies
alimentaires confirmées au lait, aux oeufs ou au soya, tendent
à perdre leurs allergies avec l'âge. 7,
26
même dans le cas de réactions anaphylactiques
(réactions allergiques sérieuses; voir détails
plus bas) 27.
Toutefois, les observations avec certains aliments, tels que les
crustacés, les noix et les arachides sont
différentes. Selon Bock et Atkins, les enfants allergiques
aux arachides tendent à garder leur allergie pendant
très longtemps 19.
En 1995, lors de la réunion annuelle de l'American Academy of
Allergy, Asthma and Immunology, Bock et coll. ont rapporté le
suivi de 60 enfants avec allergie aux arachides documentée,
âgés entre 3 mois et 17 ans. Ils conclurent que:
1) l'allergie aux arachides survient de fréquence
surprenante chez les jeunes enfants: 17 avant l'âge d'un
an; 30 entre un an et deux ans; 19 entre deux ans et trois ans;
3 entre trois et quatre ans;
2) l'allergie persiste,
3) les ingestions accidentelles sont courantes (45%)
et
4) les réactions peuvent nécessiter des
traitements d'urgence.
Caractère
unique de l'allergie aux arachides:
-L'allergie aux arachides est caractérisée par des
symptômes plus sévères qu'à d'autres
aliments et par des taux plus élevés de
symptômes suite à un contact minime. Sur 622
allergiques questionnés, 406 (66%) ont rapporté des
symptômes reliés aux arachides. Seulement 121 (19%)
avaient été exposés aux arachides avant leur
première réaction documentée, ce qui signifie
une sensibilisation occulte, inconnue.2 (voir les éléments
importants dans la section sur la sensibilisation)
-Alt, Ramesh, and Reisman, lors du
congrès annuel de l'American Academy of Allergy, Asthma &
Immunology (AAAA&I) en fév. 1997, ont
présenté un cas d'anaphylaxie chez un bb de 6 mois,
suite à l'ingestion d'une partie d'un craquelin contenant des
arachides. L'histoire ne révélait aucune exposition
antérieure aux arachides,mais le RAST est revenu Classe 5
(résultat très élevé!) (RAST
signifie "radioallergosorbent test", un test d'allergie, sanguin,
dont le but comme avec les tests cutanés est de déceler
la sensibilité à des substances
spécifiques)
-On estime que l'allergie aux arachides seraient la cause
d'un tiers des réactions anaphylactiques traitées
à la salle d'urgence 8,15.
-L'hypersensibilité immédiate aux arachides est
une cause fréquente de réactions anaphylactiques
et décès chez les enfants et adultes 3.
-Des réactions allergiques sévères
causées par des aliments ont été
rapportées en Suède depuis 1993. Soixante cas, dont
cinq décès, survenus durant la première
période de trois ans. Plus de 70% de toutes les
réactions rapportées étaient causées
par les arachides, le soya, les fèves, et les noix incluant
les amandes. Dans seulement 13% des cas rapportés, les
patients étaient plus âgés que 17
ans...plusieurs des réactions étaient
extrèmement sévères, incluant l'asthme,
surtout chez les enfants et adolescents causées par les
arachides 4.
-Dans le numéro de sept. 1998 de Clinical
and Experimental Allergy, Moneret-Vautrin, et coll. rapportent
une évaluation de 142 observations d'allergie aux arachides
en France23.
Les manifestations cliniques étaient:
la dermite atopique (eczema) (40%)
l'angioédème (serrement et enflure à la
gorge) (37%)
l'asthme (14%)
le choc anaphylactique (symptômes cutanés,
respiratoires et cardio-vasculaires) (6%)
symptômes digestifs (1.4%)
-Rance F et Dutau G, co-auteurs de l'article ci-haut de Sept
1998 viennent tout juste de publier (Avril, 1999)"Peanut
hypersensitiviy in children" ("L'hypersensibilité à
l'arachide chez les enfants") dans Pediatr Pulmonol
Suppl.:
de 132 enfants hypersensibles à l'arachide,
âgés de 6 mois à 15 ans, confirmés par
"challenge buccal" (test de provocation), plus de la
moitié ont été diagnostiqués avant
l'âge de trois ans.
la principale manifestation était la dermite
atopique (43.1% des cas). Autres manifestations:
raucité de la voix (34.8%), l'asthme (13.6%),
réaction anaphylactique (6%), sympt.
gastro-intestinaux (1.5%), syndrôme buccal ("Oral allergy
syndrome") (0.7%)
tous les patients avaient des tests cutanés positifs,
avec un diamètre de la papule de 8mm (moyenne; la marge
étant de 2 à 25mm); le diamètre de la
réaction était plus petit chez les très
jeunes enfants < un an (moyenne: 4.5mm).
la concentration d'IgE spécifique était <
0.75 IU/ml chez 16 cas (14.3%), la moyenne pour tout le groupe
était 30.9IU/ml (marge: 0.75 à 100 IU/ml).
des "challenges" n'ont pas été faits chez 3 des
enfants avec histoire d'anaphylaxie.
un test labial (contact de l'aliment avec les
lèvres) était positif chez 85 cas (64.8%)
un "challenge" buccal a été fait chez 45 enfants
(34.3%) et la dose moyenne pour obtenir une réaction
s'est situé à850 mg (marge: 1 mg à
7gm).
deux des enfants ont eu un test labial positif aussi
à l'huile d'arachides, fait sur 50 enfants (4%)et
17 de 63 enfants (29.9%) qui ont subit un challenge buccal
ont eux-aussi montré une sensibilité à
l'huile d'arachides.
la moitié des enfants ont montré une
hypersensibilité aussi à d'autres aliments,
confirmée par "challenge buccal" (53.7%), ainsi qu'à
des aéro-allergènes (inhalants) (62.8%)
Les auteurs concluent: L'hypersensibilité chez
des très jeunes enfants soulève des questions
au sujet de la façon que la sensibilisation
survient. Le diagnostic a été
confirmé par "challenge". Les préparations
contenant des arachides sont très difficiles à
éliminer de la diète à cause d'un
étiquetage inadéquat. Un test ELISA,
disponible dans bien des pays, peut être
utilisé pour déceler
l'allergène61
(comme mentionné ci haut). (affiché le 5
avril, 1999)
-Dans le numéro de déc. 1999 du
Anaphylaxis Network newsletter, apparaît un
article sur l'anaphylaxie alimentaire par le docteur Wesley
Burks, de l'University of Arkansas. Voici la traduction d'une
partie de ses commentaires: "Il n'est pas rare,
particulièrement dans le cas d'enfants allergiques aux
arachides qui ont manifesté des symptômes minimes
cutanées et gastro-intestinaux en bas âge, d'avoir
des réactions généralisées
anaphylactiques durant l'adolescence suite à ingestion
d'arachides." (soumis à mon attention par Nancy Wiebe
de Calgary Allergy Network, et affiché le 23 janv.
2000)
-Selon une revue sur l'allergie à l'arachide et aux
noix publiée dans Pediatrics, de dec. 2000,
selon Sicher et Sampson, "L'allergie à ces aliments est
courante, souvent débutant dans les premières
années de vie, qui habituellement persiste, et qui est
responsable de réactions sévères, et parfois
fatales. De plus, l'ubiquité de ces aliments dans la
diète rend l'éviction difficile et des ingestions
accidentelles et réactions ne sont pas rares."101
(affiché le 10 déc. 2000)
-Kanny, Moneret-Vautrin, Flabbee et collab. ont publié
leur étude épidémiologique intitulée
"Population study of food allergy in France" (L'allergie
alimentaire en France, enquête épidémiologique
de la population) dans le numéro de juillet 2001 de
J Allergy Clin Immunol. L'étude était
l'analyse de 33,110 sujets, échantillon de la population
française, qui ont fait partie d'une enquête par
questionnaire.Sur ce nombre, 1129 sujets présentant une
allergie alimentaire ont été choisi durant la phase
I et ont répondu à un deuxième questionnaire.
Voici les résultats:
l'incidence d'allergie alimentaire rapporté
était de 3.52%: 3.24% en évolution et 0.12%
actuellement sans symptômes suite à
l'éviction, et 0.17% considérés
guéris
80% étaient de région urbaine
63% de sexe féminin
11% oeuvraient dans le domaine de la santé
57% présentaient des maladies atopiques
l'allergie alimentaire était souvent
persistante, et durait plus de 7 ans chez 91% des
adultes.
les aliments impliqués le plus fréquemment
étaient:
de la famille rosaceae (pêches, poires, prunes,
cerises et pommes) sensibilités alimentaires souvent
notées chez patients souffrant d'allergie aux pollens,
14%
légumes 9%
le lait 8%
les crustacés 5%
les fruits reliés au latex 4%
les noix 3%
l'arachide 1%
l'allergie alimentaire était 4 fois plus
fréquente chez les sujets présentant l'allergie au
latex.
les manifestations les plus courantes de l'allergie
alimentaire étaient:
la dermite atopique chez les enfants de moins de 6
ans
l'asthme chez les enfants de 4 à 6 ans
le choc anaphylactique chez les adultes de plus de
30 ans. Les chocs étaient reliés avec la prise
d'alcool ou d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens
(AINS).
Les auteurs concluent que la prévalence
d'allergie alimentaire serait d'environ 3.2% en France,
l'étude soulignant le risque croissant d'allergie
alimentaire dans les pays développés, et certains
facteurs notés, comme la prise d'alcool ou de
médicaments tels les AINS, les béta-bloqueurs,
les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine,
l'intolérance au latex, et le status
socio-économique.128
(affiché le 31 juillet, 2001)
-"L'anaphylaxie due à des aliments est maintenant la
principale cause connue de réactions anaphylactiques
traitées dans les salles d'urgences aux Etats-Unis. On
estime qu'il y aurait 30 000 réactions anaphylactiques dues
à des aliments traitées dans les salles d'urgence et
entre 150 et 200 décès chaque année. Les
arachides, les noix, et les fruits de mer sont les aliments les
plus souvent impliqués....les mécanismes
responsables des symptômes de l'anaphylaxie due aux aliments
ne sont pas connus complètement, et dans certains cas,
les symptômes n'apparaissent qu'après un exercice
dans les heures qui suivent l'ingestion de l'aliment."
(Sampson HA)177
(affiché le 25 juin, 2003)
-Sperget JM et coll, dans le Ann Allergy Asthma Immunol
de fév. 2004 ont un commentaire intitulé
Correlation of initial food reactions to observed reactions on
challenge (Corrélation entre la réaction
initiale et réactions observées suite à un
challenge.) Suite à une revue rétrospective de tous
les enfants ayant une allergie alimentaire qui ont subi un
challenge au Children's Hospital of Philadelphia durant une
période de 5 ans, ils ont coclut que "Les patients vont
présenter typiquement une réaction semblable
à la réaction initiale suite à une
ré-exposition. Toutefois, des réactions touchant
plusieurs systèmes peuvent survenir plus souvent avec le
lait, les oeufs, et les arachides qu'avec d'autres aliments. "216(affiché
le 25 avril, 2004)
Dose
pouvant déclancher une réaction
-La plus petite dose de protéine alimentaire
à laquelle des sujets avec allergie alimentaire ont
réagit dans des études de provocation double
aveugle, avec groupe contrôle placebo (signifiant que
le médecin et le patient ne savent pas si l'aliment ou
un placebo [ou rien] est utilisé dans le test
[l'aliment et le placebo sont identiques en apparence],
et un groupe de non-allergiques agit comme contrôle), est
entre 50 et 100 mg. Toutefois, des sujets avec allergie aux
arachides souvent rapportent des réactions
sévères suite à contact avec des
quantités minimes d'arachides, même à
travers la peau intacte. Dans un groupe de sujets typiques,
très sensibles aux arachides, le seuil de la dose
d'arachides varie. Aussi peu que 100 microgrammes de
protéine d'arachides peut provoquer des symptômes
chez certains sujets ayant une allergie aux arachides
10
-Dans Allergy d'avril 2001, le
docteur Hourihane a un article intitulé The threshold
concept in food safety and its applicability to food allergies
(Le concept de seuil en ce qui regarde les risques
alimentaires et son application dans l'allergie alimentaire).
Il souligne que "plusieurs facteurs peuvent contribuer
à la variation du seuil chez un individu
exposé à un allergène durant sa vie
quotidienne....le plus important de ces facteurs serait la
formation adéquate et la reconnaissance de la part des
manufacturiers et traiteurs qui voient à fournir des
repas sans dangers et nutritifs aussi bien à leur
clients allergiques que non-allergiques...Les études
à date n'ont pas réussi à investiguer si
l'allergie à l'arachide est associée à une
réactivité à une très petite dose
losque comparée à d'autres aliments. Cela
signifie que l'industrie de l'alimentation ne doit pas se
concentrer que sur l'arachide et les noix lorsqu'on parle de la
contamination seulement parce qu'ils sont associés
à la majorité de réactions
sévères. Il y a plus d'enfants allergiques au
lait et aux oeufs dans la population générale et
ils méritent la même protection quand il s'agit
d'exposition allergique que les allergiques à l'arachide
et aux noix. 118
(affiché le 21 avril,
2001)
-Dans le J Allergy Clin Immunol de janv. 2002,
douze allergologues entre autres publient leurs conclusions
suite à une rencontre concertante tenue en sept. 1999.
Leur article est intitulé, Factors affecting the
determination of threshold doses for allergenic foods: How much
is too much? (Facteurs affectant la détermination du
seuil quantitatif d'aliments allergisants: combien est
trop?)
Ils définissent la dose seuil comme étant
"la quantité de l'aliment en cause qui causerait
des symptômes objectifs légers (e.g. urticaire
minime, rougeurs, et oedème labial ou buccal, chez le
sujet le plus sensible.") Plusieurs facteurs peuvent
être impliqués dans la réaction
rapportée tels que les circonstances d'exposition, la
quantité et le type de l'aliment consommé,
renseignements habituellement obtenus de façon
anecdotale.Pour l'arachide, suite à des
"challenges" (provocation orales avec groupe contrôle)
la plus petite dose rapportée était 1 mg (chez
4 sujets sur 309) et la marge se situait entre 1 mg et 5
grammes.
Résultats: des données
considérables ont été
identifiées dans des dossiers cliniques en ce qui a
trait à la dose- seuil pour l'arachide, le lait de
vache et les oeufs; par ailleurs moins de données
sont disponibles pour d'autres aliments comme le poisson et
la moutarde.
Conclusions: Parce que ces données ont
été obtenues suite à différents
protocoles, la détermination de la plus petite dose
pouvant déclancher une réaction s'est
avéré très difficile. Il faut
développer un protocole normalisé pour des
expériences cliniques pour pouvoir arriver à
établir cette dose.148(affiché le 11 fév. 2002))
-Suite à la publication ci-haut: Les mêmes
auteurs ont publié A consensus protocol for the
determination of the threshold doses for allergenic foods: how
much is too much? (Un consensus d'un protocole pour
déceler les doses déclanchantes de
réaction d'aliments allergisants: combien est trop?)
dans Clin Exp Allergy de mai, 2004.225(affiché le 22 mai, 2004)
-The
distribution of individual threshold doses eliciting allergic
reactions in a population with peanut allergy (La variation
du seuil individuel des doses d'arachides pouvant causer une
réaction allergique dans une population d'allergiques
à l'arachide) est le tittre d'une publication dans le
numéro de déc. 2002 du J Allergy Clin
Immunol par Wensing M et coll. Ils ont étudié
26 adultes ayant une histoire d'allergie à l'arachide
avec IgE > 0.7kU/L et test cutané positif. Les
candidats ont subi un challenge DBPC (à double insu,
aveugle, avec contrôle placébo, ou 'double blind
placebo-controlled') avec des doses croissantes d'arachides.
Les seuils des doses déclanchant une réaction
variaient entre 100µg et un gm d'arachides. Cinquante %
des patients ont réagit à une dose de 3 mg de
protéine d'arachide.
Conclusion des auteurs: Une grande partie de la
population ayant une allergie à l'arachide va
réagir à des très petites
quantités d'arachides, nécessitant une
déclaration précise du contenu d'arachide sur
l'étiquetage des préparations alimentaires
disponibles. A souligner: les patients ayant eu des
réactions sévères vont réagir
à des doses plus petites que ceux qui ont eu que des
symptômes légers.167
(affiché le 9 déc. 2002)
-Determination of no-observed-adverse-effect levels (NOAELs)
and eliciting doses in a representative group of
peanut-sensitized children (Détermination des
niveaux-sans-réaction-adverse-observée (NSRAOs)
et les doses déclanchantes (DDs) dans un groupe
d'enfants allergiques à l'arachide) est le titre d'une
publication dans le J Allergy Clin Immunol de
fév. 2006 par Flinterman et coll. Selon le
résumé: 'Les pratiques d'étiquetage pour
les aliments allergéniques comme l'arachide peuvent
être inadéquates. Pour les 'guidelines' de
l'industrie alimentaire, les NSRAOs et DDs sont
nécessaires.' Les auteurs ont évalué un
groupe de 27 enfants par questionnaire, tests cutanés,
niveaux d'IgE spécifique et 'challenge' selon le
protocole de consensus international, avec des doses allant de
10 µg à 3 g de farine d'arachide. Un suivi de la
diète a été fait sur 12 mois.
Résultats: 22 enfants (81%) ont eu un challenge
positif. Le NSRAO de ce groupe était 1 mg de farine
d'arachide, correspondant à 2 mg d'arachide. La DD pour
symptômes subjectifs était entre 100 mg et 3
gm. Des réactions sévères sont
survenues seulement à des doses élevées.
Il n'y avait pas de corrélation entre la DD et
l'histoire clinique, les tests cutanés ou les taux d'IgE
spécifiques. Tous les enfants ayant eu un challenge
positif étaient avisés de suivre une diète
d'éviction stricte. Durant la période de suivi,
10 patients ont suivi une diète moins
sévère consommant possiblement des
préparations étiquetées "pouvant contenir
des traces d'arachides". Dans 3 cas, une réaction
légère est survenue avec ces
préparations.
Conclusion: Les NSRAOs d'un groupe représentatif
d'enfants allergiques à l'arachide était 2
mg. La compliance diététique dans la
moitié de ce groupe était
inadéquate.257(affiché
le 7 mai, 2006)
-Lors du 59e congrès de
l'American College of Allergy, Asthma, and Immunology qui s'est
terminé le 21 nov. 2001 à Orlando, en
Floride, le docteur Rosemary Hallet a présenté
une étude qui comportait une question à 442
participants,"Have you ever had a reaction after touching
food?" (Avez-vous déjà réagit suite
à avoir touché à un aliment?) 'Les gens allergiques aux noix peuvent faire une
réaction anaphylactique si ils embrassent quelqu'un qui
vient de manger l'aliment' selon le Docteur Hallet. Quinze
des 442 qui ont répondu ont avoué avoir fait une
réaction après avoir embrassé quelqu'un
qui venait de manger un produit contenant des noix (ou
arachides), et le docteur Hallet conclut que la réaction
soit plus commune qu'on le pense. Les réactions
seraient survenues jusqu'à 6 heures après
consommation de l'aliment en question (mais il n'y a pas de
description ou de l'étendue de la réaction dans
le reportage). (affiché le 25 nov. 2001)
-Le docteur Hallett a écrit une lettre aux
éditeurs du N Eng J Med, de 6 juin,
2002 intitulée Food Allergies and Kissing
ou elle précise que les aliments en question
étaient des arachides, noix de grenoble ou autres
noix,; que les réactions soient survenues en
dedans d'une minute chez tous les sujets; tous les 17
auraient rapporté du prurit localisé avec
oedème ou de l'urticaire au site de contact; quatre
sujets ont présenté du wheezing; un
enfant suite à avoir été
embrassé sur la joue après que sa mère
ait gouté une soupe aux pois qu'elle avait sur la
cuisinière, a présenté une plaque au
site de contact rapidement suivie dans quelques minutes de
rougeur, urticaire et angioedème et de wheezing
important nécessitant une injection
d'épinéphrine à la salle d'urgence.
(affiché le 21 juin, 2002) 156
-En sept 2001, dans Allergy, Wathrich, et collab. ont publié une étude semblable intitulée "Kiss-induced allergy to peanut." Malheureusement il n'y a pas de résumé de l'étude disponible sur Medline138(affiché le 23 nov. 2001)
-Voici une autre étude provenant de ls
Suède: CAN
KISSES INDUCE ALLERGIC SYMPTOMS IN MORE THAN TEN PERCENT OF
FOOD ALLERGIC PATIENTS? (Est-ce vrai que des baisers
causent des réactions dans plus de 10% des patients
allergiques?)Nils E Eriksson (co-ordinator) Lung &
Allergy Clinic, County Hospital, Halmstad, Sweden, Une
enquête téléphonique a été
menée par les auteurs en Suède, Danemark,
Estonie, Russie et Lithuanie, sur un total de1139 patients
(56 enfants < 8 ans et 1083 patients > 8 years et les
résultats (selon le résumé
l'étude n'étant pas disponible sur Medline)
répondent à la question, i.e. environ 10% des
répondeurs auraient manifesté une
réaction. Les résultats sont sous forme de
tableaux difficiles à interpréter.
-Cet épisode fatal a été rapporté dans les medias autour du monde. Malheureusemt, il manque de précision. Selon un reportage à Radio-Canada, son ami, qui a mangé un sandwich de beurre d'arachide plusieurs heures avent la réaction n'était pas au courant de l'allergie à l'arachide de la victime. La réaction aurait débuté vers 3:00 du matin. L'Epipen a été trouvé qu'après l'arrivée d'Urgence-Santé. Aussi la victime était asthmatique et elle croyait que sa réaction était une crise d'asthme et elle a utilisé ses aérosols sans succès. Nous n'avons pas suffisemment de détails et l'allergie à l'arachide n'est peut-être pas la seule cause de la réaction! (sffiché le 30 nov. 2005)
- L'autopsie aurait
conclu que l'allergie à l'arachide était la
cause de décès.
-Le 3 mars, 2006, le docteur Michel Miron, coroner
du district de Chicoutimi conclut que 'Christina
Desforges n'est pas morte des suites d'un choc
anaphylactique provoqué par l'ingestion de beurre
d'arachide.' le médecin a expliqué qu'il
doit attendre le dépôt de son rapport final
au Bureau du coroner en chef du Québec pour
révéler la véritable cause de la
mort de l'adolescente. Il lui reste des détails
scientifiques à attacher avant de le remettre mais
un fait demeure : le beurre d'arachide n'est pas en cause
dans ce décès.
-Le 11 mai, 2006, le coroner Michel Miron, a rendu
public son rapport sur le décès de
l'adolescente et a déclaré que Christina Desforges,
âgée de 15 ans, de Saguenay, n'est pas morte
à la suite d'un réaction allergique au
beurre d'arachide provoquée par le baiser de son
petit ami, mais bien d'anoxie cérébrale
causée par une crise d'asthme aigue. Il a
écarté l'hypothèse du baiser mortel,
puisque le petit ami de Christina avait mangé le
beurre d'arachide neuf heures auparavant. Voici la suite
de son rapport:
«Il y a eu neuf heures entre le temps où le
jeune homme a ingurgité ses deux toasts, à 18
h, et puis 3 h du matin où il a vraisemblablement
embrassé Christina. C'est peu probable que le beurre
de «peanut» soit impliqué. Neuf heures
après je n'y crois pas.»
Par ailleurs, les expertises ont
démontré que la jeune femme avait
consommé du cannabis, a noté le coroner,
mais il n'a pu déterminer la quantité ou le
moment où elle en avait fumé. Il a
précisé, cependant, qu'une irritation des
voies respiratoires peut provoquer ou compliquer une
crise d'asthme. Il a rappelé que l'on a tendance,
à tort, de banaliser l'asthme alors que cette
maladie cause 150 décès par année au
Québec.
«Il y a quelqu'un dans les médias, à
un moment donné, qui m'a dit : «Ecoutez, on ne
meurt pas d'une crise d'asthme». Je regrette, l'asthme
fait mourir du monde.»
Le coroner a toutefois souligné que l'état
de santé de Christina, soit la combinaison de son
asthme et de ses allergies à de nombreux aliments et
à certains animaux, présente des
problémes complexes de traitement.
Notant que les amis de Christina n'étaient pas au
courant de ses problèmes de santé et
qu'elle-même n'était pas trop
préoccupée par son état, le coroner
recommande aux autorités de la santé
régionale et provinciale de mettre sur pied des
campagnes de sensibilisation sur l'asthme et les allergies
alimentaires pour les patients et les jeunes en
général.
Il demande également au ministère de la
Santé et au Collège des médecins de se
pencher sur la pertinence d'utiliser un traitement
combiné de l'auto-injecteur d'adrénaline
EpiPen et du bronchodilatateur lors d'une crise d'asthme
aigue chez une personne qui souffre également
d'allergies alimentaires.
PS. Malheureusement, comme il arrive habituellement,
les corrections ou rétractions n'ont pas le
même impact que l'article original paru en nov.
2005, à travers le monde, et l'histoire de cette
jeune adolescente pour beaucoup va être faussement
interprètée comme un cas de
décès dû à une allergie
à l'arachide. (JW)
-Au
congrès annuel de l'AAAA&I tenu à Miami, FL
du 3 au 7 mars, 2006, Maloney JM et coll. ont
rapporté Peanut allergen exposure through kissing
(saliva). Assessment and intervention. (J Allergy
Clin Immuno, vol117, abstracts, #134, p S34)
(L'exposition aux allergènes de l'arachide par
baisers (salive). Evaluation et intervention.) Les auteurs
ont conclu que les patients allergiques à l'arachide,
surtout les adolescents, doivent être conseillés
en ce qui à trait aux risques suite à avoir
embrassé une personne qui vient de consommer des
arachides. même si cette personne s'est brossé
les dents.. Les conseils pratiiques peuvent inclure le
brossage des dents mais EN PLUS attendre queques heures
avant de s'embrasser, mais des recommandations
définitives doivent suivre une évaluation des
pratiques d'hygiène buccale qui sont en marche
actuellement dans un échantillon plus grand de la
population. (affiché le 15 avril, 2006)
-Les auteurs ont publié leurs observations dans le J Allergy Clin Immunol 2006 Sep;118(3):719-724. Epub 2006 Jul 24. La majorité des 38 sujets, (87%) avec des traces d'arachide suite à un repas avaient des taux d'arachide indétectables une heure plus tard sans interventions quelconques, et aucun après avoir consommé un lunch sans arachide quelques heures plus tard. Attendre quelques heures, et consommer un repas sans arachides serait plus efficace poure réduire les protéines d'arachides dans la salive que toute intervention immédiate. (affiché le 19 sept. 2006)
-Une réaction allergique (angioedème et
difficulté respiratoire) a été
rapportée en Allemagne chez un joueur de cartes
contaminées par l'arachide: Lepp U, Zabel P, Schocker F.
Playing
cards as a carrier for peanut allergens. Allergy
2002 Sep;57(9):864.
-Morisset M, Moneret-Vautrin D, et coll. ont publié
dans le Clin Exp Allergy du mois d'août 2003:
Thresholds of clinical reactivity to milk, egg, peanut and
sesame in immunoglobulin E-dependen allergies: evaluation by
double-blind or single-blind placebo-controlled oral challenges.
(Seuils de sensibilité clinique au lait, oeufs,
arachides et sésame dans des allergies
IgE-médiées: évaluation par des provocations
orales soit à double insu ou non, et utilsant un groupe
contrôle.) Les données sur 125 provocations orales
positives aux oeufs, 103 à l'arachide....ont
été analysées. La plus petite dose
provoquant une réaction était moins que 5 mg pour
l'arachide....Ils concluent: les quantités minimes
provoquant une réaction montrent que, pour assurer une
sécurité de 95% pour les patients allergiques
à l'arachide...et basé sur une consommation de 100 g
d'aliment, les analyses pour déceler le contenu en
protéines doivent assurer une sensibilité de 24
p.p.m.. 190(affiché
le 18 août, 2003)
-Dans Clin Exp Allergy de
nov 2003.Grimshaw K et coll. ont une
étude intitulée Presentation of allergen in
different food preparations affects the nature of the allergic
reaction - a case series. (La présentation
d'allergène dans différentes préparations
alimentaires affecte la réaction allergique - une
série de cas). Dans une étude en marche utilisant
"CBPC challenge" (provocation orale double-aveugle avec group
contrôle) pour investiguer l'allergie à l'arachide
et manifestations cliniques, l'intensité de la
réaction a été plus grande
qu'anticipée chez quatre des premiers six sujets. Ils
ont conclut que cela était possiblement du à une
différence dans la composition du véhicule. Les
sujets ont été provoqués de nouveau avec
une préparation contenant moins de matières
grasses. Résultats: 3 des 4 sujects ont
réagit à des doses inférieures de
protéine d'arachides (23 fois moins d'arachides) avec
cette préparation. Les tests d'inhibition RAST et
ELISA confirmaient cette observation.
Conclusion: Le contenu en matières grasses du
véhicule de présentation dans les provocations
orales a un effet important sur la réaction allergique
suite à l'ingestion. Cet élément est
à considérer dans l'évaluation de risque
de certains aliments pour le consomateur ayant des allergies
alimentaires et ajoute une autre dimension à la pratique
clinique, de recherche et régulatoire.195(affiché le 22 nov. 2003)
Lors du congrès annuel de l'AAAA&I tenu à
San Francisco du 19 au 23 mars, 2004, un poster est
présenté par Conover-Walker et Wood intitulé
The risk of food challenges (Le risque impliqué dans
les provocations orales (ou challenge) alimentaires). Les
investigateurs ont fait une revue des dossiers de 570 challenges
faits avec le lait, les oeufs, les arachides, le soya et/ou le
blé durant une période de 7 ans:
238 (42%) ont présenté une réaction
allergique (50/130 ou 38% aux oeufs, 88/162 ou 54% au lait,
65/157 ou 41% à l'arachide, 21/76 ou 28% au soya, et
14/45 ou 32% au blé.
121 (51%) ont présenté une réaction
touchant qu'un système (oeuf 50%, lait 51%, arachide
45%, soya 62%,, blé 64%)
90 (38%) ont présenté une réaction
touchant 2 systèmes (oeuf 34%, lait 40%, arachide 46%,
soya 24%, blé 22%) et
27 (11%) ont présenté une réaction
touchant 3 systèmes [cutané,
gastro-intestinal et respiratoire] (oeuf 16%, lait 9%,
arachide 9%, soya 14%, blé 14%).
Aucun patient n'a présenté de chute de
pression artérielle.
Toutes les réactions ont répondues au
diphenhydramine et / ou épinéphrine et
corticostéroïdes.
Aucun enfant n'a nécessité d'hospitalisation
et il n'y eu aucun décès.
Conclusions: Il y a des risques reliés aux
challenges et les risques sont semblables avec les aliments
évalués. La moitié des réactions
touchaient qu'un système et seulement 11% touchaient 3
systèmes. Etant donné les bénéfices
résultant d'un challenge négatif, ces risques
sont acceptables lorsque des épreuves de provocation
orale sont faites sous la surveillance d'une équipe
spécialisée dans des conditions
appropriées. 211(affiché
le 16 fév. 2004)
-Update on threshold doses of food allergens: implications
for patients and the food industry(Mise à
jour des doses déclanchantes d'allergie des
allergènes alimentaires: implications pour les patients
et l'industrie alimentaire) est le titre d'une publication
dans Curr Opin Allergy Clin Immunol de juin, 2004
par Moneret-Vautrin et Kenny. Le but de leur revue est
d'apporter au lecteur une mise à jour sur l'importance
de déterminer le niveau le plus bas de
possibilité de réaction d'un aliment. Ce but a
deux volets, premièrement, pouvoir aider l'industrie
alimentaire à choisir des analyses ayant un seuil de
sensibilité pouvant déterminer des
allergènes alimentaires dans des préparations
commerciales, et deuxièmement, pour préciser des
mesures de prévention pour des personnes très
allergiques pour empêcher des réactions
anaphyactiques recurrentes.
SOMMAIRE: Pour ce qui est des allergies IgE-reliées,
la dose déclanchant des symptômes est maintenant
connue comme variant d'une personne à une autre. Une
dose de moins que 65 mg suffit pour16 et 18% des patients
allergiques aux oeufs et à l'arachide.... 1% des
patients ont un seuil très bas, à environ 1 mg.
De telles données soulignent la
nécessité d'utiliser des tests de
détection ayant une sensibilité supérieure
à 10 parties par million. Les modifications de
l'allergénicité aujourd'hui, suite à des
ingrédients protéiniques introduits dans des
préparations commercialisées ne sont pas encore
connues. Une meilleure connaissance des doses réactives
ou déclanchantes de réactions est
nécessaire.221
(affiché le 15 mai, 2004)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu à
Miami,.FL. du 3 au 7 mars, 2006, le Dr Marie-Noel Primeau
du service d'allergie de l'Hôpital Ste-Justine à
Montréal, a présenté "First reaction to nuts
or peanuts from candy bars labelled 'may contain nuts/peanuts' in
older chidren. "( J Allergy Clin Immuno 117:no 2,
abstracts, no 146, page S 37) Première réaction
à l'arachide ou aux noix suite à ingestion de
préparations étiquetées 'pouvant contenir
traces de noix ou d'arachides. Elle a décrit le premier
cas d'un adolescent de 13 ans qui a eu une réaction
anaphylactique (douleurs abdominales, urticaire et
difficulté respiratoire) ayant nécessité une
injection d'épinéphrine 30 à 60 minutes
après avoir mangé un chocolat 'brownie'
étiqueté 'pouvant contenir traces de
noix/arachides'. Ses tests d'allergie étaient positifs aux
noisettes, noix cajous et pistaches mais négatif à
l'arachide. Un challenge ouvert avec noisette était
positif. Il n'avait pas d'antécédents d'allergie aux
noix. Le deuxième cas était un garçon de 5
ans qui a présenté de l'urticaire 15 minutes
après avoir consommé une barre granola contenant des
amandes mais étiquetée 'pouvant contenir traces
d'arachides'. Il a toujours toléré les noix mais
n'avait jamais mangé d'arachides. Ses tests étaient
négatifs aux noix mais positif à l'arachide. Un
challenge ouvert aux amandes était négatif, mais les
parents ont refusé un challenge avec arachides. Deux ans
plus tard son test à l'arachide était toujours
positf mais le RAST était négatif. Une heure
après `un challenge ouvert avec arachides, le patient a
développé de la rhinite et une toux importante.
Conclusion: Une première réaction aux
noix et à l'arachide peut survenir après
consommation de préparations étiquetées
'pouvant contenir traces de noix ou arachides' chez les
enfants plus âgés. (affiché le 15
avril, 2006)
Relié à cette présentation:
-Dans le Arch Pediatr. du 5 juillet 2006, Feuillet-Dassonval C, Agne PS, Rance F, Bidat E. ont un artcle intitulé Which avoidance for peanut allergic children? (Quelle forme d'éviction chez les enfants allergiques à l'arachide?). Selon le résumé, les auteurs concluent que 'les bénifices d'une éviction stricte semblent limités: les réactions à des doses minimes de l'aliment ou à l'huile d'arachides rafinée sont rares et la plupart du temps légères. Il n'est pas prouvé que l'éviction stricte facilite la guérison d'allergies. Ils soulignent que l'éviction stricte pourrait aggraver l'allergie, avec une détérioration de la qualité de vie, et la création de néophobie de l'aliment. Pour ce qui est de la guérison de l'allergie, il est difficile de normaliser la diète après une éviction stricte. Autre les cas rares de patients très sensibles réagissant à des doses minimes de l'aliment, pour lesquels une éviction stricte est recommandée, le rapport bénéfices-risques est en faveur de la recommandation d'éviction adaptée à la dose déclanchante. Pour la majorité des enfants allergiques à l'arachide, ils croient que l'éviction peut et doit être limitée à l'aliment non caché.260 (affiché le 15 juillet, 2006)
Plus sur ce sujet dans la section "suivi des allergiques
à l'arachide" plus loin dans cet article.
Incidence (ou prévalence) des allergies alimentaires
-Les données sur l'incidence des allergies alimentaire
varient d'une publication à une autre. Voici quelques
statistiques des dernières années:
-Chez les jeunes enfants approx. 1.3% et 0.3%
chez les adultes, selon Chandra. (1997) 5
-Les vraies allergies alimentaires sont moins
prévalentes que généralement
présumées. Elles sont plus courantes chez les
nourissons et enfants âgés de moins de trois ans que
chez les enfants plus âgés et les adultes. Les
coliques du nourisson ne sont pas généralement dues
à des allergies alimentaires. Chez les nourissons,
l'urticaire, l'eczema ou les hémorragies
gastro-intestinales peuvent être causés par allergie
au lait et aux oeufs, mais la tolérance clinique
habituellement se développe en dedans de quelques
années. Les arachides, les noix, les fruits de mer et les
grains, aussi bien que le lait et les oeufs, peuvent causer
l'anaphylaxie chez les enfants très allergiques, et la
ré-exposition à ces aliments peut être un
risque de réactions mettant leur vie en danger 7.
-Approximativement 5% des enfants de moins de 3 ans et 1.5% de
la population en général présentent des
réactions allergiques alimentaires, soulignant le fait que
près de 4 millions d'américains souffrent
d'allergies alimentaires11.
-Une dichotomie existe entre l'allergie alimentaire
perçue et celle confirmée par des études de
provocation appropriées. Seulement 40% des allergies
alimentaires soupçonnées ont été
confirmées par des 'challenges' double-aveugle, avec
contrôle placebo. Dans une enquête récente de
5000 familles américaines, le pourcentage d'individus
rapportant une allergie aux arachides était 7.2% 16.
-L'allergie à l'arachide représente 28% des
allergies alimentaires et survient chez l'enfant de moins d'un an
dans 46% des cas, et de moins de 15 ans dans 93% des cas 23.
-Ewan rapporte 62 cas d'allergie à
l'arachide et/ou aux noix évalués sur une
période d'un an. L'arachide était la cause de
près de 50% des cas, avec 55% des manifestations survenant
vers l'âge de 2 ans et 92% avant l'âge de 7 ans.
33
-Selon une publication d'avrl, 1999 dans J Allergy
Clin Immunol par Sicherer, Munoz-Furlong, Burks et Sampson,
intitulée "Prevalence of peanut and tree nut (TN)
allergy in the US determined by a random digit dial telephone
survey."65("La prévalence d'allergie à l'arachide et aux
noix aux Etats-Unis selon un sondage au hazard par
téléphone") Le titre semble très ordinaire,
mais l'article est à lire- les conclusions sont très
significatives:
Un total de 4374 résidences ont été
contactées par téléphone. Il y a eu 67% de
participation, représentant 12,032 personnes.
L'allergie aux arachides ou aux noix a été
auto-rapportée chez 164 individus (1.4%). . . la
prévalence d'allergie rapportée chez les adultes
(1.6%) était supérieure à celle
rapportée chez les enfants âgés de moins de
18 ans (0.6%).
Chez 131 individus, les détails des réactions
ont été obtenues. Lorsque des critères de
réactions typiquement atopiques (médiées
par l'anticorps IgE, telles qu'urticaire,
angioédème, wheezing, oedème
pharyngé, vomissement, et diarrhées)
étaient appliqués, 10% de ces sujets ont
été exclus.
Des 118 sujets acceptés, les réactions
étaient reliées aux arachides chez 58, aux noix
de grenoble chez 24, noix d'acajou chez 8, noix de
Brézil chez 8, amandes 7, pacanes 7, noisettes 3, et
noix macadames 2, noix mélangées non
identifiées 6. (Seulement 4 [tous des
adultes] ont rapporté une réaction aux
arachides et noix, et 5 ont rapporté une réaction
à plus d'une noix) Les manifestations touchaient:
seulement un système (cutané,
respiratoire, ou gastro-intestinal) chez 50 personnes
(42%)
2 systèmes chez 45 sujets (38%),
et les trois systèmes chez 23 patients
(20%).
45% de ces 118 répondants ont rapporté
plus de 5 réactions à date. . .
Des manifestations atopiques (d'autres allergies)
étaient courantes:
51% avaient d'autres allergies alimentaires
35% avaient la dermite atopique (eczema)
34% avaient aussi de l'asthme
33% avaient la rhinite allergique. . . [94% des
sujets avaient au moins une de ces maladies
atopiques.]
Conclusions:L'allergie à l'arachide et / ou
aux noix affecte approximativement 1.1% de la population
générale, ou à peu près 3 millions
d'américains, ce qui représente un
problème de santé significatif. Malgré
l'intensité des réactions, près de la
moitié des sujets n'ont jamais recherché une
évaluation médicale, et seulement quelques-uns
avaient de l'épinéphrine (adrénaline) en leur
possession en cas d'urgence.
Deux éléments de cette étude sont
nouveaux:
Premièrement, seulement 4 sujets (tous des adultes)
ont rapporté une allergie aux arachides ainsi
qu'à une noix. Les études antérieures
portant sur des patients référés pour
investigation allergique auraient rapporté une
sensibilité aux noix chez 20% 33
et chez 34% 13
des patients avec allergie aux arachides.
Le deuxième élément nouveau est que
ces allergies étaient rapportées davantage chez
des adultes, contrairement à ce qui a toujours
été reconnu que l'allergie était plus
évidente chez l'enfant (7%) que chez l'adulte (1
à 2%) 11.
Parce que l'allergie aux arachides et aux noix ne
disparaît pas spontanément avec
l'âge1712,
il n'est pas surprenant de voir plus d'allergie chez des
adultes, une population qui démontre l'accumulation des
sujets affectés.
Commentaire additionnel:
Malgré que l'étude n'était qu'une
enquête par téléphone, selon un questionnaire
standardisé, faite par un groupe de professionnels
(Innovative Medical Research, Inc (Towson, Maryland), les
conclusions sont différentes de celles rapportées
antérieurement, et me semblent moins
alarmantes.(affiché le 13 avril, 1999)
-"Jusqu'à 8% des enfants de moins de 3 ans et
environ 2% de la population adulte manifestent des
réactions allergiques reliées aux aliments.
Un nombre limité d'aliments sont responsables pour la
majeure partie des réactions produites par des aliments:
le lait de vache, les oeufs, les arachides, les poissons, et
les noix chez les enfants, et les noix, poissons, et
fruits de mer chez les adultes. Les réactions
allergiques reliées aux aliments sont responsables d'une
variété de symptômes touchant la peau,
l'appareil gastro-intestinal et respiratoire et peuvent
être causées par des mécanismes IgE
médiés (prouvés allergiques) ou non. . . .
la peau et l'appareil respiratoire sont le plus souvent
touchés par les réactions de type IgE
médiées, tandis que les symptômes
gastro-intestinaux sont le plus souvent non IgE
médiées. . . Le questionnaire initial ainsi que
l'examen physique sont essentiellement les mêmes dans les
deux cas, mais l'évaluation subséquente
diffère de façon considérable. Le
diagnostic approprié souvent nécessite des
évaluations de dépistage pour évidence de
réactions IgE médieés, et preuve de
réactivité par des diètes
d'élimination et des "challenges" (provocations). Une
fois le diagnostic fait, l'élimination stricte de
l'aliment ou des aliments impliqués est le seul
traitement efficace. La tolérance clinique à
l'aliment impliqué peut survenir chez plusieurs patients
avec le temps, et des "challenges" futurs sont à
considérer." 71,
72(posté le 23 juin, 1999)
Prevalence of sensitization reported and objectively assessed food hypersensitivity amongst six-year-old children: a population-based study (La prévalence de sensibilisation rapportée et hypersensibilité alimentaire établie objectivement chez une population d'enfants âgés de 6 ans.) Le taux de sensibilisation à un groupe d'aliments était 3.6%. mais suite à des provocations orales (challenges) , une histoire clinique et tests d'allergie positifs, la prévalence d'allergie (hypersensibilité) était que de 1.6%. Les taux de perception d'allergie alimentaire sont plus élevés que les taux d'allergie réelle. Ces résultats confirment ceux obtenus par le même groupe dans leur étude de 2005 chez des adolescents: J Allergy Clin Immunol. 2005 Oct;116(4):884-92.(affiché le 3 oct. 2006)
Statistiques:
-Les allergies alimentaires,
particulièrement à l'arachide, sont une cause
fréquente d'anaphylaxie.
-Aux
Etats-Unis,
il y a près de 125 décès annuellement dus
à l'anaphylaxie reliée à l'allergie
alimentaire. . . L'anaphylaxie est
caractérisée par des signes et symptômes
respiratoires, cutanés, cardio-vasculaires, et
gastro-intestinaux survenant soit seul ou en combinaison.80(affiché le 12
août, 1999)
-Au
Canada, selon Statistiques
Canada, il y a eu 6 décès dus à
l'anaphylaxie à un aliment en 1997 et 8 en 1998
(affiché le 28 oct. 2000)
-Statistics Canada nous informe que, des chiffres de
décès par anaphylaxie, de cause alimentaire ou
autre, ne sont plus diponibles suite aux guidelines de WHO
selon lesquels les codes des décès ont
été modifiés. (affiché le 26
janv. 2004)
-En
Angleterre,
selon Pumphrey (Clin exp Allergy 2000 Aug;30(8):1144-50.)
sur 20 décès rapportés par année
causés par anaphylaxie, 5 seraient dus à allergie
alimentaire.100(affiché le 6 déc. 2000)
Voir plus bas les articles de
Macdougall.
-En
France, selon Le réseau d'allergovigilance,
Pr Gisèle Kanny, Médecine Interne, Immunologie
Clinique et Allergologie, Hôpital Central 54035 Nancy cedex:
il y a eu 107 cas rapportés d'anaphylaxie alimentaire
grave en 2002 (chez 33 enants et 74 adultes) dont deux
décès par allergie au soya et à
l'arachide. (voir la présentation en format pdf)
(affiiché le 3 oct. 2003)
L'article original a paru dans
Revue Française d'Allergologie et d'Immunologie
Clinique Vol 43. No 9 (2003): Anaphylaxie alimentaire
sévère et léthale: cas rapportés en
2002 par le réseau d'allergovigilance (Morisset et
coll.)
La fréquence de l'allergie
alimentaire est de 3.24% dans la population
française.
Les accidents cliniques
enregistrés sont le choc anaphylactique: 59.9% (un
cas mortel à l'arachide), des réactions
systémiques sérieuses: 18.7%, un
angioédème laryngé:15.9%, un asthme
aigu grave: 5.6% (un cas mortel au soya),
Les allergènes les plus
fréquents sont l'arachide (14), l'ensemble des noix
(16), les crustacés (9), les fruits du groupe latex
(9), la farine de lupin (7), la farine de blé (7), le
céleri (5), les escargots (5) 200.
(affiché le 14 déc. 2003)
Cette étude a
été publiée aussi dans Allerg Immunol
(Paris) en fév. 2004:Severe food
anaphylaxis: 107 cases registered in 2002 by the Allergy
Vigilance Network. Les auteurs soulignent l'importance de
créer un réseau semblable dans d'autres pays pour
obtenir une base de données
épidémiologiques sur l'anaphylaxie ainsi que sur
la prévalence d'allergie à des nouveaux aliments,
aliments modifiées génétiquement,
etc.217(affiché le 26 avril, 2004)
Morisset, Moneret-Vautrin, et Kanny
du Réseau d'Allergo-Vigilance, ont un article
publié dans Allerg Immunol (Paris) de fév.
2005 intitulé Prevalence of peanut
sensitization in a population of 4 737 subjects - an
Allergo-Vigilance network enquiry carried out in 2002 (La
fréquence de sensibilisation à l'arachide dans
une population de 4 737 sujets - une enquête du
Réseau d'Allergo-Vigilance réalisée en
2002). Accès à l'aticle complet.
Leurs résultats
étaient catégorisés en quatre groupes
selon l`histoire clinique et les tests d'allergie aux
inhalants usuels: groupe 1: sujets soupçonnés
comme ayant une allergie alimentaire; groupe 2: sujets
présentant une condition atopique; groupe 3: sujets
ayant une prédisposition sous-jacente à
l'atopie, démontrée par un ou plusieurs tests
positifs à des aéro-allergènes; groupe
4: sujets non-atopiques. Le taux de sensibilisation
étaient 22.7%, 8.7%, 4%, and 0.4% respectivement.
Assumant que 25% de la population française serait
allergique, le taux de sensibilistion à l'arachide
dans la population en général devrait
être entre 1% et 2.5%.
Considerant une proportion de
3.3 entre la sensibilisation et l'allergie clinique comme
plausible, la prévalence d'allergie à
l'arachide pourrait être de 0.3% à 0.75% de la
population française. Ce chiffre est plus bas que
celui du Royaume Uni, des États-Unis et du Canada
(0.8% to
1.5%).245(affiché le 9 mai,
2005)
-En
Australie,
le risque de réaction fatale reliée
à un aliment, particulièrement chez les enfants
d'âge pré-scolaire, est minime: on estime un
décès en 30 ans chez les enfants de moins de 5 ans,
et 2 décès en 10 ans chez la population totale
d'enfants. 188(affiché le 4 août, 2003)
-Bock, Munoz-Furlong, et Sampson, dans le J Allergy Clin
Immunol de janv. 2001, rapportent leur analyse de 32
décès reliés à des réactions
anaphylactiques dues à des aliments, comme inscrits
à un régistre national établi par l'American
Academy of Allergy, Asthma, and Immunology (AAAA&I)....Les 32
cas ont été divisés en deux groupes: le
premier groupe avait assez de données identifiant la cause
comme étant l'arachide dans 14 des cas (67%) et
les noix dans 7 cas (33%). Le deuxième groupe, 6 cas
(55%) étaient probablement reliés à
l'arachide, 3 (27%) aux noix, et les deux autres probablement au
lait et poissons (1[19%] chacun... La plupart des victimes
étaient des adolescents ou jeunes adultes, tous sauf un
avaient une histoire d'allergie alimentaire connue avant la
réaction fatale, et tous sauf un étaient
asthmatiques. La majorité n'avaient pas
d'épinéphrine injectable disponible lors de la
réaction...Les auteurs concluent que les
décès dus à l'ingestion d'aliments
allergisants chez les sujets susceptibles demeurent un
problème majeur ...Dans cette série, l'arachide
et les noix étaient responsables de plus de 90% des
décès. Une amélioration de l'enseignement
auprès des médecins, individus allergiques et de la
population est nécessaire pour mettre fin à ces
tragédies.110(affiché le 13 fév. 2001)
-Un suivi de l'article ci-haut, relié au "national
registry" (régistre national créé par
l'AAAA&I utilisant un questionnaire structuré
distribué à tous les membres du Food Allergy and
Anaphylaxis Network, et aux patients par leurs allergistes.)
est la publication suivante dans leJ Allergy Clin Immunol
de juillet 2001 par Sicherer, Furlong,
Munoz-Furlong, Burks and Sampson intitulé A voluntary
registry for peanut and tree nut allergy: Characteristics of
the first 5149 registrants. (Un régistre volontaire
d'allergie à l'arachide et aux noix:
caractéristiques des premiers 5149 cas
enregistrés). Voici les résultats de
l'enquête:
les inscrits étaient principalement des
enfants (89% étaient âgés de moins de
18 ans, l'âge moyen était 5 ans; inscription faite
évidemment par les parents)
allergie seulement à l'arachide
rapportée par 3482 patients (68%)
allergie seulement aux noix: 464 (9%)
allergie aux noix et arachides: 1203
(23%)
les inscrits étaient surtout nés en oct. nov.
ou décembre.
l'âge moyen de la réaction à
l'arachide était 14 mois (premier contact connu dans
74%)
l'âge moyen de la réaction aux noix
était 36 mois (premier contact connu 68%)
la moitié des réactions touchaient plus
d'un système de l'organisme
plus de 75% ont nécessité un
traitement, souvent par du personnel médical.
ceux inscrits qui avaient aussi de l'asthme
étaient plus portés à avoir des
réactions sévères que ceux sans asthme
associé (33% versus 21%)
comparées à la réaction initiale,
les réactions subséquentes suite à
ingestion accidentelle étaient plus
sévères, le plus souvent en dehors de la maison,
et souvent nécessitant traitement avec de
l'épinéphrine.
Conclusions: Les réactions allergiques
à l'arachide et aux noix sont souvent
sévères, survenant dans la majorité des
cas suite au premier contact, et peuvent devenir plus
sérieuses avec le temps.126(affiché le 27 juillet, 2001)
-Furlong, Desimone et Sicherer, toujours en ce qui a trait au
US Peanut and Tree Nut Allergy Registry (et de leurs publications
affichées ci-haut) ont publié dans J Allergy Clin
Immunol Nov 2001"Peanut and tree nut
allergic reactions in restaurants and other food establishments."
...soulignant les éléments importants de
réactions allergiques à l'arachide ou aux noix dans
les restaurants et autres établissements privés tels
que pâtisseries, et où la crème glacée
est vendue. Résultats: les détails proviennent de
156 épisodes (il s'agissait de première
réaction dans 29 cas) de 129 sujets/parents:
-la majorité des réactions étaient
causées par l'arachide (67%) ou par les noix (24%)
-dans 9% des réactions, une combinaison d'arachide
et de noix, ou d'arachide et allergène inconnu
-les symptômes sont apparus en moyenne 5 minutes
suite au contact et étaient sévères dans
27% des réactions
-dans l'ensemble, 86% des réactions ont
été traitées (antihistaminique, 86%;
épinéphrine, 40%)
-des 106 enregistrés avec diagnostic d'allergie
connue et documentée qui ont commandé les
aliments à être consommé par l'individu
allergique:
-seulement 45% ont averti l'établissement de
l'allergie des individus
-dans 83 (78%) de ces 106 réactions, quelqu'un
dans l'établissement était au courant que
l'aliment contenait de l'arachide ou des noix comme
ingrédient
-dans 50% de ces épisodes, l'aliment était
"caché" (dans des sauces, vinaigrettes, 'egg rolls',
etc) l'identification visuelle étant
empêchée
-dans 23 (22%) des 106 cas, le contact a
été rapporté par contamination avec
l'équipement de cuisine partagé-des 21 cas
restants avec diagnostic d'allergie connue, les
réactions étaient le résultat
d'ingestion d'aliments qui n'étaient pas pour eux, ou
ingestion d'aliments choisis de buffets ou bars à
salade, ou par contact cutané ou par inhalation
(restants d'aliments sur les tables, 2; écailles
d'arachides au plancher, 2; ou étant à 2 pieds
de proximité de la cuisson de l'aliment,
1.
Conclusions: Les restaurants et autres
établissements semblables posent un nombre de risques
pour les allergiques à l'arachide ou aux noix, surtout
en ce qui a trait à la contamination croisée et
la présence inattendue d'ingrédients dans les
préparations asiatiques ou desserts. On doit s'assurer
d'une bonne communication entre le client et
l'établissement pour éviter des erreurs.
136
(affiché le 7 nov. 2001)
-Dans Allergy de déc. 2001 Schafer et
coll. ont publié: Epidemiology of food
allergy/intolerance (FA/FI) in adults: association with other
manifestations of atopy (Epidémiologie
d'allergie/intolérance (AA/IA) alimentaire chez les
adultes: association avec d'autres manifestations d'atopie.) Des
1537 sujets évalués, 20.8% ont rapporté
AA/IA. Les noix, les fruits, et le lait auraient été
responsables des réactions adverses, et les manifestations
étaient orales (42.9%), cutanées (28.7%),
gastro-intestinales (13%), systemiques (3.2%), et multiples
(12.2%). Des tests d'allergie cutanés à 10 aliments
courants et à 9 inhalants ont été faits: un
quart étaient sensibles à au moins un aliment:
noisettes(17.8%), celeri (14.6%), arachide (11.1%)
responsables pour la plupart des tests positifs. Les allergiques
alimentaires (questionnaire positif et tests positifs)
présentaient le plus souvent de l'urticaire, de l'asthme,
de la dermite atopique, et surtout de la pollinose (allergie aux
pollens, ou "rhume des foins" (73.1%).
Conclusion: L'AA/IA chez les adultes est souvent
rapportée et associée à d'autres
manifestations d'allergie. 141(affiché le 14 janv. 2002)
-Woods, Stoney, et coll. ont publié dans Eur J Clin
Nutr de jan 2002Reported adverse food
reactions overestimate true food allergy in the community.
(Réactions adverses rapportées surestiment
l'allergie alimentaire réelle dans la population)Utilisant des tests d'allergie cutanés, seulement 7
de 457 adultes âgés entre 26 et 50 ans, qui
rapportaient des réactions allergiques à un aliment
avaient un test positif à cet aliment. Cela suggère
que la plupart des réactions ne sont pas reliées
à l'IgE, i.e. ne sont pas des vraies allergies.
149
(affiché le 6 mars, 2002)
-Woods and coll. ont aussi publié Prevalence of food
allergies in young adults and their relationship to asthma, nasal
allergies, and eczema (L'incidence d'allergie alimentaire chez
des jeunes adultes et le lien avec l'asthme, l'allergie nasale et
l'eczema.)dans Ann Allergy Asthma Immunol de
fév. 2002. Sur 1141 adultes (entre 20 et 45 ans)
choisis au hasard et évalués(questionnaire, histoire
d'asthme et d'autres conditions allergiques, tests de fonction
respiratoire, et tests d'allergie cutanés au lait de vache,
arachide, blanc d'oeuf, et au blé) seulement 1.3%
été considérés comme ayant une
allergie alimentaire IgE médiée. Ceux avec une
allergie à l'arachide ou aux crevettes étaient plus
sujets à présenter aussi de l'asthme..150
(affiché le 6 mars, 2002)
-Fatal
food allergies- rare in children. Reportage du BBC News, 25
mars, 2002. Des chercheurs du Newcastle General Hospital
ont publié dans Archives of Disease in Childhood que
si 5% des enfants du Royaume Uni seraient allergiques, les
chances de décès sont 1 dans 800 000. Il y a eu
8 décès dans les dernières 10
années...'Ils espèrent que ces résultats,
publiés dans Archives of Disease in Childhood,
vont rassurer les parents d'enfants allergiques à
l'arachide qui s'inquiètent que les réactions et
l'intensité de ces réactions sont à la hausse
de façon dramatique.' (affiché le 25 mars, 2002)
Résultats: La population au Royaume Unis <
16 ans est 13 millions. Huit décès depuis 10
ans (comme mentionné ci-haut) ou 0.006
décès sur 100 000 de population d'enfants de 0
à 15 ans. L'allergie au lait était la cause
dans 4 décès. Aucun décès
causé par allergie à l'arachide chez les enfants
de moins de 13 ans...Depuis 2 ans, 6 réactions
quasi-fatales (aucune reliée à l'arachide) et 49
réactions sévères (10 reliées
à l'arachide), donnant une incidence de 0.02 et 0.19
par 100 000 enfants âgés entre 0 et 15 ans. Les
réactions étaient plus sévères chez
les enfants présentant aussi de l'asthme.
(affiché le 8 avril, 2002) 151
Réactions sur la publication
sur internet (traduites le mieux possible de
l'anglais, reproduites en partie):
En Ontario, au Canada, onze des 32 décès
reliés à des aliments entre 1996 et 2000 sont
survenus chez des enfants. Contrairement à
l'étude britanique, l'arachide et les noix auraient
causé 10 des 11 décès...La population
d'Ontario âgée de 0 à 15 ans est moins de
2.5 millions, moins que 20% de la population
évaluée and l'étude britamnique. La marge
d'âge durant laquelle les décès sont
survenus dus à anaphylaxie reliée aux aliments
était de 15 à 25 ans. Ce groupe d'âge a
été exclus dans l'étude
britanmique.
Avec les différences dans les populations, le
taux de décès britanniques/irlandais,
particulièrment en ce qui a trait à l'arachide,
est surprenant.
Dans l'étude britannique, les patients qui ont
répondu à une dose unique
d'épinéphrine étaient exclus de la
catégorie de réactions
sévères....cela est trompeur puisque ça
permet l'interférence de succès
thérapeutique avec le degré d'incidence.
L'étude ne souligne pas les
bénéfices potentiels de sauvetage de
l'administration IM précoce
d'épinéphrine.
Comme il n'est pas possible actuellement de
prédire qui va avoir une réaction fatale, nous
recommandons que tous les allergiques à l'arachide, aux
noix et aux fruits de mer, sans tenir compte du degré
d'intensité des réactions antérieures,
soient prêts à faire face à une urgence
anaphylactique.
Le parents doivent être rassurés qu'une
fois le diagnostique approprié fixé et les
directives recommandées suivies, leurs enfants seront
bien protégés. Comme les adolescents et jeunes
adultes semblent à un risque le plus
élevé, la tendre enfance est le temps ideal pour
préparer les enfants à faire face à un
plus grand défi dans les années à venir.
2. De David M. Reading, director of patient support
group, Anaphylaxis
Campaign:
Les auteurs concluent que le risque de réaction
allergique fatale chez les enfants en bas de 13 ans est petit,
et donnent l'impression qu'on semble avoir
exagéré le problème de façon
significative.
Tout le monde est d'accord que l'on vienne en aide aux
parents d'enfants ayant des allergies alimentaires pour tenter
de diminuer leur seuil d'anxiété, mais le
danger de cette publication est le message opposé
laissé par les auteurs et la réaction serait une
fausse confiance de la part des familles affectées par
allergie sévère et aussi de la part de beaucoup
de médecins, d'écoles, des garderies d'enfants,
et dans l'industrie de l'alimentation.
Les médecins experts dans ce domaine seraient plus
aptes à discuter des erreurs dans la
méthologie de l'étude. Comme profane, je
crois qu'il y en a plusieurs.
Les auteurs s'entendent sur le fait que le risque augmente
chez les adolescents et jeunes adultes. Voilà une
raison additionnelle de se préparer lorsque les enfants
sont plus jeunes.
Ce qui est autant inquiétant, c'est que les
omnipracticiens ou médecins de famille deviennent plus
réticents à prescrire des trousses d'urgence
d'épinéphrine pour des enfants qui en
réalité doivent les avoir en leur possession.
Avoir cette trousse d'urgence donne une assurance aux patients,
aux parents et des personnes à charge des enfants; ils
ne sont pas laissés sans recours, ils ont un moyen de se
protéger.
Il serait désastreux si ce rapport augmentait les
risques chez les enfants allergiques, s'ils arrivaient à
convaincre leurs parents et ceux en charge que les mesures de
protection prises à date ne seraient plus
nécessaires.
3. De S. Allan Bock, Jonathan Hourihane, David Reading,
Pete Smith, David Hill, Gideon Lack, and Anne
Munox-Furlong:
Malgré l'apparence rassurante de l'article
par MacDougall et coll. au sujet de l'incidence de
réactions sévères et fatales
causées par les aliments, nous aimerions exprimer
certaines inquiétudes et poser des questions sur les
données présentées.
La première question est la constatation des
cas - est-elle réellement aussi complète que
semblent suggérer les auteurs?
...les dossiers obtenus tels que décrits semblent
avoir les mêmes lacunes que ceux rapportés aux
Etats-Unis. Est-ce possible que le BPSU aurait manqué
un certain nombre de cas?
Une deuxième inquiétude est que
l'étude ne touchait que les cas jusqu'à 15
ans.
Comme mentionné par le Dr Slater ci-haut, aussi
dans l'étude de Bock, Munoz-Furlong, and Sampson
110, des 32 décès, 10 sont survenus chez
des enfants en bas de 15 asn. Dix cas additionnels sont
survenus chez des adolescents agés entre 16 et 19
ans. Pourquoi MacDougall et coll. n'ont -ils pas inclus tous
les adolescents?
Une troisième question doit être
soulevée lorsque les décès dus à
l'anaphylaxie reliée à des aliments est
évaluée: n'est-il pas possible que des cas
d'asthme décédés aient eu une
composante d'allergie alimentaire non identifiée
comme cause initiale?
L'élément déclancheur
responsable des décès d'asthmatiques n'est
pas toujours déterminé.
Que dire des décès qui n'aboutissent
jamais à la salle d'urgence d'un hôpital et
sont décrits sur le certificat de
décès comme un décès du
à l'asthme?
Quatrièmement: la définition de
l'intensité des réactions semble
incomplète.
Les cas de réactions alimentaires
sévères...souvent non rapportées, ou
non rapportées de façon
adéquate.
Cinquièmement: la question de la
sécurité de l'administration de
l'épinéphrine.
Nous ne sommes pas d'accord au sujet du risque aux
enfants recevant une dose unique
d'épinéphrine, à l'opposé de
ne pas administrer le médicament...le surdosage
est certainement possible, mais il nous semble qu'un
surdosage serait une conséquence d'un geste
posé par un membre du personnel médical
plutôt que par des parents. La sur-prescription
d'épinéphrine est un sujet
débatable, toutefois il nous semble un prix
négligeable à payer, avec un risque bas,
pour sauver même une jeune vie.
Finalement, nous sommes très inquiets que des
familles interprètent cette publication comme une
indication que le décès causé par une
allergie alimentaire soit peu probable, et par
conséquence, deviennent moins vigilants.
Si les familles avec des jeunes enfants
allergiques deviennent moins inquiets au sujet de leurs
enfants à l'adolescence, il sera probablement
très difficile de commencer un programme efficace
de prévention. C'est exactement l'opposé du
but des programmes d'éducation aux Etats-Unis
(The
Food allergy and Anaphylaxis Network) et au
Royaume Uni (Anaphylaxis
Campaign)
4. De Warner JO dans son éditorial dans
Pediatric Allergy and Immunology de juin 2002
intitulé How dangerous is food allergy in childhood?
(Quel est le danger de l'allergie alimentaire durant
l'enfance?) il a ceci à dire, entre autre:
-"quels sont les problèmes dans l'étude de
MacDougal?
Le système utilisé par le Pediatric
Surveillance Unit, habituellement employé dans
les études d'épidémiologie de maladies
rares chez les enfants, n'a jamais été
utilisé pour évaluer les maladies courantes
telles que l'allergie alimentaire.
II est très clair que les pédiatres ne
sont pas les seuls spéricalistes (ou médecins)
appelés à voir de tels patients.
Les auteurs aussi étaient particuliers
dans leurs enquêtes ayant exclus les déces
causés par l'asthme. En réalité,
il se peut très bien qu'un certain pourcentage de
décès dits causés par l'asthme
étaient en effet reliés à
l'anaphylaxie.... Alors il est possible qu'on ait
sous-estimé le nombre de
décès.
La constatation des cas selon les
pédiatres excluait expressément les enfants
qui auraient reçu qu'une seule dose
d'épinéphrine. Les auteurs ont
défini les cas 'sévères' i.e. ceux
qui nécessitaient plus d'une injection
d'épinéphrine. Il est clair, toutefois, que
l'emploi précoce de l'injection
d'épinéphrine est un facteur clé dans
la survie des cas présentant une réaction
anaphylactique. L'injection d'épinéphrine
en une dose unique peut très bien prévenir la
progression vers une situation mettant la vie en
danger....deux tiers des personnes ayant eu recourt
à une auto-injection d'épinéphrine ne
se présentent pas à l'urgence d'un
hôpital, préfèrent plutôt
poursuivre le traitement eux-mêmes. Alors, leur
constatation de réactions sévères,
mettant la vie en danger a probablement été
sous-estimée par plus de 66%.
La question de prescrire ou non une trousse pour
auto-injection d'épinéphrine à une
personne ayant présenté une réaction
allergique aigüe, particulièrement reliée
à l'arachide.... demeure toujours difficile à
répondre....il est impossible de prévoir
l'intensité de la réaction subséquente
basé sur l'expérience antérieure.....on
est mieux de d'être prudent et prescrire
l'épinéprhine, en plus, évidemment des
recommandations en ce qui regarde l'éviction et
rassurance au sujet du risque bas de réaction mettant
la vie en danger, surtout durant l'enfance.
Il y a aussi la question de s'assurer que les
précautions soient suivies durant l'enfance pour
qu'une fois l'enfant ait atteint l'adolescence, une
période de risque plus élevé, l'enfant
soit sensibilisé à cette approche
préventive. L'introduction du concept de
précaution seulement à l'adolescence serait
une grave erreur. " (affiché le 22 nov,.
2002)165
Réponse des auteurs: (traduction des extraits
originaux)
Pour ce qui est de la précision et
validité de nos données: est-ce que nos
constatations des décès étaient
sous-estimées? Nos sources étaient nombreuses
et nous avons consulté plusieurs experts sur le
sujet.
L'étude a porté spécifiquement sur
des enfants jusqu'à 15 ans d'âge parce que nous
étions intéressés dans ce groupe
d'âge...nous voulions apporter une perspective
pédiatrique.appropriée.
Nous ne sommes pas convaincus que les enfants qui ont de
l'épinéphrine pour auto-injection ne consultent
pas à l'urgence d'un hôpital. Toutefois, nous ne
connaissons pas le pourcentage et se disant, avons exclu ce
groupe de notre définition de l'intensité.
Finalement, nous sommes tout à fait d'accord que
l'éducation des professionnels et de la population doit
continuer se basant sur les meilleurs connaissances
disponibles. Cela doit inclure les parents qui ont des
enfants à risque élevé aussi bien que
les nombreux parents qui croient que toute réaction
d'hypersensibilité immédiate à un aliment
signifie que leur enfant risque de présenter une
réaction fatale; en réalité, ce risque, en
l'absence d'asthme, semblerait minime.Les parents vont
avoir une idée différente comment réagir
en face d'un risque sévère mais très
léger, comme nous dans bien des situations de nos
vies.(affiché le 30 oct. 2002)
5. A.T Clark and P.W. Ewan ont aussi réagit
à l'article de McDougall et coll. avec des commentaires
publiés dans Arch Dis Child
2003;88:79-81 dans la section
Correspondace et voici plusieurs points saillants:
"McDougall et al... ont conclu que le risque de
décès est petit et minimisent l'importance des
réactions sévères dans l'allergie
alimentaire. Ils donnent l'impression que
l'épinéphrine (adrénaline) comme trousse
d'urgence (Epipen) est prescrite plus souvent qu'elle devrait
l'être. Cette publication va avoir des
conséquences sérieuses dans le soin des enfants
ayant des allergies alimentaires, et on se doit de reviser la
méthodologie employée pour obtenir une vue plus
réaliste. Les résultats de leur étude vont
probablement donner une vue erronnée de la
définition de réactions sévères et
fatales.
...les auteurs font erreur lorsqu'ils prennent pour
acquis que tous tels décès seront
déclarés comme étant des allergies (ou
diagnostiques reliés). Les réactions
anaphylactiques sont souvent faussement déclarées
comme étant des décès dus à
l'asthme, à cause du manque des
antécédents ou d'information. Cela est
évident dans des études rétrospectives de
réactions fatales.
La publication ne touche "que la partie
émergée de l'iceberg" puisque leur seuil de
diagnostic d'inclusion était trop élevé.
Leurs critères utilisés ne sont pas
validés, ne sont pas référencés, et
non applicables à la pratique courante. Pour
être inclus comme réaction sévère,
ils nécessitaient un ou plus des éléments
suivants: arrêt cardio-respiratoire, support inotropique,
un bolus de liquide > 20 ml/lg, plus d'une dose
d'épinéphrine, et plus d'une dose de
bronchodilatateur en inhalation.
Cela est ridicule puisque la majorité des
réactions dans lesquelles le traitement indiqué
est l'épinéphrine- c'est-à-dire, selon la
définition accepté par le UK Resuscitation
Council, d'une réaction sévère- ne
seraient pas incluses. De plus, une dose unique
d'épinéphrine intramusculaire, si
administrée précocement, est habituellement
efficace dans le traitement de l'anaphylaxie- est-ce que les
auteurs ne reconnaissent pas l'anaphylaxie comme une
réaction sévère? Ils ont
négligé d'inclure...les réactions
sévères dans les critères diagnostiques,
par exemple, dans les cas où l'épinéphrine
et/ou l'inhalation d'un bronchodialateur utilisé qu'une
fois pour dyspnée sévère, des
réactions traitées dans la communauté, ou
réactions traitées dans les salles
d'urgence.
Ils mentionnent que l'incidence de réactions
allergiques dues aux allergies alimentaires serait 0.19 cas par
100 000 enfants par année, et des réactions
quasi-fatales (ayant nécessité une intubation)
0.02 cas par 100 000 enfants par année. Le fait qu'un
enfant sur 8 édevait être intubé
suggère que leur critères de réactions
sévères n'étaient pas appropriés.
Que ces chiffres soient une sous-estimation est évident
lorsqu'ils sont comparés avec d'autres
études....L'étude de Sheik et Alvers: presque
quatre fois plus élevés... les résultats
ALSPAC: 38 fois plus élevés....notre incidence
East Anglia de réactions sévères
d'allergie à l'arachide et noix: 62 fois plus
élevés que les chiffres dans l'étude de
McDougall et coll.
Evaluaion de l'intensité des réactions
allergiques: l'intensité des réactions varie
entre bénigne (urticaire au visage) à des
réactions mettant la vie du patient en danger de mort.
Nous avons développé une méthode
d'évaluer l'intensité des réactions
à l'arachide et aux noix qui pourrait être
appliquée à tout aliment. Les réactions
sont classées grade 1 à 5: Il est important
aussi de considérer la quantité
d'allergène causant la réaction puisque c'est un
élément déterminant l'intensité.
Alors, un patient avec une réaction légère
ou modérée à des traces d'allergène
soit par contact ou par inhalation d'une préparation
contenant des noix (ou arachides), pourrait présenter
une réaction sévère s'il en consommait une
très petite quantité. Ce système de
classement souligne l'importance des symptômes
respiratoires bien connus comme un élément majeur
de réaction sévère d'allergie
alimentaire. En appliquant cela à une série
au hasard de 539 patients avec allergie aux noix (ou
arachides), la moitié ont des symptômes
légers cutanés (grade 1-3), 35% ont des
symptômes respiratoires légers (grade 4), et 13%
ont des symptômes de réaction sévère
(grade 5).
Qui a besoin d'Epipen? Il s'agit d'une question
très difficile à répondre et il n'y a pas
consensus.. Plusieurs qui maintiennent que l'Epipen est
trop souvent prescrit.ne réalisent pas que l'Epipen doit
être considéré comme seulement une partie
d'un traitement plus complet. Nous n'avons pas la
réponse qui un jour va être
déterminée suite à des études
additionnelles sur l'histoire naturelle et sera probablement
différente d'une allergie à une autre...Nous
avons établi le système suivant pour
décider qui doit avoir un Epipen et l'utilisont
déjà depuis quelques années.: ceux
classés grade 4 ou 5 ont un Epipen prescrit, et ceux
classés 1 à 3 non et il sont traités avec
un antihistaminique par la bouche. Il y a des exceptions:
1) si le patient fait de l'asthme en plus de cause autre, un
Epipen est prescrit. 2) Si le patient a déjà
réagit suite à un contact ou par inhalation
à des traces d'allergènes avec une
réaction classée 1 à 3, un Epipen est
prescrit. L'épinéphrine par injection
intramusculaire est sans danger et il n'y a pas eu de rapports
de décès chez les enfants reliés à
l'Epipen. La prescription d'un Epipen pour un enfant veut
dire que l'enfant est à risque. Si l'on prescrit un
Epipen à tous les enfants ayant une allergie alimentaire
on met tous les enfants allergiques dans un même groupe
et les enfants à risque sont moins identifiés et
leur traitement probablement négligé.
Conclusions:
La publication de McDougall et coll. a
identifié que la partie extrème du spectre des
réactions allergiques dues aux aliments et cela ne
devrait pas être vu comme critère
d'information.
Les conclusions des auteurs ont peu de
corrélation avec la pratique courante et n'aident pas
dans la décision en ce qui a trait à la
prescription d'auto-injecteurs
d'épinéphrine.
Tout en acceptant que les décès dus
à l'allergie alimentaire chez les enfants de moins de
15 ans soient rares, les conclusions des auteurs ne
devraient pas être interprétées comme
minimisant l'allergie alimentaire et que les soins
appropriés soient réduits.
Il a été démontré qu'un
plan de traitement intégré peut réduire
de façon significative les réactions futures
en nombre et en intensité. Le management
nécessite un diagnostic précis et
évaluation de l'intensité de l'allergie....Il
est important de souligner que chaque enfant est
différent et que le traitement peut varier d'un
enfant à l'autre...La prescription d'un Epipen n'est
qu'un élément dans l'ensemble du traitement,
qui inclut aussi un contrôle adéquat de
l'asthme s'il est associé et la formation
régulière des responsables du traitement. "
168(affiché le 31 janv. 2003)
-Mcdougall, Colver, Nevantaus et Cant ont des statistiques
plus récentes dans le Acta Pediatr de juin
2005, Le titre de leur article est Severe food-allergic
reactions in children across the UK and Ireland, 1998-2000.
(Réactions allergiques reliées à allergie
alimentaire chez les enfants au Royaume Uni et en Irelande,
1998-2000). Extraits du résumé de leur article:
...Tenant compte du fait que l'allergie alimentaire soit
devenue plus courante, les réactions fatales d'allergie
alimentaire chez les enfants sont très rares et l'incidence
ne semble pas changer.. Leur étude est une étude
prospective entre 1998 et 2000, d'admissions hospitalières
pour réactions allergiques aux aliments selon le British
Paediatric Surveillance Unit, qui couvre les 13 millions d'enfants
au Royaume Uni et en Irelande.
Résultats:
229 cas rapportés par 176 médecins
dans 133 départements, donnant un taux de 0.89
admissions par 100 000 enfants par année. Soixante
cinq pour cent étaient de sexe masculin.
41% étaient âgés de moins de 4
ans
Les allergè`nes principaux étaient
l'arachide (21%), les noix (16%), le lait de vache (10%) et
l'oeuf (7%).
Les symptômes présentés
étaient: oedème du visage (76%), urticaire
(69%), respiratoires (66%), choc(13%), gastrointestinaux
(4%).
58 cas étaient sévères. 3
décès, 6 réactions presque fatales, et 8
de ces 9 cas avaient de l'asthme avec sibilances étasnt
le symptôme mettant leur vie en danger. Trois enfants
qui étaient près de la mort avaient reçu
de l'épinéphrine intra-veineuse en excès.
Aucun cas des réactions non fatales a eu de
séquelles physiques ou neurologiques.
7 des 171 réactions non sévères
et 6/58 sévères auraient été
pires si une trousse d'épinéphrine n'avait pas
été disponible.
Six des cas sévères aurait pu
être moins sévères si
l'épinéphrine aurait pu être plus
largement disponible.
Conclusion: Au Royaume Uni et en Irelande, l'incidence
de réactions sévères dues aux aliments est
basse. Cette étude souligne que l'asthme est un
facteur de risque très significatif dans une
réaction sévère et par conséquent
demande un management optimal`; l'épinéphrine
intra-veineuse doit être utilisée avec prudence
étroite si elle s'avère nécessaire.
L'épinéphrine administrée par
auto-injecteurs ne prévient pas toujours le
décès, mais le désign et les
données de notre étude ne permettent pas une
conclusion définitive si dans le contexte globlal les
auto-injecteurs d'épinéphrine sont
bénéfiques. 252 (affiché le
3 oct. 2005)
Voir quelques statistiques aussi à la section sur
l'anaphylaxie
affichées le 13 nov. 2002
-Dans Allergy Clin Immunol Int - J World Allergy Org.15/5
(2003), Ebisawa, et coll. ont une
publication intitulée Food Allergy in Japan.(Allergie alimentaire au
Japon). Les auteurs rapportent "Nous
n'avons pas de statistiques de la prévalence de l'allergie
alimentaire au Japon....Suite à la deuxième guerre
mondiale, les habitudes alimentaires des japonais ont
changé avec l'introduction d'aliments provenant des pays
occidentaux ce qui pourrait être un élément
majeur de l'augmentation des réactions allergiques
reliées aux aliments. Les allergènes alimentaires
les plus courants chez les enfants japonais sont l'oeuf de poule,
le lait de vache et le blé, responsables de 60% des
réactions allergiques.. Quelques aliments se sont
ajoutés dans les dernières années auxquels
l'allergie semble augmenter; ils sont les arachides, le
sésame et les fruits". (affiché le 26 janv.
2004)
Statistiques
personnelles portant sur consultations de sept. 1992 à
déc. 2001
-A partir de sept 1992, le docteur Zave Chad, collègue
allergologue et bon ami, à l'époque aussi au service
d'allergie et d'immunologie de l'Hôpital Ste-Justine, et
moi, avons décidé de faire nos consultations
utilisant un ordinateur portatif, ou 'laptop', (plutôt
qu'écrire au dossier, la plupart des fois, une consultation
qui finit par être très difficilement lisible, si on
se fit sur l'écriture des médecins, et après
avoir eu à consulter des dossiers, soit en clinique externe
à l'hôpital ou au cabinet privé.) Une copie
imprimée de chaque consultation a été par la
suite incluse au dossier. Tous les enfants vus à la
clinique d'allergie de Ste Justine, ainsi qu'au cabinet
privé depuis font partie d'une base de données qui
après près de 10 ans est impressionnante. Dans mon
cas, durant cette période, un total de19 020 patients
(enfants et adultes) ont été vus en consultation
(pour la première fois.) Le programme utilisé pour
la base de données (FilemakerPro) nous permet de
repérer une foule de statistiques portant sur plusieurs
aspects, dont l'âge du patient, les détails du
questionnaire, les antécédents personnels et
familiaux, le diagnostic, le traitement, etc.
Pour ce qui est de l'incidence de l'allergie à
l'arachide:
no total de nouvelles consultations: 19 020
enfants (moins de 12 ans): 7 164
adultes (12 ans et plus): 11 856
patients allergiques à l'arachide:
adultes: 126 ou1.06%
enfants: 582
ou
8.12%(affiché le 22 mars, 2002)
NB. Ces chiffres ne reflètent pas
nécessairement une augmentation de l'incidence de
l'allergie à l'arachide mais plutôt dans le nombre
de patients référés pour allergie possible
à l'arachide.
-possible durant la grossesse, probable durant
l'allaitement.
Un communiqué du Department of Health, Committee on
Toxicity of Chemicals in Food, Consumer Products and the
Environment, de Wetherby, North Yorkshire, a été
rapporté le 27 juin, 1998, dans le BMJ (British
Journal of Medicine), intitulé "Women warned to avoid
peanuts during pregnancy and lactation." (Les femmes devraient
éviter les arachides durant la grossesse et
l'allaitement). Selon John Warner, professeur de
santé chez l'enfant de l'Université de Southampton
et un membre du groupe de travail du gouvernement sur l'allergie
aux arachides, il y aurait un lien entre la consommation
d'arachides durant la grossesse et l'allaitement et l'incidence
plus précoce et plus fréquente d'allergie.
L'évidence obtenue de fétus avortés auraient
démontré qu'à partir du deuxiéme
trimestre le fétus est capable de produire une
réaction allergique. Il y a plusieurs théories
comment la sensibilisation survient. . .les antigènes de la
mère peuvent être transmis par le sang maternel
à travers la barrière placentaire...le fétus
peut avaler l'IgE du liquide amniotique 31
Suite à la publication de
l'article dans le BMJ, un commentaire par Pamela W Ewan a
paru dans le Lancet le 4 juillet, 1998, intitulé
"Prevention of peanut allergy" dans lequel elle note que le
rapport du comité disait que les femmes enceintes
"désireraient" éviter de consommer des
arachides...elle souligne l'importance de l'allergie aux arachides
comme cause courante d'anaphylaxie...sa fréquence ayant
augmenté considérablement 32...et
pour ce qui est de la sensibilisation in utero (durant la
grossesse), il n'y a pas d'évidence convaincante selon des
études prospectives que la manipulation de la diète
maternelle durant la grossesse ait un effet durable sur le
développement d'allergie alimentaire. Des données
indirectes suggèrent que l'allaitement serait une voie plus
probable de sensibilisation primaire, mais ce point reste à
déterminer34
Dans le Lancet du 29
août, 1998, Deborah E Fox, Gideon Lack, ainsi que
Richard S H Pumphrey, Phillip B Wilson, et Amolak S Bansai,
répondent au commentaire d'Ewan. Dans la première
lettre, les auteurs sont d'accord avec Ewan qui demande
d'autres études pour que "les mesures de santé
publique soient basées sur des données plus
concrètes" ... et que les directives aient causé
des appréhensions chez les mères ayant des
enfants allergiques aux arachides. Les auteurs dans la
deuxième lettre suggèrent que les directives
soient appliquées aussi à toutes les noix.35
-Dans le BMJ 2007;335:633 (29 September), doi:10.1136/bmj.39348.851968.BE, Zosia Kmietowicz a un article entitulé 'Advice to pregnant women to avoid eating peanuts should be withdrawn'. (Le conseil donné aux femmes enceintes d'éviter de consommer des arachides devrait être supprimé.) Le conseil du Department of Health aux femmes enceintes avec une histoire de maladies atopiques d'éviter de consommer des préparations contenant des arachides, et d'introduire de tels aliments à leurs enfants qu'à l'âge de 3 ans est périmé et devrait être supprimé immédiatement selon un rapport provenant du House of Lords. Le conseil en question du département de santé lancé en 1998 et reproduit dans des bulletins du gouvernement offerts aux femmes enceintes et aux nouveaux parents, n'a jamais été prouvé. 281(affiché le 16 oct, 2007)
-Dans une étude de février 1999 provenant
de Cape Town, Afrique du sud79,
les auteurs ont démontré que:
les mères qui consommaient des arachides plus
qu'une fois par semaine durant la grossesse avaient plus de
chance de donner naissance à un enfant allergique
à l'arachide que si elles en consommaient moins d'une
fois par semaine.
Les arachides ou le beurre d'arachide ont
été introduits dans la diète de l'enfant
à un âge plus jeune dans le groupe d'enfants
allergiques à l'arachide dans l'étude.
Ils ont noté une corrélation entre
l'âge d'introduction d'arachides et l'âge du
début des manifestations chez les sujets allergiques
à l'arachide
L'allaitement maternel exclusif ne protégeait pas
contre le développement de sensibilisation à
l'arachide.
L'allergie à l'arachide est associé
à un risque plus élevé de sensibilisation
à d'autres aliments.. (affiché le 6
août, 1999)
Dans l'Anaphylaxis Network
Newsletter de Juin 2000, le Dr Peter Vadas,
Président sortant de la Fondation d'Anaphylaxie du Canada,
et Directeur Médical de la Clinique Régionale
d'Anaphylaxie de l'Hôpital St. Michael de Toronto.
écrit ce qui suit, dans son article intitulé 'Le
Processus de sensibilisation',
"Une étude tout juste
complétée dans notre laboratoire a
démontré que la protéine d'arachide, en
effet, est transmise de la diète de la mère, par
voie sanguine, dans le lait maternel. Utilisant une technique
de détection des allergènes d'arachide,
très sensible, nous avons évalué des
échantillons de lait maternel pour la présence de
protéines d'arachide, à différent stages
suite à la consommation d'arachides rôties,
séchées, chez un groupe de volontaires. Les deux
allergènes principaux de l'arachide associés
à l'anaphylaxie ont été
détectés dans le lait maternel dans une à
trois heures suite à l'ingestion dans près de 50%
des volontaires. Ces données confirment la notion qui
n'avait pas à date été prouvée, que
certains nourissons pouvaient devenir sensibles à
l'arachide par l'allaitement maternel."
L'étude mentionnée par le docteur
Vadas a été publiée dans le Journal
of the American Medical Association du 4 avril,
2001115(affiché le 14 avril, 2001)
Le docteur
Vadas ajoute, "Ce n'est pas si simple que ça, toutefois.
La concentration de la protéine d'arachide, le temps
d'exposition, ainsi que la fréquence de l'exposition
peuvent donner lieu soit à la sensibilisation ou
laTOLÉRANCE.
Ce dernier processus (tolérance) en
réalité protège contre les allergies! Dans
certains cas, l'exposition à la protéine
d'arachide contenue dans le lait maternel pourrait
protéger le nourisson contre le développement
d'allergie à l'arachide à une date future. A ce
stage, il serait simpliste de suggérer que toutes les
mères évitent les produits contenant des
arachides durant l'allaitement. Malgré que cela
protège certains enfants contre la sensibilisation
à l'arachide, d'autres enfants seront
prédisposés à être
sensibilisés, la tolérance ayant
été empêchée. Il serait plus
prudent, plutôt, que les mères évitent tout
produit d'arachide durant l'allaitement d'enfants à
risque, surtout ceux qui ont une histoire familiale
chargée d'allergies ou ceux qui ont déjà
un frère ou une soeur allergique à l'arachide."
(affiché le 26 juillet, 2000)
Cette notion de tolerance a
été abordée par les docteurs Gideon Lack et
Jean Golding, dans leur lettre qui résumait leurs
commentaires sur l'article de Pamela W. Ewan intitulué
'Clinical study of peanut and nut allergy in 62 consecutive
patients: new features and associations.' BMJ
1996;312:1074-8 (27
April)...."l'exposition à l'arachide et à
d'autres aliments durant l'allaitement et l'enfance serait
peut-être importante dans le développement de
tolérance immunologique et peut prévenir la
sensibilisation à ces aliments... les mesures
d'évitement ne serviraient qu'à réduire
l'exposition à l'arachide à des taux bas, ce qui, de
façon paradoxale, augmenterait la sensibilisation à
l'arachide; l'exposition aux allergènes de façon
subtile (plutôt qu'à des concentrations
élevées) favorise la production de l'anticorps IgE,
et une exposition à si peu que 2 µg d'un
allergène inhalé par année pourrait
être suffisante pour induire une sensibilisation
respiratoire. (affiché le 26 juillet, 2000)96
Au congrès annuel de l'
AAAA&I tenu à San Francisco du 19 au 23 mars,
2004, Appelt et coll. ont présenté
Breastfeeding and food avoidance are ineffective in preventing
sensitization in high risk children. (L'Allaitement maternel
et l'éviction d'aliments sont inefficaces dans la
prévention de sensibilisation chez les enfants à
risque.) Les mères étaient sur une diète sans
noix, arachides et poissons et réduite en lait et oeufs
durant le 3e trimestre de leur grossesse, et durant l'allaitement
jusqu'à un an. Les enfants ont subi des tests
cutanés à un an, deux ans et 7 ans.
Conclusion: Les enfants
à risque vont souvent se sensibiliser à des
aliments courants durant l'enfance mais cette
sensibilité disparait spontanéments dans le
cas du lait et des oeufs. L'éviction partielle durant
le dernier trtimestre de la grossesse et durant
l'allaitement maternel est inefficace dans la
prévention de la sensibilisation et pourrait
même augmenter cette sensibilisation chez les enfants
à risque.218(affiché
le 26 avril, 2004)
Strid, Thomson, Hourihane et coll. ont
une publication dans Immunology, de nov 2004: A
novel model of sensitization and oral tolerance to peanut protein.
(Un modèle original de sensibilisation et de
tolérance orale aux protéines d'arachide.) Citant le
résumé, 'La voie exacte de sensibilisation primaire
n'est pas connue quoique le système immunitaire
gastro-intestinal jouerait un rôle important. L'exposition
du système gastro-intestinal à des antigènes
solubles normalement mène à un état
d'hyporéactivité systémique
antigène-spécifique (torérance orale). Une
déviation de ce processus est considérée
comme responsable des maladies allergiques reliées aux
aliments. Dans cette étude, nous avons
développé un modèle murin pour
l'investigation des processus immunorégulatoires suite
à l'ingestion de protéines d'arachides que nous
avons comparé à un modèle de tolérance
orale à l'ovalbumine d'oeuf de poule (OVA). Nous avons pu
démontrer que la tolérance orale induite est
hautement dose-dépendante et est différente d'un
protéine (arachide) à l'autre (OVA). La
tolérance à l'arachide nécessite une dose
orale considérablement plus élevée que la
tolérance à l'OVA. Des doses petites d'arachide sont
plus susceptibles de causer une sensibilisation et production
élevée de leukotriène-4... Ces
résultats démontrent que la tolérance orale
à l'arachide peut être induite de façon
expérimentale mais les protéines d'arachides ont un
effet sensibilisant puissant. Ce modèle peut maintenant
être utilisé pour définir les
mécanismes régulatoires suite à exposition
orale de protéines allergéniques sur
l'immunité locale, mucosale et systémique et pour
l'investigation des effets immunorégulaoires des voies
non-orales d'exposition allergénique sur le
développement de sensibilitsation allergique à
l'arachide et d'autres allergènes alimentaires.
236(affiché le 29 oct.
2004)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I tenu à San Diego, CA. en fév. 2007, Anne Des Roches (du service d'allergie de l'Hôpital Ste Justine à Montréal) a présenté Peanut Allergy in infants: is Breastfeeding a Risk Factor? (L'allergie à l'arachide chez le nourisson: est-ce que l'allaitement maternel est un risque de sensibilisation?). Les mères de 403 enfants dont la moitié étaient allergiques à l'arachide (âge moyen: 14 mois) ont pris part à l'étude entre octobre 1998 et janvier 2005. Elles ont été questionnées sur leur diète durant la grossesse et durant l'allaitement, la diète de leurs enfants, leur exposition environnementale à l'arachide ainsi que sur l'histoire familiale d'atopie. Conclusion: l'exposition à des taux bas de préparations contenant des arachides, comme dans le lait mternel et durant la grossesse, semble être un facteur de risque significatif d'allergie à l'arachide chez le nourisson. (affiché le 5 mai, 2007)
Les conclusions du Dr Des Roches confirment celles du Dr Warner publiées dans le British Journal of Medicine en juin 1998, ainsi que les commentaires de Pamela Ewan, Gideon Lack et d'autres publiées dans Le Lancet la même année. Suite à ces publications, un communiqué a été lancé par le Department of Health...conseillant aux femmes d'éviter de consommer les arachides durant la grossesse et durant l'allaitement. (affichés ci-haut dans cette section sur la 'sensibilisation à l'arachide'). Mais depuis 1998, Dean, et coll. ont publié dans J Hum Nutr Diet. 2007 Apr;20(2):95-9. en avril 2007, 'Government advice on peanut avoidance during pregnancy-is it followed correctly and what is the impact on sensitization?' (Les conseils sur l'éviction d'arachides durant la grossesse - sont-ils suivis correctement et quel est l'impact sur la sensibisation?)L'étude a été faite au David Hide Asthma and Allergy Research Centre, St Mary's Hospital, Newport, Isle of Wight, UK. sur un total de 858 enfants nés immédiatement après les conseils du gouvernement, et suivis pendant 2 ans et évalués s'ils ont développés une sensibilisation à l'arachide. Leurs mères ont répondu à une questionnaire standardisé sur l'histoire d'atopie et leur expositon à l'arachide.
RÉSULATS: Soixante-cinq pourcent des mères ont évité les arachides durant la grossesse. Ce qui était plus surprenant était qu'il n'y avait pas de différence entre les mères ayant des allergies et celles qui n'en avaient pas. Quarente-deux pourcent des mères étaient au courant des conseils du gouvernement, et la moitié les ont suivi. Treize enfants de près de 660 testés étaient allergiques à l'arachide (2%). De ces 13 enfants, 10 mères ont admis qu'elles ont évité de consommer des arachides durant leur grossesse. Dans cette étude cohorte la consommation d'arachides par les mères durant la grossesse n'était pas associée à la sensibilisation à l'arachide chez l'enfant..
CONCLUSIONS: La majorité des mères dans cette étude ont évité de consommer des arachides durant la grossesse. Il faut croire que soit les conseils du gouvernement ont été mal compris par les mères ou le gouvernement n'a pas suffisemment expliqué l'application des conseils. (affiché le 8 mai, 2007) 269
RÉSULTATS: Sur l'ensemble, 61% des mères se souviennent d'avoir entendu parler de ces conseils du gouvernement en 1998...seulement 36 mères (3.8%) les ont suivi et ont cessé de consommer des arachides durant leur grossesse. L'aopie des mères n'a eu aucun effet sur la consommations d'arachides durant l'allaitement...Trente enfants (2.8%) avaient un test cutané positif à l'arachide. Vingt enfants (1.8%) étaient allergiques à l'arachide.
CONCLUSIONS: Il est difficile d'accepter un impact quelconque (soit positif ou négatif) des conseils du gouvernement sur la prévalence d'allergie à l'arachide chez des enfants britaniques de 4 ou 5 ans entre 2003 et 2005. Il est incertain qu'éviter de consommer des arachides durant la grossesse ou l'allaitement ait un effet quelconque sur l'incidence d'allergie à l'arachide ches les enfants. (affiché le 26 mai, 2007) 268
Autres sources de
sensibilisation:
Dans Pediatr Allergy Immunol de février
1999, une étude venant de Suède a conclut
que la sensibilisation à l'arachide par la consommation
de vitamine A et D dans des préparations à base
d'huile (incluant d'arachides) était peu
probable..78(Affiché le 6 août, 1999)
Une suggestion a été faite lors du
congrès annuel de l'AAAA&I à Washington, DC, en
mars, 1998, par Lack G et coll. que la sensibilisation
surviendrait topiquement par l'application de crèmes
pour eczema ou onguents appliqués sur les
mamelons par les mères qui allaitent leus nourissons,
préparations contenant de l'huile d'arachides.
(affiché le 6 août, 1999)
Gideon Lack et coll. ont publié un article
intitulé, "Factors Associated with the Development of
Peanut Allergy in Childhood" (Facteurs associés au
développement d'allergie à l'arachide chez les
enfants) dans le N Engl J Med du 13 mars,
2003 dans lequel ils ajoutent des commentaires sur ce
point:
"L'absence d'une association entre la consommation
d'arachides durant la grossesse, et notre inabilité
de déceler de d'IgE spécifique à
l'arachide dans le sang du cordon, semble à
l'encontre d'une sensibilisation in utero.
Nos données ne semblent pas soutenir
l'hypothèse d'une sensibilisation par le lait
maternel non plus.
La consommation de soya par les enfants est
possiblement un facteur qui n'est pas impliqueé dans
d'autres manifestions atopiques. (Voir étude reliée un peu plus bas)
Notre hypothèse est la suivante: l'exposition
à de faibles doses d'antigènes d'arachides
à travers la peau inflammée causerait une
sensibilisation. Les crèmes étaient surtout
des produits émollients utilisées comme
traitement d'irritation reliée aux couches, d'eczema,
de peau sèche, et autres conditions cutanées
inflammatoires durant l'enfance. Nous concluons qu'un
histoire familiale d'allergie à l'arachide, la
présence d'éruptions eczémateuses
suintantes, l'utilisation de préparations à
base d'`huile d'arachides, et l'exposition à des
protéines de soya pourraient être des facteurs
dans le développement d'allergie à
l'arachide."171(affiché le 31 mars, 2003)
Réactions à cette publication:
1. Ziegler JB: "...les patients ayant une allergie
à l'arachide et le groupe contrôle
n'étaient pas comparés
adéquatement... il est possible que les
patients ayant une allergie à l'arachide
utilisaient des préparations cutanées plus
souvent et un plus grand nombre de crèmes
différentes... il est possible que les enfants
avec allergie à l'arachide avaient un eczema plus
sévère et rebel au traitement..."
2. Roth JS: "...les auteurs ne précisent pas le
type d'huile d'arachides utilisée dans leurs
études cliniques. En Angleterre, l'huile d'arachides est
principalement moins raffinée et contient des
protéines d'arachides....ce qui peut très bien
expliquer les réactions des patients dans cette
étude. Aux E-U, l'huile d'arachides ....ne contient
pas de protéines d'arachidese
décelables."
3. Matsui EC, and Wood RA: "Nous croyons que le choix
des contrôles...a pu exagérer l'association
entre l'exposition à des protéines de soya et
l'allergie à l'arachide... l'exposition à
des protéines de soya était associée de
façon indépendante à l'allergie
à l'arachide. Toutefois, les enfants qui ont des
allergies alimentaires sont plus aptes à avoir
été prescrits des formules de soya que ceux
qui n'ont pas de telles allergies à cause de leur
dermite atopique. Les résultats des auteurs
peuvent par conséquent refléter une
association générale entre l'allergie
alimentaire et l'exposition aux protéines de soya,
plutôt qu'une association spécifique avec
l'allergie à l'arachide....un groupe conrôle
d'allergiques alimentaires devrait être utilisé
dans le but de déterminer si il y a un risque
arachide-spécifique associé à
l'exposition aux produits de soya."
4. Wilson, DHB, Wilson SM: "Les suppositoires vaginaux
qui sont partois utilisés au début d'une
grossesse vont souvent contenir de l'huile d'arachides..
L'effet de ce variable maternel devrait être
investigué."
5. Wilkin JK, Pappas EG, DeCamp WH: "La FDA est au
courant de l'inquiétude au sujet de l'huile
d'arachides et s'occupe d'évaluer des options pour
réduire le risque impliqué. Il exisite une
stratégie additionnelle qui pourrait diminuer le
fardeau de l'allergie à l'arachide: extraire les
allergènes contenus dans l'huile d'arachides
destinée aux produits thérapeutiques. L'huile
d'arachides soumise à des températures
élevées durant le raffinement pourrait
réduire le taux des protéines d'arachides
de façon considérable rendant l'huile
moins allergénique."
La réponse des auteurs:
re 1: "La plupart des préparations contenant
de l'huile d'arachides ont été
utilisées comme traitement des irritations
causées par les couches. ..le niveau d'exposition
à des préparations ne contenant pas d'huile
d'arachides était équivalent dans tous les
groupes...."
re 2: "Même si l'huile d'arachides est soumise
à des températures élevées, on
peut déceler des traces de protéines
d'arachides."
re 3: "Dr Matsui and Wood suggèrent que
l'association entre la consommation de produits de soya et
l'allergie à l'arachide aurait pu être
confondue par l'atopie et d'autres allergies. Les
renseignements sur la consommation de soya étaient
obtenus de façon prospective, comme ceux d'autres
allergies."
re 4: "L'utilisation maternelle de crèmes
mammaires contenant de l'huile d'arachides, indirectement
consommées par les bébés au sein, n'est
pas associée à l'allergie à
l'arachides. L'association a été
démontrée entre l'allergie à l'arachide et
l'application cutanée des huiles. "
re 5: "....soummettre l'huile d'arachides à
des températures très élevées
peut augmenter l'allergénicité des
protéines qui demeurent."185(affiché le1er août, 2003)
-Une autre réaction à l'article ci-haut
par Lack qui a paru dans New Eng J Med vient de
Peeters et coll., sous forme de lettre à
l'éditeur publiée dans J Allergy Clin
Immunol de mai 2004: Peanut allergy:
Sensitiztion by peanut oil-containing local therapeutcs
seems unlikely. (Allergie à l'arachide:
sensibilisation par des produits pharmaceutiques par
application locale contenant de l'huile d'arachides semble
peu probable). Les auteurs ont analysé
l'allergénicité d'huiles d'arachides crues,
d'huiles d'arachides à différentes
étapes d'extraction, d'huiles raffinées
vendues dans des supermarchés, d'huiles
pharmaceutiques, et un nombre de produits courants contenant
de l'huile d'arachides, comme des vitamines.
Ils ont conclu qu'il serait peu probable que des
traces significatives de protéines d'arachides
demeurent dans l'huile d'arachides après extraction,
et ils croient que leurs résultats mettent un doute
sur la proposition que les produits pharmaceutiques
contenant de l'huile d'arachides raffinée jouent un
rôle dans la sensibilisation à
l'arachide.227(affiché le 24 mai, 2004)
Re l'article de Gideon Lack affiché ci-haut au sujet de la consommation de soya chez les nourissons:
Dans Pediatr Allergy Immunol. 2005 Dec;16(8):641-6.Klemola T et coll. ont une publication intitulée, Feeding a soy formula to children with cow's milk allergy: the development of immunoglobulin E-mediated allergy to soy and peanuts. (Les enfants avec une allergie aux protéines bovines qui consomment du lait soya: le développement d'allergie IgE-médiée au soya et à l'arachide) Ils ont étudié cette possibilité et ils ont conclu que cette association serait rare. Les nourissons dans les deux premières années de vie qui consomment du lait soya ne sont pas plus à risque de développer une allergie à l'arachide.
Epicutaneous exposure to peanut protein prevents
oral tolerance and enhances allergic
sensitization.(L'exposition épicutanée aux
protéines d'arachide prévient la tolérance
orale et augmente la sensibilisation allergique) est le titre
d'une publication dans Clin Exp Allergy de juin
2005, par Strid, Hourihane et coll. Les auteurs ont
démontré chez la souris que l'exposition
cutanée initiale prévenait l'induction
éventuelle de tolérance orale à l'arachide
d'une façon antigène-spécifique. Suite
à une provocation orale, les souris devenaient
sensibilisées et réagissaient en formant des IL-4 et
IgE arachide-spécifiques. De plus, les souris avec une
tolérance à l'arachide devenaient sensibles à
l'arachide suite à une exposition épicutanée.
Conclusion: L'exposition épicutanée
à l'arachide peut prévenir la tolérance
orale, et peut même modifier une tolérance
existante à l'arachide. L'exposition
épidermique aux allergènes protéiniques
donne lieu à des réponses de type Th2, ce qui
encouragerait la sensibilisation à des
protéines alimentaires suite à exposition
gastro-intestinale..247
(affiché le 29 juin, 2005)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu à
Miami,.FL. du 3 au 7 mars, 2006, le docteur Gideon Lack et
coll. ont présenté 'Risk of peanut allergy
associated with high household exposure to peanut in infancy'(J Allergy Clin Immuno Vol 117, no 2, abstract # 140, p
S35) (Risques d'allergie à l'arachide
associés à exposition élevée à
l'arachide à la maison durant l'enfance) Les
auteurs déclarent que 'plus de 90% d'enfants allergiques
à l'arachide réagissent suite à leur
première exposition buccale à l'arachide.' La voie
par laquelle la sensibilisation s'est produite demeure inconnue.
Des données récentes suggèrent une exposition
cutanée discrète serait possiblement une cause. Ils
ont trouvé, utilisant un questionnaire retrospectif...
incluant de l'information au sujet de la consommation d'arachides
par le reste des membres de la famille...que l'exposition
à l'arachide environnental durant l'enfance faliciterait la
sensibilisation et que l'exposition discrète jouerait un
rôle protecteur chez les enfants atopiques. Aucun
effet n'a été observé en ce qui a trait
à la consommation des mères durant la grossesse et
l'allaitement..(affiché le 16 avril , 2006.)
C'est le titre de l'excellente conférence
présentée à la Septième
Conférence Bram Rose, région de l'est, tenue
à Hull du 6 au 8 juin, 2003, par le docteur
Christine McCusker. Voici les points saillants en ce qui a trait
à l'allergie à l'arachide:
re le système immunitaire durant la grossesse, il a
été suggéré que l'exposition
maternelle aux allergènes pourrait produire une
tolérance active chez le fétus.
re le système immunitaire du fétus: on a
démontré chez le fétus des réponses
immunitaires réduites à des allergènes
alimentaires et environnementaux.
Risque élevé chez l'enfant est
habituellement défini comme ayant au moins un parent de
premier degré avec une maladie atopique.
La sensibilisation chez le nourisson à l'oeuf de
poule est un signe prévisible d'eczema et à la
sensibilisation à des aéro-allergènes ainsi
qu'à d'autres aliments.
re la diète durant la grossesse: des études
isolées avant l'accouchement n'ont pas été
faites chez les humains.
L'allaitement maternel est recommandé mais son
rôle dans l'atopie et sur le développement
d'allergies alimentaires est controversé.
Dans des études épidémiologiques,
l'exposition précoce et à long terme à des
fermes, étables et au lait de ferme aurait un effet
protecteur puissant contre le développement
d'allergies.
Re l'impact d'éviction d'aliments
allergéniques durant la grossesse et chez le nourisson:
Des études ont démontré une
incidence diminuée d'eczéma infantile.
Des études ont démontré aucun effet
dans la prévalence péridioque d'allergie
alimentaire jusqu'à l'âge de 7 ans.
Aucun impact positif à long terme n'a pu
être défini.
L'ingestion d'arachides durant la grossesse a
été reliée à des RASTs positifs
dans une étude.
Evidence en faveur d'éviction d'arachides:
Des protéines d'arachides ont été
décelés dans le lait maternel.
Des réactions allergiques à l'arachide ont
été documentées suite au premier contact
connu avec l'arachide.
Dans une étude, des tests RASTs
arachide-spécifiques ont été
démontrés comme étant reliés avec
l'ingestion plus fréquente d'arachides durant la
grossesse.
Dans toutes les études d'éviction
d'arachides durant la grossesse et l'allaitement maternel, il
n'y a eu aucune différence significative chez les
enfants allergiques ou non à l'arachide après 7
ans de suivi.
Il a été proposé récemment que
le stress maternel pourrait jouer un rôle dans le
développement des maladies atopiques. References
(affiché le 14 juin, 2003)
- Un article fort intéressant a
paru dans le Montreal Gazette le 10 oct. 2005 apportant des
notions à considérer, 'Forget cereal - feed baby enchilladas'écrit par J.
M. Hirsch, de l'AP. Voici quelques extraits:
En réalité la plupart des conseils
donnés aux parents au sujet de l'introduction d'aliments
solides aux nourissons - même provenant de pédiatres
- sont des mythes plutôt que basés sur la science,
selon David Bergman, professeur de pédiatrie à
l'université de Stanford. "Il n'y a pas beaucoup de preuves
pour appuyer les conseils que nous donnons...."
Les experts sont d'accord que les enfants dès
l'âge de 6 mois peuvent digérer presque tout,
sauf pour quelques exceptions: Soyer prudent si vous avez
une histoire familiale d'allergie; introduisez les aliments un
à la fois et surveillez toute réaction
anormale...
Nancy Butte, professeur de pédiatrie au Baylor College
of Medicine, trouve que plusieurs directives longtemps
acceptées - comme l'introduction des aliments dans un ordre
particulier ou l'introduction plus tardive d'aliments connus
commes allergisants - ne sont pas basées sur des preuves
scientifiques.
David Ludwig du Children's Hospital de Boston, un
spécialiste en nutrition pédiatrique, mentionne que
quelques études suggèrent que le riz et autres
céréales hautement traitées ou
transformées pourraient en réalité être
les pires aliments pour les nourissons. "Ces aliments....sont
digérées très rapidement dans l'organisme et
tranformés en glucides, augmentant le taux d'insuline" ...
et pourraient contribuer a des problèmes de santé
tardifs, incluant l'obésité.
Le manque de variété dans l'approche
Nord-Américaine pourrait aussi être un
problème. La crainte d'allergie alimentaire serait un
facteur important dans l'approche fade. Depuis des
décénies, les médecins ont toujours dit que
la meilleure façon de prévenir des allergies serait
de limiter les nourissons à une diète fade,
évitant les asaisonnements, les agrumes, les noix et
certains fruits de mer..La revue de Butte n'a pas
réussi à démontrer de preuve que les enfants
sans histoire familiale d'allergie alimentaire en
bénéfiecieraient . D'autres soupçonnent
qu'en évitant certains aliments ou une di`ète fade
pourraient même augmenter l'incidence d'allergies.
(affiché le 13 oct., 2005)
(Pour éviter les allergies, exposez vos enfants aux
animaux et à la saleté tôt. Vraiment)
L'article version pdf: (pdf
version of article) Voir aussi en pdf "Asthmatic
kids under a cloud." (affiché le 20 mars, 2006)
Diagnostic de
l'allergie alimentaire
-Le "challenge" ou épreuve de provocation, à
double insu, aveugle ('double-blind, placebo-controlled food
challenge ou DBPCFC') est le "gold standard," ou seul moyen de
réellement diagnostiquer une allergie alimentaire (en d'autres
mots, une provocation masquée, i.e. le patient et
l'investigateur ne savent pas si l'item évalué est
l'aliment ou un faux aliment ou placebo [les deux sont
présentés comme identiques] et les épreuves
sont faites aussi chez un groupe contrôle, non allergique).
Les tests cutanés "prick" et les RASTS sont des indicateurs
sensibles d'anticorps IgE aliments-spécifiques, mais des
pauvres indices de prévision de réactivité
clinique. En d'autres mots, les épreuves de provocation
sont le seul moyen de trancher la question d'allergies alimentaires,
surtout quand il s'agit d'allergie alimentaire
soupçonnée, douteuse 8.
-L'évaluation de réactions adverses aux aliments
sont: un questionnaire clinique détaillé, et des
épreuves diagnostiques incluant des tests cutanés
appropriés et des tests de laboratoire, avec des extraits
alimentaires. . . 11
Commentaire:
Dr. Rhoda Kagan: On doit souligner que non seulement les
tests positifs sont des pauvres indicateurs de sensibilité
("predictors" selon les auteurs de l'article ci-haut), on ne doit
pas oublier que la même chose s'applique aux tests
négatifs. (oct. 1998)
-Le test cutané par la méthode "prick" (ou
per-cutané, ou scarification) est le test le plus
utilisé pour déceler l'hypersensibilité
alimentaire IgE-médiée...l'emploi d'aliments
frais plutôt que des extraits d'aliments serait plus
efficace et devrait être utilisée pour déceler
des allergies aux oeufs, lait de vache et aux arachides 9,28.
Commentaire:
Dr. H. Blumer mentionne (et je suis d'accord, selon mon
expérience personnelle) que l'allergie aux oeufs, au lait
de vache et aux arachides sera démontrée en utlisant
les extraits allergéniques disponibles aujourd'hui. Dans le
cas d'allergie soupçonnée à un ou l'autre de
ces aliments, si les tests s'avèrent négatifs, les
tests cutanés utilisant des aliments frais peuvent parfois
confirmer l'allergie.(oct. 1998)
-Les extraits disponibles pour
diagnostic souvent n'ont pas une activité suffisante ou
uniforme...la chaleur parfois réduit l'activité de
façon marquée...il y a des variations dans les
méthodes d'extraction...stabilité d'entreposage
variable... .41
-Eigenmann et Sampson ont
évalué une méthode plus sophistiquée
pour l'interprétation des tests cutanés usuels, tout
en se fiant sur les tests de provocation ou "challenges" comme
"gold standard" pour le diagnostic, et ont trouvé que
les tests cutanés pour évaluer une
sensibilité clinique aux oeufs, au lait, aux arachides et
au blé, demeuraient une procédure utile et
fiable.... le critère d'un test positif étant un
diamètre de 3mm supérieur au contrôle
négatif ' 43.
(affiché le 2 fév. 1999)
-Armstrong and Rylance, dans Archives
of Diseases of Children de fév. 1999, rapportent
leurs observations dans un article intitulé, "Defininte
diagnosis of nut allergy."
De 96 enfants
référés pour allergie aux noix sur une
pédiode de 27 mois (1994-1996) manifestée par
urticaire, oedème facial, choc anaphylactique, et
vomissements. . . 16 enfants sur un échantillon de 51 qui
ont subi des tests cutanés aux noix n'avaient pas de
réaction suite à un "challenge" oral. L'IgE
spécifique aux arachides était positif chez 9 de ces
16 enfants.
Leurs conclusions sont: les tests
cutanés et l'IgE spécifique mesuré par la
méthode RAST sont inadéquats comme
évaluation d'allergie aux noix. Le test pour un
diagnostic définitif d'allergie aux noix en
établissement hospitalier est le challenge oral
direct. 69(affiché le 25 mai, 1999)
-Bock, lors de sa conférence à Toronto lors
d'Allergy Update 1999, souligna que les
tests d'allergie font que déceler la présence
d'anticorps- c'est tout, l'hypersensibilité est
démontré par des épreuves de provocation avec
l'aliment soupçonné (double blind placebo-controlled
food challenges ou DBPCFC). Malheureusement, la fiabilité
des tests cutanés positifs s'est avérée
beaucoup inférieure à celle des tests
négatifs. (affiché le 11 juillet, 1999)
Pour ce qui est du "questionnaire clinique
détaillé", deux points sont à retenir
s'appliquant à toute allergie alimentaire:
-le refus ou dédain de l'aliment dès
son introduction dans la diète de l'enfant est un signe
d'allergie possible à cet aliment.
-la préparation contenant l'aliment
allergénique, soit caché ou non
identifié, est habituellement rejetée par
l'enfant, spontanément ou vomie (si en partie
avalée) comme s'il s'agissait d'un "mécanisme de
défense" chez l'enfant allergique. Malgré cela,
chez les très sensibles, l'absorption minime de
l'allergène peut causer une réaction (pas dans
tous les cas) avec des vomissements additionnels, douleur
abdominale, ou démangeaisons buccales, angioedème
(enflure des lèvres, de la langue ou de la gorge) et de
l'urticaire, habituellement de courte durée, à cause
de cette caractéristique.
Il n'est pas rare de voir de ces enfants
évaluées en allergie qui n'ont jamais
aimé le beurre d'arachides et tout aliment contenant
des arachides, mais qui n'ont jamais eu de réaction
quelconque au contact avec l'aliment. Aux tests d'allergies
faits, toutefois, ils montrent de fortes réactions
positives. (commentaire personnel, affiché le 13 janv.
2000)
Valeur prévisible du test
cutané à l'arachide (ou autres
aliments):
chez des enfants qui n'ont jamais consommé
l'aliment:
-Les tests d'allergie et taux
sanguins d'anticorps IgE spécifiques à l'arachide (RAST
) ne sont pas un indicateur de l'intensité des
symptômes2.
-Zimmerman et coll. ont rapporté en 1989 un test de
RAST positif à l'arachide chez 64 % d'enfants qui n'ont
jamais été exposés aux arachides! 37
-Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu à San Diego du 3 au 8 mars 2000, Hayami et Kagan ont
rapporté leur expérience chez un groupe de 20
enfants (moyenne d'âge de 5.5ans) qui ont montré un test
positif à l'arachide malgré le fait qu'ils n'ont jamais
consommé des arachides. Les tests à l'arachide ont
été faits soit à cause d'histoire familiale
d'allergie à l'arachide, à la demande des parents,
à cause de dermite atopique ou associé à
d'autres tests d'allergies. Le but de l'étude était
d'évaluer la spéficité, la sensibilité du
test cutané chez des enfants ayant subi une provocation orale
avec l'aliment, challenge aveugle, avec contrôle placebo.
Les tests cutanés étaient
considérés positfs si la papule mesurait 3mm >
que le contrôle négatif. Tous les enfants avaient un
test positif à l'arachide malgré aucune consommation
d'arachide, et depuis, diète stricte sans arachides. La
provocation (challenge) était offert aux enfants pour
évaluer si le test cutané était une
indication d'allergie réelle. L'âge moyen des enfants
était 5.5 ans. Des 20 sujets, 6 ont eu des challenges
positifs. La dimension de la papule aux tests cutanés
chez ces six patients était 10.66mm (marge 7-14mm) tandis
que chez les enfants avec challenge négatif la papule
mesurait 7.57mm (marge 3-15mm). La valeur prévisible
positive d'un test cutané de > 3mm était: 33.3%.
Cette valeur prévisible augmentait à 46.1% avec un
test cutané mesurant > 6mm.Tous les sujets positfs
avaient un test cutané > 6mm. On a observé aucune
corrélation entre la présence d'asthme, de dermite
atopique ou autre allergie alimentaire.
On conclut que la faible valeur prévisible
d'un test positif à l'arachide chez des enfants n'ayant
jamais réagit cliniquement réaffirme le besoin de
faire desprovocations orales chez ces enfants avant de poser un
diagnostic d'allergie franche à l'arachide.
(affiché le 9 mars, 2000)
-Kagan R et coll. ont une étude publiée dans le Ann Allergy Asthma Immunol. de juin 2003, entitulée "The predictive value of a positive prick skin test to peanut in atopic, peanut-naive children" (Valeur prévisible d'un test cutané positif chez des enfants atopiques, n'ayant jamais consommé des arachides). 47 enfants, entre 1994 et 2001, ont été identifiés avec un test cutané positif, sans avoir consommé des arachides auparavant et qui ont subi un challenge avec arachides.
Résultats:
49% des challenges étaient positifs.
un test cutané > or = 5mm, la sensibilité et la valeur prévisible était de 100% alors que
la spécificité et la valeur prévisible positive était entre 12.5% et 52.3% chez les enfants avec un test positif de moins de 5mm.
Conclusions des auteurs:
Nous avons démontré que 49% des enfants atopiques, sans histoire d'ingestion d'arachides, sensibilisés à l'arachide ont développé des symptômes d'allergie durant une provocation orale avec arachides. Malgré une sensibilité du test cutané > ou = à 5mm. était 100%, notre petit échantillon limite l'application de cette valeur. Plus d'investigations sont nécessaires pour conclure que les enfants ayant un test cutané de 3 ou 4mm, probablement associé à un taux bas d'IgE arachide-spécifique, pourraient subir des challenges moins évolués et plus accélérés.. 186 (affiché le 4 août, 2003)
-"Ce qui est intéressant à noter, c'est que
l'évidence d'anticorps IgE spécifique à un
aliment n'est pas suffisant pour un diagnostic d'allergie clinique
à un aliment, c'est-à-dire, un individu peut avoir
absolument aucune réaction suite à la consommation d'un
aliment auquel il montre un test d'allergie cutané ou sanguin
positif (RAST)." 101
(affiché le 10 déc. 2000)
- Pucar, Kagan, Lim, et Clarke dans Clin Exp Allergy de
janvier 2001, rapportent dans leur article, 'Peanut
challenge: a retrospective study of 140 patients' (Le
challenge avec l'arachide, une étude rétrospective
de 140 patients), que le diagnostic précis
d'allergie à l'arachide est une chose essentielle,
étant donné "qu'il s'agit d'une allergie qui dure la
vie et possiblement mortelle," basé sur le
questionnaire, les tests d'allergie cutanés , et dans bien
des cas sur une provocation orale ou "challenge." Le but de
cette étude était: a) d'évaluer les dangers
ou non des challenges, b) de doser la sensibilité, la
spécificité et la valeur prévisible des tests
cutanés positifs et négatifs à l'arachide
chez les sujets qui on été soumis à un
challenge. Sur les 140 challenges faits sur les 140 patients:
18 challenges étaient positifs (urticaire,
irritation oro-pharyngée, rhinite, vomissements et douleu
abdominale)
10 patients ont du être traité (antihistminique,
+/- epinephrine, +/- salbutamol)
sensibilité du test d'allergie: 100%
specificité du test: 62.3%
prévisibilité du test positf: 28.1%
prévisibilité du test négatif:100%
Conclusion des auteurs:
A cause de la prévisibilité réduite
du test cutané positif, comparée à sa
spécificité, un challenge oral est habituellement
requis pour arriver à un diagnostic précis
d'allergie à l'arachide, quand le test d'allergie
revient positf. Lorsque l'histoire est fortement suggestive et
le test cutané que légèrement positif,
i.e. de 3 à 4 mm, le challenge est
généralement nécessaire pour confirmer le
diagnostic.
Au contraire, avec la prévisibilité
excellente d'un test négatif, un challenge n'est pas
nécessaire dans le context d'un test cutané
négatif sauf pour les patients ayant une histoire
fortement suggestive d'une hypersensibilité
immédiate. Ces patients devraient être
évalués individuellement si un challenge doit
être considéré.111(affiché le 14 fév. 2001)
Commentaires personnels: Il est bien connu que les
tests d'allergie cutanés faits au hazard dans la
population vont être positifs dans près de 40% des
cas, la moitié d'eux faussement positifs (puisque
près de 20% de la population est allergique), n'ont
aucune signification clinique. L'intensité du test
cutané doit être considérée
significative incluant un taux d'IgE spécifique qui
serait probablement élevé.
Question: Puisque dans près de 75% des
réactions initiales chez les enfants surviennent suite
au premier contact avec l'arachide, est-ce que tous les enfants
allergiques (atopiques) devraient subir un test cutané
à l'arachide si cet aliment ne fait pas
déjà partie de leur diète, soit à
cause d'histoire familiale d'allergie à l'arachide, ou
étant allergiques et considérés à
risque, on a recommandé que les aliments connus comme
hautement allergisants comme l'arachide soient introduits
qu'à l'âge de 4 ou 5 ans? Selon l'étude de
Kagan et coll. ci-haut, on pourrait prévenir près
de 50% des réactions allergiques à l'arachide!
(affiché le 4 août, 2003)
Les auteurs, dans la discussion de leur étude,
rapportent"Parce que le PST ('prick skin test' ou test
cutané) est généralement utilisé
pour confirmer une allergie alimentaire
soupçonnée suite à des symptômes
compatibles avec une réaction allergique
IgE-médiée, et parce que la sensibilisation en
l'absence de symptômes cliniques ne serait pas
significative, faire un test cutané avant ingestion
connue de l'aliment n'est pas habituellement recommandé.
Toutefois, l'allergie à l'arachide semble
différente, la plupart des enfants vont manifester des
symptômes lors de leure première consommation
d'arachide. De plus, parce que l'allergie à l'arachide
est associée avec un risque significatif d'anaphylaxie,
identifiant les enfants "à risque" serait utile avant la
réaction initiale. "105..."Aussi, encore en soulignantque la
majorité des enfants âgés de moins de 5 ans
réagissent suite à leur premier contact avec
l'arachide, il reste que certains enfants vont réagir
que seulement suite au 2e contact. Il est possible, alors, que
la sensibilisation survienne durant le challenge,
suggérant qu'un challenge négatif ne peut pas
être considéré concluant. Des
données incomplètes sont disponibles dans le
suivi de ces patients, et plusieurs familles ont choisi
d'introduire que les préparations
étiquetées 'pouvant contenir des traces
d'arachides' évitant les préparations contenant
définitivement des arachides." (affiché le 22
aôut, 2003)
-Dans le J Allergy Clni Immunol de mars
2001, les docteurs Zimmerman et Urch, dans une
lettre à l'éditeur, rapportent leur étude sur
96 enfants avec un test cutané positf à l'arachide,
qui ont été revus un an plus tard. Des 96 patients,
66 avaient réagit suite à l'ingestion de l'aliment,
manifestant de l'urticaire, rougeurs, angioedème,
vomissements et symptômes respiratoires; les autres avaient
eu un test cutané positif sans avoir eu d'histoire
d'ingestion de l'aliment. A la 2e visite, 10 patients avaient un
test cutané négatif à l'arachide (8 de ces
enfants avaient eu une réaction à l'arachide) un
test RAST négatif aussi, moins de réactions
positives à des tests cutanés à d'autres
allergènes, et ont subit un challenge sans
réaction.
Ces données confirment que certains enfants puissent
perdre leur allergie à l'arachide et semblent moins
atopiques (allergiques) dans l'ensemble comparés à
d'autres qui gardent un test cutané positif. Malgré
qu'ils représentent que 10% des patients qui avaient un
test cutané positif, il est important de les identifier et
de leur faire subir un challenge oral, car l'arachide peut
être remis dans leur diète.114
(affiché le 14 avril, 2001)
-Dans Curr Allergy Rep de janvier 2001,Williams a un article entitulé Skin testing and food
challenges for the evaluation of food allergy (Les tests
d'allergie cutanés et les provocations orales (challenges)
dans l'allergie alimentaire) dans lequel il souligne, "les tests
d'allergie cutanés pour les allergènes alimentaires
courants sont un excellent outil pour identifier les patients ayant
un risque très léger de manifester une réaction
à ces aliments, mais sont moins fiables lorsqu'il s'agit des
patients qui vont être positifs aux challenges. Les tests
cutanés à des allergènes moins usuels, tels que
les fruits, aussi ne sont pas très fiables et vont
nécessiter l'emploi de l'aliment frais plutôt que de
l'extrait commercial. Pour quelques aliments, le système
CAP (test sanguin immunologique pour l'IgE spécifique
utilisant un enzyme) récemment s'est avéré
très spécifique pour identifier les patients qui vont
réagir positivement au challenge." voir aussi la
référence du docteur Sampson, ci-bas). (affiché
le 29 avril, 2002) 152
Voir plus bas la valeur prévisible des taux
sanguins d'IgE, ou RAST.
-Hill DJ, Heine RG, Hosking CS dans le Pediatr Allergy
Immunol. d'oct. 2004 ont publié The
diagnostic value of skin prick testing in children with food
allergy. (La valeur diagnostique des tests cutanés dans
l'allergie alimentaire). Selon les auteurs, "nous avons
développé des seuils pour les tests cutanés
chez les enfants allergiques au lait de vache, aux oeufs et
à l'arachide. Se basant sur 555 provocations orales
(challenges) chez 467 enfants (âge moyen 3.0 ans) nous
avons défini le diamètre de la papule, comme
étant '100% diagnostique' au lait de vache (>/=8
mm), à l'oeuf (>/=7 mm) et à l'arachide (>/=8 mm). Chez les enfants < 2 ans, le
diamètre correspondant de la papule se situait à
>/=6 mm, >/=5 mm et >/=4 mm, respectivement.
Ces seuils ont été validés chez 90 enfants
</=2 ans avec des challenges. Chez les enfants
âges de moins de 6 mois, qui n'ont jamais été
exposés à un de ces trois aliments, les tests
cutanés étaient souvent négatifs ou au
dessous du seuil diagnostique, mais ont atteint le seuil
diagnostique lors du challenge à deux ans....En tenant
compte des publications de la valeur 95% prévisible
positivement des tests CAP , l'exactitude des tests
cutanés et des taux sanguins d'IgE spécifiques
étaient semblables pour le lait de vache, mais les tests
cutanés étaient plus fiables pour diagnostiquer une
allergie aux oeufs et à l'arachide (p <
0.0001)."235(affiché le 18 oct., . 2004)
-Le docteur Jay M, Portnoy, co-directeur d'un panel
intitulé 'practice parameters of food allergies',
publié dans le Annals of Allergy, Asthma and
Immunology de mars 2006 aurait dit à WebMD,
'I see patients all the time who go to a doctor, skin-test
positive to lots of different foods, and are advised to avoid all
of these foods. It makes their life miserable. And it turns out
that they're not truly allergic to all these foods after all.
("Je vois fréquemment des patients qui ont
consulté un médecin, eu des tests d'allergie
cutanés qui ont montré une grande quantité
d'allergies alimentaires, et avisés d'éviter ces
aliments. Leur qualité de vie est terrible. En
réalité ils ne sont pas allergiques à tous
ces aliments.")Version
pdf de l'article qui est affiché au site WebMd
article. Voir aussi Food
Allergy Guidelines. (affiché le 31 mars, 2006)
Etudes
récentes sur la valeur prévisible des dosages
d'IgE
-Dans le J Allergy Clin Immunol de mai 2001, le docteur
Hugh Sampson a publié une étude intitulée
Utility of food-specific IgE concentrations in predicting
symptomatic food allergy (Utilité des concentrations d'IgE
spécifiques à des aliments comme valeur
prévisible d'allergie alimentaire). Utilisant l'analyse
Pharmacia CAP System FEIA pour doser l'IgE spécifique
à quatre aliments (oeuf, lait, arachide et poissons) du
sérum de 100 enfants et adolescents
référés pour évaluation d'allergie
alimentaire, il a trouvé que cette analyse est très
utile pour le diagnostic d'allergie symptomatique à ces
aliments, et pourrait éliminer la nécessité de
"challenges" à double insu chez un grand nombre
d'enfants.121
(affiché le 12 juin, 2001)
-Au contraire, Hill et associés dans Clin Exp Allergy de
nov. 2000rapportent leur expérience
comparant leur "100% diagnostic skin positive test levels" Ils ont
démontré qu'un test positif à l'arachide de 8mm
ou plus avait une valeur de 100% prévisible d'un challenge
positif.124 supérieur aux dosages sanguins d'IgE.125(affiché le 13 juillet, 2001)
-Van Odijk et coll. ont publié dans Allergy de Juin,
2001, "Specific IgE antibodies to peanut in western Sweden-
has the occurrence of peanut allergy increasd without an increase in
consumption?" (Anticorps IgE spécifiques à
l'arachidedans la partie occidentale de la Suède-
y-a-t'il augmentation de l'incidence d'allergie à l'arachide
sans augmentation de la consommation?). Ils ont analysé la
relation entre le taux d'IgE spécifique à l'arachide et
l'âge, le sexe, les symptômes et d'autres manifestations
d'atopie. Durant une période de 5 ans, ils ont
évalué 2 417 cas. et voici ce qu'ils ont
trouvé:
il y a eu une fréquence augmentée d'anticorps
IgE
plus de 80 patients sensibles à l'arachide
étaient âgés de moins de 2 ans
les patients avec anticorps IgE décelables ont
rapporté un temps de réaction plus court suite
à l'ingestion d'arachides que ceux qui avaient des taux
d'IgE normaux
l'intensité des symptômes était
directement reliée à l'âge et le taux d'IgE
spécifique
les patients avec un taux d'IgE normal ou bas pouvaient
aussi réagir suite à l'ingestion d'arachides, mais
leur risque de symptômes était
réduit.127(affiché le 31 juillet, 2001)
-Dans le Current Paediatrics d'oct. 2002, A.
Ives and J. O'B. Hourihane ont un excellent article
intitulé Evidence-based diagnosis of food allergy.
(Le diagnostic d'allergie alimentaire basé sur des
données récentes). Le résume se lie comme
suit;
-"Il y a maintenant des rafinements dans les méthodes
diagnostiques de l'allergie alimentaire. L'histoire, l'examen
physique, les tests d'allergie cutanés et sériques
(taux d'IgE spécifiques) ainsi que des provocations orales
('challenge') et des diètes d'élimination sont les
moyens utilisés. Le challenge demeure le "gold
standard" pour un diagnostic exact, mais il peut être
évité chez les patients qui ont une histoire fiable,
des tests d'allergie positifs, etdes taux d'IgE
spécifiques positifs, surtout si ces taux sont au
dessus de 95% de la valeur prévisible. Les tests
négatifs sont aussi importants pour éliminer les
causes déclanchantes possibles, à cause de
l'excellente valeur prévisible négative des tests
cutanés et des taux d'IgE spécifiques."
-Le questionnaire est un élément essentiel
de tout diagnostic...le problème est-il allergique
ou un de plusieurs diagnostics différentiels? Parfois,
plusieurs aliments semblent impliqués, mais il est
très rare pour un individu d'avoir plus de trois
aliments impliqués dans une réaction IgE
médiée. L'histoire peut souvent être
imprécise, dont il faut tenir compte...des aliments sont
accusés comme cause de conditions chroniques...où
la preuve d'allergie alimentaire demeure absente.
-Attention particulière durant l'examen à la
peau, aux voies respiratoires et tractus gastro-intestinales
(éruptions, symptômes de rhinte, conjonctivite, de
difficultés respiratoires, nausées, vomissements,
etc)...Un tel examen doit être fait avant un 'challenge',
pour pouvoir juger des symptômes suite à exposition
à l'allergène.
-Les tests cutanés demeurent le moyen principal
d'investigation pour arriver à un diagnostic
d'allergie... comme le taux d'IgE spécifique
sanguin, les tests cutanés mesurent la présence
d'anticorps spécifique dans la peau...et ils sont sans
danger. Il est très important de souligner que le
degré de sensibilité cutanée suite au test
ne reflète pas nécessairement l'intensité
de la manifestation clinique suite à l'ingestion de
l'aliment en question. Sa valeur prévisible
négative est près de 100%, signifiant que si
si le test cutané est négatif il est quasi
certain que le patient ne réagira pas s'il consomme
l'aliment. Alors, un 'challenge' n'est pas toujours
indiqué puisqu'il va s'avérer négatif fort
probablement. Malheureusement, la valeur prévisible d'un
test positif n'est que 50-60%, ce qui signifie que le
'challenge' va être positif que chez 50 à 60% des
patients- les autres sont sensibles mais ne réagiront
pas suite à l'ingestion de l'aliment en question. On
doit s'assurer d'utiliser que des extraits de haute
qualité, une technique fiable, et interpréter les
résultats de façon appropriée. Des tests
parfois sont nécessaires utilisant des aliments
frais.
-Les taux d'IgE spécifique, commes les tests
cutanés, ont une valeur prévisible semblable.
- un taux d'IgE négatif a une valeur
prévisible excellente, excluant des réactions
IgE-médiées, mais un taux positif d'IgE ne
signifie pas qu'une réaction clinique va se produire.
Des études récentes ont démontré
qu'il est possible de se fier sur des taux quantitatifs d'IgE
spécifiques au dessus desquels la valeur
prévisible est supérieure à 95% (voir
références citées plus haut)
-Les 'challenges' sont indiqués lorsqu'on doit
définir quelle substance cause la réaction
allergique, dans l'identification des aliments qui ne causent plus
de réaction, pour évaluer des réactions non
IgE-médiées, pour éliminer une histoire
d'allergie, aussi pour évaluer d'autres composantes
alimentaires, e.g. colorants, additifs, etc.
-Les diètes d'élimination sont
considérées avec l'aide d'un(e)
diététicien(ne)...elles peuvent surtout aider
à diagnostiquer des réactions non
IgE-médiées....elles devraient être suivies
d'un 'challenge'.
-Se méfier d'autres "tests d'allergie" offerts
à la population, tests controversés, qui n'ont
pas été prouvévalables tels que
les tests cytotoxiques, autres immunoglobulines sériques,
la kinésiologie appliquée, les tests
électrodermiques (Vega) entre autres.166(affiché
le 13 déc. 2002)
-Moneret-Vautrin, Kanny et Fremont dans Allerg Immunol
(Paris) d'avril 2003ont publié un
article intitulé Laboratory tests for diagnosis of food
allergy: advantages, disadvantages and future perspectives. (
Epreuves de laboratoires pour le diagnostic d'allergie
alimentaire: avantages et désavantages et perspectives de
l'avenir)..."Les tests cutanés par scarification sont
plus près des symptômes cliniques que des tests
biologiques. Toutefois, le diagnostic d'allergie
alimentaire repose sur des épreuves de provocation
(challenge) orale normalisées. Des exceptions sont les
taux élevés d'IgE spécifique aux oeufs (>
6kUl/l), arachide (>15kUl/l), poisson (>20 kUl/l) et le lait
(>32kUl/l), ayant une valeur prévisible positive de 95%.
Des développements en recherche auront un impact sur
l'émergence de nouveaux outils de diagnostic:
mélanges d'allergènes pour renforcir un extrait
allergénique en associant des allergènes
recombinés majeurs, des mélanges d'allergènes
recombinés multiples (chips) ou des épreuves
utilisant des épitopes synthétiques visant la
prévision ou la rémission.176(affiché le 25 juin, 2003)
-Dans une étude semblable par Clark AT and Ewan
PW. Interpretation of tests for nut allergy in one thousand
patients, in relation to allergy or tolerance,
(Interprétation des tests pour l'allergie aux noix (les
brittaniques incluent les arachides avec les noix) chez 1 000
patients, en ce qui a trait à l'allergie ou à la
tolérance) publiée dans le Clin Exp Allergy
d'août 2003. Les auteurs déclarent dans
leur résumé: "Aux Etats-Unis, 7.8% sont
sensibilisés (ont des IgE spécifiques aux noix et
arachides), mais pas tous sont allergiques. Le manque de
données rend l'interprétation difficile. Cette
étude est la première investiguant la signification
clinique des résultats des tests à l'arachide et aux
noix chez les patients allergiques et tolérants. Les
résultats sont reliés à l'intensité de
l'allergie. Il s'agit d'une étude observationnelle de 1 000
enfants et adultes allergiques à au moins une noix (ou
arachide). Une histoire de réactions (gradées selon
l'intensité) ou de tolérance jusqu'à 5 noix,
a été obtenue et des tests cutanés (SPT)
faits ainsi que des taux d'IgE noix/arachides spécifique
(CAP) obtenus.
RESULTATS:
Il n'y avait pas de corrélation entre
l'intensité du test cutané et l'intensité
de la réaction pour ce qui est de toutes les noix (noix
de grenoble, noisettes, amandes) et arachides.
Pour ce qui est des tests CAP, aucune corrélation
pour toutes les noix (et arachides).
Lorsque les patients toléraient une noix, 43%
avaient un test cutané positif de 3-7mm et 3% de >/=
8mm. Pour ce qui est des CAP, 35% étaient positifs
(0.35-14.99kU/L) et 5% >/=15 kU/l.
Dans la marge 3-7mm des tests cutanés, 54%
étaient allergiques et 46% étaient
tolérants.
La concordance entre les tests cutanés et les CAP
était pauvre. (66%)
Chez les patients avec une histoire claire d'allergie
aux noix (ou arachides), seulement 0.5% avaient un test
cutané négatif, mais 22% avaient un CAP
négatif.
CONCLUSIONS:
La grosseur des tests cutanés ou des CAP
élévés ne reflètent pas
l'intensité clinique des réactions, sans
différence entre les cas bénins d'urticaire et
les réactions anaphylactiques.
Les tests cutanés sont plus fiables que les taux
d'IgE (CAP) pour confirmer la présence
d'allergie.
46% de ceux qui étaient tolérants à
une noix (ou à l'arachide) avaient des tests
cutanés positifs >/= 3mm (sensibilisés mais
non allergiques.)
On ne peut pas prédire la
réactivité clinique à partir des
résultats qui se placent dans une grande 'zone grise'
des tests cutanés 3-7mm; 22% des CAP négatifs
sont faussement rassurants et 40% des CAP positifs ne sont pas
fiables, ce qui souligne l'importance du questionnaire ,
essentiel pour un diagnostic préci.
Les patients avec des tests cutanés >/= 8mm et
des CAP >/= 15 kU/L étaient rarement
tolérants, alors ces niveaux sont presque toujours (dans
>/= 95%) diagnostiques"192(affiché le 18 août, 2003)
-Dans le J Alleergy Clin Immunol de Juillet,
2004, Perry et coll. ont publié The relationship
of allergen-specific IgE levels and oral food challenge
outcome. (Le lien entre les taux d'IgE
allergène-spécifiques et le résultat des
provocations orales ou 'challenges')..Pour les 173 challenges
faits avec l'arachide, 59% ont réussi, et les moyennes pour
les résultats négatifs et positifs étaient
0.5 kUA/L et 1.9 kUA/L, respectivement (P < .001).
Pour les patients avec une histoire claire de réaction
à l'arachide, la tendance vers une augmentation du taux de
faillitte avec le taux croissant de l'IgE était
statistiquement significative (P < .01), 76% des patients
réussissant le challenge avec un taux d'IgE de moins que
0.35 kUA/L, 44% réussissant avec un taux entre 0.36 et 2
kUA/L, 40% réussissant avec un taux entre 2 et 4.9 kUA/L,
et aucun réussissant avec un taux de plus que 5 kUA/L.
Pour les patients ayant une histoire douteuse de
réaction à l'arachide, 88% avaient un challenge
négatif avec un taux d'IgE de moins que 0.35 kUA/L, 71%
avec un taux entre 0.36 et 2 kUA/L, 33% avec un taux entre 2 et
4.9 kUA/L, et 77% avec un taux > 5 kUA/L.
Conclusions: Pour l'arachide, nous recommandons que
les patients avec une histoire claire de réaction
subissent un challenge lorsque le taux de l'IgE est moins
que 2 kUA/L, tandis qu'un taux de 5 kUA/L soit le maximum
pour les patients qui ont une histoire douteuse de
réaction allergique. Ces limites des taux d'IgE pour
ce qui est de ces deux groupes de patients sont
différents à cause du fait que plusieurs
patients qui évitaient les arachides le faisaient
basé seulement sur un test cutané positif et
n'étaient probablement pas allergiques à
l'arachide. Les concentrations d'IgE
spécifiques...sont des indices utiles de
prévisibilité du résultat du challenge
et sont à considérer dans la sélection
de candidats.228
(affiché le 12 juillet, 2004)
-L'allergie à l'arachide: une observation
exemplaireest le titre d'un article plublié dans la Revue
Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique vol
43, numéro 8, 2003 par Scaramuzza et coll. Selon les
auteurs, "elle permet d'analyser les particularités de
l'allergie à l'arachide:
l'augmentation de la sensibilisation qui est devenue de plus
en plus précoce et souvent occulte,
les facteurs de risque (y compris la prédisposition
génétique à développer cette allergie
alimentaire),
le risque des réactions croisées avec les autres
légumineuses et oléagineux (ou noix),
la sévérité des manifestations cliniques
qui peuvent accompagner l'ingestion de l'arachide (et qui peuvent
être biphasiques),
la démarche dianostique et la conduite à
tenir".
On rapporte le cas d'Eric, sept ans, qui a eu une
provocation par voie orale à l'arachide. Il n'en
a jamais consommé parce que quatre ans auparavant sa
mère avait instauré un régime
d'éviction stricte de l'arachide et des fruits à
coque pour lui et son frère jumeau homozygote,
décision suite à un épisode
d'angio-oedème du visage et des lèvres chez ce
dernier, quelques minutes après l'ingestion d'un morceau
de noix de Cajou à l'âge de 3 ans....Eric, issu
d'une famille d'atopiques, a développé son propre
lot d'affections allergiques: une dermatite atopique
jusqu'à l'âge de 18 mois et un asthme persistant
modéré depuis l'âge de 3 ans
équilibré avec ses aérosols...Les tests
d'allergie par scarification avaient montré une
allergie aux acariens, aux chats, aux blattes, et aussi
aux arachides (4mm) et à un mélange de noix
(2mm)...Le dosage des IgE sériques est positif pour
l'arachide: 1.81 kU/l, noix cajou: 1.54 kU/l, et 0.44 pour
les noisettes.
Le test de provocation par voie orale a été
réalisé en ouvert, par l'ingestion d'arachides
à doses croissantes, toutes les 20 min. Il a
été positif à la dose accumulée de 777
mg. Quinze minutes après la dose déclanchante
(1/2 cacahuète), Eric a développé une
asthénie brutale en rapport avec une chute de TA, des
douleurs abdominales suivies d'une urticaire
généralisée, ayant
nécessité une injection d'adrénaline, 0.2mg,
loratadine 5mg, et bétaméthasone p.o. 2 mg.
L'adrénaline a été
répétée dans une heure suite à une 2e
poussée anaphylactique, aussi du salbutamol en
aérosol pour un bronchospasme associé. Eric a
quitté le service après cinq heures d'observation
avec une trousse d'urgence contenant de l'adrénaline
(Anapen 0.15mg), indication de supprimer les arachides, l'huile
d'arachides et les noix.
Discussion:
-La fréquence ('prévalence') de l'allergie
à l'arachide dans la population générale
en France est de 1%128
-C'est la 2e cause d'allergie alimentaire de l'enfant de
moins de trois ans, derrière l'oeuf, c'est la
1ère cause après l'âge de 3 ans.
-L'allergie alimentaire semble être une maladie des
pays développés, notion attribuée à
l'hypothèse hygiéniste et aux différents
modes de cuisson de l'arachide qui crue ou rôtie est plus
allergisante que frite ou bouillie.120
-La sensibilisation précoce à l'arachide
est devenue de plus en plus fréquente ces dix
dernières années.33,
13,
163
Sont incriminées: une consommation plus importante
d'arachides dans la population générale, en
particulier par les femmes enceintes et
allaitantes,2,
115
et son introduction plus précoce dans le
régime de l'enfant, ainsi que l'application
cutanée de crèmes contenant de l'huile
d'arachide ou d'amande douce et l'utilisation de
médicaments contenant de l'huile d'arachide.33D'autres facteurs de risque de développer cette
allergie sont les antécédents atopiques
personnels et familiaux. Ainsi un enfant avec des
antécédents familiaux d'atopie est à
risque d'allergie à l'arachide dans 7% des cas si un
autre enfant de la fratrie est allergique à
l'arachide. Ce pourcentage augmente chez les jumeaux
monozygotes jusqu'à 64% démontrant une
influence génétique forte.
-Conclusions des auteurs: Le diagnostic d'allergie
à l'arachide se fonde sur l'anamnèse, les
tests cutanés, les dosages des IgE
spécifiques. Il doit être obligatoirement
conclu par un test de provocation orale sous stricte
surveillance hospitalière chez un patient soumis
à un régime d'éviction alimentaire stricte
sans histoire clinique d'allergie ayant des tests
cutanés positifs et les IgE inférieurs à
14kU/l, comme dans le cas de notre petit patient. La simple
positivité du test cutané (qui a une excellente
valeur prédictive négative) peut correspondre
à une simple sensibilisation. La présence d'un
taux d'IgE supérieur à 14 kU/l a une valeur
prédictive positive de 95%, mais si le taux d'IgE est
inférieur à 0.35kU/l la valeur prédictive
négative n'est pas de 100%.121
(affiché le 1e 15 déc. 2003)
- Le docteur Ham Pong a présenté les conclusions
de sa recherche clinique sur l'Allergie à l'arachide
lors du XIe Colloque International sur l'Allergie Alimentaire
à New Orleans en 2003 durant le congrès
annuel de l'American College of Allergy, Asthma & Immunology.
Son étude a été résumée dans le
Allergy and Asthma News, issue 2, 2004 de
l'Association d'Information sur l'Allergie et l'Asthme:
-'La recherche a démontré que l'allergie
à l'arachide peut disparaître dans près de
20% chez les enfants.
-Sachant quels enfants vont perdre leur allergie à
l'arachide et lesquels devraient subir un challenge
(provocation orale) demeure un dilemme pour les
allergistes...'
-Le docteur Pong a décidé de faire une
étude pour tenter de préciser davantage quels
enfants pourraient avoir des challenges de façon
sécuritaire.
-60 enfants, agés de 4 à 13 ans, ont
été choisis ayant répondus aux
critères suivants:
-l'IgE spécifique à l'arachide (p-IgE)
égal à ou moins de 5ku/L
-histoire de réaction allergique IgE
médiée et un test cutané positif
(TCP) à l'arachide OU un TCP positif mais l'enfant
n'ayant jamais consommé d'arachides
-l'enfant n'ayant pas eu de réaction allergique
à l'arachide depuis 2 ans.
-la majorité des challenges commençaient
avec une dose unique aveugle pour les quatre
premières doses et continuaient avec des challenges
ouverts quand la dose d'arachide égalait ou
dépassait une arachide.
-un challenge était considéré
négatif avec la tolérance d'une dose cumulative
de 21 à 28 arachides durant une période de trois
heures avec une dose unique finale de 12 arachides.
-un challenge était considéré
positif s'il y avait des signes objectifs
suggérant une réaction allergique IgE
médiée e.g. urticairre, angioedème
(enflure), bronchospasme (wheezing), ou des vomissements
immédiats, etc.
-des challenges positifs sont survenus chez17 des 60
enfants évalués, ou dans 28% des cas. Il y a
eu un challenge équivoque dans ce groupe.
-des challenges négatifs sont survenus chez 42
des 60 enfants, ou 70% des cas. Dans ce groupe, 31 ou
74% avaient un TCP positif. Comme groupe, ces enfants
avaient des TCP et p-IgE inférieurs comparés
au groupe de challenges positifs.. Sur une base
individuelle, les TCP et/ou le p-IgE ne
séparaient pas les cas avec un challenge
négatif ou ceux ayant réagit avec des
symptômes anphylactiques, sauf pour un TCP
négatif qui a toujours donné un
challenge négatif.
-Des 60 enfants, 28 avaient un p-IgE négatif.
Six de ces 28 ont eu un challenge positif. Alors, un p-IgE
négatif a quand même donné un challenge
positif dans 21% des cas. Tandis qu'un p-IgE négatif
souvent donne l'impression que l'allergie à
l'arachide soit disparue, ce n'est pas toujours le
cas.
-Des 6 enfants avec un IgE négatif qui ont
réagit au challenge, 3 avaient des symptômes
légers d'anaphylaxie, facilement contrôlés
avec traitement.
Le résultat final de l'étude a
démontré que les analyses Unicap ont une valeur
prédictive supérieure aux tests cutanés
donnant un plus grand nombre de rémission de l'allergie
à l'arachide. En général,
l'intensité du test cutané et les taux d'IgE
étaient inférieurs dans le groupe de challenges
négatifs comparés au groupe de challenges
positifs. Toutefois, sur une base individuelle, ni un ou
l'autre avait une valeur prédictive sur le
résultat du challenge. La seule exception était
un cas où le test cutané était
négatif ayant prédit un challenge négatif,
quel que soit le taux du p-IgE....
Cette étude confirme clairement que 70% des
enfants qui n'ont pas eu de réaction allergique à
l'arachide depuis 2 ans, et qui rencontraient les conditions du
taux de p-IgE bas et avec un test cutané positif, ont
probablement perdu leur allergie à l'arachide....un
suivi de ces cas est essentiel pour assurer qu'ils ont vraiment
perdu leur allergie. (affiché le 26 juillet,
2004)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I à San
Antonio, du 18 au 22 mars, 2005, Te Pas, et coll. ont
présenté Predicting the resolution of peanut
allergy in children using skin prick testing and RAST: A
systematic review. (Valeur prévisible de la perte
d'allergie à l'arachide chez les enfants avec le test
cutanté et les tests RAST: une revue systématique de
la littérature) Des 567 articles
évalués...un test cutané négatif
serait légèrement plus fiable qu'un test RAST pour
prédire la perte d'allergie à l'arachide chez les
enfants. Toutefois, on peut passer outre envrion 40% des
enfants avec un test positif qui auraient un challenge
négatif. (affiché le 22 avril, 2005)
-Au même congrès (San Antonio, Texas mars,
2005, Borici-Mazi et coll. ont présenté
Monitoring of peanut allergic patients with serum-specific IgE.
(Suivi des allergiques à l'arachide avec dosage d'IgE
périodique)Ils ont fait des dosages d'IgE chez118
patients depuis 1997 au présent. Ils sont arrivés
à la conclusion "qu'un dosage aux 3 à 5 ans
serait adéquat pour apprécier s'ils
développaient une tolérance à l'arachide et
un taux qui pourrait prédire le résultat d'un
challenge oral." (affiché le 24 avril, 2005)
- Dans le J Allergy Clin Immunol de Juin 2005,
Roberts G et Lack G ont une publication intitulée
Diagnosing peanut alleergy with skin prick and specific IgE
testing. (Le diagnostic d'allergie à l'arachide avec
des tests cutanés et RAST). Le but de leur étude
était de déterminer la valeur prévisible du
test cutané >/= 8mm ou l'IgE spécifique
à l'arachide >/= 15 kU A/L pour allergie clinique et
évaluer si ces résultats peuvent être
utlisés de façon générale.
Leur résultats: Ces chiffres ont une valeur
prévisible de 95% pour les tests cutanés, et 92%
pour l'IgE spécifique d'une provocation orale positive
(challenge).246(affiché le 12 juin. 2005)
Dans le J Allergy Clin Immunol de
Juillet 2003, Beyer et coll. ont une publication (qui
aurait du être affichée plus tôt)
intitulée 'Measurement of peptide-specific IgE as an
additional tool in identifying patients with clinical reactivity
to peanuts'(Mesure du taux d'IgE
peptides-spécifique comme outil additionnel dans
l'identification de patients cliniquement symptomatiques aux
arachides). Comme les auteurs notent dans leur
résumé,
"Des décisions diagnostiques sont faites suite à
des taux d'IgE spécifique à un aliment". (comme dans
les articles affichés ci-haut) "Toutefois, plusieurs
patients nécessitent quand même des challenges parce
que leurs taux d'IgE sont à un niveau non-diagnostique". Le
but de leur étude était de déterminer si des
différences existent dans la reconnaissance des isotopes
IgE-fixés par les patients sensibilisés qui
réagissent cliniquement comparés aux patients
sensibles mais qui ne manifestent pas leur allergie à
l'arachide. Huit peptides représentant les épitopes
en séquence immunodominante sur l'Ara h 1, 2, et 3 ont
été synthétisés....
L'étiquetage individuel des patients a été
fait de sérums de 15 patients avec une allertgie à
l'arachide symptomatique et ce 16 patients sensibilités
mais tolérants; dix de ces 16 patients étaient des
patients ayant perdu leur allergie.
Résultats:
Quelque que soit leur taux d'IgE spécifique à
l'arachide, la plupart des patients avec allergie
symptomatique ont montré une fixation IgE aux trois
épitopes immunodominants sur l'Ara h 2..
Par contre, chacun de ces épitopes a
été reconnu par < 10% des patients
tolérants
De plus, les patients tolérants n'ont pas reconnu
les 2 épitopes immunodominants sur l'Ara h 1.
Au moins 93% des patients symptomatiques, mais seulement
12.5% des patients tolérants, ont reconnu un de ces
é`pitopes "prévisibles" sur l'Ara h 1 ou
2.
De plus, , la fixation IgE cumulative aux peptides
d'arachides a été considérablement plus
élevée chez les patients avec allergie à
l'arachide que chez les patients tolérants.
Avec plus de 50% des patients ayant des taux d'IgE en
dessous des taux décisionnels diagnostiques étant
encore symptomatiques, les challenges oraux peuvent être
évités chez près de 90% de ces patients en
mesurant leur IgE peptide-spécifique.
CONCLUSIONS: La mesure de la reconnaissance des
épitopes nous donne un outil additionnel dans le
diagnostic d'allergie à l'arachide symptomatique,
particulièrement chez les enfants avec des taux d'IgE
inférieurs aux niveaux décisionnels
diagnostiques. (affiché seulement le 14 mars,
2004).214
-Dans Pediatr Allergy Immunol. d'oct. 2004,
Odijk J. et coll. ont un article intitulé Specific
immunoglobulin E antibodies to peanut over time in relation to
peanut intake, symptoms and age. (Modifications dans l'IgE
spécifique à l'arachide avec le temps, l'exposition
à l'allergène, et l'âge).
Les auteurs ont trouvé que...."l'augmentation du taux
d'IgE durant la période de suivi était reliée
à l'âge....L'exposition à l'arachide durant
l'étude ne semble pas avoir affecté le
résultat...Durant la période du suivi, 34% ont vu
leur taux d'IgE augmenter...Les sujets de plus de 6 ans ont vu
leur taux d'IgE diminuer durant la période de 5 ans...
Nos résultats suggèrent qu'un suivi et de
nouveaux tests cutanés sont recommandés puisque
le taux d'IgE ainsi que la sensibilité clinique peuvent
changer avec le temps."234(affiché le 18 oct., 2004)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I tenu à San Diego, Californie du 23-27 fév. 2007, Naimi et coll. ont présenté The Utility of Combining Skin Prick and Specific IgE Antibody Testing as a Predictor of Clinical Reactivity to Milk, Eggs and Peanut (L'utilité de combiner les tests cutanés et les taux d'IgE spécifique pour prédire la réactivité au lait, aux oeufs et à l'arachide). Des taux d'IgE spécifique à l'arachide de < 3kU/L et un test cutané de <5mm étaient associés à 89% de chance d'avoir un challenge (provocation orale) négatif. Les auteurs ont conclu qu'utiliser ces deux valeurs peut prédire des challenge négatifs et que leurs seuils pourraient être utilisés comme critères pour des challenges chez des enfants qui ne seraient pas tenus de suivre une diète d'éviction inutilement. (affiché le 5 mai, 2007)
-Wainstein BK et coll ont une publication dans Pediatr Allergy Immunol. 2007 May;18(3):231-9 intitulée 'Combining skin prick, immediate skin application and specific-IgE testing in the diagnosis of peanut allergy in children'(Effet de combiner le test cutané, un test par application locale de l'aliment et le taux d'IgE arachide-spécifique dans le diagnostic d'allergie à l'arachide chez les enfants.) Dans leur étude, malgré la spécificité du test cutané 67% à = ou> 8mm et 100% à >or=15 mm, le test par application locale 82% et un taux d'IgE 100% à 10kU/L, la combinaison des trois valeurs n'a pas prouvée être plus avantageuse. Les auteurs concluent que les seuils acceptés jusqu'à maintenant n'ont pas d'application clinique générale et les allergologues doivent interpréter les résultats de ces tests dans leurs pratiques. (affiché le 27 mai, 2007) 2007)271
Augmentation (?) de la
fréquence et de l'intensité des réactions aux
arachides.
-L'augmentation de la fréquence (prévalence) des
réactions allergiques alimentaires, serait due apparemment
à plusieurs causes incluant un meilleur triage, diagnostics
améliorés et changements dans les techniques
utlilisées par l'industrie de l'alimentation et dans les
habitudes alimentaires de la population. 1
-Notre expérience depuis les dernières dix
années suggère que la disponibilité
immédiate et l'introduction précoce d'aliments
hautement allergisants (e.g. arachides et noix) dans la diète
vont seulement augmenter le nombre d'individus souffrant de
réactions d'hypersensibilité alimentaire. 11
-L'allergie aux arachides et aux noix est potentiellement
mortelle. . . et qui semble augmenter en fréquence
(prévalence.)13
-L'augmentation de la fréquence de l'allergie aux
arachides et des cas de décès ont
été rapportés. 23
Commentaire:
Dr Rhoda Sheryl Kagan: L'incidence connue de la
fréquence et de l'intensité des réactions aux
arachides est entre 0.6% et 1.0%. La littérature
médicale suggère une augmentation mais aucun chiffre
n'est donné.
Bock, lors d'une conférence à Montréal
en juin 1998 aurait dit qu'il n'y avait pas réellement
d'augmentation. (affiché en nov. 1998)
-Selon Emmett, Angus, Fry. et Lee de Surrey, en Angleterre, . . .
L'allergie à l'arachide est rapportée dans un cas sur
200 de la population et est plus évidente chez ceux rapportant
d'autres allergies. Le fait que le degré d'allergie est
équivalent chez les enfants et les adultes va à
l'encontre d'une augmentation de l'incidence d'allergie à
l'arachide comme soulignée récemment. . . .
73(affiché le 12 juillet, 1999)
-Zeiger, dans le J Pediatr Gastroenterol Nutr de
janvier, 2000 écrit:. . ."la fréquence
(prévalence) de l'allergie alimentaire a augmenté dans
la dernière décénie, signifiant un fardeau
majeur pour nos jeunes. . . L'identification et le
développement de stratégies efficaces dans le but de
prévenir les allergies alimentaires et autres sont une
priorité élevée pour la médecine
d'aujourd'hui devant l'augmentation incontrôlée de
l'incidence et la morbidité qui leur sont
attribuées." 90
(affiché le 23 janv. 2000)
-La fréquence (prévalence) a
augmenté de façon considérable, un cas sur
200 enfants âgés de 4 ans32...reliée
probablement à la fréquence doublée et
triplée d'asthme allergique, de rhinite et d'eczema dans
certaines populations "occidentalisées" selon le docteur
Pamela W. Ewan.33
-Les docteurs Gideon Lack, et Jean
Golding, dans une lettre publiée dans le BMJ du mois
d'août 1996, ont apporté les commentaires
suivants sur l'article de Pamela W. Ewan ci-haut: "...elle
déclare de façon catégorique que l'incidence
d'allergie à l'arachide et aux noix est à la hausse
et que la sensibilisation semble se produire tôt dans la
vie.... elle ne nous montre pas de preuve pour appuyer ses
recommendations que les jeunes enfants allergiques devraient
éviter les noix et arachides pour prévenir de se
sensibiliser à ces aliments, ...et sa suggestion que
l'éviction devrait être faite jusqu'à
l'âge de 7 ans nous semble extraordinaire...il n'y a aucune
évidence qu'éviter certains aliments durant
l'allaitement ou la tendre enfance préviendrait la
sensibilisation à ces aliments.96(posted July 26th, 2000)
-Le docteur Hugh A. Sampson dans un éditorial publié
dans Journal of Pediatrics de Dec. 2000,
intitulé, 'What should we be doing for children with peanut
allergy?' ('Que doit-on faire pour les enfants allergiques
à l'arachide?') commence avec le commentaire suivant:
"La plupart des allergistes pediatriques sont d'accord en
déclarant que la fréquence (prévalence) del'allergie alimentaire, particulièrement à
l'arachide, semble augmenter, malgré l'absence de
données appropriées d'études
épidémiologiques comme preuve de cette
déclaration. La raison de cette hausse apparente demeure
cachée.107(affiché le 6 janv. 2001)
-"Rising prevalence of allergy to peanut in children:Data from 2
sequential cohorts"(La fréquence à la hausse
de l'allergie à l'arachide chez les enfants: données de
deux études cohortes séquentielles) est le titre
d'une étude publiée dans le J Allergy Clin Immunol
de nov. 2002, par Grundy et coll. Les auteurs ont
tenté de déterminer si l'allergie à l'arachide
est à la hausse, en comparant les données de deux
études séquentielles dans la même région
géographique, à 6 ans d'intervalle. Des 2 878 enfants
nés entre sept 1994 et août 1996, vivant sur l'Ile de
Wight, UK.,1 273 ont complété un questionnaire, et 1
246 ont eu des tests cutanés à l'âge de 3 et 4
ans. Ceux avec des tests positifs à l'arachide ont subi un
provocation orale (challenge) avec arachide à moins qu'ils
avaient une histoire de réaction systémique. Les
résultats ont été comparés à une
étude antérieure portant sur des enfants nés en
1989 dans la même région. 32.
Résultats: Ils ont noté le double de cas
d'allergie à l'arachide rapportés
(0.5%[6/1218] à1.0%[13/1273], mais la
différence n'était pas statistiquement
significative. La sensibilisation à l'arachide (tests
positifs) aurait triplée, 41 (3.3%) de 1 246 enfants
sensibilisés entre 1994 et 1996 comparé à 11
(1.1%) de 981 sensibilisés il y a 6 ans. Des 41 enfants
sensibilisés dans la présente étude, 10 ont
rapporté des manifestations cliniques à l'arachide
et 8 ont réagit positivement au challenge, donnant une
estimation d'allergie à l'arachide dans l'ensemble de 1.5%
(18/1246).
Conclusions: La sensibilisation à l'arachide
aurait augmenté entre 1989 et 1994 à 1996. La
tendance vers une hausse était évidente dans le
reportage d'allergie à l'arachide mais statistiquement
non-significatve..163(affiché le 15 nov. 2002)
-Au 22e Congrès de l'Académie Européenne
d'Allergologie et d'Immunologie Clinique ( EAACI) tenu à
Paris en juin 2003, le docteur Arshad, a
présenté les résultats de l'étude dont
il était co-auteur, en ajoutant ceci selon DG Dispatch
rapporté par Jill Stein-EAACI: Peanut
Allergy May Decrease with Age: 'Contrairement à
l'opinion publique, l'allergie à l'arachide ne
débute pas nécessairement en bas âge et les
enfants sensibilisés à l'arachide en bas âge
souvent perdent leur allergie durant l'enfance.'
(affiché le 20 juin, 2003)
Press Release, Dec 9th, 2003
(Communiqué de presse, le 9 déc. 2003): (La fréquence d'allergie
à l'arachide et aux noix à la hausse: nouvelles
études publiées dans le J Allergy Clin
Immunol).
Ce communiqué de presse fait suite aux deux
publications ci-dessous publiés dans le numéro de
déc. 2003:
1. Prevalence of peanut and tree nut allery in the
United States determined by means of a random digit dial
telephone survey: A 5-year follow-up study (La
fréquence d'allergie à l'arachide et aux noix aux
Etats-Unis déterminée par une enquête
téléphonique au hasard: une étude de suivi
de 5 ans) par Sicherer, Munoz-Furlong and Sampson. .... en 2002
selon le sexe et l'âge et comparée aux
résultats des estimés de la fréquence
obtenus il y a 5 ans 65
Sur 13 493 personnes impliquées, l'allergie à
l'arachide, aux noix, ou aux deux, a été
rapportée par 166 personnes (1.2%). La moyenne des taux
de fréquence était semblable à celle de
1997, aussi en ce qui a trait à l'intensité. En
utilisant des règles conservatrices pour l'ajustement
pour ce qui est des sujets ayant des réactions douteuses
et un taux de faux positifs selon l'instrument utilisé
dans l'enquête, on a obtenu un estimé final de
1.04%..Malgré un taux d'allergie à l'arachide,
aux noix, ou aux deux, qui n'était pas différent
de façon significative au taux de 1997 pour ce qui est
des adultes, le taux aurait augmenté de 0.60 à
1.2% chez les enfants, surtout à cause d'une
augmentation d'allergie rapportée à l'arachide
(0.4% en 1997 [12 cas sur 2998] à 0.8% [26
cas sur 3127] en 2002.)198
2. Le deuxième article est par le docteur Rhoda
Kagan, et coll., intitulé Prevalence of peanut
allergy in primary-school children in Montral, Canada.
(La fréquence d'allergie à l'arachide chez
les enfants d'écoles primaires à
Montréal, Canada) La fréquence d'allergie
à l'arachide a été établie selon
un questionnaire adressé aux enfants dans les jardins
d'enfance jusqu'à la 3e année d'école
primaire choisis au hasard. Les répondants
étaient classifiés comme suit: (1) ceux qui
toléraient les arachides, (2) ceux qui n'ont jamais
ou rarement consommé des arachides, (3) ceux avec une
histoire convaincante d'allergie à l'arachide, et (4)
ceux avec une histoire incertaine d'allergie à
l'arachide. Les groupes 2, 3, et 4 ont subi des tests
d'allergie cutanés, et si les tests
s'avéraient postifs dans les groupes 2 et 4, un taux
d'IgE sanguin a été demandé. Les
enfants dans le groupe 3 avec un test cutané positif
étaitent considérés allergiques
à l'arachide et n'ont subi aucune autre
évaluation. Les enfants dans les groupes 2 et 4 avec
un taux d'IgE spécifique à l'arachide à
moins que 15kU/l ont subi un challenge oral avec
arachides.
Résultats: Des 7 768 enfants
enquêtés, 4 339 ont répondu, 94.6%
appartenaient au groupe 1. La fréquence d'allergie
à l'arachide était 1.50%. Avec multiples
imputations utilisées pour comprendre les
données des répondants qui se sont
excusés de l'étude avant les tests, la
fréquence estimée a augmenté à
1.76%. Lorsque les données re l'allergie à
l'arachide des non-répondants au questionnaire (selon
les déclaraions aux autorités scolaires avant
le début de l'étude) ont été
incorporées, l'estimé de la fréquence
était de 1.34%.199
Conclusion des auteurs: Notre étude sur la
fréquence est la première en Amérique
du Nord qui corrobore l'histoire avec des tests d'allergie
confirmatoirs et la plus grande au monde utilisant ce
protocole. Nous avons pu démontrer que,
malgré des assomptions conservatrices, la
fréquence ou l'incidence d'allergie à
l'arachide est plus de 1.0%
Dans la section 'discussion' de la publication, les
auteurs déclarent:
"Notre étude démontre que la l'incidence
d'allergie à l'arachide est plus élevée
que ce qui a été rapporté dans la seule
étude Nord-Américaine 65
(mentionnée dans l'étude de Sicherer et coll.
résumée ci-haut) et dans trois enquêtes
Européennes, une d'elle étant celle de Tariq
et coll. qui rapportent une incidence de 1.2% d'allergie
à l'arachide chez les enfants. 32,
une autre étant celle d'Emmett et coll. qui
conclu que "L'allergie à l'arachide est
rapportée chez un cas sur 200 de la population
et plus fréquente chez ceux ayant d'autres allergies.
Le fait d'avoir des taux semblables chez les enfants que
chez les adultes va à l'encontre d'une augmentation
récente de la fréquence. . . 73,
et la troisième étant celle de 2001 de Kanny
et coll. dans laquelle les auteurs concluent que la
fréquence d'allergie alimentaire est
estimée comme étant à 3.24% en
France, l'étude souligant aussi l'augmentation du
risque d'allergie alimentaire....128.
Ils ajoutent: il est possible que notre étude
suggère que l'augmentation d'allergie à
l'arachide qui a été rapportée sur
l'ile de Wight survient aussi en Amérique du Nord.
L'étude à laquelle ils se
réfèrent est celle de Grundy et coll.,
intitulée Rising prevalence of allergy to peanut
in children: Data from 2 sequential cohorts
(Fréquence d'allergie à l'arachide
à la hausse chez les enfants: données suite
à deux études séquentielles,
publiée dans le J Allergy Clin Immunol, de nov
2002. Ils ont trouvé une augmentation qui aurait
doublé (0.5%[6/1218] à
1.0%[13/1273], mais selon les auteurs, la
différence n'était pas statistiquement
significative.163
(affiché le 12 déc. 2003)
-Voici la réponse à une question posée en
juin 2003, "Are
peanut allergies for real?" (Est-ce que les allergies à
l'arachide existent réellement?). Lire la réponse de
Cecil en vaut la peine. Voici les points saillants:
-"Peanut allergies have been around forever, but peanut phobia
blew up out of nowhere. Ninety-four percent of the journal
articles I turned up by searching on "peanut" and "allergy" in an
on-line medical database (165 out of 176) were published since
January 1995. Now a week doesn't go by without some new sign that
peanut butter is to the 21st century what fleas and rats were to
the 14th." (L'allergie à l'arachide a toujours
été présente, mais le phobie de l'allergie
à l'arachide est arrivée de façon subite sans
raison. Quatre-vingt pour cent des articles que j'ai pu trouver en
faisant une recherche de la littérature médicale sur
"arachide" et "allergie" (165 sur 176) ont été
publiés depuis janvier 1995. Maintenant, il ne se passe pas
une semaine sans voir un indice que le beurre d'arachide au 21e
siècle est ce que les poux et les rats étaient au
14e siècle.)
-"Is the danger real or just hype? Probably both.
The number of deaths in the U.S. due to food-related
anaphylactic shock is small, at most 200 annually, 80 percent
of which are due to peanuts or "tree nuts" (walnuts,
pistachios, pecans, etc). One UK study estimates that the
annual risk that a food-allergic child will die from a reaction
is 1 in 800,000. Food allergies aren't as common as people
think. Surveys have found that as many as 30 percent of
respondents believe they have a food allergy of some kind; the
actual prevalence is 4 to 8 percent for kids and 1 to 2 percent
for adults. Still, that's a lot of people. An estimated 1.5
million Americans have peanut allergies, and emergency rooms
treat about 30,000 cases of food-related anaphylactic shock
each year. " (Le danger est-il réel ou seulement une
exagération? Probablement un peu des deux. Le nombre de
décès aus Etats-Unis reliés au choc
anaphylactique est petit, au plus 200 décès
annuellement, dont 80 pour cent dus à l'arachide ou
à des noix (noix de grenoble, pistaches, pacanes, etc.)
Une étude au Royaume Uni aurait estimé que le
risque annuel d'une réaction fatale chez les enfants
serait de 1 sur 800 000. Les allergies alimentaires ne sont pas
aussi fréquentes que l'on ne croit. Des enquêtes
ont démontré que plus de 30 pour cent des
répondants croyaient qu'ils avaient une allergie
alimentaire quelconque; la fréquence réelle est
de 4 à 8 pourcent chez les enfants et 1 à 2
pourcent chez les adultes. C'est quand même beaucoup. On
estime 1.5 millions d'américains ont une allergie
à l'arachide, et près de 30 000 cas de choc
anaphylactique sont traités dans les urgences
annuellement".)
-"Are peanut allergies becoming more common? Many
researchers think so, but the evidence isn't overwhelming."
(Est-ce que l'allergie à l'arachide est plus courante?
Plusieurs chercheurs le croient, mais les preuves ne sont pas
convaincantes.) (affiché le 23 janv. 2004)
-Grundy et coll. ont présenté au congrès
annuel de l'AAAA&I tenu à San Francisco du 19-23 mars,
2004, leur étude intitulée Sensitization
rates to food and aeroallergens amongst 1 year olds in UK ;
a population based study. (Taux de sensibilisaion aux aliments
et aéro-allergènes chez les enfants d'un an au
Royaume Uni - étude de la population en
général) Les auteurs soulignent que la
fréquence rapportée des manifestations diverses
d'atopie semble augmenter. La sensibilisation précoce
à divers allergènes devrait être en parallel
avec cette hausse. Plusieurs études ont décrit les
taux de sensibilisation chez les enfants considérés
à risque, mais des études de population
générale sont rares. Ils ont entrepris une
étude d'enfants de la population en général
dans le but de connaître le taux de sensibilisation aux
aliments ainsi qu'aux aéro-allergènes chez des
enfants choisis au hasard âgés d'un an.
Conclusion Malgré des rapports d'augmentation de la
prévalence des manifestations
atopiques,les taux de
sensibilisation à des aliments et
aéro-allergèns demeurent bas dans une population non
choisie d'enfants d'un
an.219
(affiché le 26 avril, 2004)
-"L'augmentation apparente de l'allergie à
l'arachide semble refléter l'augmentation apparente de
l'allergie en général chez les enfants" (The
apparent increase in peanut allergy has occurred along with the
apparent increase in allergic diseases in children). Cette opinion
a été exprimée par Gideon Lack, MD, du
Imperial College, London, dans The New England Journal of
Medicine (2003; 348:977-985) article sur l'allergie
à l'arachide chez les enfants. 171
-Au congrès annuel de la Société Canadienne d'Allergie et d'Immunologie Clinique tenu à Montréal du 26 au 29 oct. 2006, le docteur Scott Sicherer a fait le commentaire suivant durant sa conférence intitulée 'Peanut allergy: New Insights with Practical Implications for Diagnosis and Management' (L'allergie à l'arachide: nouvels aperçus et leurs appllications dans le diagnostic et traitement.), l'apparente augmentation de l'allergie à l'arachide dans les dernières années n'est pas exclusive à cette allergie, il s'agit d'une augmentation de l'incidence d'allergies en général, tant respiratoires qu'alimentaires. (affiché le 29 oct. 2006)
-Voici un item sur lequel je suis tombé par accident que récemment, un commentaire qui a paru dans le Boston Globe le 30 janvier, 2006 Peanut allergy epidemic may be overstated par le Dr. Darshak Sanghavi (Appeler l'allergie à l'arachide une épidémie est probablement une exagération) Si le lien original vient à ne plus être accessible, voici une version pdf. (affiché que le 13 oct. 2007)
L'impact
de l'allergie à l'arachide chez les enfants et
adultes:
-A la section des "posters" lors du congrès annuel de
l'AAAA&I (American Academy of Allergy, Asthma and Immunology)
à Orlando du 26 fév. au 3 mars, 1999, MN
Primeau, RS Kagan, C. Dufresne, Y. St-Pierre, H. Lim, and A.
Clarke ont présenté leur évaluation de la
diminution de la qualité de vie et effet négatif sur
les relations familiales chez des individus diagnostiqués
allergiques à l'arachide (AA) allergie confirmée par
questionnaire, et tests d'allergie cutanés ou RAST,
comparée avec les mêmes effets chez des patients
atteints d'une maladie musculo-squelettique chronique (la
sclérose en plaque ou MSD). La détérioration
dans la qualité de vie a été
évaluée selon l'échelle analogue visuelle
verticale (VVAS ou 'vertical visual analogue scale')
[greffée de 0 (aucune diminution des activités
quotidiennes) à 100] (le maximum de
détérioration imaginable) et questionnaire sur
l'impact sur la famille (Impact on Family Questionnaire) [0
(aucun impact) à 24 (impact maximum)]. Cent trente-huit
enfants AA avec durée de la maladie de 4 ans, ont
été comparés à 61 enfants MSD et 37
adultes AA et 41 adultes MSD. . . Les enfants AA
comparés aux enfants MSD avec peu d'incapacité
physique ont beaucoup plus de détérioration de leur
qualité de vie et des relations familiales. Davantage plus
significatif, lorsque comparés aux enfants MSD dans
l'ensemble, la détérioration était plus
marquée, soulignant l'impact considérable de
l'allergie à l'arachide.
-Un deuxième volet à cet aspect était
d'évaluer quels facteurs étaient
impliqués. Leurs conclusions étaient: plus
jeunes les enfants, plus rapprochée la première
réaction, antécédents de réaction
anaphylactique et présence d'autres conditions atopiques
étaient tous des éléments associés
avec la détérioration augmentée de la
qualité de vie et des relations familiales. L'âge
de l'enfant et la gravité de la première
réaction, la présence d'asthme et d'autres allergies
alimentaires n'étaient pas associés avec un
degré plus marqué de détérioration de
la qualité de vie et des relations familiales.
(affiché le 13 mars, 1999)
Le docteur Marie Noël Primeau a demandé de
préciser que les patients de leur groupe contrôle
(avec maladies musculoskeletiques) n'avaient pas la sclerose en
plaque. Pour les adultes il s'agissaient en majorité
(>80%) de patients avec lupus erythémateux
dissiminé (LED ou SLE) et pour les enfants, d'arthite
rhumatoide juvénile (>70%) (affiché le 24 mars,
1999)
Cette étude est publiée dans Clin
Exp Allergy, Aug. 2000:"The psychological
burden of peanut allergy as perceived by adults with peanut
allergy and the parents of peanut-allergic children." Les
auteurs concluent: "Considérant l'impact sur les
activités quotidiennes et les relations familiales
rapporté par les parents d'enfants allergiques à
l'arachide, un diagnostic précis d'allergie à
l'arachide est essentiel. Notre travail devrait sensibiliser
les professionnels de la santé qui sont appelés
à traiter des enfants allergiques à l'arachide au
besoin d'appui que ces familles vont probablement
nécessiter. De plus, nous espérons motiver
l'industrie de l'alimentation à offrir plus d'aliments
'sans traces d'arachide' pour ainsi diminuer les restrictions
diététiques de ces patients tout en minimisant le
potentiel d'ingestion accidentelle."97(affiché le 23 août, 2000)
-Commentaire fait par Sicherer et coll. dans Ann Allergy
Asthma Immunol de déc. 2001: Suite à un
questionnaire envoyé à 400 membres de Food Allergy
and Anaphylaxis Network pour évaluer l'impact de l'allergie
alimentaire sur la qualité de vie des enfants, 253 parents
ont répondu. Les auteurs concluent que l'allergie
alimentaire chez l'enfant a un impact significatif sur la
perception de la santé générale, sur les
parents, et en ce qui concerne les activités familiales.
Les facteurs qui influencent ces paramêtres incluent
l'association de maladies atopiques et le nombre d'aliment
évités.143
(affiché le 18 janv. 2002)
-"Assessment of quality of life in children with peanut
allergy" (Evaluation de la qualité de vie chez les enfants
allergiques à l'arachide) est le titre d'un article par
Avery NJ et coll. paru dans le numéro d'oct. 2003 du
Pediatric Allergy and Immunology. Les auteurs ont
mesuré la qualite de vie (QdV) de 20 enfants allergiques
à l'arachide (AA) et 20 enfants avec diabète
insulino-dépendants (DID) utilisant deux questionnaires
maladie-spécifiques. Des caméras ont
été remis aux enfants pour enregistrer comment leur
qualité de vie était affectée durant une
période de 24 heures. L'âge moyen des enfants
était 9.0 et 10.4 ans pour les AA et les DID.
Résultats:
-Les enfants AA ont rapporté une qualité
de vie inférieure à celle des enfants
DID.
-Les enfants AA ont rapporté plus de crainte
d'une réaction adverse et plus d'anxiété
au sujet des repas, spécialement ailleurs qu'à la
maison.
-La plupart des photos prises étaient
reliées à des problèmes d'alimentation et
ont révélé des difficultés dans les
deux groupes en ce qui a trait aux restrictions
alimentaires.
-Les sujets AA se sentaient plus menacés par des
hasards potentiels dans leur environnement, se sentaient plus
restraints par leur AA dans leurs activités physiques, et
s'inquiétaient surtout lorsqu'ils étaient hors de la
maison. Toutefois, ils se sentaient plus en sécurité
avec leur trousse d'épinéphrine auto-injectable et
étaient confiants de manger dans des restaurants qu'ils
connaissaient.
Les auteurs ont conclu: La qualité de vie des
enfants allergiques à l'arachide est plus affectée
que celle des enfants présentant un diabète
insulino-dépendant. Leur anxiété peut
être considérée utile dans certaines
situations, se traduisant par un meilleur compréhension des
conseils au sujet de l'éviction de l'allergène et
des traitements d'urgence.. 197
-Au congrès annuel de l'AAAA&I Meeting tenu
à San Francisco du 19 au 23 mars, 2004, Stone et
coll. ont présenté un poster entitulé
Parental coping with childhood food allergies. (Impact sur
les parents des allerlgie alimentaires de leurs enfants) Les
allergies alimentaires touchent jusqu'à 8% des enfants.
L'allergie alimentaire chez les enfants peut créer de
l'anxiété chez les parents et modifier le quotidien
de la famille. Une meilleure compréhension de
l'étendue de ce problème est important dans
l'amélioration des méthodes d'éducation et
support de ces familles. Des questionnaires ont été
envoyés aux parents d'enfants suivis dans un cabinet
privé d'allergie ou à un groupe de support
d'allergie alimentaire. En plus des données demographiques,
les questionnaires contenaient 20 questions reliées
à l'effet de ces allergies alimentaires sur les parents.
Trois questions additionnelles portaient sur la question de
conférences sur l'allergie alimentaire et
l'intétêt des parents à assister à de
telles conférences. Voici leurs résultats:
290 questionnaires ont été
complétés. L'âge moyen des enfants
était 5.8 ans (0.25 à 18 ans); 70% garçons,
30% filles.
94% des parents ont rapporté qu'ils pensaient aux
allergies de leur enfant quotidiennement., malgré aucun
effet sur leur sommeil ou fonctionnement normal de la
famille.
La majorité des parents craignaient l'allergie de
leurs enfants plus que leur sécurité voyageant en
auto.
La plupart des parents cherchaient activement à se
renseigner sur les allergies alimentaires, incluant la lecture
de livres et l'assistance à des conférences sur
l'allergie alimentaire.
La majorité avaient l'appui de leur époux(se) et
de la parenté.
La plupart des parents ne croyaient pas que le
développement psychologique ou social de leur enfant
était modifié par leur allergie
alimentaire.
Conclusions: Même si la majorité des parents
de cette enquête songent souvent à l'allergie
alimentaire de leurs enfants, la plupart s'intéressent
activement à l'allergie alimentaire et semblent
réassurés par l'information obtenue. La
disponibilité de matériel éducationnel et de
groupes de support est un aspect important dans
l'amélioration du traitement des enfants avec allergies
alimentaires. 212(affiché le 16 fév. 2004)
-Antonia C. Lyons, S et Emer Fordy, de Massey University,
New Zealand et Aston University, UK, ont publié dams le
numéro de juillet 2004 de Journal of Health
PsychologyFood Allergy in Young Adults: Perceptions and
Psychological Effects (L'allergie alimentaire chez les jeunes
adultes: perceptions et effets psychologiques.)
Selon le résumé: cette étude examine les
différences dans la reconnaissance et les perceptions de
l'allergie alimentaire et l'anxiété chez les jeunes
gens avec ou sans allergie alimentaire. Les participants ont
complété un questionnaire qui leur demandait leur
perception et connaissance sur les allergies, les effets sur la
santé et l'anxiété. Des 162 participants,
24 ont rapporté qu'ils étaient allergiques au
moins à un aliment; ces jeunes perçoivaient que leur
allergie avait un impact sur leur vie beaucoup plus léger
que celui perçu par d'autres. Le degré de leur
allergie était relié à leur perception de
leur compétence en ce qui a trait à la santé
comme cause d'anxiété. Les personnes ayant une
allerige alimentaire et une compétence élevée
de la santé ont rapporté des niveaux
d'anxiété les plus élevés. Très
peu des participants connaissaient ce que 'l'anaphylaxie'
était....238
(affiché le 20 nov. 2004)
-Au congrès annual de l'AAAA&I tenu à San
Antonio, Texas 18-22 mars, 2005, Verreault, Kagan,
Hourihane et coll. ont présenté Quality of life
of Children with peanut allergy. (Qualité de vie chez
les enfants allergiques à l'arachide) Utilisant le
QoL1(Quality of Life) 'Peanut Allergy Questionnaire'
developpé par Hourihane (Pediatric Allergy and
Immunology 2003;14:378-382) pour les enfants agés de 4
à 6 ans, les parents ont répondu au questionnaire,
pour les enfants de > 7 ans, les enfants eux-même. Les
enfants étaient considérés allergiques s'ils
ont déjà eu une réaction à l'arachide
ou si leur taux d'IgE était > 14kU/L. Des 129
participants, 42 étaient agés entre 4 et 6 ans; 21
n'avaient jamais consommé d'arachides, 27 avaient eu une
réaction légère, 55 modérée et
26 sévère. La moyenne d'âge était 8.5
ans . Pour tous les participants, le QoL1 moyen
était 58.2 (marge 25-100; 100= le pire résultat).
Deux valeurs visuelles (QoL2 et QoL3) ont
aussi été utilisées (marge 0-100; 100 = le
pire résultat): et étaient 32.9 et 23.5
respectivement.
Conclusions: Les enfants allergiques à l'arachide
ont une qualité de vie réduite. Les meilleurs
indices de la qualité de vie n'incluent pas de
caractéristiques de réactions antérieures
ou de facteurs démographiques.. (affiché le 24
avril, 2005)
Durée de
l'allergie à l'arachide- est-ce pour la
vie?
Malgré ce qui était publié à date,
l'allergie à l'arachide ne serait pas pour la vie,
selon des publications et reportages depuis 1998:
1) Pour déterminer s'il y a des différences
entre les enfants qui demeurent légèrement ou
modérément allergiques à l'arachide (15 sujets)
et les enfants avec des histoires semblables mais avec un "challenge"
(test de provocation) négatif (aussi 15 sujets), Hourihane et
coll. ont trouvé que sur les 15 qui avaient perdu leur
allergie à l'arachide, 13 ont eu des tests cutanés,
et huit avaient un test négatif, les 5 autres montraient
encore un test cutané positif mais aucun de plus de 5mm, et
des taux dpanticorp IgE spécifique comparables aux enfants
qui avaient toujours leur allergie cliniquement. Les enfants qui
demeuraient allergiques avaient aussi plus d'allergie à
d'autres aliments que l'autre groupe. Les auteurs concluent que les
cliniciens formés adéquatement doivent être
prêts à procéder à des "challenges" chez
des enfants d'âge pré-scolaire avec des arachides,
puisque certains vont les tolérer malgré une histoire
de réactions à l'arachide et un test cutané
positif 12.
Texte
complet de l'article
Challenges for children with severe peanut allergic responses
(Tests de provocation chez des enfants avec des réactions
sévère aux arachides)
Author's reply (Réponse de l'auteur)
Too many questions (Trop de questions)
How do you know for sure? (Comment peut-on être
sur?)
Negative response to nut challenge does not mean nuts are safe
to eat (Réactions négatives aux tests de provocation
avec les noix ne signifient pas qu'on puisse les consommer sans
danger.)
Commentaires:
Les docteur Rhoda Kagan, et Anne Des Roches: Le
diagnostic réel d'allergie aux arachides chez les quinze
enfants qui auraient perdu leur allergie est mis en doute. Il
était basé que sur l'histoire des médecins
référants. Les enfants n'ont pas été
évalués dans des cliniques centrales qu'à
l'âge d'environ 3 ans. On se demande et on s'inquiète
que la publicité de cette étude puisse se traduire
par un certain degré d'optimisme non réaliste, en
attendant une étude semblable qui va confirmer ou non ces
données. (oct. 1998)
Dans un lettre à l'éditeur du BMJ le 7
nov. 1998, T. David, professeur de Child Health, à
Manchester, en Angleterre, intitulée "Patients have not
been proved to grow out of peanut allergy," met en doute les
histoires d'allergie des patients dans l'étude de Hourihane
- étaient-ils réellement allergiques aux arachides?
Il fait une référence entr'autres à l'article
de Bock de 1987 "Prospective appraisal of complaints of adverse
reactions to foods in children during the first three years of
life." (Evaluation en perspective d'histoires de réactions
adverses aux aliments chez les enfants dans les premières
trois années de vie) alors que ces réactions
adverses rapportées ne pouvaient pas être
confirmées par des épreuves de provocation
(challenge) que dans 28% des cas chez 133 enfants 29.
Dans la réponse de l'auteur, se référant
à "la question non résolue," il déclare que
"nos résultats suggèrent avec une certaine prudence,
que certains enfants perdent leur allergie à l'arachide, et
nous acceptons le fait qu'une preuve absolue de résolution
soit absente." 30
2) Dans la revue l'Actualité (Vol: 23 No:
10 15 juin 1998 62): Section: Santé et
Médecine: a paru le commentaire suivant:
Une allergie réversible?
"Votre enfant de deux ans est allergique aux arachides? Ne
désespérez pas: il a 40% de chances de ne plus
l'être à quatre ans. Des chercheurs anglais ont suivi
14 210 enfants, de la naissance jusqu'à quatre ans. Un
bambin sur 200 a développé une allergie aux
arachides vers 20 mois. Pourtant, à quatre ans, deux sur
cinq avaient guéri spontanément." 25.
Une recherche de Medline n'a donné aucune
confirmation de cette publication, mais l'étude a
été présentée
au congrès annuel de
l'American Academy of Allergy, Asthma & Immunology
(AAAA&I) à Washington,DC, tenu en mars, 1998,
par Golding, Fox et Lack, nommée ALSPAC (Avon
Longitudinal Study of Pregnancy and Childhood birth cohort
study) comportant des informations sur 14 210 enfants
nés durant 21 mois. L'allergie à l'arachide a
été identifiée par questionnaire, tests
d'allergies cutanés et RAST, et confirmée par
DBPFC (double-blind placebo-controlled food challenges, ou
tests de provocation aveugle avec groupe
contrôle):
la prévalence cumulative
d'allergie à l'arachide à 24 mois était
0.21% et à 48 mois+/- 0.31%
la moyenne d'âge de la
réaction initiale était 20.5 mois
tous les nourissons ont
manifesté leur allergie au premier contact avec
l'arachide
75% des réactions suite
à ingestion, 25% suite à contact
cutané
le beurre d'arachide responsable de
40% des réactions, l'arachide elle-même dans 41%
des réactions, et aliments contenant des arachides dans
19%
11% des enfants avaient des
frères/soeurs allergiques à
l'arachide
l'allergie à d'autres aliments
rapportée chez 50% et 38% étaient aussi
allergiques aux oeufs
lors des 'challenges':
symptômes de rhinite
62%
urticaire 54%
vomissements 31%
wheezing 15%
stridor 7%
2 patients ont
nécessité de l'épinéphrine
IM
un patient a eu une réaction
tardive
41% (9/22) des enfants ayant subi
un 'challenge' ont été démontrés
comme avoir perdu leur allergie à
l'arachide.
Les enfants qui ont perdu leur
allergie ont manifesté leur réaction à un
âge plus jeune que ceux chez qui l'allergie
persistait.
les enfants chez qui l'allergie
à l'arachide persistait étaient plus atopiques,
leur test à l'arachide était plus marqué,
et on a noté: une incidence plus élevée
d'eczéma (100% vs 44%), d'asthme (85% vs 11%) et
d'autres allergies alimentaires (70% vs 33%)
Conclusions:
L'allergie à l'arachide
est un problème significatif vers l'âge de 2
ans et que vers l'âge de 5 ans, près de la
moitié de ces enfants vont perdre leur allergie.
(affiché le 13 mars, 1999)
Auparavant, Bock et Atkins en 1989 avaient
publié leur évaluation de 32 patients qui avaient
un test de provocation DBPCFC (ou double-blind,
placebo-controlled food challenge) positif ainsi qu'un test
cutané positif. Lorsque les DBPCFC ont été
répétés 2 ans et 14 ans après le
premier 'challenge,' ces tests de provocation ont
démontré que tous ces patients avaient
gardé leur sensibilité, confirmant le fait que
l'allergie aux arachides peut persister longtemps 17
Aussi selon d'autres auteurs, l'allergie aux arachides et
aux noix est potentiellement fatale. . elle disparait que
rarement. . . 13,
56
3) Au récent Congrès
Annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu à Chicago, du 11 au 17
nov. 1999, dans la présentation intitulée New
Findings in Food Allergy Research, le docteur Sami Bahna rapporta
sur:
"Outgrowing" Peanut Allergy (la perte d'allergie
à l'arachide)
Des études récentes démontrent que
l'allergie à l'arachide, qui touche 1% de la population
aux Etats-Unies, peut disparaître vers l'adolescence.
12.
Vraiment, les données présentées par J.M.
Spergel, MD, PhD, suggèrent que l'allergie à
l'arachide peut disparaître le plus souvent chez les
patients ayant des réactions légères au
test d'allergie et des manifestations cutanées
seulement. Le groupe de Spergel ont soumis 38 patients avec
histoire clinique de réactions précédant
l'évaluation et un test cutané positif, à
un challenge (provocation orale). Vingt et un patients ont eu
un challenge positif (CP) et 18 avaient un challenge
négatif (CN) malgré un test cutané
positif. Un patient est devenu tolérant suite au
challenge et un autre patient a vu sa réaction positive
devenir négative.
Le groupe CP et CN avaient des profils cliniques
équivalents malgré qu'aucun des patients avec
histoire d'anaphylaxie est devenu tolérant avec un suivi
de 2 à 6 ans. La différence la plus significative
est survenue, toutefois, avec les tests cutanés -- le
groupe CP avait des réactions plus marquées.
Cette étude confirme les conclusions de certaines
études qui démontrent que l'allergie à
l'arachide peut disparaître avec le temps. Les
facteurs favorables incluent le début de l'allergie
durant l'enfance, le degré léger de
sensibilité, et des manifestations autres
qu'anaphylactiques. (affiché le 18 nov. 1999)
Cette étude est publiée dans le
numéro de déc. 2000 de Annals of
Allergy, Asthma and Immunology 109
(affiché le 21 janv. 2001)
4) "L'histoire naturelle de l'allergie alimentaire
documente que l'allergie au lait de vache, aux oeufs et au soya
disparait spontanément, tandis que l'allergie à
l'arachide, aux noix et aux poissons persiste d'habitude à
l'âge adulte, malgré qu'il y a des exceptions.
L'éviction de l'allergène alimentaire suite à la
sensibilisation et manifestations des symptômes tendent
à augmenter la tolérance; toutefois, les
mécanismes immunologiques responsables de la tolérance
à un groupe d'aliments et non à un autre groupe
demeurent peu connus.90
(affiché le 23 janv. 2000)
5) Au congrès annuel de
l'AAAA &I qui a eu lieu à San Diego, du 3 au 8 mars,
2000, le groupe de Bock SA rapporta que "les études
antérieures ont démontré que l'allergie à
l'arachide disparaît spontanément que rarement, mais
des observations récentes suggèrent que les jeunes
enfants ayant eu des symptômes légers puissent perdre
leur sensibilité." Les objectifs de leur étude
étaient d'observer la fréquence et la nature des
réactions adverses suite à contact accidentel avec les
arachides chez le jeune enfant avec hypersensibilité clinique
à l'arachide, et de determiner l'importance du taux
d'anticorps IgE spécifique à l'arachide dans le suivi
de ces enfants.
Ils ont étudié 82 enfants identifiés comme
hypersensibles à l'arachide avant l'âge de 4 ans. Tous
avaient un test cutané positif. Ils ont été
suivi pour une moyenne de 5.6 années (marge 1.2 à 22.1
années), contactés annuellement pour tenir compte des
réactions adverses suite à contact accidentel avec les
arachides. Des taux d'anticorps IgE spécifique ont
été obtenus chez 48 des 82 sujets.
En résumé, la majorité des jeunes
enfants ayant une hypersensibilité clinique aux arachides
vont présenter des réactions adverses suite à
contact avec arachides dans les 3 années suivant leur
évaluation initiale. De plus, il semble que les
jeunes enfants qui n'ont présenté que des
symptômes cutanés ont un risque d'avoir des
symptômes respiratoires et/ou gastrointestinaux lors de
contact subséquent accidentel. Les enfants qui n'ont
eu que des symptômes cutanés comme réaction
aux arachides ont un taux d'IgE spécifique à
l'arachide inférieur à ceux qui ont eu des
symptômes respiratoires et/ou gastrointestinaux.
(affiché le 8 mars, 2000)
6) Au congrès annuel de l'AAAA&I à
San Diego, du 3 au 8 mars, 2000, une groupe conjoint de
John Hopkins (Skolnik et associés) et Hugh Sampson de Mount
Sinai aussi rapporta une étude dont le but était
de déterminer le nombre d'enfants diagnostiqués
allergiques à l'arachide qui éventuellement
pouvaient tolérer les arachides. L'IgE
spécifique à l'arachides (AS-IgE) a
été analysé et les sujets avec un taux <
20 kU/L et pas d'histoire de réaction dans la
dernière année ont été demandés
de participer à une provocation orale à double insu,
aveugle, avec groupe contrôle (double-blind
placebo-controlled peanut challenge ou DBPCPC) (à moins que
la réaction précédente fut
sévère, le cas échéant, l'AS-IgE ne
pouvait pas être plus que 10kU/L.) Certains patients ont
subi un 'challenge' ouvert.
A date, 103 patients , âgés entre 4 et 17.5 ans
(moyenne 6.5) ont participé à cette étude.
Ces patients ont été diagnostiqués
allergiques à l'arachide de l'âge de 2 mois à
10 ans (moyenne 1.5 ans). Quarante-quatre patients (43%) ont
été identifiés comme définitivement
allergiques à l'arachide puisque leur AS-IgE était
> 20kU/L. Vingt-et-un patients avec un AS-IgE < 20 kU/L ont
refusé le challenge. Les 38 patients restants ont
participé au challenge soit ouvert ou DBPCPC. Les tests
d'allergie ont été répété
à l'arachide avant le challenge chez 13/38 patients et
quatre avaient un test négatif. L'AS-IgE moyen des
patients ayant subi un challenge était 0.75kU/L (marge <
0.35 [indétectable] à 20.4 kU/L. Au
total, 26 patients ont eu un challenge négatif et sont
considérés comme ayant perdu leur allergie à
l'arachide (âgés entre 4 et 11.5 ans ; moyenne
6), l'AS-IgE < 0.35 à 20.4 kU/L (moyenne 0.54). Les 12
autres ont eu un challenge positif (âgés entre 4 et
9.5 ans, moyenne 5), l'AS-IgE < 0.35 à 11.6 kU/L
(moyenne 1.24kU/L). 71% des patients avec un AS-IgE < 2 kU/L
ont eu un challenge négatif. De ceux qui ont subi un
challenge, le taux d'AS-IgE de ceux qui ont passé versus
ceux qui n'ont pas passé n'était pas
différent lors du diagnostic ou du challenge.
L'intensité des réactions initiales étaient
aussi semblables, avec les deux groupes incluant les patients avec
anaphylaxie modérée à sévère.
Conclusion : Cette étude démontre que
l'allergie à l'arachide n'est pas nécessairement
pour la vie. Les patients avec un taux d'AS-IgE très
bas devraient subir un challenge dans un établissement
médical approprié pour déterminer s'il
peuvent maintenant tolérer des arachides. (affiché
le 9 mars, 2000)
Cette étude a été
poursuivie depuis par les auteurs (Skolnik, Conover-Walker, Barnes
Koerner, Sampson, Burks, and Wood) et publiée dans le J
Allergy Clin Immunol de fév. 2001.106
Un total de 223 patients ont été
évalués, et de ces patients:
85 ont participé à un challenge oral avec
arachide
Quarante-huit (21.5%) ont eu un challenge
négatif, et sont considérés comme ayant
perdu leur allergie à l'arachide (âges: 4 à
17.5 ans, moyenne 6 ans)
Trente-sept avaient un challenge positif (âges: de 4
à 13 ans, moyenne: 6.5 ans) Les deux goupes avaient un
IgE inférieur à 20 kU/L
41 patients avec un niveau d'IgE de moins de 20 kU/L ont
refusé le challenge
97 n'étaient pas éligibles à cause de
niveau d'IgE de plus de 20 kU/L ou à cause de
réaction allergique récente
67% des patients avec des taux d'IgE de moins que 2 kU/L
and 61% avec des taux de moins que 5 kU/L ont eu un challenge
négatif.
Conclusion:
Cette étude démontre que l'allergie
à l'arachide peut disparaître dans environ 21.5 %
des cas. Les patients avec un taux d'IgE bas devraient
être offert un challenge oral avec arachide dans un
établissement médical pour apprécier s'ils
sont encore allergiques à l'aliment.112(affiché le 14 fév. 2001)
7) Rommy Koetzler, M.D. et Alexander C. Ferguson, M.D. ont
publié leur expérience intitulée Outcome of
Peanut Allergy in Infancy: An Oral Challenge Study in School Age
Children, dans le Canadian J Allergy Clin Immunol, de juillet
2000, Vol. 5 No.6. Quinze enfants avec une
histoire de réaction à l'arachide durant l'enfance,
avec tests cutanés positifs, ont eu des épreuves de
provocation avec du beurre d'arachides émulsifié, en
doses croissantes allant de 10 µg jusqu'à 5 grammes (dose
maximale), la dose étant augmentée jusqu'à
apparition de symptômes ou de signes objectifs d'allergie
à l'aliment.
Résutats:: 8 enfants ont eu une
légère réaction, 3 modérée, et
aucun n'a eu de réaction sévère. La
réactivité n'était pas reliée à
l'âge du premier contact avec l'arachide ou à
l'âge courant. Les tests cutanés étaient moins
marqués chez les enfants ayant eu un challenge
négatif, et l'IgE spécifique à l'arachide
était d'un taux plus bas. Les symptômes ont
été provoqués par des doses de 10µg ou
plus (douleur abdominale, picottement de la langue, prurit
pharyngé, nausée, prurit labial) tandis que les
signes objectifs (vomissement, urticaire, prurit, oedème
facial, et toux) ont nécessité des doses de 100 mg
ou plus de beurre d'arachides. Un enfant n'a pas eu de
réaction, trois ont eu des symptômes mais aucun signe
objectif suite à une dose de 5 grammes. Si l'on tient
compte des signes objectifs comme preuve d'allergie à
l'arachide qui persiste, 4/15 (27%) des enfants semblent
être devenus tolérants de l'arachide.
Les auteurs concluent que "malgré que l'allergie
à l'arachide tend à persister, l'intensité
des réactions diminue - plus que des traces d'arachides
vont être nécessaires pour causer une réaction
significative et une bonne proportion des enfants vont être
tolérants." (affiché le 27 juillet, 2000)
8) Au congrès annuel de la Société
Canadienne d'Allergie et d'Immunologie Clinique qui a eu lieu du 8 au
12 sept.2000, à Toronto, Kerr PE et Kagan RS, du Dept
d'Allergie et d'Immunologie du Montreal Children's Hospital, ont
présenté dans le context d'affichages, Resolution of
Peanut Allergy: A Case Report, dont le résumé a
été publié dans le Canadian Journal of
Allergy and Clinical Immunology, Vol 5, No 7, Sept 2000.
Ils rapportent le cas d'un garçon de 9 ans qui a
été diagnostiqué allergique à
l'arachide à 18 mois suite à avoir manifesté
de l'angioedème du visage, des paupières et des
lèvres, 15 minutes après l'ingestion de beurre
d'arachides; le test cutané était postif (15/19
(papule/erythème). Depuis le diagnostic, il a
évité les noix et les arachides complètement.
Récemment, il aurait consommé une sauce qui
contenait des traces d'arachides et n'a pas présenté
de réaction allergique. Ses parents ont demandé
qu'il soit ré-évalué.... Son test
cutané à l'arachide était 9/18... A la
demande des parents, il a subi une provocation orale
('challenge'). Il a toléré des quantités
progressives de flocons d'arachides et éventuellement une
portion de beurre d'arachides dans des biscuits sans
symptômes. Depuis, il a reprit à manger des arachides
et n'a pas manifesté de réactions adverses
quelconques. Ce cas démontre qu'un diagnostic d'allergie
à l'arachide documentée puisse disparaître
avec le temps. Des études additionnelles sont
nécessaires pour identifier les déterminants "pour
la vie" versus "disparition" d'allergie à l'arachide pour
ainsi guider le médecin dans le choix de patients qui
peuvent être ré-évalués, incluant par
une provocation orale, sans danger. (affiché le 12 sept.
2000.)
Cette étude a été publiée dans les
Annales du Collège Royal des Médecins et Chirugiens
du Canada de Fév. 2002
9) Dans le J Allergy Clin Immunol d'oct.
200, le docteur John M. Kelso rapporte la
disparition de l'allergie à l'arachide chez un enfant de 3
ans, diagnostiquée à 8 mois allergique à
l'arachide ayant manifesté de l'urticaire
généralisée sans autres symptômes. Le test
cutané était fortement positif. Elle a
été ré-évaluée à 3 ans
n'ayant pas eu de réaction suite à avoir
consommé un aliment fait avec la farine d'arachide. Les
tests d'allergie faits avec l'extrait commercial ainsi qu'avec
l'aliment frais étaient négatifs. Un "challenge" a
été fait avec du beurre d'arachide auquel elle n'a pas
réagit. L'auteur conclut que malgré des
publications qui suggéraient que l'allergie à
l'arachide demeure pour la vie, voici un exemple
démontrant que cette allergie peut disparaître dans
certains cas. Il a recommandé aux parents d'introduire
tout aliment contenant des arachides, mais d'être quand
même prêts à traiter une réaction.
(voir plus bas, "l'aggravation de l'allergie après
éviction de l'aliment.") "...il serait intéressant de
voir si son allergie à l'arachide va revenir...Etant
donné le fardeau énorme que cette allergie comporte...
il serait raisonnable de répéter des tests
d'allergie à l'arachide chez des enfants avec une histoire
documentée d'allergie à l'arachide, surtout si
l'ingestion accidentelle ne cause pas de
réaction."98
(affiché le 29 oct. 2000)
10) Dans Pediatrics, de
déc. 2000, Bock et coll. ont suivi 83 enfants avec
allergie connue à l'arachide, diagnositiquée avant
l'âge de 4 ans, annuellement pendant 5 années
consécutives, pour documenter leurs ingestions accidentelles
d'arachide. Le taux d'IgE spécifique à l'arachide a
été obtenu chez 51 de ces 83 enfants.
Résultats: 58% ou 31/53 ont
manifesté des réactions allergiques suite à
ingestion accidentelle. Ne tenant pas compte de
l'intensité de la réaction initiale de ces enfants,
52% ou 31/60 ont eu des réactions
considérées potentiellement dangereuses à
leur vie ('potentially life-threatening symptoms'). Les
enfants qui ont réagit qu'avec des symptômes
cutanés (11 sur 51 ou 22%) avaient un taux sanguin d'IgE
inférieur comparé à ceux qui ont
réagit avec des symptômes respiratoires /
gastro-intestinaux (40 sur 51 ou 78%). Quatre enfants ont eu un
"challenge" négatif durant ce suivi.105(affiché le 21 déc. 2000)
11) Au congès annuel de la Société
Candadienne d'Allergie et d'Immunologie Clinique (SCAIC), qui a eu
lieu en octobre 2001 à Banff, le docteur Rhoda Kagan,
de la section d'Allergie et Immunologie de l'Hôpital pour
Enfants de Montréal, a présenté une
conférence intitulée, The Natural History of Food
Allergy. Voici les points saillants:
8% des enfants ont des allergies alimentaires tandis que les
adultes moins de 2% ce qui signifie que l'on perd l'allergie
alimentaire en vieillissant... cette tolérance varie d'un
aliment à un autre et le mécanisme impliqué
demeure inconnue.
On a toujours cru que l'allergie à certains aliments
(l'arachide, les noix, poissons et fruits de mer, entre autres)
demeurait pour la vie, mais récemment des études ont
démontré que cela n'est pas nécessairment
vrai. Elle cite l'étude de Hourihane parut en 1998 et les
études subséquentes (voir ci-haut)...
"cette reconnaissance en évolution le l'histoire
naturelle de l'allergie à l'arachide offre une lueur
d'espoir aux familles et individus ayant une allergie à
l'arachide. A cause du fardeau du risque d'anaphylaxie chez ces
familles et individus, et les consequences psychologiques, la
possiblité que l'allergie à l'arachide puisse
disparaître est très encourageante." (extrait du
Anaphylaxis Canada Newsletter, Hiver 2001) (affiché le 7
déc. 2001)
12) Spergel et Fiedler dans Current Opinion in
Pediatrics de déc. 2001 ont publié
'Natural history of peanut allergy' article dans lequel ils
notent..."des études dans la dernière année ont
démontré qu'un sous-groupe d'allergiques à
l'arachide puisse devenir tolérant à l'arachide.
Les patients ayant eu des réactions plus légères
comme première réaction ont une meilleure chance
à développer une tolérance que ceux qui ont
présenté une réaction
anaphylactique....l'histoire naturelle de l'allergie à
l'arachide est en évolution." 139
(affiché le 31 déc. 2001)
13) "L'allergie à l'arachide peut
disparaître dans près de 15% d'enfants choisis
suivis dans une clinique d'allergie dirigée par des
pédiatres dans un hôpital géréral....Le
challenge demeure le moyen approprié pour enlever le fardeau
relié au diagnostic d'allergie à l'arachide et permet
de cesser l'éviction de l'aliment." selon Rangaraj et coll.
dans leur publication dans Pediatr Allergy Immunol. d'oct.
2004 232(affiché le 18 oct.,
2004)
14)"Resolution of peanut allergy
following bone marrow transplantation for primary immunodeficiency"
(Perte de l'allergie à l'arachide suite à une
greffe de la möelle osseuse pour une immunodéficience
primaire) est le titre d'un article par Hourihane, JO et coll. dans
Allergy d'avril 2005. Ils rapportent le cas "d'un
garçon ayant une allergie à l'arachide qui a
nécessité une greffe de la möelle osseuse (GMO)
pour une immunodéficience combinée. Un challenge oral 2
ans plus tard a montré qu'il avait perdu son allergie à
l'arachide. Les conditions allergiques constituent une forme
d'anomalie immune et quoique nous ne conseillons pas une GMO comme
traitement d'une allergie à l'arachide, nous croyons que ce
cas souligne un élément des mécanismes de base
dans l'allergie alimentaire." 244(affiché le 9 mai, 2005)
Early clinical predictors of remission of peanut allergy in children(Signes précoces de rémission de l'allergie à l'arachide chez les enfants) . Ho MH et coll. ont évalué des enfants de moins de 2 ans avec histoire d'allergie à l'arachide par des tests cutanés et taux d'IgE spécifique, et suivis à intervale de 1-2 ans jusqu'à l'âge de 8 ans.
RÉSULTATS: Les tests d'allergie avec un diam. de plus de 6 mm et un IgE spécifique de plus de 3 kUA/L avant l'âge de 2 ans étaient des signes de prévisibilité de la persistance de l'allergie. Vingt-et-un pourcent des jeunes enfants avec allergie à l'arachide sont devenus tolérants cliniquement à l'âge de 5 ans.
CONCLUSIONS: Un taux bas d'IgE spécifique et un niveau de sensibilisation décroissante (test d'allergie moins marqué) sont des signes de rémission de l'allergie à l'arachide à l'âge de 3 ans. 283(affiché le 17 fév. 2008)
Récidive
de l'allergie à l'arachide (suite à un challenge
négatif!)
-Dans la section
"correspondance" du New England Journal of Medicine du 7 nov,
2002 par Sicherer SH et coll. intitulée 'Recurrent peanut allergy' (La réapparition de l'allergie
à l'arachide) Les auteurs offrent un protocole de
recherche approuvé par l'établissement pour provocation
orale ou challenge à double insu, avec groupe contrôle,
chez les enfants de plus de 3.5 ans avec une histoire d'allergie
à l'arachide qui actuellement ont un profil clinique
compatible avec une résolution de leur allergie à
l'arachide, tel que défini par l'absence de réactions
récentes et une concentration d'IgE spécifique à
l'arachide de moins que 10kU par litre..112
Ils décrivent 3 patients
qui ont toléré des arachides durant un tel
challenge... qui sont re-devenus allergiques à
l'arachide. Dans l'année suivant leur challenge, les
garçons consommaient des arachides sporadiquement et en
petites quantités. La réapparition de
l'allergie à l'arachide a été
documentée chez un patient par un challenge qui a
été refait et qui a causé une
réaction généralisée, chez le
deuxième patient par des réactions
légères, chez qui la concentration d'IgE
spécifique (15kU par litre) était très
prévisible de réactions
cliniques (> 95%), et chez le troisième patient par une
réaction sévère et la réapparition de
sensibilisation.
Les auteurs peuvent seulement se
questionner sur la raison pourquoi ces enfants sont re-devenus
sensibles. Malgré ne réagissant plus à
l'arachide, ils consommaient seulement des petites
quantités d'arachides - un régime
considéré typiquement sensibilisant. Ce
régime va à l'encontre de régimes typiques
considérés comme favorisant la tolérance
(qui comportent l'administration continuelle de petites doses
ou l'administration intermittente de doses
considérables.) Ces trois patients avaient
été évalués suite à
l'admission de 44 enfants dans l'étude en marche des
auteurs sur la résolution de l'allergie à
l'arachide. A ce moment-là, 26 enfants n'avaient pas
réagi au challenge, et le suivi (durée moyenne,
15 mois) de 21 patients avait révélé que
seulement 10 consommaient régulièrement des
arachides. Cette observation est inquiétante si
l'hypothèse mentionnée plus haut est
juste.
Les ramifications cliniques des
observations des auteurs sont profondes et probablement
s'appliquent à d'autres aliments, pas seulement aux
arachides. La réapparition de l'allergie à
l'arachide est possible même si elle a été
démontrée comme disparue. Il semble prudent de
conseiller à ces patients de continuer à avoir
accès à des médicaments d'urgence, comme
l'épinéphrine auto-injectable, jusqu'au moment
où ils puissent tolérer les arachides de
façon régulière en quantités
normales pour au moins un à deux ans.
164
(affiché le 15 nov.
2002)
-L'item suivant a paru dans The
Medical Post du 8 avril, 2003: 'Tell kids who outgrow peanut allergy to eat more peanuts. Continued exposure may keep them from becoming allergic again'.(Dites aux enfants qui ne sont plus allergiques à
l'arachide de consommer plus d'arachides.) Un contact
continu peut les empêcher de re-devenir allergique
à l'arachide)"Des études récentes ont
démontré que près de 20% des enfants
peuvent se débarasser de leur allergie à
l'arachide. Toutefois, il semble que certains enfants
re-deviennent allergiques à l'aliment. Pour
empêcher cela, le docteur Jeffrey Factor croit que les
enfants qui perdent leur allergie devraient manger plus
d'arachides." (affiché le 4 juillet, 2003)
-Monthly
Ingestion Appears To Boost Peanut Tolerance In Children Who
Outgrow Peanut Allergy. La consommation mensuelle
d'arachides semble stimuler la
tolérance chez les
enfants qui ne sont plus allergiques à l'arachide
selon les chercheurs du Johns Hopkins Children's Center:
les enfants qui se sont débarassé de leur
allergie à l'arachide ont une petite chance de
récidive, mais le risque est moins élevé
chez les enfants qui consomment
fréquemment des arachides ou
préparations d'arachides. ( J Allergy Clin
Immunol Nov 2004, Peanut allergy: Recurrence and its
management-David M. Fleischer, MD, Mary Kay Conover-Walker,
Lynn Christie, MS, RD, LD, A. Wesley Burks, MD, Robert A. Wood,
MD. 237(affiché le 10 nov. 2004)
The natural progression of peanut allergy: Resolution and
the possibility of recurrence (La progression naturelle de
l'allergie à l'arachide: rémission et
possibilité de récidive.)de Fleischer et
coll.publié dans le J Allergy Clin Immunol de
juillet 2003.Ils poursuivent sur les conclusions de
Skolnik et al (voir résumé ci-haut) 106,
en rapportant la perte de réactivité à des
taux différents d'anticorps spécifique à
l'arachide.
-Les patients avec un taux sérique d'IgE
spécifique à l'arachide de 5 kU/l ou moins ont
été offerts un challenge. Ceux qui ont
réussi le challenge ont été suivis avec
questionnaire pour évaluer la ré-introduction
d'arachides dans leur diète et s'il y eu récidive
de réactions.
-Cinquante cinq pourcent des enfants avec des taux
d'IgE de 5 ou moins, et 63% avec des taux de 2 ou moins
ont réussi leur challenge (comparé à
61% et 67% respectivement dans la première
étude.)
-Quatre patients qui avaient un challenge positif lors
de la première étude ont eu un challenge
négatif cette fois-ci et
-Trois patients ayant eu une réaction
anaphylactique initialement et 2 enfants avec un taux
d'IgE > 70 ont aussi réussi leur challenge.
-Suivi de ces patients qui ont réussi leur challenge
a montré que la majorité ont
ré-introduit les arachides dans leur diète mais
ils ont continué à lire l'étiquetage des
préparations, consommaient les arachides de façon
sporadique, et continuaient d'avoir dédain d'arachides.
-Deux enfants ont fait des réactions
soupçonnées comme allergiques suite à
leur challenge négatif.
Conclusions: les enfants avec histoire d'allergie à
l'arachide et un taux d'IgE de 5 ou moins ont au moins 50% de
chance d'avoir perdu leur allergie à l'arachide. La
récidive d'allergie à l'arachide peut survenir mais
semble peu probable.178
(affiché le 11 juillet, 2003)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I tenu à San
Francisco du 19-23 mars, 2004, Kerr PE and Ham Pong A ont
un poster Peanut resensitiztion after negative skin tests and
negative oral challenge. (Re-sensibilisation à l`'arachide
après test cutané et challenge négatifs). Ils
rapportent sur 4 patients, dont trois n'avaient jamais
consommé d'arachides mais qui avaient un test cutané
positif entre l'âge de 13 mois et 3 ans. Le 4e patient
avait présenté de l'urticaire suite à
l'ingestion d'arachide à 13 mois. Tous les enfants sont
devenus négatifs aux tests cutanés faits vers
l'âge de 4-4.5 ans alors qu'ils ont aussi eu un challenge
négatif.. Trois des patients refusaient de manger des
arachides suite au challenge mais entre 1 à 6 ans plus tard
ont eu des réactions allergiques suite à l'ingestion
d'arachides...nausées, vomissements, mal de gorge,
oedème de la gorge et wheezing. Le 4e patient a
toléré les arachides à deux reprises une
semaine après son challenge négatif mais a
developpé des crampes abdominales et vomissements à
deux autres occasions après ingestion d'arachides.
Discussion: ...Ces cas soulignent le besoin pour les
parents et patients de connaître qu'il est possible que
l'allergie à l'arachide puisse revenir suite à
des tests cutanés et challenge négatifs. Les
patients devraient continuer à garder sous la main de
l'épinéphrine injectable jusqu'au moment
où ils consomment régulièrement des
arachides sans réactions..208(affiché le 15 fév. 2004)
-Au même congrès de l'AAAA&I Meeting à
San Francisco, Mar 19-23, 2004, Lidman, Watson, Simons et
Becker ont un poster intitulé, Reactions to food in
children recurs after negative oral challenge (Réactions
à des aliments récidivent chez des enfants suite
à un challenge négatif). Pour
préciser si les patients sensibles à un aliment
demeurent toérants suite à un challenge
négatif, ils ont évalué 302 enfants <
16 ans qui avaient eu des provocations orales négatives
entre 1996 et 2003. Ils ont pris 107 de ces cas (35%)
ayant subi 121 challenges. 14 (12%) < 6 mois depuis leur
challenge ont été exclus. Les évaluations
ont été complétées chez 59 sujets
(47%):
40/59 (68%) consommaient l'aliment
régulièrement sans problème.
4/59 (7%) ont réagit subséquemment, tous
aux oeufs (4/18; 22%), à l'oeuf cru ou moins bien
cuit.
1/4 ont continué à éviter les oeufs,
et 3/4 toléraient les oeufs dans différentes
préparations cuites.
Malgré aucune réaction, 2/26 qui
étaient allergiques à l'arachide ont
continué `à éviter l'arachide et 10/26
consommaient des arachides moins qu'une fois par semaine.
Tous les 15 patients ayant eu des provocations orales
négatives avec le lait tolèrent le lait et
continuent à en consommer
régulièrement.
Conclusions: Les sujets ayant eu une provocation
orale avec les oeufs étaient plus sujets à
réagir de nouvean que les sujets ayant eu un
challenge négatif à l'arachide ou au lait.
L'allergie à l'arachide demeure inquiétante
pour plusieurs patients, malgré avoir eu un challenge
négatif. Les allergologues devraient
considérer un deuxi`ème challenge chez les
patients avec une allergie aux oeufs et à
l'arachide.. 209(affiché le 15 fév. 2004)
-Encore une fois, lors de la session 'poster' au
congrès de l'AAAA&I à San Francisco, du 19 au 23
mars, 2004, Fleischer, Conover-Walker and Wood ont
présenté Peanut allergy: Recurrence and its
management. (L'allergie à l'arachide: récidive
et management). Puisque l'allergie à l'arachide peut
récidiver, le risque de cette récidive pouvant
être relié directement à la consommation
restreinte des arachides suite à un challenge
négatif, ils ont ré-évalué des
enfants qui se sont débarassé de leur allergie
à l'arachide depuis 7 ans pour connaître leur
état d'allergie à cet aliment. Trente-et -un
patients (âgés entre
5 .5 et 21.4 ans) avec un suivi entre 0.8 à 5.7 ans
après leur challenge négatif ont été
évalués:
Un patient avec un taux d'IgE à l'arachide de 1.1
kU/l lors du challenge à l'âge de 4.5 ans et qui
consommait des arachides que rarement après avoir perdu
son allergie, a eu une réaction anaphylactique à
l'arachide 1.8 ans plus tard et a maintenant un taux d'IgE
spécifique à > 100.
Sept patients avec un IgE de <0.35 à 17.1
consomment des arachides fréquemment et continuent
à les tolérer.
Six patients avec un IgE de <0.35 à 54 et qui
consomment des arachides que rarement ont eu un challenge
DBPCFC négatif.
Dix-sept patients avec un taux d'IgE de 0.35 à
7.3 consomment des arachides rarement, n'ont pas encore subi un
challenge DBPCFC.
Conclusions: Les enfants ayant perdu leur allergie
à l'arachide peuvent être à risque de
récidive. Un suivi avec des CAP-RASTs des enfants
ayant perdu leur allergie à l'arachide peut ne pas
être utile parce que certains enfants continuent
à tolérer les arachides malgré des taux
d'IgE élevés. 210
(affiché le 15 fév. 2004)
Les auteurs (avec Christie L. et Burks AW) ont
publié leur étude dans J Allergy Clin
Immunol de nov. 2004.Leurs
résultats: :
Soixante-huit patients ont été
évalués. Quarante-sept patients ont
continué à tolérer les arachides, 34
d'entre eux consommant des arachides au moins une fois
par mois et 13 consommaient des arachides de façon
sporadique ou en quantité réduite et ont eu
un challenge DBPCFC négatif.
Le statut de18 patients n'était pas
défini puisqu'ils consommaient des arachides
rarement ou en quantité réduite et on
refusé un challenge DBPCFC.
Après avoir exclu 12 patients originalement
diagnostiqués comme étant allergiques
à l'arachide uniquement suite à un test
cutané positif ou un taux d'IgE spécifique
élevé, 3 de 15 patients qui consommaient
des arachides occasionnellement ou en quantité
réduite ont eu des récidives,
comparés avec aucune récidive chez les 23
patients qui consommaient des arachides
fréquemment ( P = .025). La fréquence des
récidives était 7.9 (95% CI, 1.7% à
21.4%).
CONCLUSION: Les enfants qui ont perdu leur allergie
à l'arachide sont à risque de récidive,
et ce risque est élevé de façon plus
significative pour les patients qui continuent
d'éviter les arachides après avoir perdu leur
allergie. Basé sur ces résultats, nous
recommandons maintenant que les patients consomment des
arachides fréquemment tout en ayant avec eux
de l'épinéphrine jusqu'au jour oû ils
sont convaincus qu'ils tolèrent les arachides
régulièrement.239(affiché le 6 déc. 2004)
-Dans Pediatr Allergy Immunol. 2006 Dec;17(8):601-5, Eigenmann et coll. ont une article intitulé Continuing food-avoidance diets after negative food challenges. (Continuation de l'éviction de l'aliment après des challenges [provocations orales] négatifs.) Voici, extrait du résumé: Des challenges négatifs dans le suivi des patients diagnostiqués comme allergiques devraient normalement êtres considérés comme pouvant profiter d'une diète normale. Toutefois, tous ces patients ne ré-introduisent pas l'aliment en question. Des patients ayant subi un challenge négatif ont été demandés de remplir un questionnaire qui incluaient les symptômes lors du diagnostic, la durée de la diète, la crainte d'une réaction accidentelle durant la diète, et comment leur vie a pu être modifiée. Les patients ont aussi été demandés s'ils ont ré-introduit l'aliment suite au challenge, et sinon, pour quelles raisons. Dans 25.4% les répondants (18/71) ont rapporté que l'aliment en question n'a pas éré ré-introduit. Les patients allergiques à l'arachide ont préféré de ré-introduire l'aliment moins fréquemment que ceus ayant une allergie à d'autres aliments. Toutefois, ni l'intensité de la réaction initiale, ni l'anxiété d'avoir une réaction accidentelle ou une éviction prolongée auraient influencé leur décision. Parmis d'autres raisons mentionnées, la crainte de la persistance des allergies, avec prurit répété ou éruption cutanée non spécifique après avoir consommé l'aliment, ont été rapportées chez 12.7% des répondants. Les patients qui ont ré-introduit l'aliment dans leur diète ont vu leur vie sociale améliorée. Un quart des patients avec histoire d'allergie alimentaire continuent à éviter l'aliment malgré avoir eu un challenge négatif. Les auteurs suggèrent une ré-évaluation de la diète chez tous les patients ayant eu un challenge négatif, et un nouveau challenge chez ceux qui continuent à éviter l'aliment en question. chez ceux qui quarter of previously allergic patients continue a food avoidance diet despite a negative challenge. (affiché le 5 jan. 2007)
-Aggravation de la
réaction suite à éviction
prolongée:
-Un élément intéressant de l'allergie
alimentaire en général, malgré rare, est
"l'aggravation de l'allergie après un évitement de
l'aliment27.
. .David rapporta 4 enfants présentant de la dermite atopique
qui suite à une période d'élimination, la
ré-introduction des aliments auxquels ils étaient
allergiques s'est manifesté par des réactions
anaphylactiques"74
. . Ces commentaires sont faits par les auteurs (Oppenheimer JJ et
Bock SA) dans une communication au sujet d'un enfant de 8 ans avec
histoire de dermite atopique aggravée par l'ingestion de lait
qui a vu son allergie au lait se manifeter par une réaction
anaphylactique lors d'un "challenge" 18 mois après avoir
supprimé le lait! Cette communication s'intitule "The ice
cream parlor challenge could be a killer" publiée dans J
Allergy Clin Immunol 1998;102:325-6. 75(affiché le 8 juillet, 1999)
Lien
entre l'asthme et l'allergie à l'arachide
Y-a-t'il un lien entre la
présence d'asthme et l'intensité de la
réaction causée par allergie à l'arachide?
Selon ce qui a été publié sur l'allergie
à l'arachide, particulièrement en ce qui a trait
aux réactions anaphylactictiques rapportées à
l'arachide, l'intensité semble directement proportionnelle
au degré d'atopie (d'allergies) que le patient
présente,c'est-à-dire, les réactions
les plus sévères rapportées sont survenues
chez des patients qui avaient d'autres allergies alimentaires, et
environnementales, ces dernières responsables, en grande
partie, de manifestations respiratoires dont l'asthme.
En 1988, Yunginger et
associés, du département de pédiatrie, Mayo
Medical School, Clinic and Foundation, ont publié une
évaluation de 7 cas d'anaphylaxie causée par des
aliments, ce qui était rarement rapporté à
l'époque. Tous (âgé entre 11 et 43 ans)
étaient atopiques, ayant eu des réactions
anaphylactiques multiples dans le passé, reliées
à l'ingestion des aliments suivants: arachide 4,
pacane 1, crabe 1, poisson 1. Les facteurs qui ont
contribué à l'intensité de la réaction
incluaient entre autres: la prise d'alcool concommittente, la
dépendance sur des antihistaminiques uniquement comme
médication, et lasuppression des surrénales
suite à une médication corticoïde (cortisone)
chronique pour l'asthme associé. Le taux d'IgE
spécifique à l'aliment impliqué était
élevé dans 6 cas
évalués.62
En 1992, Sampson, Mendelson et
Rosen, du Johns Hopkins University School of Medicine, à
leur tour, ont rapporté sur 6 enfants et adolescents qui
sont décédés suite à une
réaction anaphylactique reliée à des
aliments, et sur 7 autres qui ont survécu suite à
des soins intensifs. Des 13 patients (âgés de 2
à 17 ans) 12 étaient des asthmatiques apparemment
bien contrôlés. Tous avaient des allergies
alimentaires connues, et il s'agissait d'ingestion
accidentelle des aliments responsables. Arachides chez 4,
noix chez 6, oeufs chez 1, et le lait chez 2 enfants,
aliments consommés sous forme de bonbons, biscuits, et
pâtisseries.63
Hourihane, Kilburn, Dean et Warner, dans leur publication de
1997 sur les "Caractéristiques cliniques de
l'allergie aux arachides," 2sont d'accord avec ce lien entre d'autres allergies, l'asthme
et les réactions sévères reliées aux
arachides. Selon une communication personnelle, le docteur
Hourihane précise que sur 525 patients qui ont subi plus
qu'une réaction à l'arachide: 45 patients avec
asthme ont eu des réactions légères,
comparativement à 47 patients non asthmatiques, tandis que
les réactions modérées sont survenues chez
168 patients n'ayant pas d'asthme comparés à 65 qui
étaient asthmatiques; mais les réactions
sévères sont survenues chez 187 asthmatiques
comparés à 78 non asthmatiques!! Le total des
asthmatiques ayant subi des réactions vs des non
asthmatiques est 335 contre 190.
Selon Hourihane, Pumphrey en 1996 aurait
démontré une association entre l'atopie incluant
l'asthme et les réactions allergiques anaphylactiques dues
aux aliments surtout chez les plus jeunes patients.64
Sicherer, Burks et Sampson, en 1998, dans
Pediatrics, ont démontré que 74% des
sujets ayant eu des réactions aux arachides avaient de
l'asthme mais n'a pas mentionné le lien entre
l'intensité de la réaction et la présence
d'asthme. 13
Selon Hourihane "il n'y aucun doute que l'asthme est un
facteur aggravant les réactions aux arachides, selon les
experts dans ce domaine, et une indication
d'épinéphrine comme médicament de secours."
(affiché le 7 avril, 1999)
-Voir aussi l'enquête de Suède
rapportée dans le chapitre de "l'incidence," (ci-haut),
affiché le 13 mai, 1999 68
-Voir d'autres informations sur l'allergie à
l'arachide et l'asthme plus bas dans la section 'prise en
charge', 'quand administer l'épinephrine.' (article du
Dr. Sampson)
-Dans le J Allergy Clin Immunol de juillet
2003, Graham Roberts, et coll. ont un article intitulé
: Food allergy as a risk factor for life-threatening asthma in
childhood:A case-controlled study (L'allergie
alimentaire comme facteur de risque dans l'asthme
sévère chez l'enfant) où ils ont
trouvé que l'asthme mal contrôlé et
l'allergie alimentaire (surtout à l'arachide) seraient des
facteurs de risque significatifs dans l'asthme
sévère. 179(affiché le 11 juillet, 2003)
- Dans le Pediatr Pulmonol. 2007 Jun;42(6):489-95, Simpson AB, Glutting J, Yousef E. ont publié Food allergy and asthma morbidity in children. Les auteurs ont étudié l'effet indépendant que l'allergie à l'oeuf, au lait de vache, au poisson et à l'arachide aurait sur le nombre d'hospitalisations et du besoin de stéroïdes systémiques chez les enfants présentant de l'asthme. Ils ont trouvé que l'allergie à l'arachide et au lait de vache était associé à une augmentation des hospitalisations et besoin de stéroïdes et pourrait être un critère précoce de morbidité élevée de l'asthme. 277(affiché le 7 août, 2007)
Quelle
est l'importance de l'odeur d'arachides, ou tout simplement
d'être en présence d'arachides?
-Dans les références ci-haut, il n'y a aucune
mention de cet aspect sauf pour des réactions survenant par
contact des arachides (beurre d'arachide ou autre
préparation contenant arachides) avec la peau 10
, sauf que l'auteur (Hourihane) cite des "rapports d'anecdotes
(non appuyés par des "challenges") de sujets ayant
réagit fortement à l'odeur d'arachides ou en
étant en présence d'un contenant de beurre
d'arachides ouvert. 58.
59
La dose de protéine de l'air environnant impliquée
dans ces réactions doit être très petite. Le
scénario le plus habituel est une réaction survenant
suite à contact avec la peau saine 2
(par exemple, touché par quelqu'un qui vient de manipuler
des arachides, l'ingestion accidentelle de petites
quantités de protéine d'arachide, ou en mangeant du
pain beurré avec un couteau qui a servi à
préparer un sandwich au beurre d'arachide pour une autre
personne.)"
-Dans Ann Allergy Asthma Immunol de mai 2001,
Tan, Sher, Good, and Bahna ont publié leur étude
intitulée "Severe food allergies by skin contact."
(Réactions allergiques sévères suite
à contact cutané.) Selon les auteurs, "quoique
l'ingestion soit la voie principale des allergènes
alimentaires, certains sujets extrêmement sensibles peuvent
réagir avec des symptômes sévères suite
à contact cutané de l'aliment." Cinq cas sont
rapportés, nourissons, ayant manifesté des
symptômes tels qu'eczema, urticaire, angioedème et
difficulté respiratoire suite à contact
cutané, ou par inhalation des aliments suivants: lait,
blanc d'oeuf, lentilles, pois, et beurre d'arachide. Chaque enfant
avait des antécédents héréditaires
chargés d'allergie, un taux d'IgE total très
élevé, et des tests cutanés et RAST fortement
positifs.
Conclusion: Des réactions allergiques alimentaires
peuvent survenir suite à l'exposition à des
quantités minimes d'allergène suite à contact
cutané ou par inhalation. 129(affiché le 1er août, 2001)
-Le 23 février 2002 a eu lieu la Journée
Annuelle de l'Association Québécoise des Allergies
Alimentaires à l'Hôpital Ste-Justine de Montréal.
Pour cette journée, trois thèmes faisant l'objet de
nombreuses questions étaient au programme; les
réactions à l'odeur, les problèmes
d'étiquetage et les fameux OGM. Le Dr Marie-Noël
Primeau, pédiatre allergologue et immunologue à
l'Hôpital Ste-Justine a fait la première
conférence
"ANAPHYLAXIE ET RÉACTION À L'ODEUR DES
ALIMENTS". Le sujet des réactions à l'odeur des
aliments n'est pas facile à traiter. Tout d'abord, il n'y a
pas beaucoup d'informations à ce sujet dans la
littérature médicale. De plus, puisque ces
réactions sont exceptionnelles, les informations ne
vont s'appliquer qu'à une petite partie de la population
allergique. On ne peut pas donc généraliser
l'approche et les recommandations. Chaque cas doit donc être
évalué individuellement. Des études ont
bien prouvé qu'il est possible de retrouver dans l'air les
particules allergéniques de certains aliments. Par contre
la présence d'allergènes dans l'air ne signifie pas
nécessairement qu'ils vont causer des réactions chez
les personnes allergiques qui les respirent. Bref, cette
conférence conclut que la réaction à
l'odeur ou aux vapeurs d'aliments est possible mais elle est
l'exception plutôt que la règle. Comme ce type de
réaction n'est habituellement pas sévère (les
réactions rapportées étant principalement
respiratoires et cutanées), l'opinion du Dr Primeau est
qu'il est préférable de ne pas avoir des
comportements d'éviction stricts si on a jamais eu une
réaction à l'odeur seulement. Si une telle
réaction survenait, elle devrait être discutée
avec un allergologue qui pourra aider à évaluer les
risques subséquents et les mesures d'éviction
à prendre. (tiré des commentaires parus au site
Allergique.org. le 11 mars, 2002) (affiché le 22 mars,
2002)
-Dans le J Allergy Clin Immunol de juillet
2003, Simonte et coll rapportent une étude,
Relevance of casual contact with peanut butter in children with
peanut allergy (Signification de contact passager avec le
beurre d'arachides chez les enfants allergiques à
l'arachide). Leur objectif était de déterminer la
signification clinique de contact passager au beurre d'arachide
soit par contact cutané ou par inhalation. Les enfants qui
ont été sélectionnés avaient une
concentration d'IgE arachide-spécifique de >50 kIU/L et
un des critères suivants: anaphylaxie clinique,
réaction rapportée suite à contact ou
inhalation, ou un challenge positif à l'arachide. Les
sujets ont participé à un challenge avec groupe
contrôle, à double insu, par contact cutané
(0.2ml de beurre d'arachide appliqué à la peau
pendant une minute) et par inhalation (surface de 6.3 po.
carrées 12 pouces du visage pendatn 10 min.)
Les challenges ont été faits utilisant le beurre
de soya mélangé avec histamine(test cutané)
et le beurre de soya, du thon, et de la menthe pour masquer
l'odeur pour le test par inhalation.
Résultats: Trente enfants ont subi les challenges
(age moyen 7.7 ans; IgE moyen > 100 kIU/L; 13 avec histoire
antérieure de réactions suite à un contact
et 11 ayant eu des réactions suite à
inhalation.) Aucun enfant a eu une réaction
généralisée ou respiratoire.
Erythème (3 sujets),
prurit sans erythème (5 sujets), et papule et
érythème (2 sujets) au site du contact avec le
beurre d'arachides. De ce nombre de participants, on peut
conclure avec 96% de confiance que plus de 90% d'enfants
hautement sensibles à l'arachide ne manifesteraient pas
de réactions
généralisées/respiratoires suite à
contact passager avec le beurre d'arachides.
Conclusion: Le contact passager au beurre d'arachide ne
serait pas une cause de réaction allergique
significative. Ces résultats, évidemment, ne
sont pas un reflet de réactions possibles suite à
contact ou inhalation à des plus grandes
quantités d'arachides ou d'autres préparations
contenant des arachides.180(affiché le 11 juillet, 2003)
-Dans le Bangor News, Sept 28, 2004, le docteur Paul
A.Shapero, M. D., un allergiste de Bangor, Maine a écrit
'Some perspectives on peanut allergy' soulignant que "l'inhalation
de protéines d'arachides peut causer des réactions
allergiques mais habituellement non anaphylactiques tandis que les
odeurs peuvent causer des réactions physiologiques
conditionnées....les odeurs ne peuvent pas causer des
réactions allergiques." (affiché le 1er oct.
2004)
Arachides
et vols aériens commerciaux
-Au congrè annuel de l'AAAA&I (en fév.
1999 à Orlando) Sicherer, Furlong, DeSimone, et
Sampson ont présenté une étude
intitulée "Peanut Allergic Reactions on Commercial
Airlines." (Réactions aux arachides sur les lignes
aériennes commerciales") Le but de cette étude
était la description des caractéristiques cliniques
des réactions allergiques causées par les arachides
(PN) durant les vols aériens. Les participants du National
Peanut and Tree Nut Allergy Registry (PAR) qui ont eu des
réactions ont eu des entrevues
téléphoniques.
62 des 3 704 enregistés au PAR ont
présenté une réaction à bord d'un
avion
42 patients ou membres de la famille ont consenti à un
questionnaire additionnel (âge moyen des sujets qui ont
réagit: 2 ans, marge étant de 6 mois à 50
ans)
31 ont réagi aux arachides, 3 aux noix, et 8 à
une exposition incertaine, mais arachides
soupçonnées.
l'exposition est survenue par la bouche (20), par la peau (8),
et par inhalation (14)
les réactions ont eu lieu dans moins de 10 minutes
après l'exposition (32/42)
l'intensité de la réaction étant
reliée à la voie d'introduction (ingestion >
inhalation > cutanée)
l'agent causal était servi par la ligne aérienne
(37/42)
traitement administré durant le vol à 20
patients (épinéphrine à 6 à bord et
à 14 à l'atterrissage/porte d'arrivée)
incluant injection intra-veineuse à 2, un ayant
causé un retour au point de départ, au total 81%
traités.
33% des réactions ont été
rapportées aux préposés aux passagers
au moment des 10 réactions survenues par inhalation,
> 25 passagers consommaient des arachides
les premiers symptômes touchaient les voies
respiratoires supérieures généralement avec
progression vers des symptômes cutanés et les voies
respiratoires inférieures (aucun symptôme
gastro-intestinal)
un diagnostic d'asthme aurait été fait
auparavant chez 6 patients.
Conclusion: Des réactions allergiques
alimentaires (arachides et noix) sont survenues durant les vols
aériens commerciaux, mais le personnel d'équipage
a été avisé que dans 33% des cas. Les
réactions étaient sévères dans bien
des cas, nécessitant un traitement incluant l'injection
d'épinéphrine. Les réactions
sévères sont survenues surtout suite à
l'ingestion accidentelle, mais des réactions
respiratoires étaient dues à l'inhalation lorsque
plusieurs passagers consommaient des arachides.
(Affiché le 2 avril, 1999)
Cette étude présentée à la
réunion annuelle de l'AAAA&I à Orlando de
février 1999 (résumée ci-haut) a
été publiée dans le Journal of Allergy
and Clinical Immunology, July 1999, vol 104, 186-9.
Selon une communication personnelle, Hourihane dit: " Je ne
suis pas au courant d'un cas d'anaphylaxie prouvée ayant
été associé à l'odeur d'arachides,
mais il a été fréquemment rapporté
que l'enfant soit devenu léthargique et collant en
entrant dans une pièce contenant des arachides en
évidence. Je ne crois pas qu'on doive
étiqueter ce genre de réaction comme
anaphylactique. Je ne doute pas que les patients
réagissent de façon allergique à
l'exposition, mais les réactions sont
légères- habituellement localisées aux
voies respiratoires supérieures ainsi qu'aux yeux,
avec possiblement de l`'urticaire. Le problème
majeur, à mon sens, c'est la panique
particulièrement dans des endroits restreints, comme en
avion." (affiché le 7 avril, 1999)
Commentaires additionnels des auteurs (traduits du texte
original): Des réactions allergiques dues aux arachides
et noix suite à ingestion accidentelle, contact avec la
peau, ou par inhalation de l'odeur, surviennent durant des vols
aériens commerciaux. . . la plupart des
réactions par inhalation décrites ne mettaient
pas la vie du sujet en danger. Toutefois, lorsque l'on
considère le groupe dans l'ensemble ayant
manifesté des réactions allergiques aigües
suite à l'ingestion, et l'inhalation de l'odeur,
d'arachides et de noix durant un vol aérien,
l'importance de mesures de prudence et la disponibilité
de médication d'urgence devient évidente.
76(affiché le 1er août, 1999)
-Dans le même numéro du journal, John M. James, M.D.
fait un résumé de ce problème dans un article
intitulé: Airline snack foods: Tension in the peanut
gallery. Voici quelques-uns de ses commentaires (traduits du
texte original):
-. . . "il y a eu beaucoup d'inquiétude et
discussions au sujet du danger de réactions allergiques
chez des individus allergiques aux arachides durant des vols
aériens commerciaux alors qu'on sert des arachides ou
aliments contenant arachides. . . Au milieu de l'année
1998, le Department of Transportation (DOT) aurait proposé
d'imposer aux 10 compagnies aériennes majeures des
Etats-Unis des zones "sans arachides" dans leurs avions. . . Il y
a eu beaucoup d'opposition à cette proposition de la part
de Air Transportation Association . . . ainsi que du Congress des
Etats-Unis. . . la proposition n'a jamais été
acceptée, une des raisons données par les membres du
US Congress était le manque de publications scientifiques
décrivant des réactions chez des passagers
allergiques à l'arachide, survenues en avion durant des
vols sur des lignes aériennes commerciales. "
-Se référant à l'étude de Sicherer
et coll. résumée ci-haut, le docteur James souligne
que:
cette publication est "la première
investigation publiée portant sur les symptômes
cliniques des réactions allergiques à l'arachide
sur les vols aériens commerciaux survenant chez des
individus allergiques à l'arachide. . . les
réactions allergiques rapportées, toutefois,
étaient confomes aux réaction de type allergique.
. . cette investigation ne fournit pas toutes les
données nécessaires pour résoudre ce
problème incessant, mais elle donne au moins une base
solide qui peut permettre une meilleure évaluation de
ces expositions et réactions possiblement dangereuses
à la vie."
-Il continue: "Il y a quelques conclusions troublantes dans
cette investigation. Premièrement, très peu des
réactions ont été rapportées
à l'équipage et le personnel! Pourquoi?
Deuxièmement, est-ce que d'autres irritants possibles
(e.g. parfums, odeurs de fumée de tabac sur les
vêtements de fumeurs, ou de produits nettoyants) auraient
pu contribuer aux réactions décrites par
inhalation chez certains sujets, particulièrement les
asthmatiques?. . Finalement, 5 sujets ont reçu de
l'épinéphrine durant le vol pour contrôler
leurs réactions marquées. Cette observation
souligne un autre point important, la disponibilité
d'épinéphrine en injection à bord des vols
aériens commerciaux et aussi du personnel ayant les
connaissances dans l'administration de cette
médication."
-"Deux choses me paraissent très claires dans le
déroulement de ce débat: l'éducation et
un état de préparation doivent être
visés. . . des données objectives et une
formation adéquate doivent nous guider dans la solution
éventuelle de cet important débat pour ainsi
diminuer la tension des allergiques aux arachides." 77(affiché le 1er août, 1999)
-L'huile d'arachides qui est raffinée utilisant la
chaleur n'est pas allergisante. De 10 patients allergiques aux
arachides chez qui un test de provocation a été fait,
aucun a réagit aux huiles libres de protéines. Des
rapports subséquents ont indiqué que les huiles
contaminées avec des protéines peuvent causer des
réactions allergiques significatives chez les individus
allergiques aux arachides. Les huiles extraites froides sont plus
susceptibles de contenir des protéines d'arachides que les
huiles extraites chaudes.15
-Hourihane et coll. ont évalué deux types d'huile
d'arachides chez 60 patients allergiques aux arachides. Aucun des
patients n'a réagit à l'huile raffinée; six
(10%) ont réagit à l'huile non raffinée, mais de
façon moins sévère que les patients auraient
rapporté auparavant. Ils concluent que l'huile d'arachides
non raffinée risque de causer des réactions chez les
allergiques aux arachides et devrait être
évitée.18
-Une autre étude plus récente confirme cela pour les
huiles d'arachides ainsi que des huiles de noix de grenoble, amandes,
noisettes, pistaches, et macadams. Ces extraits connus comme
provenant d'huiles qui ont été traitées à
des températures plus basses, avaient tendance à avoir
plus de liaison à l'IgE (selon une épreuve de labo.
précisant l'anticorps spécifique à l'arachide)
et un contenu en protéines supérieur, rendant le
patient allergique à l'arachide plus à risque.
19.
-Par ailleurs, Olszewski et coll. rapportent l'allergie
à l'huile d'arachides par tests cutanés, et par
tests de provocation (DBPC), concluant la présence de
protéines allergéniques résiduelles dans
l'huiled'arachides non raffinée ainsi que
raffinée, et que l'augmentation de la consommation
d'allergènes sous forme d'huile d'arachides et matières
grasses peut contribuer à l'incidence ou la persistance de
symptômes et pourrait augmenter le risque de
sensibilisation23,24
-Selon une étude venant de Suède publiée en
février, 1999, les auteurs ont conclut que la
sensibilisation à l'arachide par la consommation de vitamine A
et D dans des préparations à base d'huile (incluant
d'arachides) était peu probable..78(Affiché le 6 août, 1999)
-Dans une publication de 1994 dans J Allergy Clin
Immunol , Hoffman and Collins-Williams ont fait une étude
de différentes huiles d'arachides et soulignent que l'huile
d'arachides raffinée, extraite utilisant la chaleur, ne
contient pas de protéines d'arachides, contrairement aux
huiles extraites à froid qu'ils ont démontré
contenaient des protéines pouvant être responsables de
réactions anaphylactiques. Ils concluent que les individus
très sensible à l'arachide devraient éviter les
aliments préparés avec l'huile d'arachide,
particulièrement provenant de 'magasins d'aliments naturels'
parce qu'ils peuvent avoir été préparés
avec de l'huile d'arachide non raffinée, non extraite à
la chaleur, contaminée avec des protéines
d'arachides. 95
(affiché le 10 juin, 2000)
-Le 7 juin, 2001, un article a paru dans le
Montreal Gazette intitulé, "Doctors skeptical about
peanut-allergy theory." (Médecins sceptiques au sujet
d'une théorie sur l'allergie à l'arachide). Il
s'agissait de commentaires faites par deux médecins de
Montréal (les docteur M. Katz et B. Moroz)suite
à des déclarations faites par le docteur Gideon Lack,
de St Mary's Hospital de Londres en Angleterre faites lors d'une
conférence donnée au Royal Society of London... que
9 sur 10 enfants présentant de l'allergie à l'arachide
auraient eu de l'eczema... et que les enfants qui développent
une allergie à l'arachide ont 8 fois plus de chances d'avoir
été traités avec des pommades contenant de
l'huile d'arachides que les enfants sans allergie à
l'arachide. Les contacts avec l'huile d'arachides contenue dans les
pommades seraient une façon idéale de sensibiliser
l'enfant.* Lack a aussi mis en doute l'idée que les
bébés nés de mères ayant consommé
des noix ou arachides durant la grossesse risquent d'avoir
été sensibilsés à l'arachide. Il a
tendance à croire que ne pas consommer des arachides durant la
grossesse encouragerait la sensibilisation chez les
nouveaux-nés. (cela basé sur un suivi de 14 000 femmes
enceintes depuis 1991.) Il estime que l'allergie à l'arachide
affecte un enfant sur 100. (Affiché le 9 juin, 2001)
* Voir le chapitre sur la 'sensibilistion à
l'arachide- autres sources possibles' ci-haut; le docteur Lack
a déjà présenté cette
théorie au congrès annuel de l'AAAA&I tenu
à Washington, DC, en mars, 1998.
-Dans la publication Cutis d'août 2001,
Yunginger et Calobrisi ont analysé une préparation
dermatologique contenant comme ingrédients de la
fluocinolone et de l'huile d'arachides raffinée, entre
autres, et n'ont pas pu démontrer une réaction
immédiate ou tardive chez 14 sujets allergiques à
l'arachide, ce qui suggère que des préparations
dermatologiques contenant de l'huile d'arachides raffinée
seraient sans danger chez les patients allergiques à
l'arachide.132
(affiché le 20 sept. 2001)
Lien entre les
arachides, les autres légumineuses, les noix et le
soya
re
les autres légumineuses:
-pour ce qui est des autres légumineuses (pois,
fèves, luzerne, lentilles, soya) les supprimer totalement
ne changera pas l'allergie aux arachides; on les supprime si
le patient a déjà réagi à une au
l'autre. Les très allergiques aux arachides souvent vont
réagir aux pois.
-L'allergique aux arachides habituellement va
tolérer la plupart des autres membres de la famille des
légumineuses36
, 67.
(affiché le 18 avril, 1999)
-Dans J Allergy Clin Immunol de déc. 2001,
selon Sicherer SH dans son article 'Clinical implications of
cross-reactive food allergens' (Implications cliniques de
l'inter-relation des allergènes de différents aliments)
"si un individu est allergique à une légumineuse,
ses chances d'avoir une réaction à au moins une autre
légumineuse sont 5%; si allergique à une noix, ses
chances d'avoir une réaction à au moins une autre noix
seraient 37%.144(affiché le 29 janv. 2002)
re les noix:
-En juillet 1998, Sicherer, Burks et Sampson, ont
évalué 122 patients (63% de sexe masculin;
âge moyen, 8 ans) ayant eu au moins une réaction
aigue aux arachides ou/et aux noix (histoire convaincante de
réaction portant sur un système de l'organisme
survenant en moins de 60 min. suite à l'ingestion) par un
questionnaire, examen, et tests sérologiques (sanguins) pour
la présence d'anticorps IgE spécifiques à
l'arachide. Leurs enquête a démontré ceci:
68 ont réagi qu'aux arachides
20 ont réagi qu'aux noix
34 ont réagi aux arachides et aux noix
de ceux qui ont réagi aux noix, 34 ont réagi
à une noix, 12 à deux, et 8 à trois ou plus
de noix, surtout les noix de grenoble, amandes et pacanes.
les premières réactions sont survenues à
la maison (âge moyen 24 mois pour les arachides, et 62 mois
pour les noix, et il s'agissait de la première
exposition dans 72% des cas (aucun contact avec arachides
auparavant).
dans 89% des réactions, ils s'agissait d'urticaire ou
angioédème.
dans 54% des réactions, symptômes respiratoires
(wheezing, toux saccadée, dyspnée (essoufflement) et
serrement pharyngé)
dans 32% des réactions, symptômes
gastro-intestinaux (vomissements et diarrhées.)
deux systèmes de l'organisme atteints dans 31% des cas
lors de la première réaction, et les trois
systèmes dans 21% des réactions.
38 des 190 premières réactions ont
été traitées avec injection
d'épinéphrine (adrénaline)
l'ingestion accidentelle est
survenue dans 55% des enfants allergiques aux arachides (en
moyenne, deux accidents par patient et dans 30% des allergiques
aux noix sur une période de 5 années et demie.
en général, les symptômes suite
à ingestion accidentelle étaient semblables à
ceux de la réaction initiale. Les accidents sont
survenus surtout à l'école, mais aussi à la
maison et aux restaurants. La modalité des accidents
était soit le partage d'aliments, comme
ingrédients cachés, contamination croisée, et
lors de projets à l'école utilisant le beurre
d'arachides.
83% des enfants avaient été allaités,
et dans plus de 90% des cas, les mères consommaient des
arachides et au moins dans le cas d'une mère, des noix
durant l'allaitement.
chez les patients rapportant une absence d'exposition
antérieure aux arachides et aux noix, des anticorps IgE
spécifiques ont été démontrés
chez 50% à 82% des cas à une noix, et 100% des cas
aux arachides.
Conclusion des auteurs:
des réactions aigües aux arachides surviennent
tôt dans la vie
les réactions aux arachides et aux noix co-existent
dans 33% des enfants allergiques aux arachides,
les réactions surviennent souvent lors du premier
contact, et peuvent être dangereuses à la vie,
nécessitant des traitements d'urgence
les ingestions accidentelles sont usuelles, survenant
fréquemment hors de la maison, et souvent
nécessitent un traitement urgent.
Par conséquent, un diagnostic précoce suivi
d'éducation sur l'éviction et les mesures de
traitement (incluant l'auto-administration d'adrénaline)
sont essentiels 13.
-re: incidence d'ingestions accidentelles:
-On mentionne dans plusieurs publications affichées
dans cet article que l'incidence d'ingestions accidentelles est
élevée (e.g. 13
ci-haut).Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a
eu lieu à San Antonio au Texas du 18 au 22 mars,
2006, Yu et coll. ont présenté: Accidental
ingestions in peanut allergic children (Ingestions
accidentelles chez les enfants allergiques à l'arachide). Sur 129 enfants suivis à l'Hôpital
pour enfants de Montréal...12 ont eu 15 expositions
accidentelles, donnant une moyenne annuelle de9.3%....Sept des réactions étaient
légères, cinq modérées et 3
sévères. (affiché le 22 avril, 2005)
Cette étude, plus élaborée, a été publiée dans J Allergy Clin Immunol. 2006 Aug;118(2):466-72. Epub 2006 May 30. Sur 252 enfants, 62% de sexe masculin, âge moyen 8.1 ans (SD, 2.9: 35 ingestions accidentelles sont survenues chez 29 enfants sur une période de 244 patients-années, ce qui donne une incidence annuelle de 14.3% . Quinze réactions étaient légères, 16 modérées, et 4 sévères. (affiché le 29 août, 2006)
Ceci confirme mon observation personnelle en ce
qui a trait aux ingestions accidentelles- elles sont
rares. De 582 enfants allergiques à l'arachide vus
entre 1992 et 2001, seulement 9 ingestions accidentelles
ont été rapportées par les parents,
ou un peu plus que 1.6%.
-Dans Ann Allergy Asthma Immunol de juillet 2005,
Goetz DW, Whisman BA, et Goetz AD ont un article
intitulé Cross-reactivity among edible nuts: double
immunodiffusion, crossed immunoelectrophoresis, and human specific
igE serologic surveys. (Réactivités
croisées entre les noix: étude par immunodiffusion
double, immunoélectrophorèse et analyses
sérologiques IgE spécifiques.)
OBJECTIF: Préciser les réactivités
croisées sérologiques entre 7
différentes noix (noix de grenoble, pacane, noisette,
noix cajou, noix de Brésil, pistache et amande) et
l'arachide.
RESULTATS: Parmis les noix, deux groupes avec
réactivité croisée furent définies:
(1) noix de grernoble, pacane et noisette et (2) noisette, noix
de cajou, noix de Brésil, pistache et amande...les
mêmes affiliations des noix avec réaction
croisée ont identifié des
réactivités moins apparentes entre les noix et
l'arachide.
CONCLUSION: Exception rare (notamment
réactivité croisée limitée entre
les pistaches, et les noix de grenoble) les antigènes
d'arachides n'ont pas montré de réactivité
croisée entre les noix et l'arachide.
Les noix de grenoble, les pacanes et les noisettes
forment un groupe de noix avec réactivité
croisée marquée. Les noisettes, les noix de
cajou, les noix de Brésil, les pistaches et les
amandes forment un groupe avec réactivité
croisée modérée. Les
réactivités croisées entre ces groupes
sont moins prononçées (notamment
réactivité croisée limitée des
noix de grenoble et pacanes avec les noix de Brésil.)
Les réactivités croisées les plus
marquées entre les noix suivent les associations
familiales biologiques: (1) les noix de grenoble et les
pacanes dans la famille Juglandaceae et (2) les noix de
cajou et les pistaches dans la famille
Anacardiaceae.256(affiché le 14 nov. 2005)
Voir aussi:, un peu plus bas: "Prevalence of peanut and
tree nut (TN) allergy in the US determined by a random digit dial
telephone survey."65("La prévalence d'allergie à l'arachide et aux
noix aux Etats-Unis selon un sondage au hasard par
téléphone")
-Pumphrey et coll. dans le Clin Exp Allergy de Sept
1999,"ont évalué le pattern de
taux d'IgE spécifique à trois noix ayant un lien de
parenté lointain (l'arachide, la noisette et la noix du
Brésil) chez des patients de tout age ayant une histoire
d'allergie aux noix. De 1994 à 1998: 731 patients
(âgés entre 7 mois et 65 ans, moy. 6.6 ans)
ont montré un taux d'IgE (> 0.35kUA/L)
à au moins une des trois noix: 282 à une
noix, 130 à deux noix, et 319 aux trois noix. . . des
patterns très semblables ont été
démontrés dans tous les sous-groupes. . .
Conclusion: un patient allergique aux noix a des bonnes
chances d'avoir un taux d'IgE à une combinaison
particulière d'arachide, noisette et noix du Brésil,
quelque soit son âge ou sex. L'augmentation apparente de
réactivité multiple avec l'âge peut alors
être due à l'exposition à une
sensibilité non-provoquée auparavant. La
fréquence de spécificité à multiples
noix est suffisemment élevée que les patients
devraient être évalués pour allergie à
une gamme de noix s'ils ont une histoire d'avoir réagit
à une noix. " 83
(affiché le 8 sept, 1999)
L'histoire naturelle de l'allergie aux
noix
-Fleischer et coll. ont un article dans le J
Allergy Clin Immunol de nov. 2005 intitulé
The natural history of tree nut allergy. Selon le
résumé: 'L'allergie à l'arachide disparait
avec l'âge dans 20% des cas, mais l'histoire naturelle de
l'allergie aux noix n'a pas à date été
étudiée.... Deux cent soixante dix-huit patients
ayant une allergie aux noix ont été
identifiés. Cent un (36%) avaient une histoire de
réactions sévères, dont douze (12%)
étaient allergiques à plus d'une noix, et 73 (63%)
de ceux-là avaient une histoire de réaction
modérée à sévère. Neuf cas sur
20 qui avaient déjà réagi à une noix,
ont eu un challenge (provocation orale) négatif. Par
conséquent , 9 (8.9%) de 101 patients avec une histoire
d'allergie aux noix ont perdu leur allergie. Quatorze de19
patients qui n'avaient jamais consommé de noix mais qui
avaient des taux d'IgE spécifique aux noix,
décelables ont eu des challenges négatifs. Cent
soixante et un patients avaient des challenges positifs, et 78
étaient des candidats au challenge mais l'ont
refusé. Pour ce qui est des taux limites d'IgE
spécifique aux noix, 58% avec un taux de 5 kU(A)/L ou
moins, et 63% avec des taux de 2 kU(A)/L ou moins ont passé
leurs challenges.
CONCLUSIONS: Près de 9% des allergiques aux noix
perdent leur allergie, incluant quelques-uns qui avaient eu une
réaction allergique sévère. Malgré
les critères idéals pour les challenges ne peuvent
pas être recommandés suite à ces
données, les patients âgés de 4 ans et plus
avec une allergie connue aux noix et un taux d'IgE
spécifique aux noix de 5 kU(A)/L ou moins devraient
être considérés pour un challenge.' 255(affiché le 14 nov. 2005)
-Dans Allergy de déc. 2003, Rance F. et
coll. sont les auteurs d'une publication intitulée,
Cashew allergy: observations of 42 children without associated
peanut allergy.(L'allergie aux noix cajoux: observations
de 42 enfants sans allergie associée à
l'arachide). L'âge moyen du diagnostic d'allergie aux
noix cajous était: 2.7 ans; Seulement un enfant sur cinq
(12%) avait eu un contact avec les noix cajous dans le
passé. Les manifestations allergiques: 56%
cutanées, 25% respiratoires, 17% digestifs. Dix-huit
enfants avaient des allergies alimentaires associées: 7
aux pistaches (même famille biologique que les noix cajous),
5 aux oeufs, 3 à la moutarde, 2 aux crevettes, un au lait
de vache.
Conclusion: L'allergie aux noix cajous devient
inquiétante à cause de réactions survenant
chez des enfants qui n'ont jamais eu de contact auparavant.
(affiché le 22 nov. 2003)196
-Selon la publication de Davoren M et Peake J dans le Arch Dis
Child d'oct. 2005, Cashew nut allergy is associated
with a high risk of anaphylaxis. (L'allergie aux noix cajous est
associée à un risque élevé
d'anaphylaxie.)Selon leur résumé: L'allergie
aux noix cajou est un problème clinique en évolution.
Une étude rétrospective de revue de dossiers de 213
enfants avec allergie aux noix ou à l'arachide a
été faite sur une période de 42 mois.
L'anaphylaxie à la noix de cajou était plus
fréquente qu'à l'arachide(74.1% v 30.5%).
Les enfants présentant une allergie à la noix cajou
sont à risque d'anaphylaxie.251(affiché le 26 sept. 2005)
- Dans Allergy. 2007 Aug;62(8):913-6, Clark AT, Anagnostou K, Ewan PW ont un article intitulé Cashew nut causes more severe reactions than peanut: case-matched comparison in 141 children. (Les noix cajous sont responsables de réactions plus sévères que celles causées par l'arachide: comparaison de cas chez 141enfants.)...l'asthme était plus prévalent chez les allergiques à l'arachide...le silement et des symptômes carido-vasculaires ont été rapportés plus souvent dans le groupe d'allergiques aux noix cajous.
Conclusion: Les réactions causées par les noix cajous, comme rapportées dans des publications antérieures, peuvent être sévères. Cette étude démontre qu'elle sont plus sévères que celles rapportées par l'arachide.274(affiché le 4 août, 2007)
re les noix
'macadam' :
-Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu
à San Diego, du 3 au 8 mars, 2000, RM Harris, MD
rapporta un cas d'anaphylaxie causée par les noix
macadam, une noix Australienne provenant de macademia
intergrifolia, tetraphylla et leurs hybrides. L'huile de noix
macadam est maintenant disponible comme substitut pour des raisons
de santé. Les extraits de cette noix n'étant pas
disponibles, des tests d'allergie cutanés ont
été faits utilisant la noix fraîche. Une
réaction fortement positive (4+) a été
obtenue avec non la surface de la noix mais avec la pulpe. Il
s'agit du premier rapport d'anaphylaxie causée par les noix
macadam, et souligne la nécessité de
considérer tests d'allergies cutanés utilisant des
"aliments frais" si des extraits commerciaux ne sont pas
disponibles. (affiché le 9 mars, 2000) 102
-Au même congrès, Sutherland et associés
rapportaient aussi un cas d'anaphylaxie à la noix
macadam chez une patiente de 18 ans suite à consommation
d'un gâteau à l'orange préparé avec une
pâte de noix macadam. Le test cutané utilisant
l'aliment frais, un mois plus tard, était fortement
positif, la papule mesurant 30 mm, et des épreuves
immunologiques (immunoblotting) ont démontré la
présence d'un protéine reliée aux noisettes.
Les auteurs recommandent aux patients allergiques aux noix
macadam d'éviter aussi les noisettes. (affiché
le 8 mars, 2000).
L'auteur a publié cette observation dans le J Allergy
Clin Immunol d'oct. 1999, et n'aurait pas
démontré de réactivité croisée
avec les protéines d'arachides.103(affiché le 10 déc.2000)
-Dans Allergy & Clinical Immunology International
de sept-oct 2000, Falk et coll. rapportent deux cas
de réactions allergiques sévères survenues
suite à l'ingestion de noix macadam. Le premier cas
s'agit d'un femme de 48 ans qui a toujours toléré
les noix et arachides, mais qui avait une histoire de rhinite
perannuelle et d'asthme depuis quelques années
reliés à allergie aux chats, acariens et pollen de
graminées. Elle a réagit avec 'allergie buccale'
(sympt de prurit buccal et pharyngé habituellement suite
à ingestion de certains fruits chez un mombre de patients
présentant de l'allergie aux pollens) dans les minutes qui
ont suivi l'ingestion de 6 à 8 noix macadam, et dix minutes
plus tard avec dyspnée, des palpitations,
étourdissements, de l'érythème facial et une
démangeaison marquée. Ses tests d'allergie ont
montré une forte allergie à la noix macadam, mais
aucune réaction aux autres noix et à l'arachide.
Le 2e cas était un homme de 34 ans, avec histoire connue
d'allergie aux noisettes, qui a présenté un
oedème de la langue, démangeaison palmaire ainsi
qu'oedème des mains, suite à avoir mangé une
seule noix macadam. Ses symptômes sont disparu
spontanément sans traitement spécifique. Ses tests
d'allergie montraient une réaction fortement positive
aux noix macadam ainsi qu'aux noisettes, minime aux noix du
Brésil et à l'arachide.104
(affiché le 21 déc. 2000)
-Un autre cas d'allergie aux noix macadam a été
rapporté par DE Pallares, dans Ann Allergy Asthma
Immunol. de nov. 2000. Ancune mention faite de lien
avec l'arachide, et contrairement à la réaction
croisée avec les noisettes notée dans la
présentation de Sutherland ci-haut, le patient de Pallares
tolérait les noisettes.123(affiché le 28 juin, 2001)
-Dans le Pediatr Allergy Immunol de sept. 2005,,
Clark AT et Ewan PW ont une publication intitulée The
development and progression of allergy to multiple nuts at
different ages. (Le développement et la progression
d'allergie à plusieurs noix à différents
âges.) Sept cent quatre-vingt quatre enfants
présentant une allergie aux noix (et à l'arachide)
avec preuve de sensibilisation (présence d'IgE
spécifique et test cutané positif à
l'arachide ou à la noix de Brésil, amande, noisette
et noix de grenoble) ont été étudiés.
Dès l'âge de 2 ans, au moins 19% étaient
déjà multisensibilisés, et 2 %
multiallergiques. Des proportions croissantes étaient
exposées à des noix multiples avec l'âge (23%
à 2 ans à 73% à 10 ans) et des proportions
plus grandes étaient multisensibilisées (19%
à 2 ans juisqu'à 86% entre 5 et 14 ans) et
multiallergiques (2% à 2 ans jusqu'à 47% à 14
ans). Cette étude est la première à
définir l'histoire naturelle des allergies multiples aux
noix chez l'enfant. Ce qui semble nouveau est le fait que
beaucoup d'enfants âgés entre 0 et un an avec une
allergie aux noix (incluant à l'arachide) sont
déjà sensibilisés (ont un IgE
spécifique) à plusieurs types de noix,
suggérant une sensibilisation in utero ou durant les
premiers mois de vie; ceux qui sont diagnostiqués plus tard
durant l'enfance sont plus susceptibles d'être
sensibilisés et cliniquement allergiques à plusieurs
noix.... Les enfants allergiques à l'arachide ou à
une noix devrait éviter tous les types de noix d`ès
le diagnostic posé. 249(affiché le 25 sept. 2005)
re le soya:
-Etude sur l'allergie alimentaire provenant de la
Suède, publiée en 1999 par Foucard T. et
Malmhede, Yman I: A study on severe food reactions in Sweden -- is
soy protein an underestimated cause of food anaphylaxis
(...est-ce que la protéine de soya est
sous-estimée comme cause d'anaphylaxie?) 68
Selon le résumé:
"Suite à un décès en Suède
d'anaphylaxie au soya en 1992, une enquête a
été entreprise l'année suivante demandant
à tous les médecins de rapporter toute
réaction causée par les aliments.
Résultats des 3 premières années:
61 cas de réactions sévères
reliées à des aliments ont été
rapportées, dont cinq décès. Les
arachides, les noix et le soya ont causé 45
réactions dont 4 fatales. Incluant deux cas qui sont
survenues avant 1993, en tout 2 cas de décès
causés par les arachides, et 4 décès
causés par le soya. Les 4 enfants
décédés d'anaphylaxis au soya avec
asthme étaient très allergiques aux arachides
mais n'avaient pas d'allergie connue au soya. Dans la
plupart des cas, il y avait une pédiode de 30-90 min
entre des symptômes légers et un asthme
sévère se détériorant
rapidement.
CONCLUSIONS: Le soya a probablement été
sous-estimé comme cause d'anaphylaxie alimentaire. Ceux
à risque semblent être des jeunes avec asthme et
allergie aux arachides tellement sévère qu'ils
notent des symptômes suite à un contact
indirecte". (affiché le 13 mai, 1999)
-Dans un article intitulé Allergie à
l'arachide, la cacahuète est-elle dangereuse?203publié dans la Revue Française d'Allergologie
et d'Immunologie Clinique, Vol. en 2003, Bidat et coll.
rapportent les réactions survenues chez deux
enfants (un de 9 ans, le 2e de 12 ans) présentant
une histoire quasi-identique (les deux font de l'asthme, avec
allergies semblables et une allergie connue à l'arachide,
un avec dédain des légumineuses, qu'il évite,
et les deux avec une sensibilité connue au soya [test
cutané négatif mais un IgE spécifique au soya
de 94kU/l chez un, rapporté comme positif chez le 2e, sans
chiffre donné, mais sans histoire de réaction
quelconque au soya non caché]. Ils ont
présenté une réaction anaphylactique (asthme,
urticaire généralisée et chez un aussi
oedème de la luette) suite à avoir mangé des
boulettes d'agneau à l'école qui s'est
avéré contenant 27% de "protéines
végétales de soya rehydraté issues de
graines traditionnelles".
Discussion:
-Chez l'allergique à l'arachide, la
sensibilisation au soya est fréquente (10-53%) mais
cette sensibilisation ne se manifeste cliniquement que chez 2.3
à 11% des enfants sensibilisés. Le danger et
la gravité des accidents par allergie au soya chez chez
les allergiques à l'arachide a été
soulevé dès 1999 (voir l'étude en
provenance de la Suède, résumée ci-haut)
(affiché le 15 déc. 2003)
Lien entre les
arachides et le lupin
-Au congrès annuel de l'AAAA&I qui a eu lieu
à San Diego du 3 au 8 mars, 2000, Kanny a
rapporté une crise d'asthme aigue causée par
allergie au lupin (lupinus albus), une légumineuse, chez un
patient allergique à l'arachide. Le patient manifeste
de l'asthme en contact avec les arachides. La farine de lupin est
présente dans certains aliments, acceptés en France
depuis 1997. Les tests d'allergies à la farine crue et
cuite étaient positifs ainsi que les taux d'IgE
spécifiques. Un challenge oral aussi était positif
avec 965 mg de farine de lupin (quantité contenue dans 100
gm de pain.) Aussi publié dans Rev Med Interne
94.
(affiché le 2 avril, 2000)
Une recherche de Medline (PubMed) a
révélé quelques publications sur le
lupin, beaucoup sur sa toxicité, mais quelques-unes sur
l'allergie au lupin chez les allergiques à l'arachide.
-Hefle, Lemanske et Bush rapportent dans "Adverse reaction
to lupine-fortified pasta" en 1994,le cas d'une
fillette de 5 ans avec allergie connue à l'arachide qui
aurait manifesté de l'urticaire et
angioédème suite à l'ingestion de
pâte alimentaire de type spaghetti qui contenait de la
farine de graines de lupin. La pâte a
été analysée et utilisée pour des
tests immunologiques chez des patients présentant une
allergie à l'arachide dans le but d'évaluer si de
tels sujets seraient à risque semblable. Des tests
d'allergie étaient positifs aux extraits de la
pâte de lupin chez 5 de 7 sujets allergiques à
l'arachide, qui aussi avaient des réactions adverses
avec les pois verts; des tests RAST aussi étaient
fortement positifs, et les études immunologiques ont
démontré cette allergie chez les allergiques
à l'arachide. 91
(affiché le 11 mars, 2000)
-Dans le J Allergy Clin Immunol d'octobre 1999,
Moneret-Vautrin et coll. ont publié leur
étude sur le risque d'allergie croisée au lupin
chez les patients allergiques à l'arachide et sur
l'allerginicité du lupin.
Résultats: les tests d'allergie avec le lupin
étaient positifs chez 11 de 24 sujets (44%); des
challenges positifs chez 7 de 8 sujets; l'allergène
majeur de la farine de lupin (pds moléc. 43kd) est
présent dans les arachides.
Conclusion: le risque d'allergie croisée
lupin-arachide est élevé, contrairement au risque
avec les autres légumineuses. Le contenu de 10% de
lupin dans la farine de blé sans étiquetage
spécifique rend le lupin un allergène
caché, devenant un risque majeur de réaction
croisée chez les sujets déjà allergiques
aux produits contenant des arachides. Un potentiel
élevé de sensibilisation peut aussi être
postulé pour cette légumineuse. 92(affiché le 11 mars, 2000)
-Dans Annals of Allergy, Asthma and Immunology de nov.
1999, un group d'Espagne (Matheu et coll.) a publié
le cas d'une réaction anaphylactique due au lupin,.
Les tests d'allergie et études immunologiques ont
démontré: un test cutané positif au lupin et
une réactivité croisée avec d'autres
légumineuses, malgré que le patient a
toléré une provocation orale avec l'arachide ainsi
qu'avec les fèves vertes, mais non avec les pois.
Les auteurs concluent que des différences ont
été démontrées entre l'aspect
clinique et les études de laboratoire faits sur
l'arachide. Les facteurs qui déterminent cette
grande variabilité dans la réaction
croisée chez certains individus demeurent inconnus.
93
(affiché le 11 mars, 2000)
-Des symptômes allergiques ont été
rapporté chez des travailleurs exposés
à la farine de graines de lupin. 131(affiché le 3 sept. 2001)
-Monert-Vautrin dans une discussion publiée dans
Bull Acad Natl Med 2001;185(5):943-57,
mentionne à nouveau l'association de la farine de lupin
avec l'allergie à l'arachide.140(affiché le 14 janv. 2001)
-Dans Int Arch Allergy Immunol. de juillet 2004,
Faeste et coll ont une publication intitulée A
Case of Peanut Cross-Allergy to Lupine Flour in a Hot Dog
Bread. (Un cas de réactivité croisée
entre l'arachide et la farine de lupin trouvée dans un pain
'hot dog'.) Selon le résumé de l'article, le cas a
été raporté et suivi par le Norwegian
National Register for Severe Allergic Reactions to Food. Il s'agit
d'un patient connu comme allergique à l'arachide qui aurait
eu une réaction allergique suite à avoir
consommé un pain à hot dog particulier. Les
ingrédients du pain en question ont été
analysés utilisant des méthodes
immunochimiques....ainsi que le sérum du patient avec un
nouvel anticorps polyclonal anti-lupin.
Résultats: Le pain en question contenait des
protéines de lupin mais non d'arachide.
Conclusion: L'allergie croisée arachide-lupin
peut avoir une signification clinique. Le producteur du
pain hot dog en question a confirmé la présence
de farine de lupin et a modifié les ingrédients
du pain. (affiché le 7 août, 2004)231
-Moreno-Ancillo et coll. ont une publication dans le Pediatr
Allergy Immunol de sept. 2005: Lupine inhalation
induced asthma in a child. (Asthme relié à
l'inhalation de lupin chez un enfant.) Voici un extrait du
résumé:
L'ingestion de farine de graines de lupin a été
rapportée comme cause de réactions allergiques. Il
semble que la réaction puisse être produite aussi par
inhalation de lupin. Un enfant de 8 ans, allergique à
l'arachide, aurait fait une crise d'asthme en jouant avec son
frère qui mangeait des graines de lupin. Ses tests
d'allergie étaitent positifs à l'extrait de lupinus
albus, à l'arachide, aux fèves dont garbanzo, aux
pois, haricots verts, aux lentilles et au soya, en plus à
des pollens (olea europa, graminées et plantago
lanceolata). Des tests d'allergie ont aussi été
faits avec les graines de lupin séchées et celles
conservées dans de l'eau salée et sont revenues
fortement positifs. L'IgE spécifique était
élevé (lupin 1.43 kU/l, arachide 4.32 kU/l, soya
2.15 kU/l, lentille 3.12 kU/l, garbanzo 0.7 kU/l. Le patient a
présenté une réaction asthmatique 5 min.
après avoir manipulé les graines de lupin. Dans
ce cas, malgré des réactions positives aux autres
légumineuses, seule la réaction à l'arachide
était clniquement significative..250
(affiché le 26 sept., 2005)
- Dans le J Allergy Clin Immunol. 2007 Jul 14, Peeters KA et coll. ont publié Lupine allergy: Not simply cross-reactivity with peanut or soy. (L'allergie au lupin: pas seulement qu'une association avec l'arachide et le soya. Les auteurs concluent: l'allergie au lupin peut survenir soit de façon isolée ou associée à une allergie à l'arachide, comme démontrée chez 3 patients co-sensibilisés à l'arachide et au lupin. La farine de lupin est allergénique et potentiellement en réactivité croisée avec l'arachide, et par conséquent un risque si utilisée pour remplacer la farine de soya. 273 (affiché le 4 août, 2007)
- Wassenberg J, Hofer M. ont publié dans Ann Allergy Asthma Immunol. 2007 Jun;98(6):589-90, Lupine-induced anaphylaxis in a child without known food allergy.(Anaphylaxie causée par le lupin chez un enfant sans histoire d'allergie alimentaire quelconque). Les auteurs concluent que c'est le premier rapport d'un tel cas... Dans le cas d'allergie à l'arachide et de réaction anaphylactique sans cause connue, le lupin doit être dans la liste des allergènes à tester. Cet ingrédient peut facilement être présent dans beaucoup de préparations alimentaires souvent non rapporté sur l'étiquetage.275 (affiché le 5 août, 2007)
-Dans le J Dtsch Dermatol Ges. 2007 Sep;5(9):774-6, Brennecke et coll. ont un article intitulé 'Anaphylactic reaction to lupine flour'. (Réaction anaphylactique à la farine de lupin). Les auteurs rapportent le cas d'un femme de 52 ans qui aurait développé de l'oedème du visage et des muqueuses, suivi d'étourdissement et de difficulté respiratoire après avoir consommé un croissant contenant de la farine de lupin; elle a nécessité un traitement à la salle d'urgence. Les tests faits ont révélé un IgE total de 116kU/l, un taux élevé d'IgE spécifique à la graine de lupin (42.9kU/l). Un test cutané avec la farine de lupin était fortement positif. L'allergie aux graines de lupin peuvent se manifester pour la 1ère fois ou par réactivité croisées avec les légumineuses, particulièrement l'arachide, cette dernière légumineuse dans 88% des cas. Chez leur patiente, aucune réaction croisée être détectée, ce qui signifie une sensibilisation à la farine de lupin monovalente...Les patients ayant une allergie prouvée à l'arachide devraient aussi éviter la farine de lupin. (affiché le 6 oct. 2007) 279
Au
sujet des graines et huile de sésame:
-Birnaum et coll. ont présenté le cas d'une
femme de 52 ans qui a manifesté de l'urticaire à
plusieurs reprisessuite à la consommation de
graines de sésame, de pain indien, et des mêts
chinois, grecs ou indiens dans des restaurants, et suite à
l'application de crèmes faciales qui contenaient de l'huile
de sésame. Les tests d'allergie faits étaient
positifs au sésame, mais les tests sanguins RAST
étaient négatifs. (Congès annuel de
l'AAAA&I, 1997)
-Levy et coll. ont fait une enquête sur l'allergie au
sésame en Israël en faisant des tests RAST et tests
cutanés sur 234 patients référés pour
allergie alimentaire durant 1995-1996.
Résultats: RAST positifs: 13 (5.5%) au
sésame. Des patients référés à
la clinique avec une histoire d'angioedème, 15 sur 61
avait un test cutané positif au sésame. Six de
ce groupe, âgé de 14 mois à 26 ans, ont eu des
'challenge' ouverts avec le sésame. Cinq étaient
positifs: urticaire (5), rhinite/conjonctivite (3),
nausée et tachycardie (1). (Congrès annuel de
l'AAAA&I, 1998) (affiché le 13 fév.
1999)
-L'allergie au sésame, malgré plus rare que
l'allergie à l'arachide, peut être tout aussi
sévère. Le sésame est utilisé
beaucoup dans l'industrie de l'alimentation, et les graines peuvent
être dangereuses à cause de leur versatilité
51.
Avec la demande croissante de diètes
végétariennes, la consommation d'hamburgers
végétariens comme une alternative aux hamburgers faits
de boeuf est devenue plus fréquente 52.
Les graines de sésame ainsi que l'huile de sésame
contiennent des allergènes cachés qui prennent plus
d'importance 53
et sont aussi la cause d'asthme occupationnel 54.
(affiché le 13 fév. 1999)
NB. Aucune mention de relation croisée avec les
arachides dans ces présentations, mais:
l'allergie au kiwi, aux graines de pavot, et/ou aux
graines de sésame, survient souvent chez des patients
avec une sensibilité aux noix et à la farine45.
Une revue de la base de données des résultats
de tests d'allergie cutanés par le département
d'allergie, du Royal Children's Hospital, de Melbourne en
Australie de 1990 à 1996, une sensibilisation
à l'arachide était identifiée chez 1601
nourissons et enfants, à une noix (amande, brazil,
acajou, noisette ou noix de grenoble) chez 590; et chez 491 aux
deux: représentant une incidence de sensibilisation
combinée d'au moins 0.2%. La sensibilisation s'est
manifestée tôt: chez 920 en dessous de 2 ans
à l'arachide et chez 270 à une noix. Mais 531
enfants ont montré aussi une allergie aux graines de
sésame, un nombre plus élevé que ceux
allergiques à une noix; l'allergie s'est
manifesté avant l'âge de 2 ans chez 60% ou 317
enfants.55(affiché
le 13 fév. 1999)
Un commentaire du Dr. Rhoda Kagan, soumis en oct.
1998, avait été inclu dans la section
'huile d'arachide':
L'huile de sesame, qui n'est pas une noix,
utilisée couramment, peut contenir des taux
considérables de protéines
d'arachides.
-Dans The Pharmaceutical Journal, vol. 267, du 24 nov.
2001, Maggie Spirito Perkins a publié un article
intitulé, Raising
Awareness of Sesame Allergy, dans lequel elle mentionne, entre
autre, ....'il n'est pas rare de voir une allergie à la
sésame chez les allergiques à l'arachide.'
(affiché le 20 nov. 2002)
-Binson et coll dans le Pediatr Allergy Immunol du mois
d'août 2003, ont publié: The pattern of
sesame sensitivity among infants and children. (Le pattern de
sensibilité au sésame chez les nourissons et
enfants) ...quoique cliniqument les enfants ont manifesté
de l'urticaire ou angioedème la plupart du temps, une
réaction anaphylactique est survenue chez 30% des cas, tous
âgés de moins d'un an. 70% avaient d'autres allergies
alimentaires et 78% d'autres maladies atopiques. Ces enfants ont
perdu leur allergie au sésame dans 1-2 ans. ....
L'exposition précoce peut avoir les mêmes
caractéristiques que l'allergie à l'arachide.
Toutefois, ils ne font aucune mention de lien entre
sésame et l'arachide. 189(affiché
le 15 août, 2003)
- Dans Ann Allergy Asthma Immunol. 2006 Oct;97(4):443-5, Beausoleil JL, et Spergel JM ont une publication intitulée, 'Late diagnosis of tree nut and sesame allergy in patients previously sensitized but tolerant to peanut'. (Diagnostic tardif d'allergie aux noix et à sésame chez les patients sensibilisés auparavant mais tolérants à l'arachide.) Ils décrivent 3 patients sensibilisés mais tolérants à l'arachide qui ont été par la suite diagnostiqués allergiques aux noix et à sésame... Tous les patients étaient négatifs au challenge avec arachide. Deux ont été exposés aux noix à la maison et ont manifesté des réactions systémiques et des tests cutanés positifs aux noix en question. Un des patients a eu un challenge positif à sésame. CONCLUSION: Évidence de tolérance à l'arachide peut faussement donner l'impression aux médecins et patients qu'ils n'ont plus besoin d'éviter les noix et sésame. L'allergie aux noix et à sésame peut être présente ou peut survenir chez les patients maglré une tolérance aquise à l'arachide. (affiché le 1er nov. 2006)
Au
sujet des graines et l'huile de tournesol
-Les graines de tournesol ont été
rapportées comme cause de réactions allergiques
sérieuses chez des patients sensibles. 48
-L'huile de tournesol n'est pas allergisante chez les
patients allergiques aux graines de tournesol49.
-Hefle et coll. au congrès annuel de l'AAAA&I en
1997 ont présenté une étude sur leurs
expériences dans l'identification et les
propriétés caractéristiques des
allergènes des graines de tournesol: peu de connaissance
à date. A noter: réaction croisée entre
le pollen de tournesol et d'autres pollens de la famille
Compositae qui comprend la petite herbe à poux50
(affiché le 13 fév. 1999)
La noix de
coco.
-Dans J Allergy Clin Immunol de Juin 1999,
Teuber et Peterson rapportent une réaction
générale à la noix de coco (cocos nucifera)
chez deux sujets porteurs d'une hypersensibilité aux noix
de grenoble et démontrent une réactivité
croisée à des protéines légumineuses
dont la glycinine de soya. Puisque cette réaction à
la noix de coco est rare chez des patients sensibles aux noix, ils
ne recommandent pas que les patients sensibles aux noix
évitent la noix de coco 70.
(affiché le 14 juin, 1999)
Identification
des protéines de l'arachide
-Selon Clarke et coll. dans Clinical Experimental Allergy
d'oct. 1998, il y aurait 19 différentes
protéines réagissant avec l'anticorps IgE du
sérum de patients allergiques aux arachides. Les deux
principales étant Ara h 1 et Ara h 2 (70% des sujets ont
réagi à ces deux protéines). Toutefois,
il y a une grande diversité dans les protéines de
l'arachide, et une des protéines appelée
15kDa serait impliquée chez les patients ayant eu des
réactions sévères aux arachides. Ils
concluent que des extraits allergéniques contenant une
grande proportion de cet ingrédient (15kDa) aideraient dans
le diagnostic d'allergie aux arachides. 39
-". . . suite à notre caractérisation des deux
allergènes d'arachide Ara h 1 et Ara h 2, nous avons
isolé un clone cDNA codant un troisième
allergène d'arachide, l'Ara h 3.. . reconnue par
l'IgE sérique d'environ 45% de notre population allergique
à l'arachide. . . ." 57(affiché le 12 mars, 1999)
-Kleber-Janke, and coll.
rapportent dans Int Arch Allergy Immunol d'août,
1999, que le sérum de 40 patients allergiques
à l'arachide a décelé au moins un des six
allergènes recombinés qui peut être
utilisé pour établir le profil de
réactivité individuelle des patients. Une
comparaison de ces profils avec les données cliniques
pourrait éventuellement servir à faire le lien
entre la gravité des symptômes cliniques et les
taux spécifiques d'IgE à ces six différents
allergènes.82
(affiché le 6 sept. 1999)
-Malgré des différences sérologiques dans les
réactions allergiques à l'arachide, les arachides de
différentes variétés, provenant de
différents pays, contiennent les mêmes protéines,
incl. Ara h 1 et Ara h 2. 113(affiché le 15 fév. 2001)
-Dans Clin Exp Allergy d'avril
2004, Koppelman SJ et coll. ont une publication
intitulée Relevance of Ara h1, Ara h2 and Ara h3 in
peanut-allergic patients, as determined by immunoglobulin E Western
blotting, basophil-histamine release and intracutaneaous testing: Ara
h2 is the most important peanut allergen. (L'importance de l'Ara
h1, l'Ara h2 et de l'Ara h3 chez les patients allergiques à
l'arachide,.en utilisant les méthodes mentionnées:
l'Ara h2 serait la protéine la plus impte......'les
protéines identifiées auparavant seraient probablement
aussi importantes'.....215
(affiché le 19 avril, 2004)
-'Current developments in peanut allergy' (Développements
récents sur l'allergie à l'arachide) est le titre
d'une publication dans Curr Opin Allergy Clin Immunol. de
juin 2006 par Palmer K, Burks W. Selon le
résumé, 'La sensibilisation peut être
reliée à un processus mené par les cellules Th1
et Th2, et l'antigène 4 (CTLA-4) cytotoxique associé
aux lymphocytes T peut jouer un rôle dans la régulation
de l'intensité de la réponse. Des études
préliminaires auraient démontré que la matrice
de l'aliment est importante dans la réponse immunitaire
à l'arachide et que les allergènes purifiés de
l'arachide peuvent avoir peu de capacité stimulatoire
intinsèque. Des études précisant les
caractéristiques des allergènes de l'arachide auraient
révélé l'Ara h 1 et l'Ara h 2 comme étant
les plus puissants allergènes, mais l'Ara 3 serait plus allergénique qu'on le croyait. Il semble
y avoir une relation entre la diversité des patterns de
fixation de l'IgE et l'intensité des symptômes
cliniques.259
(affiché le 26 mai, 2006)
-Les arachides soumises à la
chaleur, e.g. le rôtissage, augmenterait
l'allerginicité de l'aliment de façon
marquée, selon une étude rapportée dans le
J Allergy Clin Immunol d'octobre, 200099(affiché le 29 oct. 2000)
-Dans J Allergy Clin Immunol
de juin, 2001 , Beyer et coll
rapportent dans leur article intitulé "Effects of cooking
methods on peanut allergenicity" (l'effet des méthodes de
cuisson des arachides sur leur allergénicité) que
bouillir ou frire les arachides, tel que fait en Chine, semble
diminuer l'allergénicité des arachides,
comparé au rôtissage (dry roasting). Le
rôtissage fait à des températures plus
élevées, comme aux Etats-Unis, apparemment
augmenterait l'allergénicité des protéines de
l'arachide, et expliquerait les différences dans la
prévalence d'allergie à l'arachide observée dans
les deux pays. 120
(affiché le 10 juin, 2001)
-Parce la sérologie de l'allergie
à l'arachide est différente d'un pays à un
autre, une étude des Pays-Bas aurait montré que les
arachides de différentes variétés contiennent
des protéines semblables, incluant l'Ara h1 et l'Ara h2.
113
(affiché le 15 fév. 2001)
-Maleki et coll dans le J Allergy
Clin Immunol de juillet 2003 ont un article
intitulé The major peanut allergen, Ara h 2,
functions as a trypsin inhibitor, and roasting enhances
this function. (L'allergène majeur l'Ara h2, fontionne
comme un inhibiteur de la trypsine, et le rôtissage
intensifie cette fonction.)
Leurs résultats: L'Ara h 2 extraite d'arachides est
homologue à et agirait comme un inhibiteur de la trypsine.
Le rôtissage a causé une augmentation de l'ordre de
3.6 fois dans l'activité d'inhibition de la trypsine.
La comparaison structurelle et fonctionnelle de l'Ara h 2
purifiée, extraite d'arachides rôties à celle
extraite d'arachides non rôties, a montré que l'Ara h
2 d'arachides rôties mimiquent le comportement d'Ara h 2
nature de façon partielle.
Conclusions: Les données suggèrent que
le traitement thermique jouerait un rôle important
dans l'augmentation des propriétés
allergéniques des arachides. Non seulement a-t-on
démontré antérieurement l'effet des
modifications structurelles affectant
l'allergénicité des protéines
d'arachides, mais maintenant, pour la première fois,
aussi des modifications fonctionnelles. Ces modifications
auraient une influence sur l'allergénicité des
arachides.181
(affiché le 12 juillet, 2003)
-Maleki et coll. ont une autre publication dans le J Agric
Food Chem de juillet 2003: Linking peanut
allergeniciy to the processes of maturation, curing, and roasting.
(Lien fait entre l'allergénicité de l'arachide
et les procédures de maturation, séchage et de
rôtissage.) Comme rapporté ci-haut, le
rôtissage semble augmenter l'allergénicité de
l'arachide. La maturation et le séchage ("curing") auraient
un effet semblable. Leurs résultats démontrent que
les arachides rôties matures montraient une fixation d'IgE
plus élevée en plus d'autres paramêtres que
les arachides moins matures.... le même effet obtenu avec
séchage à des plus hautes
températures..187
(affiché le 4 août, 2003)
-Dans la Revue Française d'Allergologie et
d'Immunologie Clinique2003, Mondoulet et coll. ont un
article intitulé Influence des procédés
thermiques sur l'allergénicité de l'arachide.
Les auteurs ont trouvé que le grillage ne modifie
pas l'allergénicité des arachides, mais l'eau
bouillante la diminue considérablement. Cette
diminution d'allergénicité des arachides bouillies
provient de la perte d'une partie des allergènes dans l'eau
de cuisson. Ils ajoutent,, qu'elle peut être
également due à des modifications structurelles
subies par les protéines de l'arachide lors des
procédés thermiques en milieu aqueux. 201
(affiché le 14 déc. 2003)
Maleki et coll. avaient
un 'poster' intitulé Roasting may alter the IgE binding
epitopes and sensitizing ability of peanut allergens. (Le
rôtissage modifie le lien IgE-épitopes et
l'habilité de la sensibilisation des allergènes de
l'arachide). Leurs résultats semblaient indiquer que
plusieurs des fragments résistants à la digestion
suite au lien IgE-épitopes seraient modifiés par des
produits provenant du sucre suite au rôtissage....220 (affiché le 28 avril, 2004)
-Dans J Agric Food Chem. de juillet 2004, Chung
SY, Maleki SJ, Champagne ET. ont une publication intitulée
Allergenic properties of roasted peanut allergens may be
reduced by peroxidase. (L'allergénicité des
arachides rôties peut être réduite par le
peroxydase) Les auteurs ont pu démontrer une
réduction significative des taux des allergènes
majeurs de l'arachide, l'Ara h 1 et l'Ara h 2 dans les arachides
rôties suite au traitement avec le péroxydase ....qui
aide à réduire
l'allergénicité.230(affiché le 20 juillet, 2004)
-Kopper et coll ont publié Peanut proein allergens:
the effect of roasting on solubility and allergneicity (Les
allergènes protéiniques d'arachides: effet du
rôtissage sur la solubilité et
l'allergénicité) dans Int Arch Alleergy Immunol
de janv. 2005: "Le rôtissage progressif
des arachides est responsable d'une diminution significative de la
solubilité des protéines... La présence de
ces protéines insolubilisées fournit une source
continuelle d'allergènes majeurs au système
immunitaire de la paroi gastro-intestinale." (affiché le 22
avril, 2005)243
Désensibilisation
(immunothérapie)
-La question de désensibilisation (ou
immunothérapie) a été soulevée à
plusieurs reprises à cause du problème croissant de
l'allergie aux arachides, afin de venir en aide aux allergiques,
puisqu'il y a trop d'ingestions accidentelles. La littérature
sporadiquement rapporte des essais cliniques, un des derniers par le
groupe de Nelson, Bock, et coll. publié en juin 1997.
Ils ont recruté 12 patients allergiques aux arachides dont six
ont été traités avec des injections d'extrait
d'arachides, et six qui étaient des contrôles. Seulement
trois ont pu finir le protocole du traitement. Tous ont eu des
réactions systémiques (générales)
durant le traitement. Les trois qui ont fini le traitement ont vu
leur sensibilité diminuer selon des tests incluant la
provocation. Les auteurs sont encouragés mais trop de
réactions systémiques surviennentau cours du
traitement, et si on doit considérer l'immunothérapie,
il faudrait modifier le matériel injecté 3.
Dans une communication du docteur Joseph
Greenbaum, dans le Canadian Journal of Allergy & Clinical
Immunology de Nov 1998, l'auteur rapporte son
expérience avec l'immunothérapie utilisant des
aliments, incluant les détails de deux cas, dont un
d'allergie aux arachides. Son expérience est encourageante,
mais l'éditeur de la revue, le docteur Gordon Sussman, est
très clair dans son avertissement: "malgré que le
traitement semble avoir été bien
toléré et efficace ... il y a plusieurs
embûches et dangers possibles avec ce genre de
traitement...Il est impossible d'évaluer
l'efficacité sans un groupe contrôle de
patients...Il faut avant tout considérer la
sécurité du patient. L'immunothérapie
utilisant des aliments peut être une procédure
extrèmement dangereuse et peut créer une fausse
impression de sécurité.Plusieurs
réactions sérieuses et décès ont
été rapportés utilisant
l'immunothérapie alimentaire, même dans des
études bien structurées. Le traitement
d'immunothérapie, tel que décrit dans les cas de
l'auteur, crée un précédent dangereux qui
pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Nous somme tous d'accord que le traitement de l'anaphylaxie
alimentaire en supprimant l'aliment n'est pas l'idéal -
mais c'est le seul traitement prouvé que nous avons.
Nous devons travailler ensemble pour développer un
meilleur traitement par des protocoles de recherche bien
structurés qui vont donner des résultats fiables et
reproductibles.
40
(affiché le 8 déc. 1998)
-Le docteur Wesley Burks, chef de la
section d'Allergie et d'Immunologie pédiatrique au Duke
University Medical Center, étudie actuellement une
désensibilisation semblable à celle rapportée
ci-haut, en administrant progressivement des petites
quantités de protéines d'arachides .(affiché le 30
avril, 2005).
- Mise-à-jour sur l'étude très encourageante du Dr Burks: Can Deadly Peanut Allergies Be Cured ? (Est-ce que l'allergie à l'arachide peut être guérie?) ABC News, June 23, 2006 incluant excellent vidéo) (affiché le 26 juin, 2006)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I tenu à San Diego,CA en fév. 2007, le groupe du Dr Burks a présenté Oral Peanut Immunotherapy for Peanut Allergic Patients. (Immunothérapie par voie orale de patients allergiques à l'arachide.) Il s'agit probablement un reportage sur le travail affiché ci-haut en 2006. L'étude incluait des enfants avec une histoire convaincante d'allergie à l'arachide ayant un taux d'IgE spécifique à l'arachide de >7kU/L. Le protocol de l'étude était divisé en trois phases: un traiterment rush modifié du jour initial de doses multiples (0.1 mg to 50mg doses d'arachide), une phase de doses croissantes quotidiennes, augmentant la dose chaque deux semaines, et une phase d'entretien quotidien allant jusqu'à 18 mois (dose de 300 mg de protéine d'arachde). Les enfants ont subi une provocation orale (challenge) ouverte à la farine d'arachide (7.8 gms) à la fin de l'étude...Huit enfants ont complété le protocol initial et ont subi un challenge ouvert. Sept ont toléré la dose maximum. Un sujet a eu des symptômes allergiques légers traités avec des antihistaminiques après 4.2 gms de farine d'arachide. Durant la phase rush modifiée, la plupart des patients avaient des symptômes légers mais certains d'eux avaient des symptômes plus significatifs, généralisés. Des réactions adverses reliées aux phases de doses croissantes ou des doses d'entretien étaient minimes. La moyenne du taux initial d'IgE spécifique à l'arachide était 62.64kU/L réduite après 24 mois à 21.92 kU/L. Conclusion: ...l'immunothérapie orale à l'arachide est sécuritaire et efficace pour diminuer le risque de réaction allergique significative suite à consommation d'arachide....confirmée par une baisse de l'IgE spécifique. (affiché le 6 mai, 2007)
"Des scientifiques ont développé une nouvelle
approche d'un vaccin contre l'allergie à l'arachide"
("Scientists develop vaccine strategy for peanut allergy") est
un commentaire qui a paru dans le BMJ du 3 avril,
199960,
par Scott Gottlieb, de New York, sur le travail du docteur Kam
Leong et associés du Johns Hopkins School of Medicine
à Baltimore, étude publiée dans Nature
Medicine66.
"Les chercheurs croient qu'ils ont possiblement
développé un modèle nouveau dans la lutte
contre les allergies anaphylactiques - telle que l'allergie de
plus en plus courante à l'arachide - dans lequel les
medecins induisent une tolérance utilisant une formulation
buccale contenant un gêne de l'allergène en cause. .
. le DNA de l'arachide fut administré par la bouche
à des souris. . . l'intensité de la réaction
anaphylactique a été minimisée. . . leurs
conclusions n'ont pas d'applications cliniques pour le
moment." "Le système immunitaire de la souris est
très différent de celui de l'humain. . . Ce
modèle nous semble être une approche
intéressante dans la production d'immunité contre
une variété d'allergènes" déclare le
docteur Leong. (affiché le 5 avril, 1999)
-Dans le J Allergy Clin Immunol d'août 1999,
Hong, Michael, Fehringer and Leung rapportent leur
expérience avec un extrait d'arachide
digéré par la pepsine qui pourrait
éventuellement être utilisé comme extrait pour
la désensibilisation des personnes allergiques à
l'arachide. Les études antérieures sur la
désensibilisation (dont une résumée ci-haut)
se sont avérées très difficiles,
malgré des données en faveur, à cause de
réactions générales et très
dangereuses pour les patients traités, rendant la
désensibilisation non pratique en ce moment. Les chercheurs
sont constamment à la recherche d'un extrait d'arachide
modifié qui pourrait être utilisé dans la
désensibilisation avec moins de réactions
secondaires. Leurs évaluation en laboratoire ont
montré que la digestion de l'arachide par la pepsine
éliminerait "la réactivité IgE tout en
maintenant la réactivité T-cellulaire" (en d'autres
mots, moins de réactions systémiques ou
générales tout en étant efficace)81(affiché le 23 août, 1999)
-Bannon et coll. semblent très
encourageants suite à leur étude publiée dans
Int Arch Allergy Immunol de janvier 2001:
Engineering, Characterization and in vitro Efficacy of the
Major Peanut Allergns for Use in Immunotherapy.(Les
protéines allergéniques de l'arachide
modifiées pourraient être utilisées comme
agents immunothérapeutiques).119
-Wild LG et Lehrer SB, dans Curr Allergy Rep,
numéro de Jan 2001 (affiché dans Medline
qu'en avril, 2002,(!?) résument les recherches en marche
actuellement pour ce qui est de la désensibilisation
(immunothérapie) pour l'allergie alimentaire dans leur
article intitulé Immunotherapy for food allergy.
"Avec la caractérisation améliorée des
allergènes et une meilleure compréhension du
mécanisme immunologique, les chercheurs ont
développé plusieurs approches thérapeutiques
qui pourraient être apportées au traitement et
à la prévention d'allergie alimentaire, entre
autres, l'immunothérapie utilisant les peptides,
l'immunisation utilisant le DNA, l'immunisation avec
séquences immuno-stimulatoires, la thérapie
anti-IgE, et la modification génétique des
aliments."153(affiché le 29 avril, 2002)
Voir aussi: -Présentations au congrès annuel
de l'AAAA&I 2002 sur l'allergie à l'arachide
-Extrait du San José
Mercury News, de nov 2004 de la revue Allergy en
ligne: le docteur Dale T. Umertsu et son équipe
décrivent leur expérience avec des vaccins
administrés à des chiens....Ils ont manipulé
le système immunitaire des chiens pour qu'ils puissent
mimiquer une réaction allergique alimentiaire chez
l'humain. Avant de recevoir le vaccin, les chiens ne pouvaient pas
tolérer une arachide sans faire une éruption
cutanée, mais après 10 semaines d'immunisation, ils
ont pu dévorer plus de 37 arachides avant de
présenter des symptômes....Ce vaccin va pouvoir
offrir à des millions d'allergiques à l'arachide de
prendre une bouchée d'un sandwich au beurre d'arachide sans
crainte. Cette étude a paru dans Allergy de
fév. 2005 intitulée Allergen immunotherapy
with heat-killed Listeria monocytogenes alleviates peanut and
food-induced anaphylaxis in dogs. Le Listeria monocytogenes
tué par la chaleur (HKL) stimule potentiellement la
production de gamma interferon (IFN) chez les lymphocytes-T CD4,
et lorsqu'utilisé comme adjuvant pour
immunothérapie, réduit la production d'IgE et
inverse l'hyperréactivité bronchique dans un
modèle murin d'asthme. Nous nous sommes demandé si
un tel traitement pourrait diminuer l'anaphylaxie induite par
l'arachide...chez des chiens sensibilisés à
l'arachide. Les chiens ont été vaccinés avec
les arachides et l'HK et l'adjuvant Freund.
Conclusions: L'immunothérapie avec l' HKL et
l'allergène a fortement diminué les réactions
allergiques à l'arachide chez les chiens, suggérant
qu'une telle immunothérapie pourrait être un
traitement bénéfique chez les personnes ayant des
allergies alimentaires..240(affiché le 15 janv, 2005)
-Dans le J Allergy Clin Immunol de nov
2005, Enrique E et coll. ont une
publication intitulée Sublingual immunotherapy for
hazelnut food allergy: a randomized, double-blind,
placebo-controlled study with a standardized hazelnut extract.
(Immunothérapie sub-linguale pour l'allergie à
la noisette: étude au hasard, à double insue,
aveugle, avec groupe contrôle, utilisant un extrait de
noisettes.) L'efficacité a été
évaluée.... après 8-12 semaines de
traitement.
Résultats: Une réaction
générale n'a été observée que
dans seulement 0.2% de toutes les doses administrées.
La quantité moyenne de noisettes provoquant des
symptômes s'est vu augmentée de 2.29 g à 11.56
g dans le groupe actif versus 3.49 g à 4.14 g dans le
groupe placebo. De plus, près de 50% des patients du groupe
actif ont pu recevoir la dose maximum (20g), tandis que le groupe
contrôle que 9%.
Conclusion: Nos résultats
confirment des augmentations significatives de
tolérance aux noisettes suite à
l'immunothérapie sublinguale....258(affiché le 9 mai,
2006)
-Pons L, Palmer K, et Burks W ont une publication dans Curr
Opin Allergy Clin Immunol de déc. 2005
intitulée Towards immunotherapy for peanut allergy. (En
voie vers une immunothérapie pour l'allergie à
l'arachide).
Selon le résumé, les auteurs soulignent
qu'avec les études encourageantes dans notre
compréhension de cette allergie, des modalités
thérapeutiques promettantes sont évaluées
actuellement, dont l'immunothérapie avec peptides,
avec des protéines ayant subi une mutation, et
l'immunisation du DNA...Une autre approche qui actuellement
est au stade d'essais cliniques pour cette allergie est la
thérapie anti-IgE dont l'effet est de prévenir
l'IgE en circulation de se lier aux cellules effectrices et par
conséquent diminuer les symptômes survenant lors
d'une réaction allergique. Pour que ces
thérapies soient appliquées, elles doivent
être bien tolérées, abordables et
d'administration facile. Un traitement réaliste va
probablement être une combinaison de ces
modalités. 254(affiché le 11 nov. 2005)
Prise en
charge:
-énoncés
de prise de position publiés par
plusieurs organismes dont:
Le docteur Peter Vadas de
l'Université de Toronto analyse le sang des patients
ayant une allergie à l'arachide le comparant au sang des
gens qui sont morts suite à cette allergie. Il a
trouvé que ceux qui en sont morts avaient dans leur sang
un taux bas d'une enzyme qui métabolise les
éléments chimiques responsables de la gravité
de la réaction. Avec cette observation, on pourrait
classifier les allergiques à l'arachide et identifier ceux
qui seraient à risque de réaction
sévère. Ceux à grand risque seraient ceux qui
auraient à prendre des précautions plus grandes
tandis que ceux à risque bas seraient libérés
de la crainte constante qu'une réaction
sévère subite puisse survenir mettant leur vie en
danger. De plus, il a dit, si on pouvait augmenter la
concentration de cette enzyme, théoriquement les
réactions fatales pourraient être
prévenues. (affiché le 7 oct. 2002)
- Dans le NEJM du 3 janv. 2008, le docteur Peter Vadas et coll. ont une publication intitulée 'Platelet-Activating Factor, PAF Acetylhydrolase, and Severe Anaphylaxis'. Ils ont mesuré le taux sanguins de PAF (platelet-activating factor ou facteur d'activation des plaquettes) et l'activité PAF acetylhydrolase chez 41 patients avec anaphylaxie et chez 23 patients contrôles. L'activité PAF acétylhydrolase a aussi été mesurée chez 9 patients avec allergie à l'arachide qui ont eu une réaction anaphyalctique fatale et l'ont comparé avec celle de 26 patients pédiatriques non allergiques, 49 patients adultes contrôles aussi non-allergiques, 63 enfants ayant une allergie légère à l'arachide, 24 patients avec histoire d'anaphylaxie non fatale, 10 enfants décédés de cause non anaphylactique, 15 enfants avec asthme sévère, et 19 enfants ayant de l'asthme léger.
Résultats: Les taux de PAF sanguin étaient élevés de façon significative chez les patients avec anaphylaxie que ceux chez les patients contrôles et étaient directement reliés à l'intensité de l'anaphylaxie. La proportion des sujets avec des taux de PAF élevés a augmenté de 4% chez les groupes contrôles à 20% chez ceux avec anaphylaxie grade I, 71% dans le groupe d'anaphylaxie grade 2, et 100% dans le groupe d'anaphylaxie grade 3. Il y avait une correlation inverse entre les taux de PAF et l'activité de PAF acetylydrolase .La proportion de patients ayant un taux bas des valeurs de PAF acetylhydrolase augmentait avec l'intensité de l'anaphylaxie. L'activité de PAF acetylhydrolase était plus basse chez les patients avec anaphylaxie fatale à l'arachide que chez les patients des groupes contrôles.
Conclusions: Les taux sériques de PAF étaient directement reliés tandis que l'activité PAF acetylhydrolase PAF était inversement reliée à la sévérité de l'anaphylaxie. L'activité PAF acetylhydrolase était plus basse de façon significative chez les patients avec anaphylaxie fatale à l'arachide que chez les patients de tout autre groupe. Ces données laissent croire que le développement de médicaments pouvant bloquer sélectivement l'action de PAF, non seulement comme thérapie de secour dans des cas d'anaphylaxie aigue mais aussi comme thérapie préventive à long terme chez les cas à risque élevé d'anaphylaxie fatale. Malgré ces résultats, des études additionnelles sont nécessaires pour évaluer l'utilité de ces marqueurs pour identifier les patients à risque élevé d'anaphylaxie. 282(affiché le 3 janv, 2008)
-Voir aussi l'éditorial du Dr A.Wesley Burks dans le même numéro du NEJM, Jan 3, 2008: 'Factoring PAF in anaphylaxis'. (Le rôle du PAF dans l'anaphylaxie)
Dans le J Allergy Clin Immunol de
sept 2002, Kemp SF and Lockey RF ont un article
intitulé Anaphylaxis:
A review of causes and
mechanisms,,
(L'Anaphylaxie: une revue des causes et des mécanismes):
Voici quelques points saillants:
"dans l'ensemble, près de
154 décès annuels par 1 000 000 de population
surviennent à travers le monde causés par
anaphylaxie (Epidemiology1998;9:141-6)
Le risque d'anaphylaxie aux
Etats-Unis serait 1% à 3%. 87
Aux Etats-Unis, 150
décès surviennent chaque année dus
à anaphylaxie reliée à un
aliment.80;
les arachides et les noix sont les aliments en cause dans 30
(94%) de 32 décès rapportés volontairement
dans un régistre national sur les décès
reliés à l'anaphylaxie. "110
Re l'arachide, ils
déclarent....que l'anaphylaxie à l'arachide
et aux noix est particulièrement inquiétante
surtout chez les enfants présentant aussi de
l'asthme, du fait que cette allergie tend à
persister. Des investigateurs auraient rapporté que
la majorité (52%) des enfants avec allergie à
l'arachide risquent de présenter des réactions
mettant leur vie en danger même si les manifestations
initiales n'étaient que cutanées (dont la
dermite atopique). 105(affiché le 13 nov. 2002)
-L'incidence réelle de l'anaphylaxie de
toute cause (aliments, latex, venins et médicaments)
demeure inconnue, selon les auteurs.....'pas aussi rare
que l'on pense et plus de 1% de la population aux Etats-Unis
serait affectée....rare mais à la
hausse.'
-Le but de cette étude était de tenter
d'avoir une idée de l'épidémiologie de
l'anaphylaxie dans une population définie en
étudiant les patterns de vente de
l'épinéphrine. Voici leurs résultats:
-Durant une période de 5 ans,
l'épinéphrine a été prescrite
chez 0.95% de la population définie pour
traitement, si nécessaire, en dehors d'un
établissement hospitalier.
-Il y a eu beaucoup de variation dans la distribution
de l'épinéphrine dans les sous-groupes de
la population: 1.44% pour les personnes de moins de 17
ans, 0.9% chez les personnes de 17 à 64 ans ,
inclusivement, et 0.32% pour les plus de 65 ans.
-Chez les enfants, allant du nourisson jusqu'à
l'adolescence, les garçons possédaient plus
d'épinéphrine que les filles.
-A partir de l'âge de 15 ans,
l'épinéphine était prescrite surtout
chez les femmes.
-Chez les personnes âgées,
également chez les deux sexes.
-Le groupe chez qui l'épinéphrine
était le plus prescrite (5.3%) était chez
les enfants de sexe masculin entre 12 et 17
mois!!
Conclusions: La vente d'épinéphrine est
un bon guide pratique pour évaluer
l'épidémiologie de l'anaphylaxie dans une
communauté. Utilisant cette approche, on se rend
compte que l'anaphylaxie de toute cause semble toucher
davantage les très jeunes.162
(affiché le 13 nov. 2002)
Demographics of Children Dispensed Injectable Epinephrine
in Three Massachusetts School Districts (Démographiques
d'enfants chez qui on a prescrit de l'épinéphrine
injectable dans trois zones scolaires au Massachusetts) est le
titre d'une présentation faite par le docteur P. J.
Hannaway. au congrès annuel de l'American College of
Allergy, Asthma and Immunology qui a eu lieu à Boston du 12
au 17 nov. 2004:
Méthodes: Les infirmières dans 44
écoles primaires ayant 21 870 élèves ont
noté les caractéristiques des
élèves qui avaient une trousse
d'épinéphrine prescrite, incluant le
mélange éthnique, l'âge, la race, le sexe,
le niveau scolaire, et l'allergie de l'élève
ayant nécessité la prescription de
l'épinéphrine, et une analyse de son utilisation.
Résultats: Un total de 181
élèves sur 21 875 (0.83%) dans trois
systèmes scolaires ont eu une prescription
d'épinéphrine, dont 110 garçons et 71
filles, 153 de race blanche versus 28 non de race blanche.
Deux tiers des enfants étaient allergiques à
l'arachide... Le taux le plus bas de prescriptions
d'épinéphrine pour allergie à
l'arachide dans les trois zones scolaires a
été noté chez 9 612 enfants non de race
blanche - 0.17%... Seulement huit (.11%) de 7 209
élèves de descendance espagnole ou asiatique
avaient de l'épinephrine pour allergie à
l'arachide.
Conclusions: Il s'agit d'une première
étude qui suggère qu'il pourrait y avoir
une différence raciale dans la
fréquenced'allergie à l'arachide chez les
enfants.. Une explication pour cette différence
serait les différentes habitudes alimentaires chez
les enfants de race minoritaire pouvant induire une
tolérance et une incidence moins élevée
d'allergie à l'arachide. (affiché le 15
déc. 2004)
EpiPen epidemic: Suggestions for rational prescribing in
childhood food allergy (L'épidémie d'EpiPen:
Suggestions pour la prescription raisonnable dans l'allergie
alimentaire chez l'enfant.) est le titre d'un article par A Kemp,
de New South Wales, en Australie dans le J Paediatr Child Healt
de juillet 2003. Selon le résumé:
"Il y a eu une augmentation marquée de
l'inquiétude communaire au sujet du risque de
réactions anaphylactiques reliées à des
aliments chez les enfants et une augmentation
subséquente des prescriptions
d'épinéphrine injectable (EpiPen). En
Australie, l'utilisation d'EpiPen chez les enfants de moins
de 10 ans a augmenté de 300% depuis 5 ans avec
prescription d'EpiPen chez un cas sur 544 enfants
Australiens chez les moins de 10 ans. Toutefois, le
risque de réaction fatale reliée à un
aliment, particulièrement chez les enfants
d'âge pré-scolaire, est minime (en Australie,
on estime un décès en 30 ans chez les enfants
de moins de 5 ans, et 2 décès en 10 ans chez
la population totale d'enfants.) Il est par
conséquent très important de fournir une
perspective sur le risque de décès par
anaphylaxie reliée à un aliment aux parents et
aux préposés de soins étant
donné l'anxiété
générée sur le sujet.. Les
indications de prescription d'EpiPen aux enfants ne sont pas
bien définies..
Six facteurs de risque à considérer
dans l'évaluation du risque d'un
décès:
1. Enfants âgés de 5 ans et plus
2. Histoire de symptômes respiratoires
reliés lors de la réaction initiale ou
réactions subséquentes
5. Réactions survenues avec des traces ou
quantités minimes d'allergène
6. Un test cutané fortement positif
On suggère que plus le nombre de ces facteurs
est grand, plus on doit considérer la prescription
d'un EpiPen. ."188(affiché le 4 août,, 2003)
Dans Archives of Disease of Childhood de mai,
2001, D J Unsworth a un article intitulé Adrenaline
syringes are vastly over prescribed,
(L'adrénaline est prescrite de façon
exagérée). Dans son introduction de l'article
(accessible sans frais dans sa version complète) il note
que les déces causés par anaphylaxie demeurent
très rares, estimés être de moins d'un cas
par année par million de population au Royaume
Uni.100
...Plus de 100 000 syringues d'adrénaline sont actuellement
disponibles au RU, beaucoup dans un contexte
pédiatrique....Leur usage inapproprié est
à éviter... Il serait raisonnable de prescrire
l'adrénaline dans les cas où il y a une histoire de
réaction allergique ayant mis la vie du patient en danger".
204
(affiché le 17 déc,. 2003)
-Evidemment, il y a eu plusieurs
réactions à cet article (toutes
disponibles en ligne, complètes) par Toni
Wolff, Jonathan Hourihane, June Abay,
Pamela Ewan, et coll. ). Voici quelques
extraits:
Wolff: Nous sommes surs que nous ne sommes pas
la seule équipe pédiatrique communautair
ayant des inquiétudes semblables....Nous avons
plus d'expériences du côté
pratique...Les enfants possédant des trousses
d'épinéphrine injectable peuvent encore
être exclus de certaines activités....Les
trousses sont parfois oubliées dans l'autobus
scolaire, ou accidentellement déclanchées,
ou périmées.... Souvent les parents de
ces enfants ne sont pas renseignés
adéquatement sur leur usage.
Hourihane: L'article n'est pas une revue
équilibrée de l'état actuel de la
pratique d'allergie...
L'adrénaline n'est pas le seul aide prescrit en
clinique aux familles ayant un enfant allergique. Elle fait
seulement partie d'un programme intégré de
soins qui semble efficace quoique difficile à
mesurer...Tout enfant a droit au meilleur traitement
disponible....L'anaphylaxie est un état critique dans
lequel l'administration rapide
d'épinéphrine peut sauver unevie.... Les médecins doivent se rappeler
que l'épinéphrine est prescrite pour
être disponible advenant une réaction à
une exposition sporadique dans un avenir
imprévisible....Les trousses
d'épinéphrine auto-injectable donnent aux
allergiques la possibilité d'une vie
normale...
Abay: Les expositions subséquentes sont
inévitables et inattendues et
l'épinéphrine demeure le meilleur
traitement disponible....Toute personne à risque
d'anaphylaxie mérite la meilleure protection
possible...
Ewan: La plupart des raisons données
par l'auteur ainsi que ses
référénces laissent sous-entrendre
que l'épinéphrine par auto-injection est un
traitement isolé et néglige de
reconnaître que les enfants avec allergie
alimentaire nécessitent un ensemble de
soins.... L'épinéphrine
intramusculaire est très
sécuritaire....Un diagnostic précis est
essentiel ainsi qu'une évaluation de
l'intensité de l'allergie. (affiché le 26
déc. 2003)
Dans le BMJ du 6 déc. 2003, McLean-Tooke
et coll. ont un article (accessible gratuitement en ligne)
intiulé Adrenaline in the treatment of anaphylaxis: what
is the evidence? (L'adrénaline comme traitement de
l'anaphylaxie: quelle sont les preuves?) Cette revue de la
littérature discute de la sécurité et de
l'efficacité de l'adrénaline (ou
épinéphrine) Les auteurs suggèrent une
approche pragmatique de l'usage des auto-injecteurs. Sommairement:
-L'anaphylaxie est une réaction mettant la vie en
danger à tout âge.
-L'intensité des réactions
précédentes n'est pas une prévision de
l'intensité des réactions
subséquentes.
-L'adrénaline intramusculaire est le traiement de
première ligne pour l'anaphylaxie., son
administration intra-veineuse réservée pour
l'anaphylaxie rebelle ou en présence de
défaillance circulatoire.
-L'administration rapide d'adrénaline pour
l'anaphylaxie est essentielle.
-Tout patient présentant une réaction
systémique ou générale doit être
considéré pour une trousse
d'épinéphrine auto-injectable, à cause du
risque de réactions futures.
-Il est clair que l'éducation des patients et
parents doit être améliorée dans
l'usage approprié des auto-injecteures.. 205(affiché le 26 déc. 2003)
Lack of worldwide availability of epinephrine autoinjectors
for outpatients at risk of anaphylaxis (Le manque de
disponibilité d'auto-injecteurs d'épinéphrine
à travers le monde pour les patients à risque
d'anaphylaxie) est le titre d'une publication par le docteur
Estelle Simons dans Annals of Allergy, Asthma and Immuinology
de mai 2005. Selon une enquête provenant
de la WAO....entre 2003 et 2005, voici les résultats:
Les enquêtes compltétées ont
été reçues de tous les 75
représentants des 39 pays visés (taux de
réponse de 100%). L'auto-injecteur adulte contenant
entre 0.25 à 0.30 mg d'épinéphrine
était disponible dans 56.4% des 39 pays, vaste
disponibilité dans des pays comme le Canada, les
Etats-Unis, l'Australie ainsi que les pays européens,
mais une disponibilité limitée en Asie,
l'Amérique du Sud et en Afrique. Le format pour
enfants contenant 0.15mg était disponible dans 46%
des pays enquêtés. Des auto-injecteurs
dosés de façon appropriée pour les
nourissons n'étaient pas disponibles nulle part. Le
coût des auto-injecteurs variait entre $30 et $110 US.
Dans 27.3% des pays, aucune aide financière provenant
du gouvernement ou de compagnies d'assurance n'était
possible pour défrayer le coût.(affiché
le 29 mai, 2005)
- Activated charcoal forms non IgE
binding complexes with peanut proteins, (Le charbon
activé forme des complexes réduisant la fixation des
protéines d'arachides avec l'IgE.) est le titre d'une
publication dans le J Allergy Clin Immunol de juillet
2003par Vadas et Perlman. Ils rapportent que le
charbon activé est adsorbé aux protéines
d'arachides, formant des complexes insolubles qui empêchent
la fixation entre les protéines d'arachides et l'IgE. Ces
données suggèrent que l'administration de charbon
activé tôt après une ingestion accidentelle
d'arachides pourrait être un traitement additionnel dans le
management d'une réaction anaphylactique reliée
à l'arachide. Cette approche pourrait être applicable
dans la prévention de réactions anaphylactiques plus
sévères et prolongées aussi reliées
à d'autres aliments. 182183
(affiché le 14 juillet, 2003)
Après des commentaires non surprenants des
médias suite à la
téléconférence organisée par
l'AAAA&I discutant cette publication entre autres du J
Allergy Clin Immunol , les messages d'avertissement
suivants ont été émis par la FAAN (Food
Allergy and Anaphylaxis Network) et l'AAAA&I:
Charcoal
is No Substitute for Epinephrine in the Treatment of Severe
Allergic Reactions to Peanuts and other Foods, FAAN
Warns (Le charbon n'est pas un substitut pour
l'épinéphrine dans le traitement de
réactions sévères allergiques
reliées aux arachides et d'autres aliments)
(FAAN)
Activated
charcoal should not replace epinephrine in treating
reactions to peanut or other food allergies (Le charbon
activé ne devrait pas remplacer
l'épinéphrine dans le traitement de
réactions aux arachides ou d'autres aliments)
(AAAA&I) (affiché le 14 juillet, 2003)
Récidives
d'anaphylaxie
--Mullins R dans le Clin Exp Allergy du mois
d'août 2003 a étudié cet
élément: Anaphylaxis: risk factors for
recurrence. (L'anaphylaxie: facteurs de risque de
récidive) De 432 patients (48% mâles, 73%
atopiques, moyenne d'âge 27.4 ans) 260 patients
étaient vus après leur premier épisode;
172 ont eu 584 récidives, 54% des episodes index ont
été traités à l'hôpital.
L'allergie alimentaire était la cause dans 61% des
cas.....L'ingestion accidentelle d'arachides ou de noix
aurait causé le plus grand nombre de récidives,
mais le risque le plus élevé de récidives
était associé à l'allergie au blé
et / ou à l'exercice.....
CONCLUSION: Par année, 1/12 patients qui ont
manifesté de l'anaphylaxie vont avoir une
récidive, et 1/50 vont nécessiter un traitement
à l'hôpital ou de l'adrénaline.
L'auteur mentionne que peu de patients ont une trousse
d'urgence pour auto-injection d'épinéphrine.
Certains patients aussi développent de nouvelles
allergies pouvant déclancher des réactions
anaphylactiques ou avoir des problèmes psychiatriques. .
191
(affiché le 18 août, 2003)
Prévention du choc anaphylactique au cours de
l'allergie alimentaire est le titre d'un article publié
dans la Revue Française d'Allergologie et d'Immunologie
Clinique 43(2003) par Eigenmann et
Rancé, "destiné à attirer l'attention du
praticien sur la prévention des situations à risque,
ainsi que sur le traitement adéquat d'une éventuelle
réaction anaphylactique". Parmi leur
récommandations, les auteurs soulignent:
L'éviction non seulement de l'aliment "visible",
mais aussi l'allergène rencontré dans des
aliments préparés.
La lecture de la liste des ingrédients devra donc
être soigneuse pour tout achat.
Consommation d'un aliment industriel que le patient connait
(quoique la liste des ingrédients peut être
modifiée sans avis).
L'aide d'une diététicienne dans certains
cas.
L'éducation a une place déterminante:
l'information de l'entourage de l'enfant allergique
L'adolescence est un âge présentant des
risques particuliers en raison de l'émancipation du
jeune de son milieu familial.206
(affiché le 31 déc. 2003)
A quel
moment doit-on administrer l'épinéphrine
(adrénaline)?
-Cette question demeure toujours difficile à
répondre.
-Il n'y a aucun doute que le traitement de l'anaphylaxie
est l'épinéphrine administrée par injection
sous-cutanée ou intra-musculaire.84,
85,
62
Toutes autres médications telles que les antihistaminiques,
les aérosols pour l'asthme, ou les stéroïdes,
que les médecins peuvent prescrire subséquemment
dans le traitement de l'anaphylaxie ne doivent pas être
considérées comme médicaments de
première ligne. (Prise de position 34 du comité
exécutif de l'AAAA&I (American Academy of Allergy,
Asthma and Immunology)Anaphylaxis
in Schools and other childcare settings)
:
-Cette prise de position de
l'AAAA&I, un reflet d'un consensus originalement dressé
par un comité de la Société Canadienne
d'Allergie et d'Immunologie Clinique (SCAIC) avec les organismes
provinciaux affiliés en 1996, ajoute que:
"l'épinéphrine est
le seul médicament qui devrait être utilisé
dans le traitement d'urgence d'un enfant ayant une
réaction allergique qui peut lui être fatale.
. . Chez les patients qui ont déjà eu des
réactions anaphylactiques, il est recommandé que
l'épinéphrine soit administrée dès
la moindre réaction à la suite d'un contact
réel ou présumé avec l'allergène.
Si le patient a des antécédents connus de
collapsus cardio-vasculaire grave dû à une
allergie, le médecin peut préconiser
l'administration d'épinéphrine dans les minutes
qui suivent l'ingestion de l'aliment incriminé, avant
même qu'une réaction ne se
manifeste..L'anaphylaxie
à l'école et dans d'autres établissements
et services pour enfants
(SCAIC).
(version
anglaise maintenant disponible en format
pdf)
-Le consensus de la SCAIC ajoute dans la
section "Conduite à tenir vis-à-vis certains
allergènes spécifiques" en ce qui a trait à
l'allergie à l'arachide:
L'enfant devrait être placé sous
surveillance médicale durant les quatre heures qui
suivent l'ingestion de l'allergène incriminé. Si
l'un ou l'autre des symptômes
énumérés ci-après se manifeste chez
l'enfant, il faut aussitôt lui administrer une dose
d'épinéphrine et le conduire à
l'hôpital immédiatement. S'il n'y a aucune
réaction grave dans les quatre heures qui suivent, il
est peu probable qu'elle se manifestera plus tard:
Urticaire
Démangeaisons (sur n'importe quelle partie du
corps)
"Les objectifs du traitement pharmacologique (de
l'anaphylaxie) consistent à maintenir la
perméabilité des voies respiratoires et la
tension artérielle systolique. Une injection
d'épinéphrine constitue le traitement initial de
choix: elle supprime le libération des médiateurs
de l'inflammation transportés par les mastocytes et les
basophiles et diminue directement la vasodilatation,
l'oedème et la bronchoconstriction.
L'épinéphrine doit être
administrée rapidement aux premiers signes d'alarme:
démangeaison ou enflure des lèvres ou de la
bouche, constriction de la gorge ou nausées, et avant
les premiers symptômes de détresse respiratoire,
de dyspnée et de sifflement.
Many
Children Have Difficulty With Adrenaline Autoinjections.
Doctor's Guide rapporte le 2 janv. 2002 un
résumé d'articles qui ont été
publiés dans Archives of Disease in Childhood sur
le fait que les enfants à qui on a prescrit de
l'adrénaline comme traitement en cas de réaction
allergique alimentaire sévère, n'ont pas
été renseignés sur son utilisation; aussi
sur le manque de suivi de ces patients, certains n'ayant jamais
été évalué par un allergiste; le
fait que l'allergie à l'arachide puisse
disparaître dans certains cas et le besoin de directives
spécifiques. (affiché le 2 jan. 2002)
Twinject
(avec une 2e dose disponible, si nécessaire)
-Le docteur Hugh Sampson dans un éditorial dans
le BMJ d'avril 1996, intitulé "Managing
peanut allergy" (Le traitement de l'allergie à
l'arachide) et dans sa publication de Dec. 1997 "Food
Allergy" (Allergie alimentaire) dans le JAMA suggère
que:
les patients ayant des allergies alimentaires
sévères -- c'est-à-dire, avec des
antécédents de réactions anaphylactiques
sérieuses ou d'asthme ou les deux -- devraient avoir en
leur possession une trousse d'urgence contenant de
l'épinéphrine qu'il peuvent s'administrer
eux-mêmes11
(telles qu' Ana-Kit ou Epi-Pen) et un antihistaminique
(diphenhydramine (Bénadryl) ou l'hydroxyzine
(Atarax).46
des symptômes laryngés ou pulmonaires suite
à un contact avec l'aliment incriminé doivent
être traités immédiatement avec
l'épinéphrine..63
Dans le J Allergy Clin Immunol de Juin 1999,
le docteur Sampson réitère cette même
indication pour l'épinéphrine, et souligne aux
préposés de soins médicaux, que le traitement
doit être fait sans délai chez les patients à
risque élevé, et qu'ils doivent être
transportés à l'urgence de l'hôpital le plus
près pour évaluation et traitement additionnels.72(affiché le 24 sept. 1999)
-Dans le J Allergy Clin Immunol
d'août, 1999, Yocum et coll. présentent
leurs critères sur ce qu'est l'anaphylaxie dans leur
publication intitulée "Epidemiology of anapyhylaxis in
Olmstead County: A population-based study." 87Pour un diagnostic de choc anaphylactique, il fallait:
un symptôme relié à la
libération des substances médiatrices, tel
qu'érythème (rougeur), démangeaison,
engourdissement ou picottement des lèvres, aisselles, ou
des extrémités, démangeaison
généralisée, urticaire ou
angioédème (enflure de la bouche ou gorge), et des
yeux rouges avec picottement.
et au moins un des symptômes suivants:
symptômes buccaux ou gastro-intestinaux tels
que: démangeaison buccale ou au niveau des muqueuses,
enflure buccale, enflure de la langue, du palais ou de la
gorge, nausées, vomissements, difficulté à
avaler, crampes abdominales ou diarrhées.
symptômes respiratoires: rhinite
(éternuements, écoulement nasal) serrement de la
gorge, toux, wheezing (silement) voix enrhouée ou
alteration de la voix, essoufflement, enflure de la gorge,
cyanose (coloration bleutée de la peau)
symptômes cardio-vasculaires: douleur
sternale, pouls irrégulier, rapide ou lent, baisse de la
tension artérielle, évanouissements,
étourdissements, convulsions et choc.
(Seulement deux exceptions à ces critères:
enflure de la gorge et du larynx isolé ou choc
instantané et syncope suite à une injecion d'un
médicament ou d'une substance de contrast (utilisée
pour certains examens radiologiques)
La conclusion que l'on doit tirer de cette
"définition" d'un évènement anaphylactique
est qu'il est très difficile de distinguer entre une
réaction allergique légère et une
réaction anaphylactique, et qu'il serait
préférable d'administrer l'épinéphrine
s'il y a moindre doute! (affiché le 24 sept.
1999)
-Dans son editorial intitulé 'What should we
be doing for children with peanut allergy' (Ce que nous devons
faire pour les enfants souffrant d'allergie à l'arachide)
publié dans le Journal of Pediatrics de
déc. 2000, le docteur Hugh A. Sampson conclut, suite
aux observations de Vander Leek et associés,105
"...que les symptômes lors de la réaction initiale ne
sont pas une indication des symptômes qui peuvent survenir lors
de la prochaine ingestion de l'aliment...les enfants ayant
réagi intialement avec des symptômes légers sont
autant susceptibles de réagir avec des symptômes
d'intensité marquée que les enfants qui ont eu des
symptômes anaphylactiques initialement, il suggère que
TOUS les enfants ayant une histoire d'allergie à l'arachide
aient une trousse d'urgence disponible, (Epipen) pour traiter les
réactions futures inévitables." 107(affiché le 6 janv. 2001)
-En Europe, leur attitude est un peu différente. Le
docteur Etienne Bidat (Paris et Bouogne) dans sa Prise en
charge du choc anaphylactiquesur le site web d'AllergieNet, suggère:
"L'anaphylaxie est l'urgence extrême en allergologie.
Il n'y a pas de temps à perdre. Il faut intervenir tout
de suite. Le choc anaphylactique est souvent annoncé par
des signes qui doivent vous faire débuter un traitement
immédiatement. Ces signes peuvent être
discrèts. . .il est préférable de
débuter un traitement plutôt que d'attendre pour
voir si cela se confirme. Il recommande un
antihistaminique devant des symptômes comme des
démangeaisons, enflure palpébrale, urticaire,
écoulement nasal, des yeux rouges ou des maux de ventre,
et communiquer avec le médecin. Si les signes
annonciateurs sont plus bruyants (toux, sifflements,
vomissements en jet) en plus de l'antihistaminique, un
médicament pour les symptômes respiratoires
e.g. un bronchodilatateur, et un stéroïde
par la bouche et appeler l'urgence. Si malgré ces
mesures ou d'emblée, si la réaction est majeure,
injection d'épinéphrine et appeler les secours
d'urgence.(affiché le 24 sept. 1999)
-Selon l'article de Moneret-Vautrin et Kanny, publié
dans Allerg Immunol (Paris)de mai 1999intitulé "Anaphylaxis
in schools and other child-care settings --the situation in
France" (L'anaphylaxie dans les écoles et autres
établissements pour enfants -- la situation en France) leur
approche est en voie de changement. Les allergologues et le
médecin préposé au Département de
Santé Scolaire utilisent un formulaire de soins de
santé d'urgence, appelé "Projet d'Accueil
Individualisé" avec description de symptômes,
directives et traitement. . . L'épinéphrine est
le premier médicament à utliser comme
traitement.86(affiché le 24 sept. 1999)
-En Angleterre, l'attitude est aussi conservatrice.
L'épinéphrine en inhalation, maintenant
n'étant plus disponible, a été
utilisée fréquemment pour traiter les
réactions anaphylactiques reliées à une
allergie alimentaire. Un antihistaminique est recommandé
pour les réactions légères,
urticariennes, souvent reliées à un contact.
L'épinéphrine est réservée pour des
réactions plus sérieuses suite à
l'ingestion de l'aliment incriminé, réactions qui ne
sont pas résolues dans 5-10 minutes, suivie de transport du
patient à l'urgence la plus près.
L'antihistaminique peut suffir dans certaines réactions,
l'épinéphrine injectée si la réaction
semble progresser. (affiché le 24 sept. 1999)
-Dans Lancet du 13 janv. 2001 , les docteurs
Ewan PW, et Clark AT (Dept of Allergy and Clinical Immunology,
Addenbrooke's Hospital, Hill's Road, Cambridge, UK) ont ceci
à dire dans leur article intitulé 'Long-term
prospecive observational study of patients with peanut and nut
allergy after participation in a management plan' (Etude
à long terme, prospective, de patients ayant une allergie
à l'arachide ou aux noix, suite à participation
à un programme de traitement et observation).
Selon le résumé:"Le suivi actuellement fait
laisse à désirer-- les médecins remettent
une trousse d'épinéphrine auto-injectable aux
patients, sans conseils à suivre ou autres en ce qui a
trait à l'éviction-- les conséquences sont
que des réactions allergiques se répètent
et il y a même des décès rapportés.
Nous avons créé un programme d'évaluation
et de traitement qui comprend l'éducation des patients
sur l'éviction et traitement d'urgence. Le recrutement
des patients avec allergie documentée à
l'arachide et aux noix a été fait des patients
référés non sélectionnés. Le
degré de l'intensité de l'allergie a
été arbitrairement fixé de 1 à 5 et
les médicaments d'urgence appropriés prescrits :
antihistaminique par voie buccale avec ou sans
épinéphrine par inhalation ou injectable. Les
patients, parents et personnel scolaire ont reçu des
directives orales et écrites sur l'éviction ainsi
qu'une formation sur la reconnaissance et traitement des
réactions, et un plan de traitement écrit. Dans
le suivi de ces patients (ce qui se chiffrait à 13 610
mois-patients) le programme de formation fut revisé et
les détails de réactions subséquentes
enregistrés." Leurs observations et résultats
diffèrent de ceux mentionnés dans
l'éditorial du docteur Hugh A. Sampson affiché
ci-haut le 6 janv. 2001:
88 (15%) des 567 patients ont manifesté durant la
période de suivi une réaction d'intensité
diminuée.
62 des 88 réactions étaitent
légères (grade 1 à 3, surtout
cutanées), et
49 patients ont été traités avec un
antihistaminique par la bouche,
6 ont utilisé l'adrénaline par
inhalation
10 n'ont pris aucun traitement.
12 de 12 patients ayant manifesté une
réaction d'intensité modérée durant
le suivi ont été améliorés avec
épinéphrine par inhalation.
Seulement 3 (0.5%) des 567 patients, agés entre 27
et 40 ans, ont eu une réaction marquée durant la
période de suivi, avec dyspnée
[difficulté à respirer] comparés
à 12% lors de la réaction initiale.
Seulement un des 567 patients a dû avoir son grade
d'intensité changé d'un index léger
à marqué durant le suivi.
Les patients de grade 4-5, ou ayant manifesté une
réaction modérée à
sévère, étaient plus âgés
(âge moyen 18 ans versus 9 ans) et 9 des 26 ont
nécessité de l'adrénaline par injection
qui s'est avérée toujours efficace.
85% des patients n'ont pas eu d'autres
réactions.
L'intensité des réactions était
reliée à la quantité de noix ou d'arachide
consommée.
Interprétation: "L'auto-traitement a
été efficace (épinéphrine par
inhalation pour oedème laryngé
précoce et épinéphrine en injection
pour les réactions sévéres) mais les
indications de ces traitements, incluant les
critères précisant qui devrait avoir de
l'épinéphrine en sa possession, ont
nécessité une évaluation de
l'intensité de l'allergie. Notre programme de
suivi et de traitement s'est avéré
efficace, et nos résultats soulignent l'importance
de référer les patients allergiques
à l'arachide et/ou aux noix à des centres
d'allergie spécialisés pour conseils sur
l'éviction de ces aliments."108
-Dans le Lancet de mai, 2001, Bauge, Cooper, et
coll. ont envoyé une lettre aux éditeurs,
Management of peanut allergy, dans laquelle ils font les
commentaires suivants (reproduits ici en partie): nous ne
comprenons pas certaines parties de l'étude....la
durée exacte...nous sommes inquiets au sujet de l'absence
d'un groupe contrôle....sans un groupe contrôle, les
conclusions ne sont pas claires. Nous sommes d'accord avec
l'imporance de cette étude et les bienfaits évidents
de l'éducation et recommanadations.
-Réponse des auteurs (Ewan and Clark): la
durée de l'étude était de 7 ans et le
suivi a atteint 13 610 patients-mois. 21 de 23 patients
ayant présenté des réactions
modérées ont utilisé un inhalateur
d'épinéphrine pour oedème
laryngé modéré qui a toujours
été efficace. Neuf de 26 patients avec
réaction modérée à
sévère ont reçu une injection
d'épinéphrine....tous les patients dans
l'étude sont présentés....re groupe
contrôle: nous croyons qu'un groupe contrôle
aurait donné des résultats difficiles à
déterminer. Un groupe contrôle de patients
n'aurait pas été acceptable ou justifiable si
on les laisse se traiter soit-même, étant
donné le grand pourcentage de réactions
subséquentes suite à ingestion accidentelle de
l'aliment. Notre étude souligne l'importance de
fournir un plan de management complet pour l'allergie aux
noix (incluant arachides), incluant conseils
détaillés sur l'éviction, et un plan de
traitement avec médication pour auto-administration
en cas de réactions futures. (affiché
tardivement le 2 nov. 2002)
Dose
d'épinéphrine
recommandée:
Adultes:
Epinéphrine USP 1:1000, 0.3 mg (0.3 mL) Dans le
J Allergy Clin Immunol de Nov 2001, Estelle Simons a
étudié l'absorption d'épinéphrine chez
les adultes et recommande: l'injection devrait être
administrée dans la hanche par voie intramusculaire comme
premier traitement d'une réaction
anaphylactique.145
(affiché le 31 janv. 2002)
Enfants:
La dose recommandée est 0.01mg / kilo. Ce qui
est disponible aujourd'hui est Epipen (livrant 0.3mg ou 2ml
d'épinéphrine de concentration 1:1000 ) et Epipen
Jr. (livrant 0.15mg or 2 ml d'épinéphrine à
une concentration de 1:2000 ). Ana-Kit (qui apparemment n'est
plus disponible) pouvait livrer 0.05, 0.1, 0.15, 0.2, or 0.3 mg,
et utilisé chez les nourissons aussi jeunes que 4 mois
d'âge.
-La Société Canadienne de Pédiatrie dans
son énoncé de 1994 intitulé Réactions
anaphylactiques alimentaires mortelles chez les enfants
recommandait le dosage suivant: EpiPen Jr pour les
enfants pesant entre 12 et 25 kg et 0.3 mg IM (Epipen
régulier) pour les enfants avec un poids > 25
kg.
-EpiPen Jr. pour les enfants de 15 kg (33 lb.) ou moins.
-EpiPen pour les enfants avec un poids de 15 kg (33
lb.) ou plus.
-Le problème survient lorsque nous avons à
injecter de l'épinéphrine chez les nourissons avec
un poids où la dose calculée se situe à moins
que 1.5mg ou ml. et le danger de surdosage. La procédure
était de prescrire aux parents une ampoule
d'épinéphrine avec seringues et instructions.
Selon Estelle Simons, dans son étude publiée dans
J Allergy Clin Immunol de déc. 2001, "Quand les
mains tremblent et une aiguille est exposée, est-ce que les
parents énervés vont être en mesure de mesurer
le volume exact d'épinéphrine?"Le docteur
Simons a comparé un groupe de 18 parents avec 18
résidents en médecine, 18 infirmières
régulières, et 18 infirmières de la salle
d'urgence, leur demandant tous de mesurer 0.90ml
d'épinéphrine dans une seringue. Ses conclusions:
La plupart des parents n'étaient pas capables de mesurer
le volume d'épinéphrine rapidement et avec
exactitude. Les résidents et infirmières ont
réussi rapidement, mais la dose exacte variait
démontrant que le petit volume n'est pas facile à
prélever. Des dispositifs pré-mesurés
d'épinéphrine, faciles à utiliser chez les
nourissons doivent être développés.
146 (affiché le 31 jan.2002)
-Estelle Simons encore une fois dans J Allergy Clin
Immunol, de Jan 2002, a comparé l' Epipen Jr
versus Epipen chez les enfants pesant entre 5 et 30 kg
étant à risque d'anaphylaxie. Un groupe
d'enfants âgés de 5.4+/-, pesant en moyenne 18+/-
kgs, injectés avec Epipen Jr, ont été
comparés avec un groupe d'enfants âgés de
6.6ans +/- avec un poids de 25.4 kilos +/- injectés avec
Epipen régulier.
Conclusions: La pression systolique était plus
élevée dans le groupe ayant reçu Epipen
que celui ayant reçu Epipen Jr.,et plus d'effets
secondaires que chez le groupe ayant reçu l'Epipen Jr
(palpitations ou d'autres effets cardio-vasculaires, avec
céphalées et nausées, en plus des
réactions usuelles de pâleur, tremblements et
anxiété. Le docteur Simons note que les
effets pharmacologiques bénéfiques et les
effets adverses de l'épinéphrine ne peuvent
pas être dissociés. Pour le traitement de
l'anaphylaxie en dehors des établissements, des
dispositifs avec des doses fixes d'épinéphrine
faciliteraient beaucoup la tâche de ceux qui sont
appelés à traiter des jeunes enfants.
147(affiché le 31 janv. 2002.)
-La maison King Pharma Canada Ltd. a récemment acheté les droits de la vente d'Epipen au Canada. Après avoir travaillé conjointement avec Santé Canada, ils ont fait une mise-à-jour de la monographie du produit. Les recommandations de l'Epipen jr sont les suivantes: pour les enfants pesant entre 15 et 30 kg (plutôt que pour les enfants entre 0 et 15 kg.) L'Epipen régulier pour ceux pesant 30 kg et plus. (affiché le 5 jan. 2007)
-First-aid treatment of anaphylaxis to food: Focus on
epinephrine (Traitement de premier choix de l'anaphylaxie
reliée à un aliment: mise au point sur
l'épinéphrine) a été publié
dans J Allerg Clin Immuol de mai 2004 par le docteur
Estelle R. Simons. Selon le résumé: un dilemme
thérapeutique est examiné: le sujet de la dose
d'épinéphrine à utiliser chez les sujets
(enfants surtout) pour lesquels il n'existe pas d'auto-injecteurs
ayant une dose optimale, est une controverse thérapeutique:
le choix entre une injection d'épinéphrine versus un
antihistaminique donné par la bouche pour des
épisodes d'anaphylaxie qui semblent légers.
Actuellement, il n'existe que deux doses
d'épinéphrine disponibles sous forme
d'auto-injecteurs: 0.15 mg (Epien- Jr) pour enfauts
jusqu'à 15 kilos et 0.30 mg (Epipen) pour les adultes
et enfants de plus de 15 kilos. La dose recommandée
chez les enfants est 0.01mg par kilo. alors pour les enfants
pesant moins de 15 kilos, utiliser Epipen Jr pourrait
être du surdosage, et chez les enfants de plus de 15
kilos mais moins que 30 kilos, utiliser Epipen Jr serait un
sous-dosage et Epipen du sur-dosage. Jusqu'au jour
où l'industrie pharmaceutique va nous offrir des
auto-injecteurs contenant 0.05mg, 0.10mg, 0.20mg and 0.25
mg., le docteur Simons recommande:
La décision d'utiliser Epipen plutôt
qu'Epipen Jr dans le cas d'un enfant ayant un poids de 22.5
kilos pourrait être guidée par la
présence d'un ou plus des éléments
suivants:
Un diagnostic d'asthme associé
Anaphylaxie causée par une allergie à
l'arachide, à une noix, au lait, aux oeufs, aux
poissons ou fruits de mer
Accès difficile à une salle d'urgence,
par exemple, résidant ou étant en vacance
dans un endroit rural éloigné
Situation familiale dysfonctionnelle ou
chaotique
Transport fiable non disponible
Histoire antérieure de réaction mettant
la vie en danger (à noter, toutefois, que
l'absence de telle réaction n'élimine pas
la possibilité d'une réaction pouvant
mettre la vie en danger, à une date
future.
Pour ce qui est du rôle d'un
antihistaminique, le docteur Simons conclut: le
début d'action d'un antihistaminique pris par la
bouche ne débute que dans 40 à 60 minutes.
Il n'y a eu aucune étude publiée du rôle
des antihistaminiques dans l'anaphylaxie. On sait,
toutefois, que selon certaines études, les
réactions causées par l'arachide ou les noix
deviennent plus sérieuses dans un tier des cas.
Nous ne pouvons pas prévoir l'évolution de
réactions manifestées que par des
lésions cutanées. Dans un
établissement de soins médicaux, le
médecin peut décider mais pour la
population en général, on ne peut pas leur
demander de prendre une décision, le jugement pouvant
être voilé par la peur, la panique ou de
déni. Il ne faut pas oublier que le temps moyen
d'arrêt respiratoire ou cardiaque est de 30 minutes
chez les sujets manifestant une réaction
anaphylactique causée par un aliment.226(affiché le 24 mai, 2004)
-Mme Nancy Wiebe, webmaster du Calgary
Allergy Network.
m'a fait part de cette question qui lui est souvant
posée. Le docteur Estelle Simons a adressé ce
sujet dans son article Outdated
EpiPen and EpiPen Jr autoinjectors: past their
prime?qui a été publié
dans le J Allerg Clin Immuol du mois de Mai
2000. Ayant analysé 28 Epipens et 6 Epipens jr. elle
a trouvé que la disponibilité
d'épinéphrine était réduite de
façon significative malgré aucune
décoloration ou la présence de
précipité notés, lorsque comparés
aux Epipens qui n'étaient pas périmés.
Ses conclusions étaient les suivantes:
"Pour le traitement pré-hospitalier de
l'anaphylaxie, nous recommandons d'utiliser des Epipens qui
ne sont pas périmés. Toutefois, si la seule
préparation d'épinéphrine disponible
est une qui est périmée, on peut l'utiliser
quand même du moment que la solution n'est pas
décolorée ou contient des
précipités, parce que le
bénéfice de son emploi dépasse le
risque possible d'une épinéphrine
périmée ou pas d'épinéphrine du
tout. (affiché le 10 déc. 2003)
Est-ce que les béta-bloqueurs
doivent être prescrits aux cardiaques ayant eu une
réaction anaphylactique à l'arachide? Une analyse de
décision. (Should beta-blockers be given to patients
with heart disease and peanut-induced anaphylaxis? A decision
analysis.)Dans le J Allergy Clin Immunol de mai,
2004, Tenbrook, JA et coll. posent cette question et
concluent que pour les patients allergiques à l'arachide
qui ont eu un infarctus du myocarde ou qui présentent une
défaillance cardiaque , l'effet bénéfique des
béta-bloqueurs sur la maladie cardiaque surpasse le risque
plus élevé de décès par anaphylaxie.
Leurs résultats suggèrent que pour ces patients
l'usage des béta-blockeus améliore davantage la
survie. Toutefois, l'épidémiologie de l'anaphylaxie
et les effets du traitement avec béta-bloqueurs sur
l'incidence et la morbidité de l'anaphylaxie demandent des
études additionnelles. 222(affiché le 15 mai,, 2004)
-Au congrès annuel de l'AAAA&I tenu à San Diego en fév. 2007, Oren et coll. ont présenté Food-Induced Anaphylaxis and Repeat Epinephrine Treatments (Anaphylaxie reliée aux aliments et injection répétée d'épinéphrine). Les auteurs ont revu 40 dossiers de patients ayant été traités à l'urgence du Massachsetts General Hosital durant une période d'un an pour une réaction allergique reliée à des aliments. Des 40 cas, 35 ont eu une réaction anaphylactique. Quatorze de ces cas ont reçu au moins une injection d'épinéphrine. De ceux qui ont reçu de l'épinéphrine, trois ont nécessité une deuxième dose - il s'agissait de réaction allergique à l'arachide et aux noix. Concl: Parmi les patients qui se sont présenté à l'urgence pour des réactions allergiques reliées aux aliments, 21% ont nécessité une deuxième dose d'épinéphrine. Cette étude souligne la recommendation que les patients à risque d'anaphylaxie reliée à des aliments devraient avoir en leur possession deux doses d'épinéphrine. (affiché le 5 mai, 2007)
Le problème de
l'allergie à l'arachide dans les
écoles
Food
anaphalaxis in schools: evaluation of the management plan and the
efficiency of the emergency kit. Monereet-Vautrin
and coll. ont publié cet article dans Allergy de
nov.2001. Le résumé rapporte leurs
observations au sujet d'un plan de suivi ('personalized care
project ou PCP') et la formation dans l'utilisation des trousses
d'urgence dans les écoles dans la région est de la
France. Leur étude donne des résultats encourageants
en ce qui a trait à de tels plans de suivi et confirme le
besoin de renseignements et de formation appropriés pour le
personnel des écoles au sujet des urgences allergiques.
137(affiché le 14 nov. 2001)
Conclusion des auteurs: Il semble y avoir un besoin dans
les écoles d'enseigner le personnel sur l'allergie
alimentaire, de renseignements sur la prévention tels
que lecture des étiquettes des préparations
d'aliments, l'accessibilité immédiate à
de l'épinéphrine injectable en cas d'urgence,
et les connaissances de la part du personnel dans la
façon appropriée d'administer
l'épinéphrine. (affiché le 18 avril,
2001)116
Food-allergic reactions in schools and
preschools. (Réactions alimentaires dans les
écoles et pré-écoles.) Dans Archives
of Pediatric and Adolescent Medicine de juillet
2001, Nowak-Wegrzyn et associées rapportent
leurs résultats d'une enquête
téléphonique pour préciser les
réactions alimentaires chez les enfant âgés de
3 à 19 ans avec allergies alimentaires connues, survenues
à l'école ou la pré-école et les
mécanismes en place pour la prévention et le
traitement de ces réactions. Des 132 enfants de leur
étude:
58% ont eu des réactions dans les deux
dernières années,
18% ont eu une ou plus de réactions à
l'école,
l'aliment en cause a été
identifié dans 34 des 41 réactions survenues:
le lait dans 11 cas (32%)
l'arachide dans 10 cas (29%)
l'oeuf dans 6 cas (18%)
les noix dans 2 cas (6%)
le soya, l'avoine, le céleri, la mangue ou l'ail
dans un cas (3% de chaque)
Dans 24 réactions (59%), les symptômes
étaient seulement cutanés,
des symptômes asthmatiques ('wheezing' ou
silement) rapportés dans 13 réactions
(32%)
vomissements et/ou diarrhées dans 4 cas (10%)
baisse de tension artérielle dans un cas (2%)
15 (36%) des 41 réactions touchaient 2 ou plus de
systèmes, et
6 (15%) des patients ont été
traités avec de l'épinephrine
14% des enfants n'avaient pas de prescriptions ou
recommandations d'un médecin
16% n'avaient pas de médications disponibles
des 80 écoles participantes,
31 (39%) ont rapporté au moins une
réaction alimentaire dans les deux dernières
années,
54 (67%) ont pris des mesures spéciales pour les
enfants ayant des allergies alimentaires, comme des tables
pour les repas sans arachides, des classes sans arachides,
ou des repas alternatifs.
Conclusions: Il n'est pas rare de voir des
réactions alimentaires chez les enfants dans le
milieu scolaire, 18% ayant eu au moins une réaction
allergique dans les deux dernières années.
Trente-six pourcent des réactions touchaient deux ou
plus de systèmes, et 32% des enfants ont
présenté des symptômes asthmatiques.
Tous les moyens disponibles devraient être
considérés pour prévenir,
reconnaître, et traiter de façon
appropriée les réactions allergiques
causées par les aliments dans le milieu scolaire.130
(affiché le 27 août, 2001) Voir aussi:
commentaire
sur cet article
En France, le management des enfants ayant des maladies
chroniques ou des maladies pouvant mettre leur vie en danger, a
mené au développement de Projets d'Accueil
Individualisés ou PAI depuis 1993, adressé dans
le bulletin du ministère d'éducation de
l'état. Le but de l'étude publiée dans
Presse Med de janv. 2003 par Moneret-Vautrin et
coll. était d'évaluer le statut de tels PAI en
France et les Territoires Français d'Outremer dans le
management des risques d'allergie alimentaire. Les auteurs ont
fait un sondage entre mai et juin 2002 re le nombre de PAI
pour des urgences anaphylactiques, sur les détails des
allergies elles-mêmes, un survol sur les dialogues
éventuels entre les médecins des écoles, les
directeurs des écoles, les allergistes, et les
chargés du traitement et les protocoles d'urgences
utilisés.
Résultats et discussion: 14% du total des PAI
étaient pour des réactions anaphylactiques
dues aux aliments...par ordre d'importance
décroissante: arachides, oeufs, noix, poissons, pois
et le lait....Les PAI ont augmenté de l'ordre de
quatre fois depuis le bulletin de 1999. 169(affiché le 1er mars, 2003). Voir aussi
Dans J Allergy Clin Immunol de mai, 2004, Perry
TT et coll. ont publié leur étude sur la
détection d'allergènes d'arachides dans des
conditions environnementales variées et l'effet de produits
nettoyants dans 'Distribution of peanut allergen in the
environment.' Ils ont analysé la présence de
l'allergène principal de l'arachide, l'Ara h1, après
avoir utilisé des produits nettoyants variés sur les
mains, les dessus de tables de cafétéria et d'autres
surfaces dans les écoles, ainsi que la présence de
l'allergène ambiant après la consommation de
différentes préparations d'arachides.
Conclusions: L'allergène Ar h1 est facilement
éliminé des mains et différentes
surfaces dans les écoles avec les produits nettoyants
courants et ne semble pas évident dans les
écoles et les établissements
préscolaires. Ils n'ont pas pu déceler
d'allergène dans l'air ambiant dans bien des
situations simulées. 223(affiché le 15 mai, 2004)
Parental adherence to peanut-free lunch guidelines in
schools in Montreal, Canada (Adhésion des parents aux
directives établies par l'école en ce qui a trait
à la préparation des 'lunch' sans arachides de
leurs enfants) est le titre d'un poster
présenté au congrès annuel de l'AAAA&I
tenu à San Francisco du 19 au 23 mars, 2004, par
Banerjee, Kagan, et coll. Les investigateurs ont examiné
le niveau de l'adhésion des parents à la
politique de l'école au sujet des arachides sur ce
sujet. .333 parents ont été invités
à donner leur consentement à l'inspection des
lunchs de leurs enfants dans les classes de14 écoles
primaires. Les parents n'étaient pas informés de
la journée de l'inspection. Les parents aussi ont
été demandés de compléter un
questionnaire au sujet de la politique de l'école sur ce
sujet.. Résultats:
167 parents ont consenti à l'inspection et aux
questionnaire (jardin d'enfance, 1ère à 3e
année)
36 parents ont complété le questionnaire
seulement.
aucune substance contenant des arachides n'a
été trouvé par les inspecteurs
(0%)
lorsque les parents ayant consenti à
l'inspection ont été comparés à
ceux qui n'ont complété que le questionnaire,
il n'y avait aucune différence significative entre
les niveaux de connaissance des directives,
les parents qui n'ont pas donné leur consentement
à l'inspection pouvaient avoir un enfant allergique
à l'arachide autant que ceux qui ont donné
leur consentement.
Conclusions: Les directives des écoles
adressées aux parents de ne pas avoir de substances
contenant des arachides dans le lunch de leurs enfants
semblent réussir dans les écoles
évaluées. Toutefois, des évaluations
subséquentes sont nécessaires pour
apprécier l'efficacité de telles directives
dans l'élimination de l'arachide et dans la
diminution des expositions accidentelles à l'arachide
dans les écoles avant d'adopter ces directives de
façon étendue.213
(affiché le 20 fév. 2004
-Peanut
sniffing dog. (Un chien qui peut renifler le beurre
d'arachide). Voir l'article au sujet d'une adolescente qui vit
avec une allergie à l'arachide depuis l'âge de 3 ans
qui a demandé à sa mère d'avoir un chien de
service. (affiché le 12 juin, 2005)
Contenu
d'arachides caché dans certaines préparations
alimentaires
-L'anaphylaxie aux arachides est une maladie
potentiellement quasi-fatale ou fatale compliquée par
le fait que les arachides ainsi que d'autres aliments
sont couramment utilisées comme adjuvants dans la
préparation d'aliments, ou comme ingrédient
caché6,14Les
arachides sont souvent ajoutées dans la crème
glacée, les biscuits et les amuse-gueules. Les mets
chinois, la cuisine orientale en général, les
friandises, les soupes, les céréales, les
pâtisseries peuvent tous contenir des arachides
20.
-En fév. 1997, au
congrès annuel de l'AAAA&I, selon Norlee et coll.
utilisant un test ELISA ('enzyme-linked immunosorbent
assay') ils ont analysé des préparations
alimentaires pour connaître leur contenu en
arachides. Les étiquettes rapportaient soit: a)
contenant des arachides, comme dernier ingrédient sur
la liste, b) pouvant contenir des arachides, et c) aucune
mention d'arachides dans le contenu.
Résultats: pour a):
allant de non détectable (ND) à 5 000
ppm (parties par million); pour b): ND à
1 200 ppm; pour c): ND à
4 000 ppm. (on peut détecter des traces
d'arachides dans beaucoup d'aliments non
étiquetés comme contenant de l'arachide!!!)
-Brett GM, Bull VJ, Morgan MR
rapportent une étude sur les arachides et les graines
de sésame utilisant l'ELISA. . . "le
problème de la détection d'allergènes
"cachés" dans les préparations
alimentaires est une souci pour l'industrie de
l'alimentation ainsi que pour le consommateur
actuellement. . . Qui pourrait
bénéficier le plus de telles analyses,
and de quelle façon ces tests pourraient
être disponibles, sont des questions clés
pour les évaluateurs d'aliments, sont les points
discutés." (affiché le 3 janv.
1999)
-Dans Allergy d'oct.
1998, Hourihane souligne 'devant les réactions
sévères reliées aux arachides entre
autres...le besoin d'un meilleur contrôle
médical en ce qui regarde l'étiquettage dans
l'industrie de l'alimentation et de la restauration'38
-Dans Letters to the Editor du
J Allergy Clin Immunol de sept 2001,
Altschul, Sherrer, Munoz-Furlong, et Sicherer, dans leur
lettre intitulée 'Manufacturing and lebeling
issues for commercial products: Relevance to food allergy'
(Problèmes de production et d'étiquetage
des préparations alimentaires vendues et leur lien
avec l'allergie alimentaire), ils déclarent..."En
janvier 2001, le US Food and Drug Administration a fait un
rapport d'une investigation de compagnies de produits
alimentaires et ils auraient trouvé que 25% des
préparations contenaient des ingrédients
allergéniques non déclarés, souvent
du à la contamination croisée. Des mentions au
sujet de certains ingrédients tels que "Peuvent
contenir des traces d'arachides," sont
appréciées, mais en réalité,
puisque leur corrélation avec les risques
réels de contamination est faible, leur mention
s'avère frustrante pour le consommateur. Il n'y a eu
aucun rapport fait pour connaître l'impact des
techniques d'étiquetage alimentaire
(allergènes non déclarés, la
terminologie sur les étiquettes, etc) sur les
individus ayant des allergies alimentaires ou leurs
familles. Nous avons analysé les appels
téléphoniques reçus au Food Allergy and
Anaphylaxis Network (FAAN) rapportant des réactions
allergiques dues à des erreurs d'étiquetage de
préparations alimentaires...Soixante-dix (32%) des
319 appels enregistrés concernaient des
réactions suite à l'ingestion de
préparations alimentaires... Les aliments
impliqués incluaient le lait (84), l'arachide
(60), les noix (31), les oeufs (14), les graines (5), le
blé (2), et allergènes mixtes (25). D'autres
problèmes rapportés reliés à
l'étiquetage étaient: la contamination
croisée par un allergène non
déclaré, des ingrédients
évidents mais non déclarés, l'addition
d'un nouvel allergène sur l'étiquette, des
ingrédients qui ne correspondaient pas à
l'étiquetage, une description ambigue, etc. ...
Nous suggérons que la description sur
l'étiquette soit simple (e.g. utiliser le mot
lait plutôt que caséine), que les
allergènes contenus dans des épices ou saveurs
naturelles soient déclarés, et que la mention
'peut contenir...' ne soit pas utilisée à
moins qu'il est clair que rien ne puisse empêcher la
contamination malgré des bons procédés
de production...et que l'industrie alimentaire s'efforce de
réduire l'introduction d'allergènes
accidentels et assurer un étiquetage
précis..133 (affiché
le 10 oct. 2001)
Consumer Group Wants Food
Labels to Show Allergens (Groupe d'aide au consommateur
demande que les allergènes soient identifiés
clairement sur l'étiquetage):
WASHINGTON (Reuters Health)
Oct 5,2001 - Le Center for Science in the
Public Interest (CSPI) a fait une demande au US Food
and Drug Administration le 5 oct. que les
étiquettes des préparations alimentaires
déclarent les allergènes usuels contenus
et aussi que des critères soient établis
pour prévenir la contamination d'aliments par
les allergènes.
"Il est grand temps que la
FDA protège les américains ayant des
allergies alimentaires en insistant auprès de
tous les manucturiers de l'industrie de l'alimentation
de déclarer la présence
d'allergèns usuels dans leurs
préparations dans un langage simple et clair,"
a déclaré Michael Jacobson, directeur
général du CSPI, dans son
document.
Une pétition
semblable a été enregistrée en
mai 2000 par les Attorneys General de New York,
Maryland, Michigan,Wyoming, Ohio, Tennessee,
Connecticut, Vermont, et Massachusetts.
La CSPI estimate qu'aux
Etats-Unis 4 million seraient allergiques à des
aliments comme l'arachide, les noix, les oeufs, au
soya, et au blé. Chaque année 28 000
patients sont vus à l'urgence suite à
une réaction allergique, et près de 150
de ces réactions sont fatales. (Affiché
le 11 oct. 2001)
Dans Allergy déc.
2001, Schappi et coll. ont publié:
Hidden peanut allergens detected in various foods:
findings and legal measures. (Allergènes
d'arachide cachés dans plusieurs préparations
alimentaires: résultats et moyens légaux
d'intervention.) Le manque d'identification
d'allergènes dans des préparations
alimentaires demeure un problème de santé pour
les patients présentant des allergies alimentaires.
Utilisant des techniques immunologiques
sophistiquées, les auteurs ont évalué
plusieurs préparations, et rapporté la
présence d'allergènes d'arachides dans des
céréales, biscuits, gâteaux et
friandises, qui n'avaient pas été
déclarés sur les étiquettes. Suite
à leurs constatations et approches légales, la
plupart des producteurs ont pu déceler et
éliminer la source de la contamination.
142
(affiché le 14 janv. 2002)
Dans le J Allergy Clin Immunol
de juin 2002, Joshi, Mofidi and Sicherer ont un
article intitulé, Interpretation of commercial
food ingredient labels by parents of food-allergic children.
(Interprétation de l'étiquetage des
ingrédients énumérés dans les
préparations alimentaires disponibles sur le
marché, par les parents d'enfants ayant des allergies
alimentaires). Parmis leurs résultats: l'arachide
était l'aliment en cause le plus surveillé....
identifié correctement par 54% des
parents...tandis que le lait et le soya causaient le
plus de problèmes.
Conclusions: Avec les
pratiques courantes d'étiquetage des aliments,
la plupart des parents étaient incapables
d'identifier les ingrédients alimentaires
allergéniques les plus courants. Ces
résultats appuient le besoin
d'étiqueter les ingrédients d'une
façon plus claire, utilisant un langage plus
simple, en incluant des alertes plus souvent, et le
besoin d'éduquer les parents dans la lecture
des étiquettes. 160(affiché le
15 juillet, 2002)
Dans ACI International
(Allergy & Clinical Immunology International) de
mars-avril 2002, Steinman a une publication
intitulée Hidden Allergens and Nonallergenic
Substances, (Allergènes cachés et
substances non-allergéniques) un suivi à sa
première publication sur ce sujet, Hidden allergens
in foods (Allergèns cachés dans les aliments)
qui a paru dans J Allergy Clin Immunol, en
1996. Le contenu est fascinant, surprenant et doit
être consulté. Il reproduit ses données
sur son site web AllAllergy.net,,
dans la section Allergy
Advisor.
Il a aussi développé un logiciel comme aide
dans le diagnostic et le traitement de l'allergie et de
l'intolérance alimentaire. (affiché le 19
juillet, 2002)
Quatre trousses commerciales
existent actuellement pour évaluer le contenu en
protéine d'arachides dans les préparations
alimentaires166(affiché le 9
déc. 2002)
Dans le J Allergy Clin Immunol,
de mars 2003, Pomés et coll.ont
publié Monitoring peanut allergen in food products
by measuring Ara h 1 (Monitorage du contenu
d'allergène d'arachide dans les préparations
alimentaires en mesurant le taux de l'antigène Ara
h1). Ils ont réussi à développer une
immuno-analyse pour déceler le taux de cet
allergène dans les aliments pour diminuer le risque
d'exposition accidentelle.
Résultats: le
beurre d'arachide contenait le plus d'Ara h1. Les
extraits d'arachides contenaient de 0.5 à 15 mg
d'Ara h1 par gramme d'arachide...Ils concluent que
cette procédure de type ELISA s'est
avérée sensible et spécifique et
devrait être très utile comme moyen de
monitrage de la contamination par arachides dans
l'industrie de l'alimentation et aussi pour
déterminer des seuils de sensibilisation ou de
réactions chez les personnes allergiques
à l'arachide..174(affiché
le 11 avril, 2003)
Dans J Food Prot. d'oct. 2003,
Vadas P and Perelman B ont un article intitulé
Presence of undeclared peanut protein in chocolate bars
imported from Europe. (La présence de
protéines d'arachides non déclarée sur
l'étiquette dans des chocolats importés
d'Europe) Voici leurs réultats:
92 barres de chocolat, dont 32 faites en
Amérique du Nord et 60 importées d'Europe,
ont été analysées par
l'évaluation Veratox.
Aucun des 32 produits de chocolat
nord-américains, incluant 19 ayant une mention sur
l'étiquette par prudence, ne contenait des
protéines d'arachides décelables.
Au contraire, 30.8% des produits provenant
d'Europe occidentale, sans mention quelconque sur
l'étiquette, contenaient des niveaux
décelables de protéines
d'arachides.
62% des produits provenant de l'est de l'Europe,
sans mention quelconque sur l'étiquette,
contenaient des niveaux de protéines d'arachides
allant jusqu'à 245 ppm.
Conclusion: L'absence de mention par
prudence sur l'étiquette et l'absence d'une
déclaration de contenu d'arachides dans des
barres de chocolat provenant d'Europe centrale et
de l'Europe de l'est, n'étaient pas une
assurance que ces produits ne contiennent pas de
protéines d'arachides. (affiché
le 10 nov. 2003) 194
Wüthrich B a publié Lethal or
Life-Threatening Food Anaphylaxis (Anaphylaxie fatale ou
quasi-fatale reliée aux aliments) dans Allergy
Clin Immunol Int: J World Allergy Org. vo. 15,
2003, article dans lequel il
souligne, "Les aliments qui contiennent des
allergènes "cachés", des repas exotiques
dans des restaurants, des sauces ou des friandises ou
amuse-gueules, représentent un risque particulier
pour les allergiques aux aliments. Il y a un besoin de
faire à ce que la population soit plus
renseignée sur l'allergie alimentaire et sur le
traitement de l'anaphylaxie dans les écoles et les
endroits publics, tels que les restaurants, et d'apporter un
appui à ceux qui ont des allergies alimentaires
pouvant mettre leur vie en danger. L'industrie de
l'alimentation doit assurer une politique sérieuse
d'étiquetage du contenu des ingrédients dans
les préparations et améliorer les
technologies pour l'analyse pour que mêmes les traces
des allergènes puissent être
décelées. Une étiquette qui rapporte
"peut contenir..." n'est plus acceptable, tant pour les
personnes ayant des allergies alimentaires et les
allergologues qui ont la tâche de déceler la
cause des réactions anaphylactiques de leurs
patients". 207
(affiché le 9 fév. 2004)
Dans le J Allergy Clin Immunol. 2007 Jul;120(1):171-6. Epub 2007 Jun 4, Hefle et coll. ont un article intitulé 'Consumer attitudes and risks associated with packaged foods having advisory labeling regarding the presence of peanuts'. (Attitudes des consommateurs et risques associés à aliments préparés mentionnant la présence d'arachides sur leurs étiquettes.) Leur conclusion: Les consommateurs ayant de l'allergie alimentaire ignorent de plus en plus l'étiquetage sur les contenants. Parce que les préparations étiquetées 'pouvant contenir des traces d'arachides' en effet peuvent contenir l'allergène en question, il existe un risque au consommateur qui décide de choisir ces aliments. IMPLICATIONS CLINIQUES: Les patients allergiques courent un risque en ignorant les étiquettes.. (affiché le 6 oct. 2007) 278
-Peanut allergy test comporte quatre recommandations suggérées par le Dr. R.R. O’Hehir, un allergiste de Melbourne en Australie pour diminuer les risques d’exposition accidentelle chez des patients présentant une allergie sévère à l’arachide, surtout dans des restaurants ou ailleurs qu’à la maison. La première : puisque la co-existance d’asthme peut contribuer à des réactions plus sévères chez les allergiques à l’arachide, s’assurer que l’asthme soit bien contrôlé en tout temps. La 2e recommandation : prévenir les gens ou le restaurant, où le repas sera servi , qu’il y aura un invité sévèrement allergique à l’arachide. Troisièmement, la personne allergique à l’arachide doit avoir un plan écrit de traitement d’urgence incluant un auto-injecteur d’épinéprhine en plus d’un antihistaminique et stéroïdes. La 4e et dernière stratégie comporte une pause avant de commencer à consommer des préparations dont la personne allergique à l’arachide ne connaît pas les ingrédients. Le docteur O’Hehir et ses collègues enseignent à leurs patients de faire un test labial avec l’aliment à consommer (appliquer une petite portion de la préparation à la lèvre inférieure), avant de mettre l’aliment dans la bouche. S’il y a sensation de picottement, brûlement ou enflure de la lèvre, la personne doit éviter de consommer quoi que se soit du repas. C’est la 4e étape et elle ne doit pas remplacer les trois premières. O'Hehir RE and Douglass JA. Risk-minimisation strategies for peanut allergy. Lancet 2007;370;9586:483 (affiché le 14 oct., 2007) 280
aussi éviter les noix mélangées
qui peuvent contenir des arachides et à cause du manque
de distinction entre les arachides et les noix dans le domaine de
l'alimentation, lorsqu'on mentionne 'noix' cela peut signifier les
arachides aussi. De plus, environ un tiers des enfants
allergiques, ou atopiques, allergique aux arachides, sont aussi
allergiques à différentes noix13.
Voir aussi: Fruits
called nuts (definitions et photos) (affiché le 30
juin, 2003)
lire les étiquettes, se souvenir que la
présence d'arachides n'est pas toujours mentionnée,
éviter de consommer des préparations nouvelles dont
on connait pas exactement les ingrédients.
le patient va souvent tolérer certaines noix,
noisettes ou amandes, dans des préparations comme
céréales, barres tendres, etc. et peut continuer
à consommer ces aliments, mais peut-on être
sûr qu'ils ne contiennent pas d'arachides?
si la réaction initiale était une
réaction anaphylactique, un auto-injecteur
d'épinéphrine (Epipen ou Twinject) doit toujours
être disponible et utilisé d'emblée si
ingestion accidentelle, avant même qu'il y ait
réaction quelconque. Si la réaction initiale
était manifestée que par de l'urticaire,
l'auto-injecteur d'épinéphrine n'est pas
utilisé dès l'ingestion accidentelle d'arachide mais
seulement s'il y a signe quelconque que la réaction semble
progresser vers l'anaphylaxie
du moment que le test d'allergie fait demeure positif, chez
un patient qui a été vu et évalué
suite à une réaction à un aliment contenant
des arachides, quelle que soit son degré, ou sa dimension,
il faut considérer le patient comme allergique, et il doit
continuer à éviter les arachides et tout ce qui peut
en contenir. S'il y a eu ingestion accidentelle d'arachides
sous une forme quelconque, et aucune réaction est survenue,
refaire un test d'allergie et si négatif ou positif, songer
à un test de provocation ("challenge") fait par un
allergiste en milieu hospitalier.
Voir l'article de Pamela W. Ewan du 23 janvier, 2001
dans Lancet affiché ci haut dans la section "A quel
moment doit-on injecter l'épinéphrine?
The
management of food allergy in children by Jeff
Williams publié dans Current Paediatrics, Oct
2002.
Points pratiques:
Eviter l'allergène en cause est de première
importance - utiliser l'aide d'un(e)
diététicien(ne).
Ne pas sous-estimer le niveau d'anxiété
vécu par certaines familles.
L'établissement de réseaux professionnels locaux
améliore les progrmmes d'éducation.
Renseigner non seulement l'enfant et les parents mais aussi
les enseignants et les classes au sujet de l'allergie de
l'enfant.
Les indications de prescription d'auto-injecteurs
d'épinéphrine peuvent parfois ne pas être
claires. Si prescrits, on doit renseigner les parents et
enseignants quand et comment s'en servir.
'Peut contenir des traces de noix ou d'arachides' est un
avertissement souvent noté sur les étiquettes de
beaucoup de préparations alimentaires et on doit en tenir
compte et éviter ces préparations pour
prévenir des réactions possibles chez l'enfant
allergique à ces aliments.
Dans le cas d'allergie à l'arachide ou aux noix, le
meilleur conseil est d'éviter toutes les noix en plus des
arachides. Il est souvent impossible d'être certain de
quelle noix il s'agit et l'enfant peut être allergique
à plus d'une sorte de noix.
La transmission par inhalation de l'allergène est
possible, causant des symptômes respiratoires e.g. durant
vols aériens, soulignant la possibilité d'un risque
malgré que l'aliment ne soit pas consommé. 76(affiché le 15 déc. 2002)167
Monitoring of IgE-mediated food allergy in childhood
(Suivi de l'allergie alimentaire chez les enfants) est le titre de
l'article publié par Thong By and Hourihane JO, dans
Acta Paediatr de juin 2004. Les auteurs
concluent:. Une combinaison de paramêtres des
résultats, une approche multidisciplinaire incluant un(e)
diéticien(ne), une infirmière
spécialisée en allergie, et un algorithme sont des
outils utiles dans le management clinique de l'allergie aux
aliments chez les enfants.
CONCLUSIONS: Des études prospectives d'enfants
choisis au hasard, encore mieux faisant parties de cohortes
d'enfants nouveaux-nés, sont nécessaires pour
évaluer les effets de tels programmes.229(affiché le 20 juillet, 2004)
Conclusion:
l'arachide est un aliment de base, souvent
caché dans beaucoup d'aliments sans mention faite sur
l'étiquetage
la sensibilisation durant la grossesse n'a pas
été démontrée, mais peut se produire
durant l'allaitement.
l'arachide est introduit chez les enfants plus
précocement.
le nombre d'allergiques aux arachides semble augmenter,
ainsi que l'intensité des réactions selon les
publications.
les réactions surviennent souvent lors du premier
contact, et peuvent être dangereuses à la vie,
nécessitant des traitements d'urgence.
reconnaître les symptômes dune réaction
anaphylactique survenant rapidement, pas nécessairement
dans cet ordre (urticaire, enflure des lèvres et de la
langue, difficulté à avaler, sensation de serrement
pharyngé et thoracique, démangeaisons, salivation,
toux, difficulté à respirer, changement de la voix,
éternuements, nausées, vomissements, douleurs
abdominales, diarrhées, étourdissements,
pâleur, perte de connaissance, etc).
agir rapidement s'il s'agit de réaction
anaphylactique: administrer de l'adrénaline
(épinephrine) disponible sous fome de trousse d'urgence
(Epipen, ou Twinject).
l'allergie aux arachides tend à demeurer pendant des
années; toutefois, l'allergie disparait chez certains.
Voir études cliniques affichées ci-haut.
tests d'allergie et épreuves sanguines ne sont pas
un indicateur fiable de l'intensité des
réactions; peuvent aussi être positifs chez le
patient qui ne réagira plus.
imprévisibilité de l'allergie aux
arachides
pas question de désensibilisation à l'heure
actuelle
prévention
éducation
-Le docteur Hugh Sampson a résumé
le problème de l'allergie à l'arachide dans son
article Peanut Allergy publié dans le N Engl J
Med du 25 avril, 2002 dans la section Clinical
Practice. Voici quelques points à souligner:
"Chez un patient asthmatique, un bronchospasme soudain et
sévère sans signes avant-coureurs d'asthme doit
toujours faire penser à la possibilité qu'il
s'agisse d'une réaction d'anaphylaxie."
"L'allergie alimentaire est la cause principale
d'anaphylaxie traitée dans les salles d'urgence aux
Etats-Unis et dans d'autres pays occidentaux. L'allergie
alimentaire est la cause d'environ 30 000 réactions
anaphylactiques, 2 000 hospitalisations, et 200
décès chaque année aux E-U, L'allergie
à l'arachide et aux noix est la cause principale de
réactions anaphylactiques fatales ou
quasi-fatales."
"Dans une étude récente, plus de 80% des
patients décédés à cause de
réaction allergiques alimentaires n'avaient pas
été renseignés de façon
adéquate comment éviter les ingestions accidentelles
et traiter les réactions avec l'épinéphrine
injectable."
"Les gens qui ont des réactions potentiellement
fatales habituellement sont asthmatiques en plus avec
antécédents d'atopie, comme la dermite atopique
et autres allergies alimentaires."
"Malgré semblable à l'anaphylaxie d'autres
causes, les premiers signes d'anaphylaxie reliée
à un aliment sont le prurit (démangeaisons) buccal
ou picottement, prurit pharyngé et une sensation de blocage
des voies respiratoires, douleur abdominale ou coliques,
nausée et vomissements, rougeur cutané diffuse, de
l'urticaire et de l'angioedème (enflure),"
"Malgré l'épidémie apparente de
l'allergie à l'arachide notée que durant les deux
dernières décénies, les arachides ont
été cultivées pour la première fois en
Amérique du Sud autour de 2 000 à 3 000
BC....."
"L'Amérique est au troisième rang
après la Chine et l'Inde dans la production d'arachides,
avec plus de 40% de la récolte américaine
consommée sous forme de beurre d'arachides. Malgré
la consommation en Chine équivalente à celle des
E-U, l'allergie à l'arachide en Chine est très
rare. * (Voir mise-à-jour sur cette déclaration, au bas de le résumé de cette publication.) De plus, l'incidence d'allergie à l'arachide
est à la hausse aux E-U et dans d'autres pays
occidentaux." (Au royaume uni, l'incidence de sensibilisation
à l'arachide a augmenté de 1.3% à 3.2% de
1989 à 1995. Dans une revue d'enfants américains
référés pour évaluation de dermite
atopique modérée à sévère entre
1990 et 1994, l'incidence de sensibilité à
l'arachide était presque deux fois plus
élevée comparée à un groupe semblable
évalué entre 1980 et 1984...6% des
américains ont des taux sanguins d'IgE spécifiques
à l'arachide, malgré l'absence de réactions
allergiques après avoir mangé des arachides chez la
majorité (données de 1988 à 1994)"
"...moins de 15% des allergiques à l'arachide vont
réagir à d'autres légumineuses. De plus,
les autres légumineuses sont rarement responsables de
réactions anaphylactiques sévères et
l'allergie à ces légumineuses n'est pas à vie
, comme avec l'arachide."
"Les nourissons avec allergie à l'arachide tendent
à présenter des réactions plus
sévères en vieillissant.. Toutefois, des
études récentes suggèrent que près
de 20% des jeunes enfants avec allergie à l'arachide vont
se débarasser de leur allergie, surtout s'ils ont des
taux sanguins d'IgE spécifique à l'arachide
bas."
"...les tests cutanés souvent vont demeurer
positifs pendant plusieurs années chez ces enfants qui ont
perdu leur allergie à l'arachide."
"...les taux sanguins de beta-tryptase, un
élément d'activation mastocytaire associé aux
réactions anaphylactiques, habituellement demeurent
normaux dans des réactions anaphylactiques causées
par allergie alimentaire."
"La cause de la hausse apparente de l'allergie à
l'arachide et les raisons pourquoi cette allergie semble
limitée aux pays occidentaux demeurent incertaines...
Quelques facteurs ont été
suggérés:
la demande croissante d'aliments hautement nutritifs
a fait que les arachides sont devenues un aliment populaire
dans la diète des américains...
l'allaitement maternel est devenu de plus en plus
populaire, et les arachides de plus en plus recommandées
comme une source nutritionnelle durant la grossesse et
l'allaitement. (Selon quelques études....70% ont eu
leur réaction allergique initiale suite au premier
contact avec les arachides. Puisque les réactions
allergiques nécessitent une exposition antérieure
pour la sensibilisation, et puisque les anticorps IgE ne
traversent pas la barrière placentaire, ces
données suggèrent qu'il y a eu contact avec la
protéine de l'arachide durant la grossesse ou
l'allaitement.)
Avec l'immaturité du système immunitaire
à la naissance, les allergies alimentaires sont plus
aptes à se développer durant la première
année de vie. La majorité des enfants
américains sont exposés à l'arachide (e.g.
le beurre d'arachide) durant la première année de
vie, et près de 100% avant l'âge de deus ans.
(Dans les pays où la consommation de beurre
d'arachides est rare, comme au Danemark et en Norvège,
l'allergie à l'arachide est plus rare.)
Le differences dans la préparation d'arachides
peuvent aussi contribuer à l'incidence à la
hausse de l'allergie à l'arachide ainsi
qu'àux variations dans le degré d'allergie dans
les différents pays.... le rôtissage à sec
aux E-U vs la préparation en Chine (arachides bouillies
ou frites). Les températures plus élevées
nécessaires pour le rôtissage à sec
augmentent l'allerginicité des trois principales
protéines de l'arachide, plus que les
températures plus basses utilisées pour bouillir
ou frîre les arachides.
L'élément génétique
définitivement joue un rôle dans le
développement de l'allergie à l'arachide, mais
l'incidence d'allergie à l'arachide est la même
chez les enfants d'immigrants chinois aux E-U que chez les
enfants d'américains natifs."
"Tous les patients ayant une allergie à l'arachide
devrait avoir un protocole écrit de traitement d'urgence,
du diphenhydramine liquide (Bénadryl) en doses
adéquates et un auto-injecteur d'épinéphrine,
disponibles en cas d'ingestion accidentelle d'arachides."
"La question de prévention de l'allergie à
l'arachide demeure un sujet discutable. Néanmoins, le
Dept of Health du Royaume Uni (et plusieurs allergistes aux E-U)
recommandent que les mères de familles "à risque
élevé" (celles avec une histoire d'atopie)
évitent de consommer des arachides durant la grossesse et
l'allaitement et éviter de donner les préparations
d'arachides à leurs nourissons pour les trois
premières années de vie."(affiché le 11
mai, 2002).15
* - Dans le Clin Exp Allergy. 2007 Jul;37(7):1055-61, Chiang WC et coll. ont une publication intitulée The changing face of food hypersensitivity in an Asian community. (L'image changeante de l'hypersensibilité alimentaire dans une communauté asiatique). Les auteurs concluent: 'Contrairement à ce qui a été rapporté, i.e. que le taux d'allergie à l'arachide était bas en Asie, dans notre étude la sensibilisation à l'arachide est présente dans 27% des enfants ayant des allergies alimentaires. surtout chez les enfants ayant une allergie à plusieurs aliments.'276(affiché le 6 août, 2007)
-Dans le Ann Allergy Asthma Immunol d'avril
2002, le Dr SH Sicherer a fait un résumé
semblable intitulé Clinical update of peanut allergy
dans lequel il a choisi après une rechereche dans
PubMed, les récentes publications sur l'allergie à
l'arachide (dernières 3 années) ayant les meilleurs
implications cliniques. Résultats:
L'allergie à l'arachide est un problème en
croissance dans les diètes des pays occidentaux...
risque plus élevé chez ceux qui
présentent de la dermite atopique et/ou d'autres allergies
alimentaires...
l'allergie persiste très longtemps la plupart du
temps, peut augmenter en intensité légèrement
avec l'âge, mais près de 20% des jeunes enfants
développent une tolérance...
les moyens diagnostiques et thérapeutiques sont
améliorés...
plusieurs études en marche qui vont davantage
améliorer la thérapie dans les prochaines
années. (affiché le 15 mai, 2002) 155
Etudes
récentes:
Médicament anti-IgE:
nouveau traitement pour l'allergie à
l'arachide?
-Au courant du mois de déc. 1999, les
médias rapportaient qu'un nouveau médicament
anti-IgE a été évalué comme
traitement de l'asthme, suite à la publication dans le
New England Journal of Medicine de résultats
favorables d'une étude du médicament chez des
asthmatiques: Treatment
of Allergic Asthma with Monoclonal Anti-IgE
Antibody89.
L'effet du médicament serait son action
directe sur l'anticorps sensiblisant IgE,
l'élément allergique dans l'asthme. Le 28
déc. 1999, au site internet de PeanutAllergy.com
on affichait que le médicament en question est
actuellement évalué comme traitement de
l'allergie sévère à l'arachide:
"Tanox announces start fo anti-IgE
clinical trial." Dans l'article
affiché, des commentaires des membres ainsi que de deux
des investigateurs de l'étude, le Dr. Donald Leung, et
le Dr. Hugh Sampson sont inclus: "L'étude est
entreprise dans le but de déterminer si ce
médicament anti-IgE serait efficace ou non dans la
prévention de réactions anaphylactiques à
l'arachide. S'il s'avère efficace chez les patients
allergiques à l'arachide, il sera probablement aussi
efficace pour ce qui est d'autres allergies alimentaires. . .
Nous sommes très optimistes envers ce médicament.
. . (affiché le 31 déc. 1999)
-Le 24 sept, 2002:
FDA
Grants Tanox's Peanut Allergy Drug Fast Track
Status...(la
FDA ou Food and Drug Administration aux Etats-Unis a donné
à la maison Tanox un permis prioritaire de poursuivre son
étude sur le médicament pour l'allergie à
l'arachide)....cela signifie que la FDA va faciliter le
développement et la revue du médicament
étudié étant donné qu'il est
désigné pour le traitement d'une condition
sérieuse mettant la vie des allergiques en
danger...(affiché le 7 oct. 2002)
Dans le e Montreal Gazette
du 5 oct. 2002, a paru un article intitulé: 'U.S.
fast tracks peanut-allergy drug', (Les Etats-Unis acceptent
rapidement un médicament pour l'allergie à
l'arachide)évidemment une réaction à
l'annonce ci-haut. On peut lire, entre autre,
"à date il n'y a pas de
traitement pour l'allergie à l'arachide, une des
formes les plus sévères d'allergie
alimentaire. ...Selon un estimé conservateur, deux
pour cent des canadiens (environ 600 000 personnes)
pourraient avoir des allergies alimentaires mettant leur vie
en danger. Cette indicence serait plus élevée
chez les enfants et elle a augmenté dans la
dernière décénie.
Pour beaucoup de gens avec
allergie à l'arachide, être exposé
qu'à des traces de protéines d'arachides peut
se traduire par une crise d'anaphylaxis mettant leur vie en
danger. Ces gens doivent être traités
immédiatement avec un injection
d'épinéphrine administrée par un
auto-injecteur."
Le TNX-901, administré par
injection, protègerait contre les réactions à
l'exposition accidentelle d'arachide en réagissant avec
l'anticorps allergique ainsi empêchant sa présence
dans l'organisme.
Malgré cette décision
rapide de la FDA, ce médicament ne sera pas disponible
qu'après avoir été soumis à toutes les
études appropriées, ce qui pourrait être des
années." (affiché le 7 oct. 2002)
-Aussi dans le journal le Boston
Globe, du 7 oct. 2002: Scientists make gain against
peanut
allergy...''Je
crois que d'ici cinq ans, il y aura des traitements qui feront
deux choses" dit le docteur Wesley Burks de l'Université
d'Arkansas qui est un des participants dans l'étude sur le
vaccin, "la première serait de diminuer les chances de
façon significative qu'une ingestion accidentelle puisse
être mortelle, et la seconde serait de rendre l'enfant non
allergique à l'arachide."
"C'est la première fois que
l'avenir semble encourageant et qu'une guérison soit
possible" selon Anne Munoz-Furlong, fondatrice du Food Allergy and
Anaphylaxis Network, organisme qui renseigne la population au
sujet des allergies alimentaires. "C'est un temps très
excitant. Il y a dix ans, nous étions à
l'étape de comprendre l'étendue de l'allergie
à l'arachide et beaucoup ne croyait pas à la
gravité du problème."
-Au congrès annuel, le 60e
anniversaire de l'AAAA&I, qui a eu lieu à Denver, Colo.
du 7 au 12 mars, 2003,le docteur Leung a présenté les
résultats de la première étude de l'effet du
vaccin anti-IgE (TNX-901) sur 84 sujets allergiques à
l'arachide, publiée coïncidemment dans le New
England Journal of Medicine du 13 mars, 2003:
Effect of Anti-IgE Therapy in Patients with Peanut
Allergy..Les patients étaient divisés en
différents groupes, incluant un groupe placébo.
Trois groupes ont recu soit 150, 300 ou 450 mg du vaccin sous
forme d'une injection par mois pour quatre mois. Les patients ont
subi un challenge entre deux et quatre mois suivant leur
dernière injection du vaccin.
Résultats et conclusions: Une dose de 450 mg de
TNX-901 a eu l'effet d'augmenter le seuil de sensibilité
à l'arachide de façon considérable et
significative d'un niveau d'environ une demie arachide (178 mg)
à un niveau équivalent à neuf arachides
(2805 mg) suite à un challenge (provocation orale), un
effet qui devrait se traduire par une protection contre la
plupart des ingestions accidentelles d'arachides.
Les auteurs concluent que "quoique les résultats
semblent très encourageants, le TNX-901 demeure un
médicament expérimental et son approbation pour
usage général va nécessiter des
études additionnelles."170
(affiché le 28 mars, 2003)
-Commentaires des docteurs RA Nicklas et BA Chowdhury, de la
Division of Pulmonary, Allergy and Drug Products, US Food and Drug
Administration, publiés comme editorial dans Annals of
Allergy, Asthma and Immunology,2003,
intitulé Effect
of anti-IgE therapy in patients with food allergy incluent
entre autres:
-"....l'étude contient plusieurs points
potentiellement biaisés... ce qui pourrait donner de
faux espoirs aux patients et médecins traitants.
-Deux patients avec des 'challenges' négatifs
étaient inclus dans l'étude.
-On a procédé à des provocations orales
ouvertes, ce qui automatiquement introduit un biais, touchant
les patients et investigateurs.
-Le fait que 3 des investigateurs n'étaient pas
aveugles aux résultats de l'étude nous donne un
autre biais de l'étude.
-Une inquiétude est que les médecins vont
conclure de ces données que le TNX-901 va offrir une
protection à tous les patients . En
réalité, 76% des patients n'ont pas
été protégés contre une
réaction suite à l'ingestion de 8 gr. de farine
d'arachides (équivalents à 24 arachides), et
près de 25% n'ont pas été
protégés après avoir consommé une dose
aussi basse que 0.5 gr de farine d'arachides (approx.
égales à 15 arachides), malgré avoir
été pré-traités avec la plus haute
dose de TNX-901.
-Même si on s'attend que le TNX-901 ait un
effet bénéfique, ... on ne peut pas s'attendre
qu'il protège tous les patients sensibles à
l'arachide contre une réaction anaphylactique suite
à une ingestion de même une petite quantité
d'allergène d'arachides. moins que l'on
puisse identifier les patients qui ne sont pas
protégés suffisemment, les médecins
doivent présumer que tous les patients sont à
risque et qu'ils doivent avoir de l'épinéphrine
injectable disponble et aussi d'éviter d'être
exposés à l'allergène alimentaire auquel
ils sont sensibles.. (affiché le 8 nov.
2003)
Etude d'une herbe médicinale chinoise
chez des animaux de laboratoire
-Dans le J Allergy Clin Immunol d'oct
2001, Li et coll. ont publié leur étude
intitulée "Food Allergy Herbal Formula-1 (FAHF-1)
blocks peanut-induced anaphylaxis in a murine model." Les
paramêtres évalués leur font conclure que
cette formule chinoise d'une herbe médicinale puisse
s'avérer très efficace comme traitement
d'allergie à l'arachide.134
(affiché le 7 nov. 2001)
-Les mêmes auteurs (Li,
Sampson, et coll.) ont publié un suivi de cette
étude sur cette herbe médicinale chinoise
modifiée dans J Allergy Clin Immunol de janv.
2005 intutulé The Chinese herbal medicine formula
FAHF-2 completely blocks anaphylactic reactions in a murine model
of peanut allergy (L'herbe médicinale chinoise FAHF-2
bloque complètement les réactions anaphylactiques
dans un modèle murin allergique à l'arachide).
Après avoir enlevé deux herbes de la formule
FAHF-1, ils ont trouvé que la nouvelle formule, FAHF-2,
éliminait complètement l'anaphylaxie chez les souris
allergiques à l'arachide même 5 semaines
post-thérapie. Selon le résumé des auteurs,
'ce résultat était associé à une
diminution des réponses TH2. Le FAHF-2 peut être une
thérapie efficace et sans dangers de l'allergie à
l'arachide.' 241(affiché le 15 janv. 2005)
Effet de la leukotriène IL-12
-Lee, et coll. dans Clin Immunol de nov. 2001
rapportent leur étude intitulée "Oral
administration of IL-12 suppresses anaphyactic reactions in a
murine model of peanut hypersensitivity." Eux aussi
concluent que cette préparation aurait des effets
thérapeutiques et préventifs sur l'allergie
à l'arachide. 135(affiché le 7 nov. 2001)
-Dans le numéro du printemps 2002 du Newsletter of
Anaphylaxis Canada , la présentation du Dr. Peter Vadas au
congrès annuel de la Société Canadienne
d'Allergie et d'Immunologie Clnique tenue à Banff en oct.
2001, est résumée dans la section "Recherche
récente".
"Dans l'ensemble, l'avenir semble très
encourageant. Le docteur Vadas croit que nous allons voir
l'application de certains de ces traitements
expérimentaux dans les prochaines années.
Les champs majeurs de la recherche internationale sont:
Un vaccin produit utilisant des proteines d'arachides
modifiées. Les protéines majeures
d'arachide peuvent être modifiées pour qu'elles
ne se lient pas à l'IgE (l'immunoglobuline
responsable des réactions allergiques) par le fait
passant outre l'IgE mais quand même stimulant une
réponse immunitaire pour ainsi bloquer une
réaction advenant l'introduction de protéines
d'arachides non modifiées.
Vaccins DNA: Il y a quatre modalités
reliées au DNA qui sont actuellement en
investigation. Dans une étude, on aurait
démontré chez la souris chez laquelle on a
administré le gène principal de la
protéine majeure de l'arachide par la bouche (il
s'agit du gène qui est relié à la
production d'un des allergènes de la protéine
majeure de l'arachide), le gène est devenu actif dans
les cellules de l'intestin ce qui a réduit le
développement d'anaphylaxie à l'arachide.
Herbe médicinale chinoise: Suite à
la mention affichée ci-haut, des études sont
actuellement en marche pour tenter de comprendre le
mécanisme et déterminer le rôle que ce
dérivé pourrait jouer dans le traitement de
l'anaphylaxie chez l'humain.
Vaccin anti-IgE: Aussi suite au
résumé affiché ci-haut en
déc.1999, une médication qui a
été développée comme traitement
de l'asthme et de la rhinite, pourrait avoir une nouvelle
application dans la prévention d'anaphylaxie. Ce
vaccin pourrait être en mesure de réduire
l'intensité d'une réaction anaphylactique en
bloquant l'IgE. Des études cliniques sont en marche
et devraient aussi débuter à Toronto
prochainement.
Th1-Th2 shift (déplacement Th1 -Th2):
Certaines bactéries probiotiques, comme le
lactobacillus, qui ne causent pas d'infection chez les
humains, peuvent donner un certain degré de
protection contre le développement d'allergie. Ceci
est en ligne avec le "hygiene hypothesis" (hypothèse
d'hygiène) en allergie dans laquelle certaines
bactéries empêcheraient la progression vers
l'acheminement allergique ' " (affiché le 18 avril,
2002)
Le 10 juillet 2003 a
eu lieu une téléconférence durant laquelle le
docteur Hugh Sampson a présenté et discuté 7
articles sur l'allergie à l'arachide qui ont paru dans le
J Allergy Clin Immunol et résumés dans
différentes sections de cet article. Voici un
résumé préparé par Mme Jacqueline
Stockli et affiché au site web Allergique.org
intitulé"Une
téléconférence porteuse d'espoir sur
l'allergie à l'arachide"qui donne un
compte rendu des présentations par le Dr Lueng et aussi de
Mme Munoz-Furlong, présidente de FAAN (Food Allergy and
Anaphylaxis Network). (affiché le 15 juillet, 2003)
Progrès
-Dans Curr Opin Allergy Clin Immunol de juin
2002, le docteur JO Hourihane a un article intitulé
Recent advances in peanut allergy (Nouveautés en ce
concerne l'allergie à l'arachide).(Abstract)
Voici quelques extraits:
"L'arachide domine la liste des aliments impliqués dans
les réactions fatales dues à l'allergie alimentaire.
110
Cette dominance a évidemment mené à une
grande inquiétude au sujet de cet aliment comparée
à d'autres aliments, en ce a trait aux soins de la
communauté des personnes allergiques à
l'arachide. La raison de cette dominance n'a jamais
été élucidée.
L'arachide....est très allergénique (des
études chez des animaux de laboratoire ont
démontré que l'arachide serait plus
allergénique que le lait de vache: niveaux d'IgE plus
élevés chez la souris.)
... la réponse immunitaire n'est probablement pas
limitée exclusivement à la production
d'IgE.
L'allergène principal l'Ara h2 a été
séquencé, avec une structure déduite à
207 résidus d'acides aminés. L'utilisation
d'allergènes modifiés pour immunothérapie
(désensibilisation) dépend, entre autres
facteurs,sur la diminution de la capacité de
lier l'IgE et ainsi stimuler les cellules T, parce que la
tolérance est un processus immunologique actif,
plutôt que simplement une absence de sensibilisation
(selon études chez la souris).
...sensibilisation par exposition non-identifiée ou
occulte...ce qui a donné lieu au concept d'exposition
in utero ou suite à l'allaitement maternel. Voir
étude de Vadas et coll.115...Il est curieux que seulement la moitié des
mères participantes avaient de l'évidence
d'arachides (dans leur lait) et une mère aurait
montré présence de protéines d'arachides de
façon plus progressive et pour un temps plus
prolongé que les autres10 mères
participantes...
La nature de l'allergène pourrait être une
différence significative parce que l'arachide est un
aliment courant dans plusieurs pays développés, avec
une consommation semblable à celle de l'Amérique
du Nord. Le pattern américain de consommation d'arachides
est sous forme d'arachides fraîches ou rôties, non
bouillie ou frites, comme chez les populations africaines ou
asiatiques, où l'allergie à l'arachide est rare. Le
rôtissage des arachides augmente la liaison (binding) d'IgE
(par la production de résidus de glycation
avançée qui rendraient les protéines plus
résistantes à la digestion acide). Bouillir ou
frire les arachides diminuerait ce 'binding' avec l'IgE.
La consommation d'arachides en Suède
(arachides rôties, le beurre d'arachide est rarement
consommé) n'a augmenté que de 5% entre 1996 et 1999,
mais le nombre de tests d'IgE spécifique demandés
pour l'arachide a presque triplé (jeunes enfants
surtout). Cela serait dû, du moins en partie,
probablement à la sensibilisation de la population à
ce problème et constatation biaisée... seulement
60% des enfants avec résultats positifs étaient
associés à une réactivité clinique,
symptômes évidemment plus courants avec taux
d'IgE de classe CAP élévés.
Un élément d'anxiété pour les
parents et d'incertitude pour le clinicien a été la
question des recommandations pour les enfants avec une histoire de
réaction légère à l'arachide.
L'intensité des réactions peut augmenter avec le
temps, selon des publications d'enquêtes et d'études,
mais pas selon une étude Britannique qui donnaient des
résultats contraires. Les réactions initiales
surviennent à la maison, les réactions
subséquentes ailleurs (restaurants, selon les conclusions
du Peanut Allergy Register du Food Allergy Network, qui
soulignaient une intensité des réactions plus
élevée suite à exposition
subséquentes.) Vander Leek a suivi un groupe de 102
enfants avec allergie à l'arachide diagnostiquée
avant l'âge de 4 ans. Les réactions
légères étaient suivies de reactions
subséquentes chez 70% des cas, dont 44% étaient
plus sérieuses. Même les réactions
légères suite à contact buccal avaient un
suivi semblable...cette étude confirme les conclusions
antérieures que les réactions
sévères initiales vont se manifester par des
réactions sévères aussi lors d'expositions
subséquentes. 105
... mais l'allergie à l'arachide peut
disparaître (voir les études affichées
plus haut) Il se peut que l'intensité plus
élevée avec l'âge en réalité
reflète en partie la résolution durant l'enfance
des degrés plus légers d'allergie à
l'arachide...les cas ayant eu une réaction initiale
cutanée légère sont plus susceptibles de
guérir de leur allergie à l'arachide..... mais
aucun cas ayant eu une réaction initiale
sévère n'ait atteint une tolérance à
l'arachide.
Comme dans d'autres études, la fréquence
d'autres maladies atopiques était inférieure chez
ceux qui toléraient l'arachide comparée à
celle chez qui l'allergie persistait.
...un test cutané négatif avec arachide
élimine quasi-totalement les chances de réaction
positive suite au challenge (provocation orale).
re reactions dans les écoles:
la plupart des reactions chez les enfants surviennent
ailleurs qu'à l'école, habituellement à la
maison ou aux restaurants (la fréquence des
réactions au restaurant augmenterait avec
l'âge). Une réaction à l'école
peut, toutefois, être la réaction initiale
d'allergie à l'arachide dans 25% des cas.
Etude au Michigan: 55% des écoles qui ont
répondu à une enquête, ont rapporté
plus de 10 élèves identifiés comme
étant allergiques à un aliment. Seulement 16%
avaient un plan de soins individuels pour ces enfants
allergiques. La situation était
légèrement meilleure si l'aliment impliqué
était l'arachide: une petite proportion des 73
écoles ayant des élèves allergiques
à l'arachide avaient des exemples de classes
séparées, utilisation de bracelets Medic Alert et
des plans d'action personnalisés.
...une différence intéressante est
soulignée entre ce qu'une école rapportait comme
réponse à une réaction allergique et que
d'autres auraient noté lorsque la situation était
examinée sous le point de vue du consommateur.
Quatre-vingt quatorze pourcent des écoles rapportaient
qu'ils dirigeraient l'enfant à un établissement
médical et seulement deux des 109 écoles ont
répondu qu'ils étaient pour contacter les parents
avant de faire quoi que ce soit. En réalité,
les écoles contactaient les parents pour 'demander quoi
faire' après 60% des réactions survenues, et dans
32% des cas les parents notaient des signes de réaction
seulement lorsqu'ils venaient chercher leur enfant à
l'école à la fin de la journée
scolaire.
Des données d'études récentes
soulignent que seulement la présence d'une trousse de
renseignements et un plan d'action diminueraient l'incidence
des expositions allergéniques à la maison, dans
les écoles et établissements de garde
d'enfants... Un plan personnalisé de soins peut
diminuer le taux de ré-exposition à l'arachide et
autres allergènes alimentaires...il devrait être
ré-évalué périodiquement. La
formation du personnel nouveau à l'école, et une
mise à jour de la formation du personnel existant sont
essentielles. Les médecins et professionnels de la
santé reliés devraient se charger de ces
programmes plutôt que les parents.
Un progrès constant et significatif est en marche
actuellement utilisant des études animales ainsi que sur
l'identification et la modification de la structure
allergénique de l'arachide, qui va très
prochainement être au stade d'essais chez les humains,
d'immunomodulation utilisant des protéines modifiées
ou des vaccins à base de DNA "157
(affiché en partie le 6 juillet, 2002, plus
détaillé le 21 oct. 2002)
Il suggère:
Un meilleur partage de renseignements et communication
entre les familles et les écoles et restaurants, ce qui
diminuerait l'incidence de réactions sévères
lors d'exposition à l'arachide ailleurs qu'à la
maison.L'intensité des réactions à
l'arachide peut augmenter avec l'âge mais près de 25%
des jeunes allergiques peuvent perdre leur allergie à
l'arachide.
Des programmes de soins personnalisés et
d'éducation qui pourraient avoir un impact sur
l'éviction des arachides et sur les réponses
appropriées des préposés aux soins.
Il est à noter que l'allergènicité
de l'arachide est modifiée par la façon que les
arachides sont préparées; le rôtissage
semble augmenter l'allergènicité contrairement
aux arachides bouillies ou frites.
Une note encourageante est que l'immunothérapie
avec des allergènes d'arachides modifiées et des
vaccins DNA sont près du stage d'essais
cliniques..157(affiché le 14 juillet, 2002)
-Coïncidemment, Shimamoto et Bock, dans Curr Opin
Allergy Clin Immuno de juin, 2002, sont les auteurs de
Update on the clinical features of food-induced anaphylaxis
(Mise à jour des manifestations cliniques de
l'anaphylaxie). Il s'agit d'une revue de l'anaphylaxie
causée par les aliments, son incidence, les causes
proposées, un discussion sur l'anaphylaxie reliée
à l'exercice qui peut être déclanchée
par des aliments particuliers, mais pas toujours, une tentative
d'idenditication des allergènes spécifiques
responsables, et les traitements actuels (éducation des
patients, l'éviction, symptômes à surveiller,
et l'auto-administration précoce
d'épinéphrine.) De plus,. ils discutent la
morbidité de l'anaphylaxie reliée aux aliments et
des nouveautés dans les traitements immunomodulatoires..
158(affiché le 14 juillet, 2002)
-Rance, Abbal et Lauwers-Cances ont publié Improved
screening for peanut allergy by the combined use of skin prick
tests and specific IgE assays (Triage amélioré
d'allergie à l'arachide en utilisant les tests
cutanés et taux d'IgE spécifique) dans le J
Allergy Clin Immunol de juin, 2002. Le but de leur
étude était de développer une nouvelle
stratégie dans le diagnostic d'allergie à l'arachide
tout en diminuant la nécessité de provocations
orales (DBPCFC ou double-blind placebo-controled food challenges).
Ils ont évalué 363 enfants
référés pour allergie alimentaire
soupçonnée. Les résultats des tests
cutanés (utilisant les extraits commerciaux et les aliments
frais) et les taux d'IgE spécifiques ont été
comparés avec les 'challenges'.
Résultats:
-suite aux provocations: 177 enfants étaient
allergiques à l'arachide, et 186 ne l'étaient
pas.
-les caractéristiques de fiabilité des
tests cutanés étaient supérieurs
lorsque les aliments frais étaient utilisés.
parce que la fiabilité prévisible
était 100% si le test était négatif(si le diamètre de la papule était moins
que 3mm, ils étaient surs que l'enfant n'était
pas allergique). D'un autre côté, si la papule
était supérieure à 3mm, la valeur
prévisible était de 74%. Si le diamètre
de la papule était 16mm ou plus, la valeur
prévisible était 100% que l'enfant
était allergique.
-les concentrations d'IgE de 57 kU(A)L ou plus,
étaient associées à une valeur
prévisible positive de 100%.
Conclusion: Les provocations orales peuvent être
évitées quand les tests cutanés faits avec
les aliments frais sont 3mm ou moins et le taux d'IgE
spécifique est 57 kU(A)L ou moins et aussi lorsque le
diamètre de la papule est 16mm ou plus et le taux d'IgE est
57 kU ou plus. Autrement les DBPCFCs sont indispensables pour le
diagnostic inéquivoque d'allergie à l'arachide.
159
(affiché le 14 juillet,
2002)
-Update on food allergy.
(Mise à jour sur l'allergie alimentaire) Sampson HA Dans le
f J Allergy Clin Immunol de mai, 2004:L'article complet est disponible en ligne sans charge. Voici la traduction du résumé:
Un progrès fantastique a été fait
dans notre compréhension sur l'allergie alimentaire dans
les derniers cinq ans. Des études
épidémiologiques suggèrent que
près de 4% des Américains seraient allergiques
à des aliments, une fréquence plus
élevées que notée dans le passé. De
plus, la fréquence d'allergie à l'arachide
aurait doublé dans les derniers 5 ans chez les enfants
de moins de 5 ans. Plusieurs allergènes
alimentaires ont été caractérisés
au niveau moléculaire, ce qui a contribué
à une meilleure compréhension de
l'immunopathologie de beaucoup de réactions allergiques
et bientôt à de nouevelles approches
diagnostiques et immunothérapeutiques..Le suivi des
patients ayant des allergies alimentaires consiste en une
éducation des patients sur l'éviction des
allergèns reliés, comment reconnaître
les symptômes précoces d'une réaction
allergique dans le cas d'ingestion accidentelle, et
l'administration d'un traitement d'urgence approprié.
Toutefois, le succès récent d'un essai
clinique d'une thérapie anti-IgE chez des
patients allergiques à l'arachide et le nombre croissant
de thérapies immunomodulatrices donnent un
réel espoir que nous allons très prochainement
pouvoir traiter plus adéquatement les patients ayant des
allergies alimentaires.. 224(affiché le 15 mai, 2004)
-Dans le BMJ d'oct.
2004, Wendy Hu, Andrew Kemp et Ian Kerridge, du School of
Public Health and Community Medicine, University of New South
Wales, du Dept of Allergy, Immunology and Infectious Diseases,
Childrens' Hospital of Westmead, et du Centre for Values, Ethics,
and the Law in Medicine, Sidney, Australia, ont publié
'Making
clinical decisions when the stakes are high and the evidence
unclear'.(La prise de décisions cliniques lorsque les
enjeux sont élevés et les preuves incertaines).
Cet article vaut la peine de télécharger- il
adresse plusieurs questions reliées à l'allergie
à l'arachide surtout en ce qui a trait à la prise en
charge. Selon les auteurs, 'Les enfants allergiques à
l'arachide sont souvent prescrits un auto-injecteur
d'épinéphrine en cas de réaction
sévère. La probabilité d'une réaction
mettant la vie de l'enfant en danger est basse, toutefois, et les
critères reliés à cette prescription sont
sujets à controverse. Comment doit-on équilibrer les
coûts et les bénéfices?' (affiché le 9
oct. 2004)
-Burks W, Lehrer SB, et Bannon GA. ont une publication dans
Clin Rev Allergy Immunol. de nov. 2004
intitulée New approaches for treatment of peanut
allergy: chances for a cure. (Nouvelles approches dans le
traitement de l'allergie à l'arachide: espoir de
guérison.) Voici un extrait du résumé des
auteurs:
"L'éviction absolue des aliments spécifiques
est le traitement accepté des réactions
allergiques reliées aux aliments mais elle devient
souvent une approche thérapeutique irréaliste
pour ce qui est du traitement et la prévention de
réactions d'hypersensibilité pour bien des
raisons. Les moyens thérapeutiques désirés
doivent être sécuritaires, d'un coût
abordable, et faciles à administrer. Des
développements récents dans la
compréhension des mécanismes immunologiques
sous-jacents des maladies allergiques et une plus grande
précision dans les caractéristiques des
allergènes alimentaires ont beaucoup augmenté le
potentiel thérapeutique pour l'avenir. Plusieurs formes
différentes de thérapies immunomodulatrices sont
actuellement investiguées: l'immunothérapie
utilisant des peptides, l'immunothérapie avec
protéines ayant subi une mutation, l'immunisation avec
le DNA des allerg`ènes, la vaccination avec des
séquences du DNA immunostimulatoires, et la
thérapie anti-IgE.242(affiché le 19 janv., 2005)
Questions:
La question que beaucoup peuvent se poser: doit-on
considérer tous les enfants ayant eu une réaction
allergique aux arachides manifestée par de l'urticaire,
dans bien des cas localisée qu'au visage, de courte
durée n'ayant pas nécessité de traitement,
chez qui un test cutanté est positif aux arachides,
comme étant en danger de faire une réaction
anaphylactique à un moment donné?
Le 28 janv. 1999. Nous sommes souvent
demandés de faire des tests d'allergie chez un enfant
qui n'a jamais mangé d'arachide ou de noix, ou bien
chez un frère ou une soeur d'un enfant allergique aux
arachides (aussi qui n'a jamais mangé d'arachides ou
noix) pour voir s'il ou si elle ne serait pas aussi allergique.
Suite aux publications récentes qui soulignent que
plus de 70% des premières réactions aux arachides
surviennent sans avoir eu contact quelconque avec l'aliment
auparavant, est-ce que le test doit être fait aux
arachides? (affiché le 28 janv. 1999)
Si le test revient négatif, l'enfant n'est
pas considéré allergique à l'aliment,
quelles sont les recommandations? L'enfant doit-il
consommer des préparations d'arachides?
Réponse: Selon le docteur Anne Des
Roches: s'il s'agit d'un enfant très jeune,
introduction d'arachides pas avant l'âge de 5 ans.
(affiché le 18 avril, 1999)
Si le test revient positif, et parfois de
façon marquée, on conclut que l'enfant est
allergique évidemment, et il continue à
éviter les arachides et les noix. Peut-on conclure
qu'une réaction allergique, possiblement
anaphylactique, serait survenue si l'enfant avait
mangé l'aliment, et que faire un test dans ces
cas-là est en sorte une prévention?
toutes formes d'atopie étaient plus évidentes
dans les générations successives et davantage
chez la parenté maternelle que paternelle
l'allergie à l'arachide était
rapportée par 0.1% (3/2409) des grand-parents, 0.6%
(7/1213) des oncles et tantes, 1.6% (19/1218) des parents, et
6.9% (42/610) des frères et soeurs.
la consommation d'arachides durant la grossesse et
l'allaitement était plus évidente chez les
mères des enfants allergiques de moins de 5 ans, que
chez les plus âgés que 5 ans.
les premières manifestations étaient
inversement proportionnelles à l'année de
naissance, i.e. les plus jeunes enfants ont eu leur
première réaction plus tôt.
les tests d'allergie cutanés chez 50 enfants avec
histoire de réaction aux arachides. . . chez 14% ils
étaient négatifs. Aucun parent et 13% (5/39) des
frères et soeurs avaient des tests positifs. Deux des
frères ou soeurs avaient un challenge négatif aux
arachides. Donc, la fréquence d'allergie à
l'arachide chez les frères et soeurs était de 7%
(3/39)
Conclusions:
L'allergie à l'arachide est plus courante chez
les frères et soeurs de personnes allergiques à
l'arachide (7%) que chez les parents ou dans la population en
général (1.3%)
L'augmentation de sa fréquence peut refléter
une augmentation générale d'atopie, qui
est héritée davantage du côté
maternel.
L'allergie à l'arachide se manifeste plus
tôt dans la vie, possiblement relié
à la consommation d'arachides augmentée durant la
grossesse et l'allaitement 44.
(affiché le 12 fév. 1999)
Selon Hugh Sampson, . . . "les très jeunes enfants
à risque élevé de développer de
l'allergie aux arachides ou aux noix doivent être
identifiés. On parle d'enfants de familles atopiques ou de
familles ayant des allergies alimentaires ou d'autres maladies
atopiques. Les parents doivent être avisés
d'éliminer tout aliment pouvant contenir des arachides de
la diète de l'enfant pour au moins trois ans, et les
mères qui allaitent aussi de supprimer tout produit
contenant des arachides de leur diète. Les enfants de
moins de trois ans qui sont évalués pour d'autres
allergies devraient subir un test à l'arachide, et tout
enfant ayant des anticorps spécifiques IgE aux arachides
doivent éviter tout aliment contenant des arachides pour
trois à cinq ans. Si aucune réaction se manifeste
suite à l'ingestion accidentelle d'arachides entretemps,
l'enfant est à ré-évaluer pour la
présence d'anticorps IgE spécifiques à
l'arachide ou aux noix et pour réactivité clinique
aux arachides."46
(affiché le 13 fév. 1999)
Voici une traduction non-officielle de quelques questions qui
ont été demandées au Dr. Pamela W.
Ewan, suite à la publication de son article
intitulé: Clinical study of peanut and nut allergy in 62
consecutive patients: new features and associations,
publié en 1996 dans le BMJ33,
et de ses réponses trouvées sur Internet à
Mediconsult.com:
1. Est-ce qu'en évitant l'exposition aux arachides
et noix durant l'enfance prévient le développement
des allergies?
Question difficile à répondre. Nous avons
besoin de plus de données sur une longue période
de temps pour être certain. Une de nos hypothèses
est que l'introduction précoce des arachides est un
facteur important responsable de l'augmentation de l'allergie
à l'arachide. Si vrai, retarder l'introduction pourrait
prévenir cette allergie. Il est bien connu dans d'autres
allergies que les très jeunes enfants, si exposés
à un allergène puissant, ont plus tendance
à réagir. Nous n'avons pas vu ce grand nombre de
jeunes enfants avec allergie à l'arachide jusqu'à
récemment, alors quelque chose a changé, et une
des choses qui a changé est la diète.
2. Avez-vous vu des cas d'adultes qui ont toujours
consommé des arachides sans problème
développer une allergie à l'arachide?
Très peu. On en voit, mais rarement, malgré que
l'allergie peut commencer à tout âge.
3. Est-ce que les tests d'allergie sont dangereux chez les
très jeunes enfants?
Les tests d'allergie sont sans danger, mais il est
important qu'ils soient faits par des personnes
qualifiés, parce que des réactions peuvent
survenir occasionnellement. Nous avons fait des tests chez un
grand nombre de personnes allergiques aux noix, incluant des
très jeunes, et n'ont pas eu de réactions
adverses.
4.Est-ce que des facteurs génétiques jouent
un rôle dans la prédisposition à l'allergie
aux noix ou autres allergies?
C'est sûrement vrai pour d'autres allergies, et je
présume que ça s'applique à l'allergie aux
noix. Il est bien connu depuis longtemps que si un parent est
allergique, il y a une bonne chance que l'enfant le devienne,
et si les deux parents sont allergiques, les chances sont
d'autant plus grandes. Mais il ne s'agit pas d'une allergie
héritée directement. Essayer de défricher
le lien entre les gènes et le développement des
réponses allergiques des anticorps est complexe. Dans
cette étude, presque tous les patients qui
étaient allergiques aux arachides et aux noix avaient
aussi d'autres allergies usuelles, alors ils étaient
prédisposés génétiquement.
5. Le bébé peut-il être
sensibilisé durant l'allaitement?
Probablement. Nous savons que les protéines
provenant de la diète de la mère peuvent se
retrouver dans le lait maternel. C'est un fait pour d'autres
aliments, alors il n'y a pas raison de croire que la même
chose ne survienne pas avec les arachides, malgré
qu'à ma connaissance, cela n'a pas été
démontré de façon concluante. Vous devez
avoir été exposé auparavant pour pourvoir
produire un anticorps qui cause l'allergie, alors
théoriquement, la réaction ne peut pas se
produire au premier contact. Dans des cas où la
mère est certaine que la réaction s'est produite
au premier contact, on se demande, "est-ce que la
sensibilisation s'est produite avec le lait maternel?" Il est
postulé que des quantités minimes de
protéine dans le lait maternel soient suffisantes pour
sensibiliser le bébé -- en d'autres mots, lui
faire causer la production d'anticorps dommageants,
allergisants, à la protéine. Une autre
théorie possible serait le passage de cette
protéine à travers la barrière
placentaire, durant la grossesse. Si la mère consomme
beaucoup d'arachides durant la grossesse, il est
théoriquement possilble que les protéines
traversent la barrière placentaire au
bébé.
6. Quels sont les éléments qui contribuent
à l'augmentation des allergies?
Durant les dernières 10 ou 20 années, il y a
eu une grande augmentation du nombre de conditions allergiques.
L'exposition plus précoce à des allergènes
est un facteur important, mais je ne pense pas que ce soit le
seul élément. Un autre facteur est l'atopie, la
tendance à produire des anticorps allergisants. Un
enfant atopique exposé au beurre d'arachide est à
un risque plus élevé de développer une
allergie à l'arachide qu'un enfant non atopique. Nous
avons trouvé l'atopie dans 96% des enfants de cette
étude en pratiquant des tests d'allergie aux
allergènes habituels. Le même nombre avaient
d'autres conditions allergiques -- l'asthme ou la rhinite
allergique, ou la dermite atopique. Une théorie est que
le tout serait relié à notre mode de vie moderne.
La façon que nous vivons aujourd'hui, dans des demeures
plus fermées avec chauffage central, des moquettes et
des fenêtres doublées, favorisent la croissance
des acariens de la poussière de maison, qui sont une des
plus grandes causes d'asthme, de rhinite et d'eczéma.
Cela pourrait être un facteur très important, et
il y en a d'autres possiblement que l'on ne connait pas.
Commentaire du Dr. Ewan:
Une chose que notre étude suggère est que si vous
avez un enfant allergique, il n'est pas sage de donner des
arachides ou noix à cet enfant. Ce conseil s'applique
probablement à tous les enfants, même
non-allergiques, mais nous n'avons pas de données pour
appuyer ce conseil. Mais si votre enfant est allergique, il y a
plusieurs raisons qui suggèrent au moins de retarder
l'introduction des arachides et noix dans sa diète, et
chose sûre, ne pas penser à en donner aux très
jeunes enfants.Il s'agit d'une allergie terrible -- possiblement
dangereuse, avec des conséquences potentiellement
sérieuses, que l'on doit tâcher d'éviter, si
possible. (affiché le 21 avril, 1999)
-'Don't
go nuts (UK) Nut Allergy Information & Forum for the UK
& Beyond (Information sur l'allergie aux noix [et
arachides] et forum pour le Royaume Uni et au
delà)
88. Spergel JM, Wasserman P, Pawlowski NA. Resolution of
childhood peanut allergy. Program and abstracts of the 1999 Annual
Meeting of the American College of Allergy, Asthma, and
Immunology; November 12-17, 1999; Chicago, Ill. Abstract 49.
John Weisnagel, M.D. membre du service d'Allergie,
Dept. de Pédiatrie, Hôpital Ste Justine,
Montréal, depuis 1962 jusqu'à la fin de
l'année 2000, est un allergiste pédiatrique en
pratique privée, actuellement à la Polyclinique
Concorde, 300 est boul. de la Concorde, Laval, Qué. H7G
2E3. Président pendant plusieurs années de
l'Association des Allergologues et Immunologues du Québec.
Membre de la Société Canadienne d'Allergie et
d'Immunologie Clinique (SCAIC), et de l'American Academy of
Allergy, Asthma and Immunology (AAAA&I). Récipiendaire
2002 du prix Jerry Dolovich, accordé par la SCAIC, pour sa
contribution à l'allergie et à l'mmunologie clinique
au Canada.